Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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PaxetBonum
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Libremax a écrit : mar. 01 févr. 2022, 16:34
Les choses sont simples, cmoi : lisez la définition doctrinale du péché mortel , c'est à peu de choses près celle du péché contre l'Esprit. A ceci près qu'il est dit explicitement qu'on peut encore s'en repentir. C'est donc un état de péché à l'extrême limite de l'impardonnable, que prévoit l'Eglise. Et elle enseigne qu'une fois mort, l'âme qui ne s'est pas repentie d'un tel péché est damnée.
La thèse d'Arnaud parle de la mort comme n'étant pas le moment où on cesse de vivre sur terre, mais le passage vers le Jugement, durant lequel advient la rencontre avec le Christ. Et cette rencontre est la dernière chance donnée de se repentir, en toute lumière sur Dieu et sur elle-même, avant que la mort soit accomplie.
Cher Libremax,

Je m'interroge concernant cette vision : quel intérêt Dieu aurait-il de faire de la mort un "passage" temporel permettant le repentir si cela concerne expressément le péché contre l'Esprit.
Sauf erreur le péché contre l'Esprit concerne uniquement les chrétiens, une personne ne connaissant pas Dieu ne peut pas le commettre ?
Dés lors le chrétien ayant conscience de sa faute a eu sa vie terrestre pour s'amender, perseverare diabolicum.
S'il a persévéré il a déjà choisi son camps.

Cette mort passage n'apportant rien elle semble donc en opposition avec la raison ce qui est toujours de mauvais pronostic…

Désolé mes commentaires, souvent censurés (7 en 20 jours), sont toujours en décalage car je suis un infâme pécheur en pénitence
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Arnaud Dumouch
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PaxetBonum a écrit : mar. 01 févr. 2022, 18:33 Dés lors le chrétien ayant conscience de sa faute a eu sa vie terrestre pour s'amender, perseverare diabolicum.
S'il a persévéré il a déjà choisi son camps.

Cette mort passage n'apportant rien elle semble donc en opposition avec la raison ce qui est toujours de mauvais pronostic…
Je pense que Jésus vient même chercher les personnes en état de blasphème contre l'Esprit, bien que ce soit inutile car ils ne se convertissent jamais.

Cependant, Jésus est le juge.

Voilà pourquoi le pape Innocent III dit :
D’Innocent III, Le mépris du monde ou la misère de la condition humaine, Livre 3
Chapitre 43.
Au sujet de la venue du Christ au jour de la mort de chaque homme.
« Tant le bon que le méchant voit le Christ en croix, avant que l’âme ne sorte du corps. Le méchant le voit à sa confusion, pour rougir de ne pas avoir été racheté par le sang du Christ, comme sa faute l’exige. C’est pourquoi il est dit des méchants dans l’évangile : « Ils verront celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37), ce qui s'entend de la venue du Christ au jugement, et de sa venue au jour de la mort de chaque homme.
Le bon, lui, le voit pour son exultation. Et nous tirons cela des paroles de l’Apôtre qui dit : « Jusqu'à l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ » (1Tm 6, 14), c’est-à-dire au jour de la mort, quand le Christ en croix apparaît tant aux bons qu’aux méchants ; et le Christ lui-même dit à propos de Jean l’évangéliste : « Si je veux que celui-ci demeure, jusqu’à ce que je vienne » (Jn 21, 22), c’est-à-dire « jusqu’à ce que je vienne à sa mort ».
De fait, nous lisons qu’il y a quatre venues du Christ : deux visibles et deux invisibles.
La première venue visible fut dans la chair, quand il est né de la Vierge ; la deuxième venue visible est au Jugement, quand il jugera les bons et les méchants, quand il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.
La première venue invisible se fait dans l’esprit du juste par la grâce ; c’est pourquoi le Christ dit de l’homme juste : « Nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » (Jn 14, 23). Donc l’âme du juste est le siège et la demeure de Dieu, ainsi qu’il est écrit : « L’âme du juste est le trône de Dieu », parce que Dieu siège en lui par la grâce. La deuxième venue invisible est à la mort de chaque fidèle ; c’est pourquoi Jean, dans l’Apocalypse, désirant être libéré de la prison du corps, dit au Christ : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22, 20), c’est-à-dire à ma mort ; c’est pourquoi on dit qu’au jour de sa mort, le Christ vint à sa rencontre. »
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Libremax a écrit : mar. 01 févr. 2022, 17:11
Perlum Pimpum" a écrit :Malheureusement pour vous, le blasphème contre l’Esprit est tout autre chose. Il s’agit de l’attitude de ceux qui, s’opposant à Jésus qu’ils jugeaient avoir blasphémé pour s’être déclaré Dieu d’Israël, concluait que les signes extraordinaires qu’il accomplissait ne pouvaient être des miracles mais étaient des prodiges préternaturels sataniques : « C’est par Belzebuth que tu chasses les démons ». Assimilant l’action salvifique de l’Esprit-Saint à une action satanique, ils blasphémaient contre l’Esprit. Aussi ne pouvaient-ils être sauvés, en refusant la grâce qu’ils réputaient odieuse. Aussi, tant que persévérant dans ce péché, la rémission de leurs fautes leur était impossible, puisque s’opposant jusqu’au principe même du Salut. On peut donc définir le péché contre l’Esprit comme le péché d’infidélité formelle ou positive Alors que tout autre péché est rémissible en se tournant vers le Christ pour obtenir le salut, le blasphème contre l’Esprit est irrémissible en tant que celui qui le commet refuse du fait-même de se tourner vers le Christ sauveur.
Dans ce cas, on devrait plutôt dire qu'ils blasphèment contre le Fils, qui guérit et que les pharisiens estiment comme agissant par la force du démon. Pourquoi viser ici un blasphème contre l'Esprit ?
Et pourquoi le blasphème contre le Fils serait dit rémissible par Jésus, si celui contre l'Esprit, qui consiste à reconnaître le Fils comme sauveur serait irrémissible ?
1. Parce que le Fils agit, en tant qu’homme, par la puissance de l’Esprit, puissance qu’ils répètent démoniaque, comme expliqué au précédent message.

2. Parce que la mission salvatrice du Fils s’accomplit dans l’Esprit.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Arnaud Dumouch a écrit : mar. 01 févr. 2022, 17:23
Perlum Pimpum a écrit : mar. 01 févr. 2022, 16:48
On dirait que vous croyez que, pour moi, cette vie (je parle de sa partie dans la chair) ne sert à rien.

Par contre, ce qui est clair que pour vous, le "Je vous salue Marie" est hérétique: "Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et A L'HEURE DE NOTRE MORT".
1. Peu importe à quoi elle vous sert. Ce qui importe c’est que vous affirmez, en contradiction à l’enseignement du magistère, la possibilité d’être sauvé après cette vie, après la séparation de l’âme au corps, après le temps du pèlerinage terrestre ; de sorte que vous faites miroiter à vos lecteurs la possibilité de se convertir quand le temps de la conversion sera passé, les exposant ainsi au péril de damnation. C’est pourquoi vous m’êtes si odieux.

2. Nous prions Notre-Dame pour qu’elle intercède pour nous à l’article de la mort.

Concile Œcuménique de Florence, Décret pour les Grecs : « Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état actuel de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en Enfer pour y être punies de peines cependant inégales »

Catéchisme du Concile de Trente, Partie I, chapitre 8, § 2 : « Pour bien mettre en lumière cette vérité, les Pasteurs auront soin de distinguer deux temps différents où chacun de nous doit nécessairement comparaître devant Dieu, pour rendre compte de toutes ses pensées, de toutes ses actions, de toutes ses paroles, et pour entendre, séance tenante, la sentence de son Juge. Le premier arrive au moment où nous venons de quitter la vie. A cet instant-là même, chacun paraît devant le tribunal de Dieu, et là il subit un examen rigoureux sur tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit, tout ce qu’il a pensé pendant sa vie. C’est ce qu’on appelle le Jugement particulier. »

Concile Œcuménique de Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 48 : « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour pouvoir, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre (cf. He 9, 27), être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu (cf. Mt 25, 31-46), au lieu d’être, comme les mauvais et les paresseux serviteurs (cf. Mt 25, 26) écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel (cf. Mt 25, 41), vers ces ténèbres du dehors où « seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 22, 13 ; 25, 30). »

Catéchisme de l’Église catholique, n. 1013 : « La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. »

Benoît XVI, Angelus du 9 décembre 2007 : « C’est aujourd’hui, dans le présent, que se joue notre destin ; c’est par notre comportement concret dans la vie quotidienne que nous décidons de notre sort éternel. À la fin de notre vie terrestre, au moment de la mort, nous serons jugés en fonction de notre conformité ou non à l’Enfant qui doit naître dans la grotte de Bethléem, puisque c’est Lui l’unité de mesure que Dieu a donné à l’humanité, »
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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PaxetBonum a écrit : mar. 01 févr. 2022, 18:33Cher Libremax,

Je m'interroge concernant cette vision : quel intérêt Dieu aurait-il de faire de la mort un "passage" temporel permettant le repentir si cela concerne expressément le péché contre l'Esprit.
Sauf erreur le péché contre l'Esprit concerne uniquement les chrétiens, une personne ne connaissant pas Dieu ne peut pas le commettre ?
Dés lors le chrétien ayant conscience de sa faute a eu sa vie terrestre pour s'amender, perseverare diabolicum.
S'il a persévéré il a déjà choisi son camps.

Cette mort passage n'apportant rien elle semble donc en opposition avec la raison ce qui est toujours de mauvais pronostic…
Bonjour PaxetBonum,
Je crois que, quoi qu'il en soit, Dieu n'a pas d'intérêt : s'Il fait quelque chose, c'est par amour. Si en effet le Christ vient rencontrer tout homme dans la mort, c'est par respect pour sa dignité d'être humain, digne de connaître pourquoi il a été créé et ce à quoi il est appelé.
Ainsi, l'âme qui refuse l'amour de Dieu est laissée à ce qu'elle choisit plutôt que l'amour, c'est à dire : l'isolement, la souffrance, l'illusion de l'orgueil. (ça c'est dans le CEC)
Selon l'hypothèse de la rencontre du Christ dans la mort, lors de cette confrontation, tout homme, chrétien ou non, est libre d'accepter le salut (il l'atteint soit via le Purgatoire, soit directement), ou de refuser la Miséricorde absolue à laquelle l'Evangile nous appelle.
Le principe est l'exercice de la justice liée à la miséricorde : l'âme est jugée selon son coeur, (c'est la justice) mais elle a droit de connaître Celui qui le juge (c'est la miséricorde).

Que ce "passage" puisse être qualifié de temporel est à mes yeux très secondaire. Peut-être est-il ressenti comme tel. L'important c'est qu'il y a rencontre, illumination et réponse.
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Perlum Pimpum a écrit : mar. 01 févr. 2022, 20:061. Parce que le Fils agit, en tant qu’homme, par la puissance de l’Esprit, puissance qu’ils répètent démoniaque, comme expliqué au précédent message.

2. Parce que la mission salvatrice du Fils s’accomplit dans l’Esprit.
Et alors ? Dans les deux cas c'est une contestation de l'oeuvre salvatrice du Fils. Pourquoi donc le blasphème contre le Fils serait dit par Jésus rémissible, alors que le blasphème contre l'Esprit, qui n'est que l'intermédiaire de Sa puissance et de Son oeuvre serait irrémissible ?
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Perlum Pimpum a écrit : mar. 01 févr. 2022, 20:22
Arnaud Dumouch a écrit : mar. 01 févr. 2022, 17:23

On dirait que vous croyez que, pour moi, cette vie (je parle de sa partie dans la chair) ne sert à rien.

Par contre, ce qui est clair que pour vous, le "Je vous salue Marie" est hérétique: "Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et A L'HEURE DE NOTRE MORT".
1. Peu importe à quoi elle vous sert. Ce qui importe c’est que vous affirmez, en contradiction à l’enseignement du magistère, la possibilité d’être sauvé après cette vie, après la séparation de l’âme au corps, après le temps du pèlerinage terrestre ; de sorte que vous faites miroiter à vos lecteurs la possibilité de se convertir quand le temps de la conversion sera passé, les exposant ainsi au péril de damnation. C’est pourquoi vous m’êtes si odieux.

2. Nous prions Notre-Dame pour qu’elle intercède pour nous à l’article de la mort.

Concile Œcuménique de Florence, Décret pour les Grecs : « Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état actuel de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en Enfer pour y être punies de peines cependant inégales »

Catéchisme du Concile de Trente, Partie I, chapitre 8, § 2 : « Pour bien mettre en lumière cette vérité, les Pasteurs auront soin de distinguer deux temps différents où chacun de nous doit nécessairement comparaître devant Dieu, pour rendre compte de toutes ses pensées, de toutes ses actions, de toutes ses paroles, et pour entendre, séance tenante, la sentence de son Juge. Le premier arrive au moment où nous venons de quitter la vie. A cet instant-là même, chacun paraît devant le tribunal de Dieu, et là il subit un examen rigoureux sur tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit, tout ce qu’il a pensé pendant sa vie. C’est ce qu’on appelle le Jugement particulier. »

Concile Œcuménique de Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 48 : « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour pouvoir, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre (cf. He 9, 27), être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu (cf. Mt 25, 31-46), au lieu d’être, comme les mauvais et les paresseux serviteurs (cf. Mt 25, 26) écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel (cf. Mt 25, 41), vers ces ténèbres du dehors où « seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 22, 13 ; 25, 30). »

Catéchisme de l’Église catholique, n. 1013 : « La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. »

Benoît XVI, Angelus du 9 décembre 2007 : « C’est aujourd’hui, dans le présent, que se joue notre destin ; c’est par notre comportement concret dans la vie quotidienne que nous décidons de notre sort éternel. À la fin de notre vie terrestre, au moment de la mort, nous serons jugés en fonction de notre conformité ou non à l’Enfant qui doit naître dans la grotte de Bethléem, puisque c’est Lui l’unité de mesure que Dieu a donné à l’humanité, »

Bon, vous décidez de définir la mort comme l'instant de l'arrêt du coeur (où il ne se passe rien) ? C'est très bien. Je pense que vous serez exaucé. Je ne vais pas passer mon temps à vous passer les textes qui montrent que la mort est une durée, voire un séjour. Vous finiriez par déclarer la Bible, le CEC et le pape Benoît XVI hérétiques.

Je ne peux dire qu'un chose : Vous avez besoin de la justice impitoyable d'un Dieu tapette à rat ? Vivez de la justice d'un Dieu impitoyable tapette à rat.
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

Message non lu par Gaudens »

Je me suis efforcé ces jours derniers de lire une bonne part des 100 (devenues entre temps 110 ou 111 !) pages d'échange sur ce sujet si grave et si sensible(en sautant certes beaucoup de liens ou de contributions trop longues), tout comme l'ont fait,ai-je vu,Nicolas p ou Serge mais je peine à suivre les échanges au jour le jour.

Deux intuitions/réactions surnagent cependant en moi dans tout cela (arrivé à la page 108):

-Arnaud Dumouch et Perlum Pimpuù n'ont pas la même perception de ce qu'on appelle "l'heure (ou l'instant ) de la mort:pour PP,cet instant est très bref, de l'épaisseur d'un papier de cigarette. Pour AD au contraire et si j'ai bien compris , c'est celui de l'Hadès ,plus ou moins assimilable à la tradition des trois jours de l'Orient de même qu'à la narration de ceux qui sont revenus après une NDE.A l'intérieur de ce laps de temps(vécu par l'âme qui part comme très long ,pas forcémennt perceptible ainsi en temps humain.

-Pour être franc,même appuyée par des textes conciliaires,la position de PP me glace d'effroi non seulement au cas où ce qu'il écrit serait rigoureusement exact - en ce que cela indiquerait de la nature même de Dieu- mais aussi pour la psychologie froide et dure de ceux qui se prononcent ainsi.Je ne comprends pas que des affirmations péremptoires annonçant sans possibilité d'erreur la damnation de tel ou tel en situation x ou y soient concevables pour des chrétiens :nous ne sommes pas le Juge Souverain et Miséricordieux.
Mon effroi s'étend même à une déclaration comme celle-ci,venant de Pères conciliaires (concile de Florence au XVè siècle, du moins tel que cité par PP):
« Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état actuel de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en Enfer pour y être punies de peines cependant inégales ».On aurait aimé qu'avec davantage d'humilité ils eussent écrit qu'"il y a un grand danger pour que ....".

AD parait odieux à PP parce qu'il bercerait les pécheurs graves d'un faux et fol espoir mais n'est-il pas odieux de faire ainsi désespérer du salut ?
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Arnaud Dumouch a écrit : mar. 01 févr. 2022, 14:59
cmoi a écrit : mar. 01 févr. 2022, 14:25
En effet on ne le peut absolument pas et c’est ce qui a mal été enseigné (toujours cette idée de « faire peur » et de privilégier la lettre sur l’esprit), car il y a le for interne et que nous n’y accédons pas.
M'enfin, vous ne pouvez pas dire cela. Jésus est net, précis :
Matthieu 12, 31 Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l'autre.
Et si vous hésitez sur le blasphème contre l'Esprit et sa nature, regardez :

Péché 16- Qu’est-ce que le blasphème contre l’Esprit Saint ? Mt 12, 31 (5 mn) https://youtu.be/6AiHDJLcE-8
Péché 17- Y a-t-il six espèces de blasphèmes contre l’Esprit Saint ? (6 mn) https://youtu.be/hH0Rv9oLsGA
Péché 18- Peut-on ignorer être en état de blasphème contre l’Esprit Saint ? (3 mn) https://youtu.be/2W2GyiW0Gx4
Péché 19- Pourquoi le blasphème contre l’Esprit n’est jamais pardonné ? (3 mn) https://youtu.be/K_kMPaBemdM
Je ne comprends pas votre réaction.
Libremax m'écrivait (repris dans votre intervention) :
Libremax a écrit : mar. 01 févr. 2022, 11:40 Ce que je vois aussi, c'est le rejet d'un dieu qui damnerait les âmes à cause d'un certain nombre de péchés d'une certaine gravité et dans certaines conditions, dont on ne peut absolument pas saisir le seuil et que seule l'omniscience de Dieu en divine comptable saurait discerner. Des décrochages aujourd'hui, il y en a, pour des raisons qui sont à l'extrême inverse.
Il parle donc clairement de péché mortel et non du péché contre l'Esprit.
Vous avez beau considérer que le péché mortel n'est pas mortel, même s'il en remplit toutes les conditions définies par l'Eglise, ce n'est pas l'enseignement de l'Eglise et il n'y a que ce que vous citez pour dire le contraire, or depuis 2000 ans que l'Eglise connaît votre citation, cela ne l'a pas empêché de distinguer très clairement entre le péché mortel et le péché contre l'Esprit.
Ce n'est pas le seul cas où son enseignement ne reprend pas strictement ce qui est écrit dans les Saintes écritures et je vous crois catholique.
Je suis ici pour débattre, pas pour regarder vos vidéos (surtout que quand je les regarde et que je vous en fais un retour, cela n'entraine aucune réaction de votre part).
Donc si vous assimilez tout péché mortel à un péché contre l'esprit, argumentez-le et expliquez pourquoi l'Eglise les a si longtemps distingués !
Je n'hésite nullement sur le péché contre l'esprit puisque j'en ai parlé plusieurs fois sans obtenir de réponse - et j'ai même tendu des perches pour être contredit afin d'amorcer un échange.
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Message non lu par Arnaud Dumouch »

cmoi a écrit : mar. 01 févr. 2022, 20:52
Donc si vous assimilez tout péché mortel à un péché contre l'esprit, argumentez-le et expliquez pourquoi l'Eglise les a si longtemps distingués !
Je n'hésite nullement sur le péché contre l'esprit puisque j'en ai parlé plusieurs fois sans obtenir de réponse - et j'ai même tendu des perches pour être contredit afin d'amorcer un échange.
Non Cmoi, je pense que la notion de péché mortel est vaste et ne se réduit pas à celle du "blasphème contre l'Esprit".
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Gaudens a écrit : mar. 01 févr. 2022, 20:51


AD parait odieux à PP parce qu'il bercerait les pécheurs graves d'un faux et fol espoir mais n'est-il pas odieux de faire ainsi désespérer du salut ?
Tout à fait cher Gaudens ! :(
Dernière modification par Trinité le mar. 01 févr. 2022, 21:20, modifié 1 fois.
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Libremax a écrit : mar. 01 févr. 2022, 16:34 Je ne comprends toujours pas ce qui vous gêne. la contrition imparfaite est insuffisante pour obtenir le pardon, donc c'est pour cela que les âmes qui ont une contrition imparfaite (mais contrition tout de même), vont au Purgatoire : pour obtenir le pardon plénier de Dieu. La contrition parfaite, c'est celle des bien heureux et des saints, qui ne sont pas moins des pécheurs.
Je n'avais pas voulu "réagir" à cela mais étant donné la difficulté à se comprendre, je préfère le faire :

Non, le purgatoire ne sert pas à obtenir un pardon, il présuppose que le pardon a été donné et sert à acquitter sa dette à l'égard de la justice Divine, car celle-ci reste et subsiste après le pardon.
Vous qui m'avez reproché plusieurs fois de n'être pas "dans les clous" de la doctrine, excusez-moi, il est temps que je ne me laisse plus faire !

Vous n'êtes pas satisfait de l'idée qu'on puisse aller en enfer avec une contrition imparfaite : soit, mais c'est quand même l'enseignement
de l'Eglise dès lors qu'il n'y a pas eu d'absolution et j'ai dû le répéter plusieurs fois sous plusieurs angles.
Vous dites que la personne pourrait quand même aller au ciel, et j'en ai convenu. Pour vous cela dépendrait d'un "passage dans la mort" mais c'est inventer un scénario inutile : cela dépend de Jésus qui peut, sachant qu'une absolution peut dépendre d'un coup de dé ou du hasard, y pallier et la donner.
Vous m'avez donc "cuisiné" pour comprendre comment je peux penser quelque chose qui n'est pas conforme à l'enseignement de l'Eglise - et que vous croyez pourtant vous-même !

Alors je vais vous répondre : non, ce n'est pas en recherchant du côté de la contrition imparfaite et en y adjoignant ce scénario ou autre chose, que vous trouverez une solution qui soit compatible avec le dogme.
Le fait est que contrition parfaite et imparfaite ne sont pas de même nature, l'une n'est donc pas une dégradation de l'autre, mais d'un autre ordre. L'une est intéressée, l'autre repose sur l'amour. Et c'est ce pour quoi j'ai tant insisté sur le mode de vie.

Par conséquent, une contrition imparfaite peut s'accompagner d'une contrition parfaite mais partielle. Et Jésus, considérant cela, estime à partir d'un certain degré ou volume de cette contrition parfaite mais partielle, que cela lui suffit pour sauver cette âme - qui devra passer par le purgatoire pour combler le manque. Ce pourquoi certaines "passent" et d'autres pas.
En rien il ne déroge donc à la règle posée par l'Eglise et il n'y a pas besoin d'inventer autre chose.

Non, les bienheureux et les saints ne sont pas, ne sont plus des pécheurs. Si Dieu les a admis, c'est qu'il a tout effacé : seriez-vous mauvais de ce qu'il soit bon ? Pourquoi dénigrer ainsi ?
Ce qu'il faut changer ce sont les mentalités, qui au lieu de compter sur une contrition imparfaite et des accommodements, devraient miser sur une contrition parfaite serait-elle encore partielle et en progression.
Et je suis sûr qu'avec d'autres mots, c'est exactement ce que vous souhaitez.
cmoi
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Arnaud Dumouch a écrit : mar. 01 févr. 2022, 21:06 Non Cmoi, je pense que la notion de péché mortel est vaste et ne se réduit pas à celle du "blasphème contre l'Esprit".
J'en suis heureux et rassuré. Mais alors je ne comprends toujours pas votre message précédent...
cmoi
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

Message non lu par cmoi »

Trinité a écrit : mar. 01 févr. 2022, 21:18
Gaudens a écrit : mar. 01 févr. 2022, 20:51


AD parait odieux à PP parce qu'il bercerait les pécheurs graves d'un faux et fol espoir mais n'est-il pas odieux de faire ainsi désespérer du salut ?
Tout à fait cher Gaudens ! :(
Solution dans ma dernière réponse à Libremax...
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Arnaud Dumouch
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

Message non lu par Arnaud Dumouch »

cmoi a écrit : mar. 01 févr. 2022, 21:21
Arnaud Dumouch a écrit : mar. 01 févr. 2022, 21:06 Non Cmoi, je pense que la notion de péché mortel est vaste et ne se réduit pas à celle du "blasphème contre l'Esprit".
J'en suis heureux et rassuré. Mais alors je ne comprends toujours pas votre message précédent...
Je pense que je vous avais mal compris. :amoureux:
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