Re: Sexualité dans le mariage, honte, question pratique
Publié : mar. 06 janv. 2026, 20:57
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
J'avoue que je n'ai jamais tiré aucun plaisir par les rapports sexuels (vaginaux), mais je trouve que ce n'est pas anormal. Implicitement je suis contente lorsque mon époux il est satisfait et en plus j'ai un projet bébé !Fée Violine a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 17:59Ah si, quand même ! Pas le seul but, mais c'est important.
Un plaisir partagé, ce qui ne semble pas être votre situation.
Il va bientôt rentrer à la maison, je vais essayer d'avoir une discussion sérieuse avec lui ce soir.Fée Violine a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 17:48En effet, au lieu de parler de foi, il faudrait lui dire à quel point vous détestez ces pratiques douloureuses et sales. Il croit peut-être que ça vous plaît.Anna2003 a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 1:50
Je comprends, mais vous avez raison. Je dois en discuter avec lui.
C'est peut-être ma faute si j'accepte trop de choses. Parfois, je pense même que mon mari me respecte moins parce que j'accepte cela.
Je pense que mon argument principal devrait être que je me sens mal, car les arguments liés à la foi ne comptent pas pour lui.
Mais il aura peut-être du mal à comprendre pourquoi subitement vous refusez, alors que jusque-là vous ne disiez rien.
Vous pensez que ça sera préférable de voir un prêtre du monde 'tradi' ou un prêtre d'une paroisse 'ordinaire'?
Je suis déterminée à tout faire pour avoir un mariage heureux. Je comprends que ce que j'ai écrit ici ne donne pas une bonne impression de mon mari, mais je vous assure qu'il est un homme merveilleux.nicolas-p a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 21:09
2 solutions:
soit il accepte soit il n'accepte pas.
et ce sera à vous bien sûr peut-être avec douleur d'en tirer les conséquences.
Si il n'a pas réellement de trouble dans sa personnalité et qu' il vous aime :
il sera et "il doit " être capable de vous entendre et de vous respecter.
Si ses "pulsions" ne sont pas contrôlables ( dans le sens où il n'est pas capable pour vous respecter d'y sursoir) cela relève de la consultation spécialisée (médicale) soit de problèmes dans le domaine du spirituel voir les deux.( c'est souvent intriqué).
Non ce n'est pas "normal " d'aimer la sodomie et de considérer que c'est une pratique que l'on peut avoir surtout quand on impose à la personne en face .
Vraiment ? Je pensais que c'était très rare et que seules les pires filles pouvaient accepter cela. Et cela me culpabilise encore plus.
Je vous assure qu'il n'y a absolument aucun risque de dépendance financière. La situation financière de ma famille n'est même pas comparable à celle de la famille de mon mari. De plus, lorsque j'aurai terminé mes études, je devrais normalement toucher un très bon salaire, bien supérieur au sien. (Je sais qu'il n'est pas courant de combiner études et mariage à un jeune âge, mais je sais que je peux y arriver !)patatedouce a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 22:35 Je me permets une remarque importante.
Ce que vous décrivez n’est pas une exigence normale du mariage.
Je me permets aussi de vous dire ceci avec bienveillance : soyez attentive à votre propre sécurité et à votre liberté intérieure. La dépendance (affective, matérielle, familiale) peut parfois rendre plus difficile le fait de poser des limites plus tard.(quand vous aurez des enfants, en cas de dependance financiere
..)![]()
Il ne s’agit pas de vous faire peur, mais de vous inviter à discerner lucidement, dès maintenant, ce qui est bon pour vous et pour votre avenir.
Mais votre souffrance mérite d’être prise au sérieux![]()
Je vous remercie pour votre message.patatedouce a écrit : ↑mar. 06 janv. 2026, 18:27 Bonjour,
Si on peut donner une piste de solution juridique (ou canonique) à votre problème :
Le "Vademecum pour les confesseurs" (1997)
paragraphe 13
13. Les cas de coopération au péché du conjoint, qui volontairement rend infécond l'acte unitif, présentent des difficultés spéciales. Dans un premier temps, il faut distinguer la coopération proprement dite de la violence ou de l'imposition injuste de la part d'un des conjoints auxquelles l'autre ne peut s'opposer (46). Une telle coopération peut être licite quand sont réunies les trois conditions suivantes. Il faut que :
l'action du conjoint coopérant ne soit pas déjà en elle-même illicite ;(47)
il existe des motifs proportionnellement graves pour coopérer au péché du conjoint ;
on cherche à aider le conjoint à abandonner un tel comportement (avec patience, par la prière, dans la charité, par le dialogue : mais pas nécessairement à ce moment, ni à chaque occasion).
14. En outre, on devra soigneusement apprécier la coopération au mal devant l'usage des moyens qui peuvent avoir des effets abortifs.(48)
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Je pense que c'est une situation délicate qui n'a pas de solution unique.
-> nullité du mariage car il apostasie
-> est ce que vous souhaitez vraiment pas cette situation ? je pense que oui
-> est-ce que vous pouvez fixer une limite et vous ne la fixé pas ?
-> est-ce que vous êtes contrainte d'une certaine manière (paix du couple) ?
Si vous sentez que vous subissez totalement la situation ce qui semble le cas vous pouvez communier à mon avis
Si vous sentez que vous consentez à la situation alors faite le nécessaire (prenez des mesures, confessez vous) et allez communier (si vous le voulez)
Après saint Paul demande la soumission et l'exemple pour la conversion (je dis ca dans le sens ou il demande pas la brutalité mais bien sur il faut que vous vous posiez des questions sur consentement (s'il n'y a pas d'enfant il est encore temps...))
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j'ai un exemple marrant pour illustrer ce point :
Si vous êtes guichetière d'une banque. Que des voleurs braquent la banque. Vous donner l'argent mais vous ne commettez pas de pêché pour autant... Ce n'est pas vous qui braquez la banque...
Désolé, mais, non.Ombiace a écrit : ↑lun. 05 janv. 2026, 19:07 Je ne pense pas que le prêtre ait besoin de détail. Vous pouvez vous contenter de dire que vous avez des pratiques non admises par l'Eglise en matière de sexualité. Ce sont les raisons qui vous ont conduite à ces pratiques qui devraient lui sembler ou non relever du registre peccamineux. En principe, pour une confession, c'est cela qui compte. Enfin, je crois
Oui, mais à mon cas , expliquer qu'il s'agit des relations entre mon mari et moi, et je donne mon consentement passivement pour la paix du couple, n'est pas suffisant ?Toto2 a écrit : ↑mer. 07 janv. 2026, 0:26Ombiace a écrit : ↑lun. 05 janv. 2026, 19:07 Je ne pense pas que le prêtre ait besoin de détail. Vous pouvez vous contenter de dire que vous avez des pratiques non admises par l'Eglise en matière de sexualité. Ce sont les raisons qui vous ont conduite à ces pratiques qui devraient lui sembler ou non relever du registre peccamineux. En principe, pour une confession, c'est cela qui compte. Enfin, je crois
Désolé, mais, non.
Les péchés sexuels sont de nature différente, et le prêtre doit savoir ce qu'il absout. Il n'y a certes pas besoin de rentrer excessivement dans le détail, mais une masturbation, avoir des relations hétérosexuelles hors mariage, des relations homosexuelles, violer une fillette, sont bien des pratiques non admises par l'Eglise, mais sont différentes en matière de gravité.
Il faut donc avouer le fait tel qu'il est.