cmoi a écrit : ↑mer. 06 avr. 2022, 8:03
BOUTCHA
De quelques réflexions…
On voit des personnes avec des gants médicaux délier les liens et enlever les cadavres…
Quand il y a un assassinat, le médecin légiste est capable de déterminer l’heure et la cause de la mort, non ? J’espère qu’ils iront jusque-là, et feront appel à des médecins de pays « neutres » pour éviter toute contestation possible.
Ce qui dérange plus, c’est la façon dont les entraves ont été semble-t-il rejetées. N’y a-t-il pas possibilité de relever dessus ou avec, les ADN de qui l’on soupçonne et qui pourra/ont au moins sinon « donner » des informations ou les responsables, ultérieurement ?
Toute la question est de savoir si cela a été fait « sur ordre » et de qui ! La Russie aurait pu prétendre que « non » et qu’elle allait sévir, elle a choisi une autre voie… ! Elle a voulu « remonter » sa thèse jusqu’à l’ONU, alors analysons-là et cherchons la vérité par cette voie : quelle sanction prévoirait-elle pour le responsable quel qu'il soit ?
Nous voyons par les images d’un drone un tank tirer (et insister !) quasiment à bout portant sur un civil en (quelle idée !) promenade.
Décision de ses soldats ou exécution d‘un ordre ? La réponse est capitale !
Voyez comment aux USA un seul homme armé peut provoquer la mort de beaucoup de personnes désarmées. Cette thèse était défendable par la Russie, surtout avec l’hypothèse de l’ivresse, quelques soldats auraient été poursuivis… Je crois que la Russie a fait un mauvais choix ! Quand on parle de « crime de guerre », que veut-on dire : que c’est plus ou moins grave qu’en temps de paix ?
Franchement, qui ne s’attendait pas à « cela » si la guerre durait ? Cela doit-il intervenir dans l’analyse du conflit ? N’est-ce pas céder à un sentimentalisme stérile ? Lancer une bombe sur une ville habitée sans visibilité, est-ce très différent (la torture mise à part) ?
La guerre en elle-même (et pas uniquement celle-là) mérite un procès, c’est l’idée qu’ici beaucoup défendent, d’ailleurs… Et cette "généralité"
n'est pas une raison pour "baisser les bras" et ne rien faire contre...
Zelensky interpelle l’ONU et suggère sa dissolution si cette organisation n’est pas capable « d’arrêter cela ». N’a-t-il pas raison ?
(En n’allant pas jusque cette idée et proposition, la thèse Russe ne se décrédibilise-t-elle pas un peu ? Attention à l’escalade dans le bluff qui étouffe la vérité...)
Comme quoi, la loi du plus fort et du moindre mal existe toujours. En revanche, parler de « sanctions » (économiques) est un abus de langage. De quel droit le gouvernement d’un ou de plusieurs pays s’érigerai(en)t-il en juge de celui d‘un autre ? Ils sont égaux ! Il vaudrait mieux parler d’une expression de désapprobation et l’argumenter sérieusement, pas se contenter de « sanctionner » car c’est entrer dans un jeu vicieux et belliciste en soi.
En cela Zelensky n’a pas tort : il y a un devoir de secours. Quand Biden avait annoncé qu’il n’interviendrait pas, il faut être naïf pour croire que Poutine ne le savait pas déjà ! D’ailleurs il a bien menacé comme si le propos n’avait pas été prononcé… Tout cela à cause du nucléaire, mais c’est aussi à cause d’une logique de guerre, et non de paix.
Il y a maintenant des pays qui sont « hostiles » entre eux, alors qu’ils cherchaient à collaborer et qu’il y a quand même encore entre eux des engagements et des échanges…(J’y reviendrai une autre fois si le cœur m’en dit, car Poutine c’est la suite de Gorbatchev et Eltsine, n’oublions pas que « cela aurait pu être pire » et demandons-nous quel type de successeur il aura ! S’il sera « meilleur » que lui, ce sera bien grâce à « eux »… On ne passe pas d’une dictature à une démocratie d’un claquement de doigt, et la dictature a ses avantages quand le chef est meilleur que son peuple. Je ne suis pas convaincu du tout que Poutine lui-même soit responsable de « Boutcha ».)
Zelensky dit « qu’à cause de cela », le processus de paix en cours qu’il disait très avancé et presque en voie d’aboutir, est suspendu.
N’a-t-il pas grandement tort ?
N’est-ce pas au contraire une raison de l’accélérer, pour éviter d’autres meurtres ?
N’est-ce pas une occasion de « pardonner à la Russie » et de montrer l’exemple et de la grandeur ? Une occasion de « jouer la carte de la communication » : « les Russes voulaient que nous nous montrions capables de leur pardonner, nous le faisons ! »
Dans une guerre, on se pardonne toujours trop tard, on attend quand il n’y a plus rien à faire d’autre…
Et il
reprendrait ainsi l’ascendant sur une Russie qui en a un peu pris jusqu’ici, face à des bourdes « alliées » (d’un certain ministre français, notamment) et jouant la carte d’être moins extrémiste que nous (carte officielle d’ailleurs : dénazification, etc.) En cela elle n'a pas tort : si nous n'intervenons pas directement (car il y a un jeu de dupe aussi) c'est bien que nous reconnaissons tacitement du vrai dans le motif et que cela n'en fait pas des sous-humains, mais des semblables en conflit avec qui on continue de partager bien des choses !
Quand il y a eu ce conflit au niveau de l’orthodoxie en Ukraine, c’était bien l’annonce d’un conflit plus sanglant quand il « passerait » en civil… Que peut le pape, un catholique ? Je l’ai déjà écrit : la réconciliation des chrétiens serait un gage de paix, et devrait y penser sérieusement ceux qui continuent à défendre un pré carré riquiqui selon un mode polémique qui n’est pas celui de la paix au regard des enjeux.