Vous pouvez trouver le sujet original ICI --AnneT]
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Chère Salésienne,salésienne05 a écrit : Je ne suis pas en RTT mais en congés parental. Je donnerai tout ce que j'ai au monde pour travailler, même comme caissière comme ce fut le cas durant mes années étudiantes. Une amie, mère de quatre enfants, avec un travail de cadre, avec une jolie maison avec jardin, et aimant s'occuper des enfants en général (issue elle-même d'une famille nombreuse, ce qui n'est pas mon cas), a demandé un 80% pour s'occuper de ses filles le mercredi : elle me disait être moins fatiguée après une journée intense de travail, avec des clients acariâtres qu'avec ses filles. Le père, pour information, a demandé un 80% à son employeur, mais le lundi.
Là, voyez-vous, je laisse mes enfants un peu jouer : ils sont en vacances, ce qui signifie la catastrophe pour moi. Ils sont levés depuis 5h30 ce matin environ, ne feront pas la sieste (si ce n'est celui de deux ans), et ils se coucheront vers 20h30. Entre temps, il faut les occuper dans un tout petit espace. Je les sors environ 3h par jour, en m'ennuyant fermement. Pas toutes les mères sont des adeptes des jeux de ballons, de courses, de vélo, etc. J'avais sous-estimé le besoin de silence quand j'ai eu mes fils.
Merci pour votre intervention, et pour votre franchise.
Vous dites tout fort, ce que beaucoup de mères pensent tout bas sans oser l’avouer, au risque d’être mal vue.
Je suis aussi mère de trois enfants de 3 à 9 ans.
Je comprends très bien tout ce que vous décrivez.
J’ai fait une seule dépression dans ma vie, et c’était pendant mon congé parental (qui n’était pourtant que de 6 mois).
Oui, je suis passée par là, mais TOUT a changé !
Certes, ce ras le bol des mères qui n’en peuvent plus, peut choquer.
Mais arrêtons de leur jeter la pierre ou de leur faire la moral, au risque de nous conduire comme des pharisiens.
Chaque mère est différente, certaines assurent leurs tâches avec une grande facilité et sans se plaindre.
Mais d’autres mères sont plus fragiles, ont des blessures, des faiblesses, qui font que, ce qui semble plus simple pour certaines, devient un véritable calvaire pour d’autres.
C’est pourquoi, il est important que ces mères puissent être écoutées et aidées quand c’est possible, par leur époux.
Mais aussi, j’encourage les mères qui ont plus de facilité à être à l’écoute de celles qui souffrent.
Je m’adresse à vous Cécile.
Oui, je comprends trop bien votre souffrance.
Moi-même, je fais partie des mères faibles.
Maltraitée enfant par ma mère, j’ai vite été confrontée à mon incapacité en tant que maman.
Je suis à la base impatiente, colérique, je supporte très mal le bruit et je suis très vite dépassée et fatiguée.
Quand j’allais mal, je considérais bien souvent mes enfants comme des parasites, je m’en prenais à mon mari qui ne comprenait pas, et je culpabilisais d’être une mauvaise mère.
Vous allez reprendre votre travail, votre mari va vous aider. Cela va vous soulager.
Mais, vous ne reprenez qu’en septembre, et d’ici là ?
Aussi, il n’est pas toujours possible pour les mères de travailler, ou pour les pères d’alléger leurs horaires pour les aider.
Alors quelle solution à cette souffrance des mères aux foyers ?
C’est bien trop dur toute seule.
Cécile, je viens vous dire qu’il y a véritablement une issue à ce « calvaire » quotidien.
Cette issue, ce chemin, c’est JESUS, notre Seigneur, qui vient au secours de toutes nos faiblesses, nos difficultés, nos « ras le bol », nos « burn out » de maman.
J’étais exactement comme vous, complètement à bout, jusqu’à ce que je rencontre le Christ véritablement dans ma vie. Et là, TOUT a changé.
Je me suis mise à prier et à tout lui confier, chaque détresse, chaque colère, chaque impatience, chaque ennui.
J’ai découvert l’oraison qui transforme les cœurs.
J’ai pris Marie dans ma maison, comme guide pour m’apprendre à aimer mes enfants et à les éduquer dans l’amour.
Mes enfants sont toujours très fatigants, et je suis toujours impatiente et colérique, mais je ne suis plus seule, car je confie tout à Jésus.
Quand je sens une colère monter, je la remets à Jésus, et elle retombe très souvent.
Quand je tombe et que je suis réellement sortie de mes gonds, je m’en remets à Sa miséricorde, et je me relève avec Lui.
C’est un combat de l’amour. Le quotidien, jadis un « enfer », est transfiguré par la grâce.
Jésus est amour, et plus on se rapproche de Lui, plus Il transforme tout ce qui nous pèse en amour. Alors tout devient léger.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Il m’apprends à voir mes enfants avec Son amour inconditionnel, si bien, que leurs cris deviennent supportables, et qu’il devient possible d’être ferme par amour pour eux, et non parce qu’ils me dérangent.
Je vous encourage à lire ou relire les manuscrits de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus.
Un merveilleux manuel pour une mère de famille.
Elle nous apprends l’amour dans les petits actes : il y a tant d’occasions dans une journée de maman d’offrir ces petits actes, ces ennuis, ces cris difficiles.
Cela semble rien, mais offerts avec amour à Notre Seigneur, ils valent à Ses yeux autant que tous les martyrs du monde.
Elle nous apprends la confiance et l’abandon : Jésus vient au secours de notre faiblesse.
Pour cela, il faut commencer par l’accepter, et la remettre entre ses mains.
Et je pourrais vous en donner 1000 témoignages, Il fait véritablement des miracles dans notre vie de maman. A condition, de s’en remettre toute à Lui.
Je vous y encourage Cécile, de tout mon coeur.
UDP.
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salésienne05 a écrit : Chère Isabelle,
C'est le côté répétitif de la chose, et l'impossibilité de mettre sur off qui est infernal. Quiconque travaille et rejoint ses enfants après le travail a vécu une coupure. Ce qu'on appelle le burn-out maternel c'est justement cette absence de coupure, ce souci permanent, 24h sur 24h, l'impossibilité de parler à des adultes... D'ailleurs, je pense aux enseignants (hommes et femmes) dont on pense qu'ils font un métier facile car ils s'occupent d'enfants. Nombre d'hommes se moquent des hommes "instituteurs" pensant qu'il s'agit d'un métier de "femmes"Les enfants épuisent, bien plus que les adultes...
Enfin aussi, tout dépend de la situation matérielle des couples ou femmes seules avec enfants : le logement, la situation géographique, l'aide de tiers, etc. Sans oublier le caractère des enfants (je pourrai en avoir 10 comme mon second, à peine deux comme mon troisième, et le premier, un seul est déjà trop, les trois ensemble, c'est simplement l'apocalypse).
La société nous impose, à nous, couples "modernes", de continuer à fonctionner comme nos grands-parents. Equilibrer la vie de famille pour que chacun trouve sa place est quasi impossible. Et généralement, c'est la femme qui se sacrifie... au détriment de sa santé mentale (car les couples sont très isolés, justement), de sa vie de couple, et de son avenir (car, après un arrêt de 5, 6, ou 10 ans, autant dire que la reprise du travail est compromise).
Je pense que les sociétés nordiques sont bien plus égalitaires. Et les hommes y restent des hommes, et les femmes suédoises ne me semblent pas masculinesMais le partage des taches, du travail, de l'éducation, y est une réalité.
Car finalement, après la fin de l'allaitement, les deux parents peuvent tout partager concernant l'éducation des enfants.
Fraternellement.
Cécile
Oui, Jésus nous appelle nous aussi les mamans, à tout Lui offrir.
Offrons Lui les soucis de nos enfants, offrons Lui les pleurs du bébé qui nous réveillent, les mauvaises notes qui nous déçoivent, les cris et les disputes qui nous dépassent, offrons Lui notre épuisement, la claque qu'on n'aurait pas du donner, notre incapacité, chaque peur, chaque chute, chaque angoisse, chaque humiliation, chaque décision à prendre, chacune de nos larmes...
Jésus veut TOUT.
Autant de fois dans la journée, une toute petite prière: "Jésus, je te confie cette situation stressante ou ce problème...Merci Jésus".
Pour chaque effort, même tout petit, "Jésus, c'est pour Toi", et on peut y ajouter une intention pour quelqu'un.
Que cela devienne un réflexe, comme le fait de respirer.
Oui, comme dit Griffon, la puissance de l'offrande comme un don d'amour est immense.
Donnons Lui toutes nos misères, et Lui transforme l'eau en vin, multiplie les pains, plus que tout ce que l'on peut imaginer.
Abandonnons nous avec confiance dans Ses bras, et c'est toute notre vie qui est appelée à changer.
Je peux en témoigner! C'est une joie grandissante, chaque jour, et même dans les épreuves !
Jésus n'attends que cela pour chacun de nous, notre OUI.
Et Il attends le OUI de chaque maman.
Tout Lui donner, c'est aussi ouvrir son coeur à l'immensité des grâces qu'Il veut nous donner.
Petite fleur





