Les femmes et les enfants

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petite fleur
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Les femmes et les enfants

Message non lu par petite fleur »

[Veuillez noter que ce sujet est en provenance de la section "Actualité décryptée". J'ai essayé d'en retirer les messages qui concernaient la situation de Cécile dans le sujet du même titre, en tâchant de ne pas trop le charcuter et en conservant les principales interventions...

Vous pouvez trouver le sujet original ICI --AnneT]


[...]
salésienne05 a écrit : Je ne suis pas en RTT mais en congés parental. Je donnerai tout ce que j'ai au monde pour travailler, même comme caissière comme ce fut le cas durant mes années étudiantes. Une amie, mère de quatre enfants, avec un travail de cadre, avec une jolie maison avec jardin, et aimant s'occuper des enfants en général (issue elle-même d'une famille nombreuse, ce qui n'est pas mon cas), a demandé un 80% pour s'occuper de ses filles le mercredi : elle me disait être moins fatiguée après une journée intense de travail, avec des clients acariâtres qu'avec ses filles. Le père, pour information, a demandé un 80% à son employeur, mais le lundi ;).

Là, voyez-vous, je laisse mes enfants un peu jouer : ils sont en vacances, ce qui signifie la catastrophe pour moi. Ils sont levés depuis 5h30 ce matin environ, ne feront pas la sieste (si ce n'est celui de deux ans), et ils se coucheront vers 20h30. Entre temps, il faut les occuper dans un tout petit espace. Je les sors environ 3h par jour, en m'ennuyant fermement. Pas toutes les mères sont des adeptes des jeux de ballons, de courses, de vélo, etc. J'avais sous-estimé le besoin de silence quand j'ai eu mes fils.
Chère Salésienne,

Merci pour votre intervention, et pour votre franchise.
Vous dites tout fort, ce que beaucoup de mères pensent tout bas sans oser l’avouer, au risque d’être mal vue.

Je suis aussi mère de trois enfants de 3 à 9 ans.
Je comprends très bien tout ce que vous décrivez.
J’ai fait une seule dépression dans ma vie, et c’était pendant mon congé parental (qui n’était pourtant que de 6 mois).
Oui, je suis passée par là, mais TOUT a changé !

Certes, ce ras le bol des mères qui n’en peuvent plus, peut choquer.
Mais arrêtons de leur jeter la pierre ou de leur faire la moral, au risque de nous conduire comme des pharisiens.
Chaque mère est différente, certaines assurent leurs tâches avec une grande facilité et sans se plaindre.
Mais d’autres mères sont plus fragiles, ont des blessures, des faiblesses, qui font que, ce qui semble plus simple pour certaines, devient un véritable calvaire pour d’autres.
C’est pourquoi, il est important que ces mères puissent être écoutées et aidées quand c’est possible, par leur époux.
Mais aussi, j’encourage les mères qui ont plus de facilité à être à l’écoute de celles qui souffrent.

Je m’adresse à vous Cécile.
Oui, je comprends trop bien votre souffrance.
Moi-même, je fais partie des mères faibles.
Maltraitée enfant par ma mère, j’ai vite été confrontée à mon incapacité en tant que maman.
Je suis à la base impatiente, colérique, je supporte très mal le bruit et je suis très vite dépassée et fatiguée.
Quand j’allais mal, je considérais bien souvent mes enfants comme des parasites, je m’en prenais à mon mari qui ne comprenait pas, et je culpabilisais d’être une mauvaise mère.

Vous allez reprendre votre travail, votre mari va vous aider. Cela va vous soulager.
Mais, vous ne reprenez qu’en septembre, et d’ici là ?
Aussi, il n’est pas toujours possible pour les mères de travailler, ou pour les pères d’alléger leurs horaires pour les aider.
Alors quelle solution à cette souffrance des mères aux foyers ?
C’est bien trop dur toute seule.

Cécile, je viens vous dire qu’il y a véritablement une issue à ce « calvaire » quotidien.
Cette issue, ce chemin, c’est JESUS, notre Seigneur, qui vient au secours de toutes nos faiblesses, nos difficultés, nos « ras le bol », nos « burn out » de maman.

J’étais exactement comme vous, complètement à bout, jusqu’à ce que je rencontre le Christ véritablement dans ma vie. Et là, TOUT a changé.
Je me suis mise à prier et à tout lui confier, chaque détresse, chaque colère, chaque impatience, chaque ennui.
J’ai découvert l’oraison qui transforme les cœurs.
J’ai pris Marie dans ma maison, comme guide pour m’apprendre à aimer mes enfants et à les éduquer dans l’amour.

Mes enfants sont toujours très fatigants, et je suis toujours impatiente et colérique, mais je ne suis plus seule, car je confie tout à Jésus.
Quand je sens une colère monter, je la remets à Jésus, et elle retombe très souvent.
Quand je tombe et que je suis réellement sortie de mes gonds, je m’en remets à Sa miséricorde, et je me relève avec Lui.
C’est un combat de l’amour. Le quotidien, jadis un « enfer », est transfiguré par la grâce.
Jésus est amour, et plus on se rapproche de Lui, plus Il transforme tout ce qui nous pèse en amour. Alors tout devient léger.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Il m’apprends à voir mes enfants avec Son amour inconditionnel, si bien, que leurs cris deviennent supportables, et qu’il devient possible d’être ferme par amour pour eux, et non parce qu’ils me dérangent.

Je vous encourage à lire ou relire les manuscrits de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus.
Un merveilleux manuel pour une mère de famille.
Elle nous apprends l’amour dans les petits actes : il y a tant d’occasions dans une journée de maman d’offrir ces petits actes, ces ennuis, ces cris difficiles.
Cela semble rien, mais offerts avec amour à Notre Seigneur, ils valent à Ses yeux autant que tous les martyrs du monde.
Elle nous apprends la confiance et l’abandon : Jésus vient au secours de notre faiblesse.
Pour cela, il faut commencer par l’accepter, et la remettre entre ses mains.

Et je pourrais vous en donner 1000 témoignages, Il fait véritablement des miracles dans notre vie de maman. A condition, de s’en remettre toute à Lui.
Je vous y encourage Cécile, de tout mon coeur.

UDP.

[...]
salésienne05 a écrit : Chère Isabelle,

C'est le côté répétitif de la chose, et l'impossibilité de mettre sur off qui est infernal. Quiconque travaille et rejoint ses enfants après le travail a vécu une coupure. Ce qu'on appelle le burn-out maternel c'est justement cette absence de coupure, ce souci permanent, 24h sur 24h, l'impossibilité de parler à des adultes... D'ailleurs, je pense aux enseignants (hommes et femmes) dont on pense qu'ils font un métier facile car ils s'occupent d'enfants. Nombre d'hommes se moquent des hommes "instituteurs" pensant qu'il s'agit d'un métier de "femmes" :s Les enfants épuisent, bien plus que les adultes...

Enfin aussi, tout dépend de la situation matérielle des couples ou femmes seules avec enfants : le logement, la situation géographique, l'aide de tiers, etc. Sans oublier le caractère des enfants (je pourrai en avoir 10 comme mon second, à peine deux comme mon troisième, et le premier, un seul est déjà trop, les trois ensemble, c'est simplement l'apocalypse).

La société nous impose, à nous, couples "modernes", de continuer à fonctionner comme nos grands-parents. Equilibrer la vie de famille pour que chacun trouve sa place est quasi impossible. Et généralement, c'est la femme qui se sacrifie... au détriment de sa santé mentale (car les couples sont très isolés, justement), de sa vie de couple, et de son avenir (car, après un arrêt de 5, 6, ou 10 ans, autant dire que la reprise du travail est compromise).

Je pense que les sociétés nordiques sont bien plus égalitaires. Et les hommes y restent des hommes, et les femmes suédoises ne me semblent pas masculines :siffle: Mais le partage des taches, du travail, de l'éducation, y est une réalité.
Car finalement, après la fin de l'allaitement, les deux parents peuvent tout partager concernant l'éducation des enfants.

Fraternellement.

Cécile

Oui, Jésus nous appelle nous aussi les mamans, à tout Lui offrir.
Offrons Lui les soucis de nos enfants, offrons Lui les pleurs du bébé qui nous réveillent, les mauvaises notes qui nous déçoivent, les cris et les disputes qui nous dépassent, offrons Lui notre épuisement, la claque qu'on n'aurait pas du donner, notre incapacité, chaque peur, chaque chute, chaque angoisse, chaque humiliation, chaque décision à prendre, chacune de nos larmes...

Jésus veut TOUT.

Autant de fois dans la journée, une toute petite prière: "Jésus, je te confie cette situation stressante ou ce problème...Merci Jésus".
Pour chaque effort, même tout petit, "Jésus, c'est pour Toi", et on peut y ajouter une intention pour quelqu'un.
Que cela devienne un réflexe, comme le fait de respirer.

Oui, comme dit Griffon, la puissance de l'offrande comme un don d'amour est immense.

Donnons Lui toutes nos misères, et Lui transforme l'eau en vin, multiplie les pains, plus que tout ce que l'on peut imaginer.

Abandonnons nous avec confiance dans Ses bras, et c'est toute notre vie qui est appelée à changer.
Je peux en témoigner! C'est une joie grandissante, chaque jour, et même dans les épreuves !

Jésus n'attends que cela pour chacun de nous, notre OUI.
Et Il attends le OUI de chaque maman.

Tout Lui donner, c'est aussi ouvrir son coeur à l'immensité des grâces qu'Il veut nous donner.

Petite fleur
Dernière modification par Anne le sam. 17 mars 2012, 4:43, modifié 2 fois.
Raison : Changement du titre pour un sujet plus explicite
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par nad »

bonjour

Oui merci petite Fleur, la vie remise entre les mains de Jésus n'a plus la même saveur fade et lourde à assimiler, les colères et insatisfactions et autres aigreurs que nous imposent une vie de travail soit à la maison soit professionnelle peuvent être dépassées avec Jésus, comme vous et Griffon le disent. C'est vrai Jésus nous changent, sème en nous la patience qui nous fait défaut, l'amour que nous noyons sous les problèmes quotidiens et les solutions efficaces...

Mais quand la fatigue est présente, trop présente, que le bruit devient intolérable et que le silence devient le seul vrai souhait que nous formulons, c'est aussi une sonnette d'alarme à ne pas négliger, et dans ces cas là il faut essayer de se retirer un week-end, pour se ressourcer, retrouver le Seigneur et se retrouver. Tout le monde a à y gagner le couple la famille et individuellement...

Valable autant pour les mamans que pour les papas ...

udp
nad
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« La parole de Dieu est première dans la mission, non seulement elle est antérieure au sacrement, mais il nous faut croire qu'elle est antérieure à l'annonce proprement dite faite par le disciple qui lui-même est d'ordre sacramentel. » p Christian de Chergé
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par salésienne05 »

Comme je comprends ce que vous dites, PetiteFleur !!!

J'ai la conviction que Dieu veut notre bonheur, y compris sur cette terre. Je ne parle évidemment pas d'un bonheur fait de plaisirs ou de loisirs, mais de joie.
Alors, évidemment, je peux dire : Dieu me comble chaque jour, Lui. Il compense le reste. Mais cela ne m'empêche pas de chercher des solutions humaines à ma situation. Ce qui est étrange, c'est que beaucoup de parents autour de moi me demandent comment je fais pour tenir, et surtout comment j'ai fait pour être aussi joyeuse quand mon fils avait sa leucémie, ou quand je le mène en soins pour son autisme. Alors que pour moi, c'est cet enfant le plus facile dans mon rôle de mère. Je souffre de ne pas pouvoir me dévouer corps et âme à cet enfant fragile. J'en veux aux deux autres de m'empêcher d'être auprès de leur frère. C'est avec ceux qui vont bien que j'ai du mal. Celui qui est handicapé, malgré ces crises, malgré les soins, malgré le travail qu'il me donne, n'est que joie pour moi. Mais il y a les deux autres que je ne sais pas aborder, que je ne sais pas comprendre (alors que je comprends parfaitement celui qui est autiste).

Mais on s'éloigne du sujet. L'affiche ne s'adresse pas à des gens catholiques pratiquants, mais à l'ensemble de la société qui maltraite beaucoup les femmes seules, les mères, et les familles en général. Pas de manière volontaire mais il me semble que le système capitaliste tel qu'il est, avec sa course effrennée au profit ne peut qu'être dommageable pour les familles, pour l'unité des familles, pour le temps passé ensemble. Quand je vois que mon mari est d'astreinte un WE sur deux lors des périodes touristiques (donc pendant les vacances scolaires), et qu'il ne parvient pas à trouver un autre travail pour passer plus de temps avec nous...

On est tout de même loin d'une affiche, dans les années 1998-2000, pour un Club de vacances (je ne me souviens s'il s'agissait du Club Med ou d'un autre Club), qui m'avait choquée à l'époque (alors que je ne connaissais même pas mon mari !) et qui stipulait : "J'aime mes enfants, mais je n'aime pas les avoir sur les bras". Là-aussi, c'était une femme sur l'affiche... Et évidemment, on expliquait que dans tel club, les enfatst étaient pris en charge tous les jours dans des "mini-clubs".

A l'époque, j'avais été réellement extrêmement choquée. Je me disais : "si elle ne veut pas de ses enfants sur les bras, elle n'avait pas qu'à en faire". Cependant, il y a deux ans, à la naissance de notre troisième, quand la famille et les amis nous ont demandé ce que nous voulions comme cadeau de naissance, nous leur avons demandé de nous offrir une semaine en Club, pour mettre les pieds sous la table et surtout, pour pouvoir passer 5 demi-journées en couple dans la semaine. Ce n'était peut-être pas sympa de laisser les enfants au mini-club mais cela nous a permis, à mon mari et à moi-même de faire des balades la main dans la main, de manger en tête-à-tête, de discuter de notre avenir, de nos rêves, de nos envies, ce que nous n'avons plus le temps de faire avec les enfants.

Les familles sont tellement isolées dans la plupart des cas, que l'un et l'autre dans le couple ne supporte plus, même pour une RTT de devoir s'aquitter des contraintes familiales. Il n'y a aucun moyen pour les couples modernes, d'avoir du temps pour eux. Or, pour l'équilibre familial, les parents ne peuvent donner que ce qu'ils ont : s'ils n'ont pas un minimum de temps pour eux (pour la prière, pour un loisir qu'ils aiment, pour du silence), ils ne peuvent pas être aptes à affronter les contraintes quotidiennes. Ils font l'effort pour le travail, mais arrivés à la maison, ils ont envie de poser leurs bagages. Et quand il faut s'occuper d'enfants, on ne peut pas poser les bagages. Avez-vous déjà vu une mère de famille, avec 40°C de fièvre dire : "je ne me lève pas, jouez tous seuls, je ne fais ni le repas, ni la lessive" ? Mon mari, quand il est malade, téléphone à son employeur et passe la journée au lit. Moi, je ne peux pas me le permettre, même avec une grosse fièvre. Alors, les parents semblent abattus, voient leurs progéniture comme une contrainte. Bien sûr qu'il existe des parents rayonnants, avec des enfants épanouis, mais généralement, ces parents en sont pas isolés : ils ont souvent des frères, des soeurs, des parents, des voisins, des oncles des tantes, et de la place. Dans notre cas, nos parents sont, soit morts, soit handicapés, et les oncles et tantes habitent à 5h de route.

Enfin, pour rompre l'isolement des familles, je ne vois guère de solutions...

Fraternellement.

Cécile
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Teano
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Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression...

Message non lu par Teano »

salésienne05 a écrit :Comme je comprends ce que vous dites, PetiteFleur !!!

J'ai la conviction que Dieu veut notre bonheur, y compris sur cette terre. Je ne parle évidemment pas d'un bonheur fait de plaisirs ou de loisirs, mais de joie.
Alors, évidemment, je peux dire : Dieu me comble chaque jour, Lui. Il compense le reste. Mais cela ne m'empêche pas de chercher des solutions humaines à ma situation. Ce qui est étrange, c'est que beaucoup de parents autour de moi me demandent comment je fais pour tenir, et surtout comment j'ai fait pour être aussi joyeuse quand mon fils avait sa leucémie, ou quand je le mène en soins pour son autisme. Alors que pour moi, c'est cet enfant le plus facile dans mon rôle de mère. Je souffre de ne pas pouvoir me dévouer corps et âme à cet enfant fragile. J'en veux aux deux autres de m'empêcher d'être auprès de leur frère. C'est avec ceux qui vont bien que j'ai du mal. Celui qui est handicapé, malgré ces crises, malgré les soins, malgré le travail qu'il me donne, n'est que joie pour moi. Mais il y a les deux autres que je ne sais pas aborder, que je ne sais pas comprendre (alors que je comprends parfaitement celui qui est autiste).

Fraternellement.

Cécile
Chère salésienne,

Loin de moi l'idée de vous juger. Mais est-ce que par hasard, vos 2 enfants n'expriment pas le besoin qu'ils ont de votre attention au même titre que leur frère ? Ne seraient-ils pas en quête de vous offrir cette même joie que vous dites connaître auprès de votre enfant autiste ? Ils ne savent peut-être pas comment s'y prendre, ce sont des enfants. Non ?

Union de prières
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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petite fleur
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par petite fleur »

Chère Salésienne,

vous êtes trop dure avec vous même.
Vous avez un fardeau bien lourd.

Vouloir prendre du temps seule avec votre mari, est normal et indispensable, il me semble.
L'épanouissement du couple influe sur toute la famille.
salésienne05 a écrit :J'ai la conviction que Dieu veut notre bonheur, y compris sur cette terre. Je ne parle évidemment pas d'un bonheur fait de plaisirs ou de loisirs, mais de joie.
Alors, évidemment, je peux dire : Dieu me comble chaque jour, Lui. Il compense le reste. Mais cela ne m'empêche pas de chercher des solutions humaines à ma situation.
Chercher des solutions humaines, n'est pas incompatible avec l'abandon de tous nos soucis à Jésus.
Votre fardeau est bien trop lourd pour vous toute seule.

Je vous propose, moi de le décharger avec confiance dans le coeur de Jésus.
Et à chaque souci (comme votre isolement, vos difficultés avec vos deux autres enfants...), de lui dire votre confiance:
"Jésus, j'ai confiance en Toi".
Tout en continuant bien évidemment à chercher des solutions et à faire de votre mieux.

Mais cette fois,vos recherches seront entre les mains de Dieu.

Il y a une multitude de témoignages de familles ayant confié des problèmes bien concrets mais semblant impossibles à résoudre (soucis financiers...) à l'Esprit Saint, et qui ont vu leurs noeuds se dénouer, qui ont trouvé des solutions à leurs problèmes.

Confiance! Faites confiance, persévérez dans la confiance, et une solution sera trouvée.

Je vais prier pour vous!

Petite fleur
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Isabelle47
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Isabelle47 »

Je suis entièrement d'accord avec Petite Fleur.

Salesienne, il faut s'aider aussi soi-même. :)
Comment est-il possible, par exemple, que dans votre village de skieurs, il n'y ait pas un endroit où déposer vos fistons durant quelques heures ou quelques jours?

Mais je crois comprendre que votre intense fatigue vient de ce que vous reconnaissez être votre incompréhension vis-à-vis des deux garçons pleins de vie par rapport à votre fils plus fragile.
Et cela crée une grande culpabilité.
Dont vous devriez vous décharger.
C'est aussi ce que dit Petite Fleur mais beaucoup plus joliment et beaucoup plus chrétiennement que moi :)
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par salésienne05 »

PetiteFleur, pouvez-vous me dire où se trouve ce foyer de Charité où l'on peut faire une retraite en silence en confiant ses enfants ? C'est exactement ce dont j'ai besoin (car il m'est difficile de partir faire une retraite en abandonnant mes enfants à mon époux qui n'a que peu de congés et qui préfère passer ses congés avec sa famille que tout seul avec les enfants...).

Et je suis d'accord pour mes autres enfants. Ils ressentent parfaitement les tensions qui sont les miennes et l'aîné ne cesse de nous dire qu'on ne l'aime pas. Mais malgré beaucoup de prières, je n'arrive pas à être "présente" quand je suis avec les bien-portants...

Fraternellement.

Cécile
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par PaxetBonum »

Chère Salésienne,

Si vous voulez vous ressourcez dans des plus beaux cloîtres de Dieu : http://flatiere.asso.fr/
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Kerniou »

Vous avez besoin de souffler, Salésienne, vous avez fait et faites toujours face à des situations lourdes et il est normal que vous puissiez vous reposer et récupérer. Il vous faut prendre soin de vous et vos enfants retrouveront une maman plus disponible.
Ce que vous dites de vos 2 fils par rapport à leur petit frère handicapé est fréquent. Selon les enfants certains réagissent en s'identifiant aux parents et en prenant soin de l'enfant handicapé au risque de "renoncer" à l'insouciance de leur âge ou ils se font entendre pour capter l'attention des parents.
Quand nous sommes épuisées, les enfants ne trouvent plus en nous la disponibilité habituelle et ils réagissent. C'est facile à dire mais douloureux à vivre.
Je vous souhaite de trouver un séjour adapté pour vous comme pour vos enfants.
Bon courage à vous.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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Jean-Mic
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Jean-Mic »

Cécile (Salésienne05), votre coupe déborde et il y a de quoi. Je me permettrais juste quelques idées qui me viennent à l'esprit :

- Si un couple de vos amis vous demandait de prendre un ou plusieurs de leurs enfants en garde pour s'offrir un week-end en amoureux, vous lui diriez quoi ? oui, on va s'arranger, ou alors : allez vous faire voir, chacun sa m..., chacun ses gosses ... ?
- Et si vous demandiez à un couple de vos amis, tout simplement ? Parce que vous en avez besoin, parce que vous en avez vraiment besoin. C'est là que le mot "ami" aura tout son sens. (Je reconnais que le cas d'un enfant différent complique les choses, mais essayez quand même d'y penser).

- Pour vos enfants, connaissez-vous l'OCH, Office Chrétien des Personnes Handicapées ? Ils proposent plein de choses et en particulier des sessions pour les frères et soeurs. Je crois qu'il y en a pour tous les âges, mais je ne sais pas vraiment à quel rythme. Toutes les formes du handicap et de la maladie sont prises en compte.
- En tout cas, vous trouverez auprès de l'OCH et dans sa revue "Ombres et Lumières" un réconfort pour toute la famille. Je vous les recommande pour leur sérieux et leur chaleur (fondé par Marie-Hélène Matthieu, sa responsable a longtemps été Martine Guénard -la femme de Tim Guénard - ces noms vous disent peut-être quelque chose). C'est du solide ! Allez-y en toute confiance !
- Il y a aussi leur site http://www.och.asso.fr/ et le point d'accueil à l'entrée des sanctuaires de Lourdes.

Enfin, pour tous les couples :
- Le Père Denis Sonet, fondateur du CLER Amour et Famille, affirme que chaque couple doit faire un voyage de noce par an. C'est facile à dire, et je connais peu de couples qui le fassent réellement ... même pour un jour et deux nuits, deux jours et une nuit. C'est fou le nombre de mauvaises raisons qu'on peut s'inventer ... Mais l'idée est essentielle ! Petite anecdote en passant : maintenant que nos enfants sont plus grands (13 à 22 ans), ce sont eux qui nous offrent des dîners en tête à tête et le Père Noël est même passé un année avec un week-end en chambre d'hôtes... (ça ne marche évidemment qu'avec des enfants un peu grands, et même si c'est un sujet de rigolade entre nous, ce n'est pas seulement pour avoir le champ libre à la maison).
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par nad »

bonjour Cécile

vous écrivez :
(car il m'est difficile de partir faire une retraite en abandonnant mes enfants à mon époux qui n'a que peu de congés et qui préfère passer ses congés avec sa famille que tout seul avec les enfants...).
MAis vous n'abandonnez pas vos enfants!! vous partez vous ressourcer pour être encore plus et encore mieux présente auprès d'eux.

ensuite un "we entre hommes" ce peut être aussi une expérience intéressante, pour votre mari et vos fils, surtout si vous avez préparé le terrain avant ( je pense au quotidien préparer les repas,vêtements... bref pour faciliter au maximum la tâche de votre époux... )

Déculpabilisez, le temps que vous prenez pendant 2 jours auprès du Seigneur, dans le silence ,c'est du concentré d'Amour que vous partagerez en famille, du concentré de Silence qui vous permet de supporter le bruit, du concentré de paix qui permet de reprendre courage et confiance et reprendre toutes nos croix...

Mais , il existe en effet des lieux de retraites ou les parents et les enfants sont accueillis et pendant les temps de ressourcement des parents les enfants ne sont pas avec eux il y a des temps pour les parents seuls pour les enfants seuls, pour la famille réunie...

Courage Cécile
en udp
nad
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par petite fleur »

salésienne05 a écrit :PetiteFleur, pouvez-vous me dire où se trouve ce foyer de Charité où l'on peut faire une retraite en silence en confiant ses enfants ? C'est exactement ce dont j'ai besoin (car il m'est difficile de partir faire une retraite en abandonnant mes enfants à mon époux qui n'a que peu de congés et qui préfère passer ses congés avec sa famille que tout seul avec les enfants...).
Mais avec joie, Salésienne,

c'est le foyer de châteauneuf de Galaure : http://www.foyer-chateauneuf.com/
Le seul foyer qui garde les enfants jour et nuit jusqu'à environ 7 ans,mais ils prennent sans problème les enfants plus âgés.
Ils s' occupent d'eux avec amour (repas, bain, tout...), et on a un petit temps avec eux de 15-20 minutes le matin, pour les embrasser et les câliner.

N'hésitez pas si vous avec d'autres questions ou si vous avez besoin de vous confier, même par MP.

UDP

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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par PaxetBonum »

Jean-Mic a écrit :
- Pour vos enfants, connaissez-vous l'OCH, Office Chrétien des Personnes Handicapées ? Ils proposent plein de choses et en particulier des sessions pour les frères et soeurs. Je crois qu'il y en a pour tous les âges, mais je ne sais pas vraiment à quel rythme. Toutes les formes du handicap et de la maladie sont prises en compte.
- En tout cas, vous trouverez auprès de l'OCH et dans sa revue "Ombres et Lumières" un réconfort pour toute la famille. Je vous les recommande pour leur sérieux et leur chaleur (fondé par Marie-Hélène Matthieu, sa responsable a longtemps été Martine Guénard -la femme de Tim Guénard - ces noms vous disent peut-être quelque chose). C'est du solide ! Allez-y en toute confiance !
- Il y a aussi leur site http://www.och.asso.fr/ et le point d'accueil à l'entrée des sanctuaires de Lourdes.
Effectivement Jean-Mic, vous indiquez là d'excellentes références.
Les frères et sœurs d'enfants handicapés ne doivent pas être oubliés car déjà l'handicape de leur frère modifie leur jeunesse (on ne peut pas tout faire, aller n'importe où avec un enfant handicapé). Il faut arriver à ce que cela ne doit pas être source d'amertume pour les autres, lourde tache aussi.
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Kerniou
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Re: Quand les enfants sont perçus comme signes d'oppression.

Message non lu par Kerniou »

Les conseils de Jean-Mic et Nad paraissent judicieux par rapport à votre situation.
De tout coeur avec avec vous, Cécile.
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salésienne05
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Re: Les femme et les enfants

Message non lu par salésienne05 »

Merci pour tous vos bons conseils. Malheureusement, j'ai souvent fait le tour des solutions et le problème est que nous vivons dans un endroit très isolé. A 5 heures de route de nos amis et de notre famille, et à 1h30 de la ville la plus proche.
Les lundi et mardi, le plus jeune va à la crèche qui vient d'ouvrir mais je dois le retirer lors des vacances scolaires car les touristes sont prioritaires :-[ . Il n'y a pas de cantine donc nous sommes 5 à manger tous les midis (le mari compris), ce qui multiplie les courses, la préparation des repas, les services (mon mari ne rentrant pas à la même heure que mes fils), et les aller-retours. Quand ma mère nous rend visite, c'est pire : elle est handicapée et je dois aussi faire les courses pour elle et veiller à ce qu'elle puisse prendre l'air....

La seule planche de salut : nous fêtons nos dix ans de mariage civil le 29 juin (mariage religieux un an plus tard car l'un de mes beaux-frères s'est suicidé cette année là et que ma belle-famille était effondrée), deux de mes beaux-frères viennent garder nos enfants chez nous, et nous partons en mini voyage de noces pendant 5 jours. Mais on se méfie car la dernière fois que nous avions organisé un petit séjour à deux, l'un de mes fils s'était retrouvé aux urgences le lendemain et nous n'avions pas pu poursuivre notre WE :siffle: .

Je garde bien l'adresse du foyer de charité, car c'est exceptionnel que l'on puisse ainsi faire garder les enfants.

Fraternellement.

Cécile
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