Mes chers amis,
Je ne voudrais pour rien au monde que mon sujet soit à l'origine des malentendus entre vous, chacun a son vécu et ses expériences, elles sont toutes précieuses et je vous remercie profondément de me donner vos points de vue, soient-ils semblables aux miens ou pas, c'est enrichissant et ça porte à la réfléxion.
Oui, cher C-J, j'ai bien suivi une psychothérapie, elle m'a été d'une aide inestimable. Je me souviens d'un après midi, je suis arrivée à l'église dans un état lamentable, je refusais à l'époque ma maladie en me disant que ça allait passer. Le prêtre m'a vue et le pauve homme a été dépassé par mon état, je pleurais et tremblais, j'avais peur d'être loin de chez moi, mais j'avais besoin d'être dans un lieu "sur".
Il était dépassé, mais il n'a pas tenté une seule seconde de se débarrasser de moi, nous avons parlé et parlé, il m'a dit "ma fille, il faut que vous vous fassiez soigner". Ensuite, mon mari, voyant mon état, a décidé que bon, il fallait peut être faire quelque chose.
J'ai eu un spécialiste en psychiatrie et psychothérapie qui m'a été conseillé, il m'a mise sous médication, nous avons vu ensembles ce qui m'avait mis dans cet état et d'y mettre au clair tous les petits et grands malheurs vrais ou imaginaires m'a aidé à rélativiser.
Ah cher Paxetbonum, il y a des choses que l'on ne peut pas imposer ou raconter à ses proches, il est bon de les dire à un tiers non impliqué, mais il faut un professionnel, il y a beaucoup de charlatans qui profitent des gens en état de faiblesse.
J'ai été on ne peut plus entourée, je suis consciente de ma grande chance, cette épreuve m'a faite grandir, je n'ai pas demandé à Dieu de me guérir mais de me donner des forces pour trouver une solution.
Et je ne sais pas d'ou j'ai sorti les forces pour le faire, croyez-moi, parce que j'étais dans un état très précaire physique et psychiquement.
Il y a beaucoup de mythes autour des maladies mentales, mais on s'en sort la plupart du temps, la psychiatrie a fait énormément d'avancées, on comprend mieux les mécanismes de la dépression, maladie très complexe.
Esperanza, merci pour vos mots, oui, les mères de famille sont l'axe autour duquel la cellule familiale doit tourner, heureusement que ma mère est venue huit mois pour m'aider, car alitée jour et nuit, franchement, j'aurais eu du mal. J'avais une responsabilité énorme vis à vis de ma petite famille, ils ont besoin de moi, j'aime mon travail de maman et épouse, j'aime prendre soin d'eux, et ils me le rendent bien, dans notre maison chacun a sa place et ma place était en arrêt maladie, ce qui aurait pu être la cata si ma maman et parfois ma belle maman n'étaient pas venues nous aider. Braves femmes, que Dieu les bénisse, elles nous ont donné tant d'amour, et les tantes, les oncles, les cousins et cousines... toute la famille tournait autour de moi, malgré tout, nous avons compris que nous sommes une famille soudée, c'est un bonheur, nous sommes très
vintage mais ca nous plait
Je vais mieux, mes amis, mon traitement fonctionne, nous l'avons beaucoup réduit, je suis redevenue pratiquement celle que j'étais, Dieu m'a donné des forces et j'ai fait ce que j'ai pu avec ces forces, je ne sais pas trop comment le remercier, je le fais chaque jour, car lorsqu'on a été malade et qu'on guérit, on ne peut que s'émerveiller de chaque petit bonheur de la vie, merci Seigneur de m'avoir permis de comprendre la beauté de la vie, la beauté de ton amour, merci
Merci à vous encore, je vais bien, je me sens plus heureuse que jamais et si je devais avoir une rechute, je lutterai à nouveau.