Quelles solutions alternatives à l'avortement en France ?

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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Amour&Responsabilité »

Isabelle47 a écrit :AmouretResponsabilité,

Comment allez-vous apprendre aux femmes qu'il est normal, sain, évident de porter une grossesse à terme, d'accoucher et ensuite de délaisser (abandonner) son enfant pour le confier à une famille?

Par quels arguments la convaincrez-vous qu'elle n'est, au fond, qu'un uterus, une reproductrice et que, n'ayant pas les moyens d'élever son enfant, elle doive le donner?

Par quelles contorsions arrivera-t-elle à se démettre alors que, nous le savons bien, n'est-ce-pas, le corps, l'âme, l'esprit sont liés? Et faire des séparations drastiques relève de la pathologie?
Bref, comment allez vous leur apprendre à se comporter en schizophrène?
Il est évident que la démarche d'abandon est un déchirement pour une femme, célibataire ou non, déjà mère ou non.
Mais l'avortement, c'est tuer un enfant. Si au lieu de le tuer, elle le porte et le confie, c'est un acte d'amour sublime qu'elle accomplit.

C'est tout le contraire que de n'être qu'un utérus, c'est d'être une mère qui accepte une grande épreuve pour sauver la vie de son enfant.

Si cette femme a déjà des enfants, leur faire comprendre son choix de porter l'enfant et de le confier à d'autres, plutôt que de le tuer, peut être un exemple sublime - bien que très douloureux - pour ses autres enfants.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par PaxetBonum »

Gaudeamus a écrit : Bonjour Isabelle,
Il ne s'agit pas de dire que c'est normal, sain et évident, mais que c'est un moindre mal.
Exactement.

AmouretResponsabilité ne dit pas que cela est bien.
Elle dit que l'on ne doit pas culpabiliser davantage la mère dans cette situation pour parvenir à sauver l'enfant.
Lui faire comprendre qu'entre assassiner son enfant et le placer il y a un moindre mal pour elle et un plus grand bien pour l'enfant.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par ti'hamo »

@Salésienne

Je pense que vous négligez trop le facteur "idéologique", disons la mentalité qu'impose, en partie, plus ou moins consciemment, l'esprit du temps, de la société, des modes :

. Je n'ai évidemment jamais dit qu'il ne fallait pas responsabiliser les pères ! Je pointe juste une incohérence du discours le plus courant sur l'avortement :
- on a répété pendant des décennies aux hommes que ça ne les regardait pas (contraception, espacement des naissances,...), et qu'ils n'avaient pas leur mot à dire sur la question ; et maintenant, le planning familial s'affole de voir autant de jeunes hommes qui ne se sentent absolument pas concerné par ces questions ; alors même que c'est leur discours et leur mentalité qui a convaincu ces garçons de penser ainsi.

- un homme qui n'assume pas et qui ne veut pas de l'enfant, quitte à partir si la mère le garde, c'est un salaud : soit.
Mais dans le même temps, dire à une femme qui a conçu un enfant, qu'il faut l'assumer, et qu'on ne peut pas le jeter comme ça, c'est méchant, salaud, injuste et, heu, méchant.

Et bien, considérez bien les deux affirmations, vous verrez bien que c'est absurde : d'un côté on affirme que concevoir un enfant entraîne des responsabilités qu'il faut assumer, mais aucun droit, de l'autre on affirme que concevoir un enfant entraîne sur lui tous les droits, et qu'on ne peut surtout pas parler de responsabilités à assumer.

Tant qu'on perpétue un discours aussi incohérent et, disons le, stupide, je ne vois pas bien où on peut aller sinon dans le mur.
Perpétuer ce type de discours et de "raisonnement" et se demander effaré pourquoi tant d'hommes fuient et comment les responsabiliser, c'est de la schizophrénie et du suicide intellectuel.

Donc, oui, il y a désertion des hommes... mais des femmes les y poussent, et les y ont massivement poussé pendant plusieurs décennies. Après avoir milité agressivement pour écarter de la question toute présence masculine, les pasionaria vieillissantes des mouvements féministes et du Planning ont la situation qu'elles méritent logiquement.
Le problème étant que c'est nous qui en héritons et qui devons tout réparer.


- De même :
"y aurait-il des "avortements" de confort, si les personnes étaient sûres d'avoir de quoi pourvoir aux besoins" ?
Dans l'état actuel de la pensée, de la mentalité, de la société : oui, et de plus en plus. Parce qu'en voulant à tout prix faire de l'avortement un droit, on a fait de l'enfant un objet ; ça n'est évidement jamais formulé ni pensé comme ça, mais cela aboutit à voir plus ou moins l'avortement comme le moyen d'éviter "une grossesse" qu'on ne "désire" pas, ceci indépendamment de toute réelle difficulté insurmontable.

voyez avec la controverse "enfant désiré / non désiré" : un esprit sain devrait tout de suite voir que la question n'est pas là du tout, qu'on ne devrait même pas se demander si on désire ou non un enfant. (certains jours oui, certains jours non... et ?). Mais cette idée est bien implantée dans la mentalité de notre époque... et elle est révélatrice.


Donc, aider les gens, oui, cent fois oui ; mettre en place les structures qu'il faut, oui ; mais il va d'abord falloir convaincre les gens qu'ils ont besoin d'être aidés et qu'ils ont besoin de ces structures. Et là, bonne chance. :-)
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par ti'hamo »

(les enfants trisomiques sont sur ce point des sortes de malheureux canaris de mine : ils cristallisent sur eux toute cette déviation de la mentalité du temps présent :
bientôt, c'est ceux qui demandent une autre façon de les regarder, des structures adaptées, une meilleure connaissance de la maladie, qui feront figure d'étranges dinosaures d'un autre âge, voire de fascistes réactionnaires et fanatiques qui voudraient forcer les gens à souffrir,

parce que pour cette maladie il existera une solution admise, massivement appliquée, et qui permettrait une éradication totale du problème n'étaient quelques fanatiques qui passent à travers les mailles : l'avortement dit thérapeutique.

Et bien, pour les situations difficiles, c'est pareil.)

(je ne sais même pas pourquoi je parle au futur.)
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Isabelle47 »

Amour&Responsabilité a écrit :
Isabelle47 a écrit :AmouretResponsabilité,

Comment allez-vous apprendre aux femmes qu'il est normal, sain, évident de porter une grossesse à terme, d'accoucher et ensuite de délaisser (abandonner) son enfant pour le confier à une famille?

Par quels arguments la convaincrez-vous qu'elle n'est, au fond, qu'un uterus, une reproductrice et que, n'ayant pas les moyens d'élever son enfant, elle doive le donner?

Par quelles contorsions arrivera-t-elle à se démettre alors que, nous le savons bien, n'est-ce-pas, le corps, l'âme, l'esprit sont liés? Et faire des séparations drastiques relève de la pathologie?
Bref, comment allez vous leur apprendre à se comporter en schizophrène?
Il est évident que la démarche d'abandon est un déchirement pour une femme, célibataire ou non, déjà mère ou non.
Mais l'avortement, c'est tuer un enfant. Si au lieu de le tuer, elle le porte et le confie, c'est un acte d'amour sublime qu'elle accomplit.

C'est tout le contraire que de n'être qu'un utérus, c'est d'être une mère qui accepte une grande épreuve pour sauver la vie de son enfant.

Si cette femme a déjà des enfants, leur faire comprendre son choix de porter l'enfant et de le confier à d'autres, plutôt que de le tuer, peut être un exemple sublime - bien que très douloureux - pour ses autres enfants.
Je suis d'accord avec vous, d'autant que nous avons élevé un enfant (arrivé chez nous à l'âge de six mois, retourné dans sa famille biologique alors qu'il avait presque cinq ans).
Cela génère beaucoup de questions et de souffrances pour la mère biologique, les parents "adoptifs", les enfants de la famille et l'enfant "gardé ou adopté". On ne peut pas passer outre.
Je ne suis pas sûre que cette solution, aussi belle soit-elle dans l'idée et la théorie soit à la portée de tous ni que cela ne se passe sans occasionner certains dégâts.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Amour&Responsabilité »

Quels que soient les dégâts dus à l'abandon d'un enfant, ne trouvez-vous pas que c'est pire de le tuer ?

La vie n'est facile pour personne, quoi que l'on fasse, chacun sera confronté à des épreuves et à des déchirements.
Je ne suis pas sûre qu'au bout d'un certain temps, il soit vraiment plus douloureux pour une femme d'avoir confié son enfant que de savoir qu'elle l'a un jour tué.

Et je pense que pour les enfants aînés d'une mère de famille, il est moins terrible de devoir affronter la décision de confier le petit frère pour des raisons sérieuses, que d'apprendre un jour que leurs parents ont tué le petit frère.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Raistlin »

Isabelle47 a écrit :Je ne suis pas sûre que cette solution, aussi belle soit-elle dans l'idée et la théorie soit à la portée de tous ni que cela ne se passe sans occasionner certains dégâts.
Mais si le but de l'existence est de vivre sans encaisser quelques dégâts, nous pouvons tous nous suicider immédiatement. D'où vient cette idée absurde qu'une vie ne mérite d'être vécue si et seulement si elle est parfaite ?

D'ailleurs, nous-mêmes sommes nous prêts à reconnaître que nous ferions mieux d'être morts lorsque nous rencontrons des épreuves ou des souffrances ? Ben non. Alors pourquoi supposer que tel enfant ne pourra pas faire face à certaines souffrances (bien réelles au demeurant, ne le nions pas) ? Et même s'il ne peut pas faire face, n'est-ce pas à lui de décider si sa vie mérite de continuer ou pas ?

Personnellement, je détesterais qu'on décide de mon droit à vivre à ma place. Et j'aimerais rencontrer une seule personne qui ne pense pas comme moi à ce sujet...

Cordialement,
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Fée Violine »

Raistlin a écrit :D'ailleurs, nous-mêmes sommes nous prêts à reconnaître que nous ferions mieux d'être morts lorsque nous rencontrons des épreuves ou des souffrances ? Ben non. Alors pourquoi supposer que tel enfant ne pourra pas faire face à certaines souffrances (bien réelles au demeurant, ne le nions pas) ? Et même s'il ne peut pas faire face, n'est-ce pas à lui de décider si sa vie mérite de continuer ou pas ?

Personnellement, je détesterais qu'on décide de mon droit à vivre à ma place. Et j'aimerais rencontrer une seule personne qui ne pense pas comme moi à ce sujet...
C'est aussi ce que dit Jean-Christophe Parisot, tétraplégique (myopathe), diacre et homme politique.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Amour&Responsabilité »

Raistlin a écrit :
Isabelle47 a écrit :Je ne suis pas sûre que cette solution, aussi belle soit-elle dans l'idée et la théorie soit à la portée de tous ni que cela ne se passe sans occasionner certains dégâts.
Mais si le but de l'existence est de vivre sans encaisser quelques dégâts, nous pouvons tous nous suicider immédiatement. D'où vient cette idée absurde qu'une vie ne mérite d'être vécue si et seulement si elle est parfaite ?

D'ailleurs, nous-mêmes sommes nous prêts à reconnaître que nous ferions mieux d'être morts lorsque nous rencontrons des épreuves ou des souffrances ? Ben non. Alors pourquoi supposer que tel enfant ne pourra pas faire face à certaines souffrances (bien réelles au demeurant, ne le nions pas) ? Et même s'il ne peut pas faire face, n'est-ce pas à lui de décider si sa vie mérite de continuer ou pas ?

Personnellement, je détesterais qu'on décide de mon droit à vivre à ma place. Et j'aimerais rencontrer une seule personne qui ne pense pas comme moi à ce sujet...

Cordialement,
Merci d'exprimer si bien ce que je pense !

Et il en est de même pour la souffrance de la mère de l'enfant. Malgré cette souffrance, sa vie sera plus belle et pleine de sens si elle s'est sacrifiée pour que son enfant vive, que si elle accepte qu'on l'élimine.
L'amie de Salésienne n'est-elle pas en dépression depuis qu'elle a avorté ?

C'est pour ça que je pense qu'il faut d'urgence que l'Église œuvre à changer les mentalités sur cette question de l'adoption, afin que les parents qui ont le courage de faire adopter leur enfant soient soutenus et consolés par ceux qui les entoure, et non jugés et condamnés.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Isabelle47 »

Je suis profondément contre l'avortement.
Je n'ai jamais pensé que ce soit un remède ni une solution.
Encore moins une bonne chose.
Et je n'ai pas l'espoir délirant de vivre dans un monde de Bisounours.

J'ai accueilli un enfant dans ma famille, un petit garçon, entre l'âge de six mois jusqu'à cinq ans, que j'ai élevé avec mes enfants.
Il est ensuite retourné auprès de sa mère (une très jeune femme) dont la situation avait évolué.
Je ne prétends pas ériger cela en exemple mais signaler les possibles difficultés voire impossibilités (j'ai une amie qui a adopté un enfant avec les meilleures intentions et ce fut un désastre pour tout le monde)
Cette solution, apparemment la plus généreuse, est difficile à généraliser.
Vous avez signalé les écueils: culpabilités, manque de confiance et d'ouverture; j'ajouterais: illusions (en toute bonne foi) quant à ses propres capacités, celles de l'enfant à accueillir, de sa propre famille, sans oublier la famille de l'enfant.

Changer les états d'esprit quant à la culpabilité et la responsabilité, je ne peux qu'être d'accord; mais comment envisager ce travail d'information, préparation et soutien? Qui l'assumera?
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Amour&Responsabilité »

Bonsoir Isabelle,

Déjà, ce que vous avez fait en accueillant cet enfant est le genre d'actes qui contribue à transformer peu à peu une mentalité.

Comme je l'ai dit plus haut, mon mari et moi avions proposé à une amie d'accueillir son enfant de la même manière, mais elle n'a pas eu la force d'accepter de garder l'enfant sans le soutien du père.

Le christianisme n'est pas un monde de Bisounours, Jésus nous a invités à porter notre croix pour le suivre.

Mais, même si nous ne devons pas en voir les fruits nous-mêmes, nous devons inlassablement refuser de cautionner le mal. Je pense que nous sommes d'accord, vous et moi, sur ce point.

Pour contribuer à changer les mentalités, il faut d'abord avoir un regard d'amour sur chacun, et ne pas juger les personnes. Si on dénonce un mal, ce doit être par amour, sinon ce n'est pas chrétien.

L'Église a aussi une mission d'enseignement et d'annonce de la vérité. Ceux qui ont pour mission de parler au nom de l'Église doivent sans cesse exhorter les chrétiens à vivre en cohérence avec leur foi, et doivent aussi informer les non-chrétiens qu'il existe une autre voie que la voie de mort proposée par notre société.
L'Église ce n'est pas seulement les prédicateurs mais aussi chacun de nous. Nous avons le devoir de soutenir les prêtres, les consacrés et autres personnes ayant mission de témoigner, et de les encourager à ne pas avoir peur de parler de sujets aussi sensibles.

Nous devons manifester notre amour à chacun, sans jamais leur laisser croire que nous pensons que l'avortement puisse être une bonne chose dans certains cas. Pas besoin de polémiquer avec tout le monde, assumer tranquillement notre point de vue sur la vie, sans chercher à convaincre, est déjà un témoignage.

Je sais que la solution d'accueillir un enfant comme vous l'avez fait ne peut se généraliser à toutes les situations. C'est pour ça que je pense qu'il faut dédramatiser la question de l'adoption. Le fait de donner son enfant à adopter n'a pas toujours été considéré comme quelque chose d'immonde. C'est l'inversion des valeurs dans notre société qui pousse à considérer comme plus noble et courageux d'avorter que de porter un enfant pour le faire adopter. Je pense que si chaque chrétien, ne serait-ce que dans les discussions que nous avons avec notre entourage, parlait de l'acte de porter un enfant pour le faire adopter comme d'une chose très noble, cela permettrait à certaines personnes d'évoluer. Si cet acte était plus valorisé, il serait moins traumatisant.

Malheureusement, il y a quelques temps j'ai lu les commentaires d'un article du Figaro sur l'accouchement sous X, et de nombreux commentateurs traitaient de lâches les femmes accouchant sous X... :-@
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par ti'hamo »

"Changer les états d'esprit quant à la culpabilité et la responsabilité, je ne peux qu'être d'accord; mais comment envisager ce travail d'information, préparation et soutien? Qui l'assumera?"
Chacun de nous, chacun à son échelle, selon ses capacités, sa vocation, et les circonstances rencontrées. En agissant selon la charité et la vérité, et non selon l'esprit du monde.
Mais chacun de nous ne peut malheureusement pas changer instantanément le monde entier à lui seul.

C'est un peu comme ceux qui sauvent des vies et cachent des réfugiés pendant la guerre : ils ont bien agi, là où ils étaient, et ont sauvé ceux qui leur étaient confiés par la Providence,
mais d'autres ailleurs ne l'ont pas fait, et tout le monde n'a donc pas été sauvé.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Isabelle47 »

ti'hamo a écrit :(les enfants trisomiques sont sur ce point des sortes de malheureux canaris de mine : ils cristallisent sur eux toute cette déviation de la mentalité du temps présent :
bientôt, c'est ceux qui demandent une autre façon de les regarder, des structures adaptées, une meilleure connaissance de la maladie, qui feront figure d'étranges dinosaures d'un autre âge, voire de fascistes réactionnaires et fanatiques qui voudraient forcer les gens à souffrir,

parce que pour cette maladie il existera une solution admise, massivement appliquée, et qui permettrait une éradication totale du problème n'étaient quelques fanatiques qui passent à travers les mailles : l'avortement dit thérapeutique.

Et bien, pour les situations difficiles, c'est pareil.)

(je ne sais même pas pourquoi je parle au futur.)
Voyez-vous, quand une question aussi grave que celle-ci (comment éviter, du moins limiter, les avortements) tourne inévitablement au règlement de comptes homme/femme puis à l'exposé passionnel de ses propres certitudes, comment voulez-vous que des solutions concrètes puissent être trouvées? :( :(
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Amour&Responsabilité »

Pourquoi dites-vous que cela tourne au règlement de compte homme/femme ?

Par ailleurs, je ne trouve pas que le passage que vous citez soit un "exposé passionnel de ses propres certitudes". Que Ti'hamo soit ému en pensant à l'élimination des enfants trisomiques, en quoi est-ce que cela nuit à la discussion ?

Je trouve pour ma part que jusqu'à présent, cette discussion est particulièrement paisible pour un sujet aussi brûlant. Je trouve cela très encourageant au contraire.
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Re: Quelles solutions alternatives à l'avortement en France

Message non lu par Isabelle47 »

Continuons dans ce sens.
J'ai effectivement cité un message non pertinent, merci de le remarquer.
Il y a d'autres exemples dans ce sujet illustrant mieux ce que je voulais dire à propos de relations homme/femme et de l'exposition émotive de ses convictions.
(si vous avez la patience de tout relire) :oui:

Il s'agit de ne pas oublier que nous devons ici nous exprimer sur les "solutions alternatives à l'avortement".
(Même si penser, mettre en place et agir des solutions concrètes est plus difficile qu'exprimer ses convictions et émotions aussi justifiées soient-elles).
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