Gyrovague,
À propos de ...
Elle entend ainsi protester contre la «cruauté de l’abattage rituel (halal et casher)» qui se «généralise en France». Selon la Fondation Brigitte Bardot, «les animaux non étourdis sont égorgés à vif» et «éprouvent des souffrances inacceptables».
Dans le film de Franju, on va le dire ici pour amadouer tout le panel des juges, comme dans ce film tellement hors-sujet qu'il en autorise le doute sur la probité de l'intervenant dans ce fil (sa pureté, son orientation sexuelle aussi sait-on jamais) : les moutons semblent bien passer par le même sale quart-d'heure que s'ils auraient eu à renconter en personne l'imam de la Casbah d'Alger. Et alors l'ancien champion de boxe ( le retour d'Allemagne, celui à droite qui aura été nourri grâce au plan Marshall), il paraissait passer le couteau sur des moutons éveillés, moutons bêlants, comme un peu agités voire. C'est quand même surprenant a priori. Que faudrait-il comprendre ?
Peut-être que c'est à peu près tout le monde qui se comportait comme des brutes dans les abattoirs jadis ? les Francs autant que les Maures pratiquement, et ce, jusqu'à tout récemment.
Peut-être le développement à grande échelle de la technique africaine «pour saigner son mouton entre quatre murs» et dans l'hexagone correspond-t-elle qu'à un retour à la méthode frustre d'auparavant. Faudrait donc penser à une régression. La nouveauté concernerait plutôt l'aspect taxe religieuse mahométane sur la viande, pas tellement cette affaire de souffrance animale.
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Si le Franju de 1977 trouverait horrible la méthode religieuse d'égorgement de moutons et au point de n'avoir rien vouloir filmer de semblable, disait-il, moi je demeure interloqué par le fait que je ne verrai pas beaucoup de différence quant à la souffrance, de deux traitements l'un, soit entre l'opération du tueur à Vaugirard dans son propre film soit celle du clan des Marocains à Marseilles en 2012.
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ENFIN
Il serait un double scandale au moins, je croirais comprendre. Scandale d'une régression procédurière et venant choquer la sensibilité d'aujourd'hui (faire souffrir les bêtes), scandale de la taxe religieuse cachée.
La vitesse fulgurante, disons la facilité déconcertante avec laquelle la religiosité dans le commerce se développe, pour finir, fait songer que les commerçants trouvent plus-que-leur-compte à se la jouer au collaborateur de la mosquée consentant et réjoui. C'est comme ils trouveraient vraiment leur profit à récupérer la mode écologique, la mode santé, etc.
Loi du marché ? main invisible ? intérêt général ?