Lucifer est un ange parfait qui a chuté.
Dieu avait créé cet ange parfait, celui-ci a choisi de se rebeller.
Il en est de même pour Adam et Eve.
A l'image de Dieu ils ont été créés : parfaits selon leur propre nature mais aussi libre comme Dieu est libre.
Sans liberté Dieu serait un tyran qui créé des jouets, la liberté est nécessaire à la relation d'Amour qui émane de Dieu.
S'ils ont choisi de se rebeller ils n'ont rien de "parfait" dans ce cas. La liberté de choix n'est en rien une excuse dans la mesure où dans leur perspective de pensée parfaite ils n'aurait même pas pensé à se rebeller de leur père bien aimé.
Je sais pas si vous réalisez ce qu'implique le concept de perfection.
Cher
Héraclius l'idée même de charité est une contradiction. Contrainte ou non. Je reprends volontairement l'exemple d'une vidéo qui ma beaucoup inspiré sur le sujet:
-Vous vous baladez dans un parc, quand soudain un enfant se noie dans le lac en face de vous, vous le sauvez, Qu'en pensez-vous? Vous avez fait indiscutablement une bonne action, je pense qu'on peut le dire sans l'ombre d'un doute.
-Maintenant même scénario, sauf que, avant même que vous ayez le temps de sauver le pauvre enfant de votre plein gré, un homme riche et influent surgit et vous somme d'y aller en vous proposant de réaliser tous vos rêves, que ce soit jouer dans le prochain star wars ou n'importe quoi. Mais dans le cas contraire, si vous refusez de sauver l'enfant, il vous fera briser les genoux par des lascars à son service. Ça ne change rien au fait que vous alliez sauver le gosse, pourtant, je sais pas vous mais moi je dirai pas non à un rôle dans le prochain star wars, de plus je tiens à mes genoux voyez-vous... Maintenant que pensez-vous de cette action? Eh bien j'avais une occasion en or de gagner plein d'argent et d'être célèbre, de surcroît en sauvant un enfant! Mais voilà, dans le deuxième exemple, quoi qu'il en soit vous agissez par intérêt, pour ne pas vous faire péter les genoux et pour devenir riche et célèbre. Peut être que vous auriez plongé pour sauver l'enfant sans hésiter dans tout les cas, mais après la proposition du milliardaire de vous rendre célèbre riche et de laisser vos genoux tranquille: oui je ne peux pas m’empêcher de penser aux enjeux quand je sauve l'enfant. Je n'y peut rien la menace et la récompense sont juste trop grandes pour que je puisse en faire abstraction. Du coup je ne peut pas dire que je ne pensais qu'à mon devoir au moment de sauver cet enfant, ce serait malhonnête. Mais du coup quel est le rapport avec la religion me diriez vous! C'est pas compliqué: avec la religion on est dans un scénario qui correspond plus à au deuxième scénario qu'au premier. Sauf qu'à la place du milliardaire il y a Dieu qui vous promet encore mieux: le bonheur éternel dans le royaume de dieu si vous agissez comme il faut, et sinon ce sera une éternité de souffrance en enfer. J'espère que vous comprenez mieux le parallèle maintenant.
Donc dans le premier cas quand il n'y pas de milliardaire pour me proposer toutes ces choses on est d'accord pour dire que mon action est belle elle noble elle est vraiment morale. Tandis que dans le second cas on voit seulement un type qui agis en fonction de ses intérêts, et ça ne donne pas vraiment l'impression qu'il a agit moralement. Pourtant l'action dans les deux cas est bien exactement la même. Sauver l'enfant était la bonne chose à faire dans tous les cas. Ce qui change c'est l'intention avec laquelle j'agis. Dans le deuxième scénario j'en tire de grands bénéfices à sauver cet enfant et je me sauve les genoux, il est clair que ça pèse dans la balance et que ça participe à mon intention de le sauver. Tandis que dans le premier scénario je n'ai aucun intérêt à le sauver ce gosse, ce qui rend mon action bonne par nature car rien ne m’obligeait à le faire. Pour savoir si une action est vraiment bonne, il fait regarder avec quel intention on a agit, ces deux choses sont indissociables. Ce n'est pas pour rien que la phrase "c'est l'intention qui compte" est entrée dans les mœurs, quand, par exemple, quelqu'un vous fait un cadeau pas terrible.
Au quotidien pour un chrétien c'est un peu comme si ce milliardaire était là tout le temps et au moment de tous vos choix, constamment en train de vous rappeler ce qu'il vous fera si vous n'agissait mal ou bien. Bien entendu que le milliardaire/Dieu influe sur nos décisions, les enjeux sont justes trop gros pour être ignorés.
En fait, faire une bonne action quand on est catholique c'est comme faire un placement ultra rentable, par exemple quand vous donnez de l'argent à un sans abri, "Dieu vous le rendra", même le pape nous dit que:
Au fond que y avait-il de si sublime dans les actions des saints si ceux-ci étaient sûr que tout leur serait rendu en centuple plus tard et mieux encore que leur place au paradis était assurée par le patron himself. Ce n'est rien de plus qu'un calcule égoïste, un peu de souffrance terrestre pour une éternité de bonheur.
Dieu tient une énorme bâton et une énorme carotte, mais je ne serait pas là pour courir après, désolé.