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Libremax
Bonjour Libremax,
Libremax a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 21:06
Le problème pour moi est que ces passages ne contredisent pas la thèse d'Arnaud et restent valides si la mort est comprise comme un passage et non un instant T.
Mais, c’est simplement un détournement de sens dont le seul objet ici est de contredire que le salut du Christ se réalise et se décide ici et maintenant durant la vie terrestre de chacun et vient sauver chaque personne humaine entière telle qu’elle est, corps, âme et esprit.
La mort limite la vie terrestre. C’est un fait. Peu importe les discussions sur le moment T. Prétendre que les défunts des siècles passés sont dans un «
passage » pour en déduire que leur vie terrestre n’est pas achevée n’est pas une interprétation acceptable. D’autant plus que ce passage est imaginaire.
Le séjour des morts existe, mais après la vie terrestre. Le purgatoire existe, mais après la vie terrestre.
Libremax a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 21:06
« C’est face au Christ qui est la Vérité que sera définitivement mise à nu la vérité sur la relation de chaque homme à Dieu (cf. Jn 12, 49). Le jugement dernier révélera jusque dans ses ultimes conséquences ce que chacun aura fait de bien ou omis de faire durant sa vie terrestre » (CEC 1039)
Ce dernier passage n'a rien de contraire à la thèse d'Arnaud. Selon lui, c'est bien relativement aux "ultimes conséquences de sa vie terrestre" que le Jugement arrivera.
En fait, Arnaud Dumouch prétend y ajouter, et même de manière prépondérante, qu’il faut aussi tenir compte de ce que les défunts vont «
devenir » dans l’Hadès.
Au lieu de prêcher l’Évangile de la victoire du Christ sur la mort qui proclame un salut ici et maintenant, il propose de croire en la réalité d’un séjour des morts durant lequel les défunts pourraient, sans leur corps, se convertir durant des milliers d’années jusqu’à la fin des temps, lors du retour en gloire du Christ et du Jugement dernier.
L’idée semble généreuse. Pourquoi ne pas permettre de se convertir après la mort ? La miséricorde de Dieu serait-elle limitée ?
Mais, non ! Si une seule âme pouvait être sauvée en lui accordant un million d’années, il est évident que Dieu le ferait.
Là n’est pas la réalité. L’être humain est corps, esprit et âme. C’est dans cette réalité qu’il
est. C’est dans cette réalité qu’il choisit la vie ou la mort. Le choix décisif dans la vie terrestre n’est pas une limite arbitraire, c’est un fait. C’est comme dans le jardin d’Eden. Se saisir du fruit de l’arbre de la connaissance pour le manger et mettre ainsi la connaissance en soi au lieu de la partager avec Dieu en dehors de soi cause la mort spirituelle. Dieu avertit que si l'homme mange, il mourra. C’est un fait.
Il me semble qu'on se retrouve quasiment ici dans un remake de l'histoire du jardin d’Eden où le Serpent fait croire que la mort n’est pas la mort. Dieu a-t-il vraiment dit ? La limite de la vie terrestre est-elle réelle ? Mais, non, selon Arnaud Dumouch, elle se prolongerait longtemps, longtemps jusqu’à la fin du monde.
Arnaud Dumouch a développé et propose beaucoup de belles choses mais, comme tous ceux qui, avant, lui ont pensé pouvoir faire prévaloir leur propre pensée contre l’enseignement de l’Église, il se retrouve dans une impasse dont j’espère qu’il pourra se dépétrer.
Revenez, cher Arnaud, à l’enseignement de l’Église et ne croyez pas avoir une meilleure connaissance du dogme que celle du Catéchisme.
Libremax a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 21:06
«
Le corps de l’homme participe à la dignité de l’" image de Dieu " : il est corps humain précisément parce qu’il est animé par l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine toute entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit (cf. 1 Co 6, 19-20 ; 15, 44-45) : Corps et âme, mais vraiment un, l’homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur. Il est donc interdit à l’homme de dédaigner la vie corporelle. Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et qui doit ressusciter au dernier jour (GS 14, § 1). » (CEC 364)
Tous ces beaux passages disent ce que nous croyons, vous et moi : l'homme est corps, âme, esprit, les trois sont voulus par Dieu et participent de l'image de Dieu à laquelle nous sommes créés. La question n'est pas là.
Rien ici n'indique que dans la mort, l'esprit humain ne peut pas exprimer un repentir. Je m'interroge toujours sur l'impossibilité que vous y voyez.
Bien au contraire, la question est bien là. L’impossibilité est un fait sauf si vous acceptez de sortir de de ce qu’est un être humain : une personne avec une unique nature corporelle et spirituelle.
Il me semble qu’il ne suffit pas de dire que «
l'homme est corps, âme, esprit » et que «
les trois sont voulus par Dieu et participent de l'image de Dieu ». L’humain créé que Dieu sauve ce sont les trois ensemble. C’est ensemble qu’ils forment une unique nature car «
l’esprit et la matière, dans l’homme, ne sont pas deux natures unies, mais leur union forme une unique nature » (CEC 365)
Dieu n’a pas besoin d’un million d’années pour sauver l’homme entier. Sa vie terrestre lui suffit. C’est là qu’il réalise le salut de l’humain entier, corps, esprit et âme.
Pas dans un séjour des morts sans corps. Après la vie terrestre, la conversion n’a plus d’objet. Elle n’est pas empêchée et personne n’en est privé, mais l’être humain est ce qu’il a choisi d’être. Dans ses explications sur le péché mortel par lequel l’amour de Dieu est refusé en pleine conscience et lucidité, Arnaud Dumouch le comprend très bien.
Libremax a écrit : ↑lun. 07 févr. 2022, 21:06
Il me semble que, lors de la descente du Christ aux enfers, ceux qui, malgré les fautes et les rejets dus à leur ignorance, étaient disposés à vivre en communion avec Dieu, ont bien sûr été capables de suivre le Christ qui s’est révélé à eux.
Avant l’incarnation, la mort et la résurrection du Christ, ils étaient enfermés dans la mort.
Le Christ leur a annoncé leur délivrance.
Mais, depuis lors, la victoire du Christ sur la mort a effet immédiatement à la mort de chaque homme.
Si ceux qui étaient enfermés dans la mort et qui avaient commis des fautes dues à leur ignorance ont pu suivre le Christ qui s'est révélé à eux, c'est qu'ils se sont repentis de ces fautes, en accueillant favorablement la révélation qui leur a été faite.
Pourquoi refuser ce privilège à tout homme qui depuis lors s'est endormi dans la mort ?
Mais, aucun privilège n’est refusé à quiconque.
Ceux qui se repentent lors de l’apparition du Christ lors de sa descente aux enfers ou lors de chaque décès ultérieur le font conformément à ce qu’ils sont devenus «
durant leur vie terrestre ». Ce repentir est le même pour tous ceux qui acceptent le salut et l’amour du Christ. Il est immédiat.
Notre seul privilège est que, désormais, Jésus a vaincu la mort.