Je suis "artiste" dans le sens où j'ai toujours dessiné et fait des études d'arts appliqués etc... Encore aujourd'hui même si la "source créative" (qui venait sans doute de mon enfance) s'est tarie, j'ai ce goût pour les couleurs, les associations, l'esthétisme etc... et envie de créer.
Je suis revenue en religion il y a trois ans, et depuis je vais à la messe presque tous les jours, je me suis engagée dans l'équipe d'entretien de l'église de mon quartier.
J'ai espéré, le sacristain partant à al retraite, qu'on penserait à moi pour le remplacer mais il semble qu'on cherche un homme de préférence. De toute façon, ce n'est pas l'intendance d'une église qui m'intéresse, encore moins le rituel du culte et tous ses objets dont je ne connais pas le nom, et certainement pas les finances, collecte des troncs etc... Je n'aime pas bien l'argent.
C'aurait été pour réaménager l'église, la rendre plus accueillante, mettre de la musique l'après-midi comme à Taizé et permettre que les (jeunes?) gens y reviennent un petit peu.
Et aussi pour la spiritualité, bien que je pense qu'on n'a pas besoin d'être dans une église pour prier ou être proche de Dieu.
Je prie plusieurs fois par jour, quand quelque chose me touche, et tous les soirs. Je rends grâce pour tout ce que j'ai. Je lis la bible entre autres et écoute RCF. Bref je suis un peu accro et tout cela me mêne à me poser des questions sur la vocation. Car avec Dieu, plus on en a, plus on en veut!
Je suis célibataire depuis 15 ans et j'ai élevé mon fils seule, il a maintenant presque 20 ans. Dans le cas où je changerais de vie, je pourrais lui léguer mon appartement, puisqu'il commence à gagner sa vie.
Je suis au chômage car il semble que les portes aient toujours été fermées pour moi dans le monde. Tout ce que j'ai tenté a échoué. Je suis actuellement syndic bénévole et même cela a du mal à tourner même si ça me fait plaisir de m'occuper de notre immeuble et de la petite communauté.
Quand je pense à la vie monastique, je suis à la fois attirée et effrayée. Je n'ai jamais trop recherché la compagnie des femmes car dans ma famille c'était surtout des hommes. Je ne m'entends pas avec ma mère et l'idée d'être cloitrée avec des femmes m'angoisse, autant que l'idée de l'habit monastique qui me donne l'impression d'une prison rigide.
Par contre j'adore la solitude, le calme, le silence autant que la musique, la méditation, et les travaux manuels. J'ai commencé à faire des coloriages pour enfants en illustrant des psaumes, et j'aimerais beaucoup travailler à l'évangélisation à travers mon goût pour la création, car je ne peux pas me résigner à abandonner ce petit talent que Dieu m'a donné, ou alors nous demande-t-il justement de renoncer à ce à quoi on tient le plus?
Passer mes journée à prier ne me dérange pas, c'est juste que j'aime encore la liberté, les bons petits plats, faire la grasse mat le week-end etc...
Voilà pour moi, j'aimerais avoir votre avis.
Je cherche actuellement une adresse pour faire une retraite dans un monastère mais il y en a tellement que je suis dépassée. Merci pour vos idées.


