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Libremax
Cher Libremax,
Merci pour votre message très constructif et qui fait avancer le dialogue.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Votre explication de l'impossibilité de choisir hors la vie biologique n'est pas claire, excusez-moi.
Merci de me montrer ainsi qu’il a besoin d’être clarifié davantage comme plusieurs de vos réactions vont me permettre de le faire, du moins je l’espère.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
C'est un sens différent, qui met tout autant un terme à notre vie terrestre, et qui ne contredit rien.
Non, ici, cela me semble aussi clair que possible : en étendant la vie terrestre jusqu’au retour du Christ en gloire, la réalité de la vie terrestre est radicalement modifiée et artificiellement étendue au-delà de la fin biologique ce qui écarte les limites de la vie terrestre indiquées par l’enseignement de l’Église.
Si vous n’acceptez pas cela, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter utilement.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
l'oeuvre de salut du Christ ne s'arrête pas à partir du moment où la vie biologique s'arrête…
la victoire du Christ sur la mort ne cesse pas de sauver les âmes sous prétexte que leur vie biologique s'est arrêté
Bien sûr que non, puisqu’il reste toute la purification et la guérison des âmes encore abîmées par le péché et, surtout, l’avènement final avec la résurrection des corps. Tout cela fait partie du salut qui continue à s’accomplir.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Le Christ ne vient hélas pas sauver chaque personne humaine ici bas, c'est faux, c'est un constat : des quantités de gens meurent sans le connaître, sans le connaître suffisamment, voire sans rien connaître du tout…
Le concept même de Purgatoire indique que la vie terrestre ne suffit pas à être sauvé.
Ici, il me semble que vous mélangez deux aspects du salut : d’une part, le salut éternel que chaque personne humaine accepte ou refuse durant sa vie terrestre ce qui détermine sa vie éternelle (cela est vrai : Le Christ vient sauver chaque personne humaine ici-bas, quelles que soient ses connaissances) et, d’autre part, la réalisation concrète de ce salut individuel qui implique une délivrance complète du péché et donc, pour beaucoup, des purifications et des guérisons (cela n’est que partiellement réalisé ici-bas).
Comme avant la descente aux enfers du Christ, aujourd’hui encore des gens «
meurent sans le connaître, sans le connaître suffisamment, voire sans rien connaître du tout », mais, si dans le secret du cœur, ils sont ouverts à la communion éternelle d’amour que Dieu offre à tous, ils y adhéreront lors de l’apparition du Christ à l’heure de la mort qu’évoque Arnaud Dumouch. Dans les mêmes conditions que les chrétiens, avec, au besoin, une purification.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Que le Purgatoire, le séjour des morts soient qualifiés comme postérieurs ou appartenant à la vie terrestre, qu'importe? Ils existent, point.
Mais, la différence est essentielle. Le séjour des morts a été ouvert par la résurrection du Christ et il n’est plus le même.
Certes, un séjour des morts subsiste d’une certaine manière jusqu’à l’avènement du Christ et au Jugement dernier pour tous les défunts, mais ceux qui accueillent la vie éternelle sont immédiatement accueillis par Dieu au besoin, avec une phase de purification et de guérison ajustant leur être blessé par le péché à la plénitude de la sainteté.
Dans le séjour des morts, il y a aussi bien les brebis que les boucs, pour reprendre les expressions par lesquelles le Christ révèle le jugement dernier.
Dans le purgatoire, il n’y a que des brebis.
Qu’importe ?
La réponse a déjà été donnée plusieurs fois. C’est durant la vie terrestre que les uns deviennent des brebis et les autres des boucs.
Prétendre que la vie terrestre s’étend durant des milliers d’années après la mort biologique (peu importe son moment précis) n’est qu’un refus de l’enseignement de l’Église qui fait croire, à tort, que le salut ne se détermine pas ici et maintenant.
Je ne pourrais à cet égard que répéter mes messages précédents ce qui me semble inutile.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
En fait, Arnaud Dumouch prétend y ajouter, et même de manière prépondérante, qu’il faut aussi tenir compte de ce que les défunts vont « devenir » dans l’Hadès.
Au lieu de prêcher l’Évangile de la victoire du Christ sur la mort qui proclame un salut ici et maintenant, il propose de croire en la réalité d’un séjour des morts durant lequel les défunts pourraient, sans leur corps, se convertir durant des milliers d’années jusqu’à la fin des temps, lors du retour en gloire du Christ et du Jugement dernier.
Eh bien, je ne vois pas sa thèse comme cela.
Hélas, sauf nouvelle indication d’Arnaud Dumouch, c’est bien cela qu’il affirme. Mais, comme il modifie ce qu’est la vie terrestre, peut-être modifie-t-il aussi ce qu’est le corps humain. Je vous ai rappelé l’enseignement du Catéchisme à cet égard. C’est bien de notre corps matériel dont nous parlons ici et non du corps nouveau que nous recevrons à la résurrection. On parle ici du «
terrestre ».
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Le serpent ne fait pas croire que la mort n'est pas la mort : il fait croire qu'on ne mourra pas. Je pense qu'on est en droit d'accorder au sens du mot mort dans le cadre des récits de la Genèse un sens bien plus large que le seul arrêt de nos constantes biologiques.
Très certainement, mais c’est précisément sur les nuances du mot «
mort » que le Serpent a exercé sa séduction. Il a fait comprendre à nos premiers parents que, sur le plan physique, ils continueraient à vivre même en mangeant le fruit interdit, ce qui fut le cas. Adam et Ève ont mangé et ont continué à vivre physiquement. Mais, la mort spirituelle était entrée en eux et la mort corporelle était désormais leur destinée inévitable.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Mais si le corps est nécessaire à l'âme pour être pleinement humain, à quoi lui sert-il d'être purifiée par le feu, la souffrance, dans le Purgatoire (dont nulle limite de durée n'est fixée par le dogme) ? Comment se fait-il que certaines âmes puissent être directement sauvées, alors qu'elles ne sont pas des êtres humains ?
Il n’y a que les âmes humaines qui puissent être sauvées.
Pourquoi la purification est-elle possible sans le corps ? N’est-ce pas parce que, le cas échéant, c’est l’âme spirituelle qui doit être guérie ? Mais, peut-être que cette guérison ne s’achèvera pleinement que lors de la résurrection des corps que même les saints doivent attendre.
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Ceux qui se repentent lors de l’apparition du Christ lors de sa descente aux enfers ou lors de chaque décès ultérieur le font conformément à ce qu’ils sont devenus « durant leur vie terrestre ». Ce repentir est le même pour tous ceux qui acceptent le salut et l’amour du Christ. Il est immédiat.
Donc, il y a bien possibilité de repentir, non ? Vous croyez qu'il est le même pour tous ? Mais comme la pécheresse parfumant les pieds de Jésus, ne croyez-vous pas que certains auront plus de repentir que d'autres ?
Oui, bien sûr ! Mais, ce repentir ne fera qu’exprimer l’accueil du salut déterminé «
durant la vie terrestre ».
Libremax a écrit : ↑mar. 08 févr. 2022, 15:28
Le seul problème qui vous gêne est-il la description de quelque chose ressemblant à de la durée, une durée qui serait nécessaire à l'expression de ce repentir ?
Non, pas du tout. Peut-être certains auront-ils besoin des soins du Bon Berger dans une mesure plus ou moins grande pour purifier des difficultés à se repentir.
Les problèmes sont ceux exposés dans mon message précédent. Il me semble inutile de les répéter une fois de plus dans ce message-ci.