Engagement politique (en France)

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
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Pneumatis
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Re: Engagement politique (en France)

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Bonjour Franck,

Je comprends votre position quant à l'identité culturelle mais ne la partage pas. Je me sens au contraire beaucoup plus en accord avec l'esprit qui se dégage des déclarations épiscopales que vous évoquez. C'est d'ailleurs fondamentalement la même logique que celle qui a tant fait couler d'encre après Dignitatis Humanae, mais qui pourtant est une logique de foi et d'espérance. Une culture ne se protège pas en s'enfermant dans des frontières ou en s'imposant à l'autre. C'est au contraire lorsqu'on laisse venir à soi l'autre sans crainte qu'il porte atteinte à notre identité que la culture de l'autre se transforme au contact de la notre. La vérité l'emporte toujours, nous devons le croire.

D'abord, la crainte de l'Islam en France me semble être assez peu réaliste aujourd'hui : ce qui guette l'Islam en France est exactement ce qui a atteint la culture chrétienne, à savoir l'athéisme ou l'agnosticisme, sous l'influence du libéralisme sauvage. L'Islam reste pour l'essentiel justement une marque identitaire accentuée par le communautarisme vers lequel on le pousse. Le problème, comme vous l'indiquez, se trouve alors plutôt dans le choc des cultures que dans une confrontation des doctrines. Je pense que le communautarisme et la forte identité musulmane en France qui donne tant l'impression de ne pas s'adapter à la culture française, ou de la submerger, est surtout le fait d'un manque d'accueil de cette culture, d'une crainte latente de voir disparaitre notre propre identité, et qui finalement entretien toujours cet état de fait communautaire. En nous raidissant sur notre identité, nous ne faisons qu'accentuer le phénomène.

Nous-même n'avons nous pas comme soucis de porter la culture chrétienne dans le monde avec l'évangile ? Cette tolérance que nous voulons pour les chrétiens dans les pays musulmans (en plus de la fin des persécutions) n'est pas qu'un moyen de prosélytisme religieux. C'est une véritable vertu chrétienne qui permet de transcender les clivages : celle qui privilégie la liberté, et fonde l'espérance. Et cette vertu, il faut l'appliquer à nous en premier, comme témoignage justement de notre foi et de notre espérance. L'Eglise ne passera pas, la foi des chrétiens ne mourra pas, même si ils doivent être submergés par un torrent de culture musulmane. Et si la culture française aux racines chrétiennes en particulier devait avoir une importance aux yeux de Dieu, alors nous saurons mieux le servir et donc servir cette identité en manifestant de la confiance qu'en nous protégeant derrière des principes d'exclusion et de division (qui sont les outils privilégiés du diviseur justement).

Bref lorsqu'on constate qu'une autre religion ou une autre culture fait concurrence, ce n'est pas en la rejetant qu'on peut changer la donne, car le rejet n'est justement pas dans nos valeurs. Par la méfiance et le rejet de l'autre culture nous faisons tout le contraire de servir notre culture chrétienne. En revanche par l'accueil confiant, plein de charité et d'ouverture à l'autre, nous apprenons à connaitre cette autre culture et en même temps nous témoignons véritablement des racines chrétiennes : celles qui dépassent les frontières et les différences. Accueillir les musulmans à bras ouvert dans notre France, fille ainée de l'Eglise, en leur portant une amitié toute particulière, c'est une voie très forte d'évangélisation, j'en suis convaincu.
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Franck a écrit :vous renforceriez ainsi le poids électoral des familles de culture musulmane (1) qui, à en croire les différentes enquêtes menées sur le vote religieux en France, plébiscitent le Parti Socialiste mais aussi les partis d'extrême gauche.
Evidemment, puisque la droite les rejette, au moins dans l'esprit général, en les présentant comme une menace pour notre identité. Evidemment, qu'ils votent à gauche ! La solution ce n'est pas de les empêcher d'être mieux représentés sur le plan démocratique, mais bien de leur offrir d'autres options de vote en ouvrant les bras à ces personnes. Offrez aux musulmans le choix d'un parti qui les accueille dans l'amitié et le respect évident de leur dignité, en prônant des valeurs comme le respect de la vie humaine, la solidarité, la famille etc... Croyez-vous qu'ils continueront de voter à gauche ? Ne croyez-vous pas que c'est une solution juste ? Car je suis convaincu que si nos différences sont profondes avec nos frères musulmans, ils peuvent nous accompagner sur le plan social dans le combat pour la vie. Et ça, ça ne se néglige pas. Comme vous dites, nos évêques et responsables des relations interreligieuses l'ont bien compris.
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Votre réponse à Franck tombe à point nommé : j'allais justement vous demander comment votre parti voit l'immigration. Menace ? Chance ? Est-il favorable au regroupement familial ? A la régularisation de la plupart des sans-papiers ?
Et je voudrais également savoir comment vous voyez la laïcité; pour prendre un exemple, comment considérez-vous le fait que le voile et les différents signes religieux soient interdits à l'école ?
Mes questions sont assez ciblées; il est possible que votre parti ne ce soit pas encore prononcé sur ces points. Les "grandes lignes" me suffiront ;) .

Cordialement,

Sofia.
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Sofia a écrit :Mais je pense que donner une demi-voix supplémentaire à leurs parents est une mauvaise idée; je suis persuadée qu'il doit exister un meilleur moyen (ne me demander pas lequel, je sèche...pour l'instant).
J'avoue que non seulement l'idée n'est pas de moi, mais je n'ai pas trouvé mieux non plus. J'en déduis donc, en ce qui me concerne que c'est une très bonne idée. C'est un peu cynique dit comme ça, mais c'est juste que votre remarque me fait penser à cette phrase de Churchill, qui dit en substance, la démocratie est le pire des systèmes, mais on n'en a a pas inventé de mieux. Aujourd'hui l'Eglise nous enseigne sur la démocratie, aussi absurde que nous paraisse la logique du système, que c'est un système qui met hautement en valeur la dignité de tout être humain, aussi inapte soit-il à comprendre les rouages de sociétés technocratiques comme les notres.

Ce qui compte donc, ce n'est pas seulement le fait que les enfants soient représentés à l'intérieur des urnes, mais le fait qu'on leur reconnaisse cette dignité, pour ne pas dire cette existence. Et c'est en reconnaissant aux enfants cette dignité, ce droit à être représenté, qu'on transforme de l'intérieur une société en lui faisant vraiment comprendre qu'elle doit penser à l'avenir de ses enfants et qu'elle doit être à leur écoute.

Dire qu'il faut penser à l'avenir de nos enfants, et ne pas le manifester dans la logique même du système, c'est comme de dire "Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais". On veut que nos enfants soient plus au coeur de nos préoccupations, mais la société, par ce déni de représentation, donne exactement l'exemple contraire.

Enfin, pour terminer, faire évoluer le système ne doit pas se penser uniquement comme du paliatif, ou de la réaction à l'état des choses. Il faut innover pour faire changer les choses. Pour nos enfants, on ne fait pas des lois malgré le constat que de toute façon les parents s'en foutent de leurs enfants, en essayant de contourner ce problème comme si c'était une fatalité. Mais on part de ce problème justement, et on se demande ce qu'on peut faire pour que les gens soient plus responsables vis-à-vis de leurs enfants. Et là, c'est une règle pédagogique basique et ancestrale : on donne l'exemple, en mettant en oeuvre une mesure positive. On avance, et ainsi on fait avancer chaque individu un peu plus dans cette direction.
Sofia a écrit :j'allais justement vous demander comment votre parti voit l'immigration. Menace ? Chance ? Est-il favorable au regroupement familial ? A la régularisation de la plupart des sans-papiers ?
Je n'ai pas encore eu l'occasion de débattre de ces sujets au sein du parti solidarité, mais ma position personnelle rejoint celle des évêques de France et de Jean-Paul II qui disait : « L'Eglise se sent le devoir d'être proche, comme le bon samaritain, du clandestin et du réfugié, icône contemporaine du voyageur dépouillé, roué de coups et abandonné sur le bord de la route. ». Je crois que ce n'est pas seulement la vocation de l'Eglise, mais également de notre société. Je lisais récemment dans un document de la conférence épiscopale française un texte sur la pastorale des migrants qui expliquait en substance la contradiction du système français d'avec le bon sens : une terre d'asile est un terre qui accueille au mieux les migrants pour faciliter leur intégration, tandis que nous exigeons d'eux qu'ils s'intègrent pour faciliter leur accueil. Y a comme un problème.
Sofia a écrit :Et je voudrais également savoir comment vous voyez la laïcité; pour prendre un exemple, comment considérez-vous le fait que le voile et les différents signes religieux soient interdits à l'école ?
Là aussi je vais devoir vous répondre en mon nom propre, et ne saurai parler pour l'instant au nom de tout le parti solidarité : je suis très attaché au concept de laïcité que je considère même comme une invention de l'Eglise ("rendez à César ce qui est à César"), laquelle a toujours défendu la séparation du spirituel et du temporel. Pour autant je ne crois pas que cette laïcité doivent cacher la foi et la spiritualité en la cloisonnant "dans la sphère privée", comme on dit. C'est une déformation du concept de laïcité. Les signes d'appartenance religieuse sont une richesse, ils témoignent du fait que Dieu joue un rôle dans nos vies, qu'on soit chrétien, musulman, bouddhiste ou autre. Les cacher en les interdisant c'est faire perdre aux générations futures toute capacité à s'interroger sur la spiritualité. C'est en substance le discours qu'on tenu les évêques suisses lorsqu'ils se sont opposé à ce projet de loi visant à interdire la construction des minarets.

On a dit que les signes d'appartenance religieuse était des occasions de confrontation. Mais la confrontation est saine et bonne. Lorsqu'elle se transforme en discrimination au contraire, c'est là qu'ils faut informer, enseigner, mais ne surtout pas cacher le problème. Sinon non seulement on n'aura rien appris à nos enfants sur la discrimination, mais en plus on aura contribué à les désintéresser un peu plus de la spiritualité.

Nous nous construisons en grande partie dans la relation à l'autre. Réduire la vie religieuse à des communautés fermées condamne soit au communautarisme soit à faire disparaitre la pratique religieuse de nos vies. C'est exactement le constat qu'on peut faire en France actuellement.
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Merci Pneumatis.

Une dernière pour la route, parce que vous devez être un peu fatigué de mes questions :
Pneumatis a écrit :4.2/ Réserver l’institution du mariage à l’union d’un seul homme avec une seule femme (pas de remariage, pas de polygamie ou de polyandrie, pas de mariage pour des couples homosexuels)
Le mariage dont vous parlez ici, c'est le mariage religieux ou civil ? Dans le deuxième cas, comment comptez-vous empêcher les gens de se remarier ? Là, comme ça, ça ne me semble pas possible.
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Sofia a écrit :Le mariage dont vous parlez ici, c'est le mariage religieux ou civil ? Dans le deuxième cas, comment comptez-vous empêcher les gens de se remarier ? Là, comme ça, ça ne me semble pas possible.
Vous faites bien de poser la question... Il s'agit du mariage civil, bien sur. Je rappelle à cette occasion que le parti Solidarité n'est pas un parti confessionnel, quoiqu'il trouve son inspiration dans la doctrine sociale de l'Eglise. Il n'est pas un parti qui émane de l'Eglise, au sens institutionnel. Le contenu entre parenthèse est de moi, et je n'ai donc aucune certitude à savoir si le projet de Solidarité vise bien à faire disparaitre toute possibilité de divorce et de remariage sur le plan institutionnel. Mais c'est en tout cas mon opinion (à un bémol prêt).

Sur le comment c'est aussi simple que de ne pas le permettre dans la loi, c'est-à-dire ne pas reconnaitre comme possible la dissolution d'un mariage sur les critères qui sont en vigueur actuellement. La polygamie par exemple, ou le mariage en ligne directe (entre frères et soeurs, ou parents), ou encore le mariage homosexuel, sont interdits en France, c'est donc bien qu'il est possible d'avoir une législation contraignante en matière de mariage. De même que nous sommes contraint par la loi à porter assistance alimentaire et sanitaire à nos enfants, et nos enfants ont la même contrainte envers nous, de même que la loi sur le mariage contraint les époux à une communauté de vie, la même loi peut tout à fait réduire les possibilités de divorce à quelques cas très exceptionnels.

Cela suppose évidemment de mettre toute notre énergie à soutenir et accompagner les couples mariés, particulièrement dans l'adversité, comme par exemple en cas d'adultère. Il faut favoriser et encourager la stabilité du couple et de la famille, encore une fois. C'est tout le contraire de ce que nous faisons actuellement.

Le divorce doit alors rester une situation très exceptionnelle (comme dans les cas de violence conjugale par exemple) et doit être vraiment accompagné au mieux. Cela ne doit pas être une simple formalité administrative, évidemment (ce que cela n'est pas toutefois, reconnaissons-le). Quant au remariage dans ces cas exceptionnels, je sèche et avoue mon incompétence à me prononcer.
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Bonjour Pneumatis,

La position de certains épiscopats sur l'immigration est intenable car incohérente. On ne peut dans le même temps déplorer un libéralisme réputé sauvage et soutenir les droits d'une immigration aux causes essentiellement économiques : pauvreté dans les pays de départ et nécessité de maintenir la pression sur le salariat dans les pays d'arrivée. En ce sens, on pourrait même s'avancer à dire que l’immigration constitue l'armée de réserve d’une certaine forme de capitalisme. La libre circulation des personnes permet de littéralement remplacer les peuples peu dociles et de briser les enracinements culturels et nationaux, qui constituent autant de résistances naturelles au marché. (*) Ce précepte libéral, paradoxalement défendu par certains épiscopats, ne peut déboucher que sur la négation des spécificités nationales et sur la réduction de l'homme à un simple facteur de production parfaitement interchangeable, pour ne pas dire substituable. On fait dès lors plus que frôler le matérialisme. Il me semble par ailleurs que l'Église, dans son enseignement social, reconnaît l'importance de la nation et insiste sur la question des devoirs de l’immigré, notamment en ce qui concerne la sensibilité religieuse de son pays d'accueil. Cette nuance me paraît tout à fait compatible avec un vote positif à la votation concernant les minarets suisses par exemple.

Le christianisme n'est de surcroît pas synonyme de masochisme. Rien ne nous oblige à nous infliger un fardeau que nous ne sommes pas certains de pouvoir supporter. Notre culture occidentale et chrétienne est de fait bien trop faible pour résister en l'état actuel des choses à un afflux massif de personnes issues d'une autre culture. Cela ne résulte pas tant de la force de la civilisation islamique, qui s'est en réalité également amoindrie, que du travail de sape intérieur exercé contre notre civilisation. Ce phénomène est ancien, ses racines remontent à la Renaissance, et les musulmans de France n'en sont pas responsables, c'est évident. Il apparaît cependant que lorsqu'une civilisation en décadence, la nôtre, rencontre une civilisation affaiblie et sur la défensive, la civilisation islamique, deux scénarios sont envisageables : l'affrontement ou l'absorption de la première par la seconde. Cela n'a rien de réjouissant. Le meilleur moyen de prévenir ces évènements consiste à établir une ligne de partage nette et stricte entre notre monde et le monde musulman. Les frontières peu ou pas déterminées sont plus souvent sources de conflit que d’échange.

Coexistons donc en bonne intelligence avec nos voisins musulmans, les exemples de réussite ne manquent pas à ce niveau, mais ne nous acharnons pas à vouloir les installer dans notre propre demeure. Cela signifie que les chrétiens vivant dans des pays musulmans n'ont aucun avenir en dehors de l'exil me direz-vous. Certes, mais c'est déjà le cas à l’heure actuelle ! Ce phénomène est irréversible, à moins d'organiser de nouvelles croisades. Tâchons au moins de nous souvenir de leur exemple afin de ne pas terminer comme eux, comme des étrangers obligés de fuir la terre qu'occupaient leurs ancêtres bien avant l'arrivée des musulmans. Profitons même de ces malheureux chrétiens exilés pour parfaire notre connaissance de l'islam. Ces gens vivent après tout au contact des musulmans depuis près de 14 siècles. Ils constituent donc une source d'information de première main sur cette religion. Nous verrons bien s'ils parlent de tolérance, de respect, d'accueil de l’autre, etc. Je serais également curieux de leur demander en quoi la culture musulmane a pu les enrichir. Mon expérience m'incite à penser que nous devons demeurer durs et inflexibles à l'égard de l'islam car tout autre langage serait perçu comme un aveu de faiblesse.

On parle souvent du caractère magnanime de Saladin, qui a épargné les chrétiens de Jérusalem en 1187. C'est en partie justifié, Saladin était un homme à l'esprit authentiquement chevaleresque. Sa clémence fut toutefois forcée par l'intransigeance des chrétiens qui négocièrent leur reddition. Ils menacèrent en effet de raser tous les lieux saints islamiques de Jérusalem, d'égorger plus de 5.000 captifs musulmans, d'assassiner leurs femmes et leurs enfants afin qu'ils ne soient pas réduits en esclavage, de détruire leurs biens et de se battre jusqu'à la mort si la clémence leur était refusée. Voilà un bon résumé de l'aporie nommée dialogue islamo-chrétien.

En Christ,
Franck

(*) J'insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit pas de ma pensée mais de la seule position cohérente que pourraient adopter certains évêques au regard de leurs autres interventions sur les sujets économiques.
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Merci pour votre réponse Franck,
Franck a écrit :En ce sens, on pourrait même s'avancer à dire que l’immigration constitue l'armée de réserve d’une certaine forme de capitalisme. La libre circulation des personnes permet de littéralement remplacer les peuples peu dociles et de briser les enracinements culturels et nationaux, qui constituent autant de résistances naturelles au marché. (*) Ce précepte libéral, paradoxalement défendu par certains épiscopats, ne peut déboucher que sur la négation des spécificités nationales et sur la réduction de l'homme à un simple facteur de production parfaitement interchangeable, pour ne pas dire substituable. On fait dès lors plus que frôler le matérialisme.
L'analyse qui découle de ce premier postulat est très pertinente, mais il me semble que le postulat est faussé puisqu'il confond les causes entre elles. Ce que vous décrivez, la cause en est le libéralisme sauvage, pas l'immigration. Le libéralisme sauvage n'étant pas une fatalité, la mesure de redressement n'a aucune raison de se porter sur l'immigration, sinon des raisons très immédiates (faute de mieux). C'est plutôt sur la cause elle-même, le libéralisme sauvage, qu'il faut peser. En pénalisant le migrant pour cause de libéralisme sauvage, vous ne faites que cautionner le libéralisme en question. L'attitude juste, et je pèse le mot, consiste plutôt à dire : il nous faut combattre maintenant ce libéralisme sauvage pour ne pas qu'il détourne l'accueil du migrant et du réfugié à l'avantage de son système inique.

Evidemment tant qu'on est dans l'ultralibéralisme, faire venir à soi des flots d'immigrants venu de pays très pauvres s'apparente à une nouvelle forme de commerce d'esclaves. Sauf que d'une part il ne s'agit pas de faire venir, mais de laisser venir, et d'autre part de justement s'organiser pour que cela ne se transforme pas en un nouveau commerce d'esclaves (si vous me permettez cette caricature). Je le redis, évidemment si vous partez du principe que le libéralisme sauvage est une fatalité, je ne peux que vous rejoindre dans le fait qu'il faut au moins protéger les potentiels migrants de ce danger qui les guette à venir sur notre territoire, et ainsi au moins conserver une résistance au développement du libéralisme sauvage. Mais votre résistance est passive et reporte injustement le défaut d'un système sur ceux qui, pardonnez-moi l'expression, n'y sont pour rien.

C'est une façon de dire à l'étranger qui frappe à votre porte : "non, retournez chez vous parce que là, ma famille risque d'abuser de vous et comme en plus vous ne vous laisserez pas faire, à la fin ce sera vous ou nous.". Il y a peut-être un peu moins cynique comme approche. Comme par exemple une approche un peu plus globale qui voit dans l'accueil de l'autre un ingrédient parmi d'autres pour enseigner un peu à votre famille que de ne vivre que pour soi n'est peut-être pas le bon choix de vie.

La position des évêques n'a donc rien d'incohérent dans la mesure où elle s'oppose aussi au libéralisme sauvage justement, mais dans ses fondements. Elle n'essaie pas de contenir tant bien que mal la bête en surface pour éviter que ça ne fasse des vagues supplémentaires, mais elle propose une vision globale en cohérence avec le développement intégral de l'homme. De là, non seulement l'accueil de l'étranger est possible, mais il contribue même sur le plan psycho-sociologique, à réveiller la conscience individuelle obligée de se tourner un peu plus vers l'autre.

Il ne faut pas oublier, comme je l'indiquais pour le droit de vote parental, que nous avons des attitudes qui s'alignent, dans les grandes lignes et par analogie, sur les orientations de notre nation. Si notre nation se ferme aux autres, par analogie, chaque individu apprend à se fermer à autrui. Dans le sens inverse, vivre dans un pays qui peut se vanter d'être une terre d'accueil, en particulier pour les nécessiteux, est un incroyable stimulant pour développer la charité dans le coeur de chacun. Comment puis-je apprendre à mes enfants à accueillir l'étranger nécessiteux si dans le même temps je soutiens une politique de rejet de ces mêmes étrangers nécessiteux ? Je lui sort quoi ? L'éternel rengaine "charité bien ordonnée commence par soi-même" ? Je suis assuré qu'une fois grand, avec une éducation pareille, mon enfant ira droit voter à droite avec tout ce que cela suppose, conforté par l'exemple que lui aura donné son papa qu'on peut penser d'abord à son bien individuel tout en tenant un discours tout à fait contraire devant les bonnes gens, sur le parvis de l'Eglise.
Franck a écrit :Il me semble par ailleurs que l'Église, dans son enseignement social, reconnaît l'importance de la nation et insiste sur la question des devoirs de l’immigré, notamment en ce qui concerne la sensibilité religieuse de son pays d'accueil. Cette nuance me paraît tout à fait compatible avec un vote positif à la votation concernant les minarets suisses par exemple.
Cela ne veut pas dire qu'il faille que cela soit un pré-requis pour être accueilli. L'accueil est toujours premier : quand quelqu'un frappe à votre porte, la charité vous impose de d'abord le laisser rentrer avant de l'obliger à prouver qu'il ne va pas mettre le bordel chez vous. Et c'est d'ailleurs en étant reçu qu'il peut vous apporter cette preuve. Cela étant dit, il peut arriver des fois où après un temps de réflexion, il s'avère que vous ayez plus qu'envie de mettre cette personne à la porte. Mais je suis certain que vous ne l'aurez pas fait sans vous être assuré de votre possible pour que ce ne soit pas un abandon de la personne.

Pour finir sur la richesse qu'on gagne à rencontrer l'autre, ce n'est pas une richesse qui vient de manière descendante du musulman vers le chrétien, mais une richesse qui émane de la rencontre entre deux personnes de culture différente. La richesse c'est même parfois de réaliser tout ce qu'on a et que les autres n'ont pas, par exemple. Transposé au culturel, cela permet souvent de mieux appréhender les richesses de notre culture sur lesquelles nous nous sommes trop longtemps endormi. Vous savez, c'est un principe cognitif de base : la connaissance se forme par différenciation.
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comme priorité le respect de la personne humaine
Un peu plat, comme idée. Quel parti politique n'est pas - officiellement - pour le respect de la personne humaine ?
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Re: Engagement politique (en France)

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2/ Instauration au niveau européen d’un droit de vote parental pour les enfants mineurs ou sous tutelle, sous la forme d’une demi-voix par enfant donnée à chaque parent.
hein !? :sonne:

mais c'est injuste, en quel honneur ceux qui ont des enfants devraient-ils avoir plus de poids électoral que les autres ? c'est une vraie discrimination !
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Re: Engagement politique (en France)

Message non lu par philémon.siclone »

3/ Versement d’une allocation de soutien aux femmes enceintes qui le désirent.
Je trouve qu'il est plus sûr d'attendre que le petit soit mis au monde. Au lieu d'aider les gens à faire n'importe quoi, aidons plutôt les familles...
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Re: Engagement politique (en France)

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4/ Compléter la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne de façon à protéger la vie humaine contre toute les tentatives de réification de l’homme. Ce qui suppose :
4.1/ d'ajouter à cette charte que "Tout être humain a droit à la vie, dès l’instant de sa conception jusqu’à sa mort naturelle" (reviens à inscrire comme contraire à cette charte notamment l'avortement, l'euthanasie et la peine de mort)
4.2/ Réserver l’institution du mariage à l’union d’un seul homme avec une seule femme (pas de remariage, pas de polygamie ou de polyandrie, pas de mariage pour des couples homosexuels)
Pour toutes ces questions de société, au risque de vous étonner, je ne crois pas qu'on puisse aussi brutalement revenir en arrière. La société a évolué, on ne peut pas discriminer les gens en fonction de leur style de vie. Les principes religieux ne doivent pas devenir des principes d'Etat, autrement on devient une sorte de république islamique à la sauce chrétienne. Il faut laisser un minimum de libertés aux gens. Je ne pense donc pas qu'on puisse interdire l'avortement. On peut mettre en place un système d'aides pour encourager les femmes enceintes à aller jusqu'au bout : prise en charge du bébé, adoption par une famille, prise en charge complète de la femme enceinte qui a subi le traumatisme du viol, et son suivi pendant x années. Mais interdire brutalement l'avortement dans tous les cas de figure, non.

Ne pas permettre l'euthanasie, d'accord. Mais il faut débattre de l'acharnement thérapeutique. Jusqu'où va-t-on dans le maintien en vie artificiel ?


Cas de remariage : au civil, je ne vois pas comment on peut l'interdire. Ou bien on interdit le mariage laïc, et on autorise seulement le mariage religieux ? Bon moyen de faire haïr la réligion.

Pas de mariage homosexuel : ça va de soi, parce que même d'un point de vue civil, le mariage homosexuel ne mène nulle part. Le but du mariage est la constitution d'une famille, et il faut affirmer ce principe qui n'a rien de honteux. Il va de soi qu'il ne peut pas y avoir de famille homosexuelle. Et il faut le dire ! Cependant, on ne peut pas nier la souffrance des personnes homosexuelles, ni réprimer leur choix de vie. Donc on peut inventer un type d'union à valeur légale, qui ne s'appellera pas "mariage", de sorte que les couples homosexuels aient toute leur place au sein de la société.

Pas de polygamie : si un musulman a les moyens d'entretenir plusieurs femmes, pourquoi l'en empêcher ? De toute façon, ce ne peut être qu'exceptionnel. C'est même en voie d'extinction dans les pays musulmans. Ce qu'il faut faire, en revanche, c'est veiller au respect des femmes qui ont cette sorte de vie. Qu'elles ne subissent pas de violences conjugales, et qu'elles aient les mêmes libertés que n'importe qui.
Dernière modification par philémon.siclone le jeu. 24 sept. 2009, 20:41, modifié 2 fois.
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Re: Engagement politique (en France)

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5/ Favoriser un commerce mondial plus équitable, en proposant une directive qui :
- responsabilise les entreprises sur l’impact social de leurs filiales et de leurs fournisseurs, y compris à l’étranger ;
- exige des entreprises qu’elles rendent compte de l’ensemble de leurs activités financières, afin de lutter contre l’évasion fiscale.
La responsabilisation des entreprises, ça n'existe pas... sauf peut-être chez les Bisounours !

Si vous voulez empêcher l'évasion fiscale, il n'y a qu'un seul moyen :

- fermeture sous pression internationale des paradis fiscaux. Sanctions internationales. Voire annexion pure et simple (Monaco).
- poursuites contre les établissements financiers opaques, et contre les évadés fiscaux : ne pas payer l'impôt est un délit qui doit être puni. Les poursuivre, les juger, les condamner, les mettre en prison, et même les pendre, en fonction de la gravité des cas. Car affamer les Etats est grave.
- taxer les délocalisations.
- taxer les importations.


Et j'ajouterais :
- nationalisation des banques.
- fermeture des bourses et des places financières.
- interdiction de la spéculation.
- abolition de l'usure.

Bref : interdire tout ce qui est nuisible et ne sert à rien.
Dernière modification par philémon.siclone le jeu. 24 sept. 2009, 20:42, modifié 1 fois.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus

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Re: Engagement politique (en France)

Message non lu par philémon.siclone »

6/ Mise en place du Chèque scolaire en Europe pour le primaire et le secondaire.
Un chèque scolaire ? Pour quoi faire ?

Non, ce qu'il faut, c'est une école publique qui fasse correctement son travail.

- retour de l'autorité du maître. Renvoi des élèves rebelles qui devront galérer pour se trouver une autre école. Et puis tiens : système de bonus/malus pour les élèves. Plus t'as de malus, plus t'as du mal à te trouver une école. Renvoi des élèves dont les parents posent problème (en se plaignant tout le temps, par exemple), et même système de bonus/malus.

- retour de la non mixité : on va à l'école pour travailler.

- retour du port de la blouse, puis de l'uniforme. Interdiction des gadgets. Renvoi des élèves qui amènent des portables :sonne: . Fournitures scolaires standardisées obligatoires. Interdiction du commerce de fournitures à effet de mode.

- tenue correcte des enseignants obligatoire. Costard cravate moustache pour les messieurs, jupe longue pour les dames. Vouvoiement entre collègues et d'enseignant à élèves.

- programmes avec le moins possible d'illustrations. A l'école, on travaille.

- classes de niveau. Sélection dès le primaire. Remise en place des programmes d'antan : lire, écrire, compter, géographie, histoire, etc. Retour du par coeur. Règles de grammaire et d'orthographe, tables de multiplication. Certificat d'études à la fin du primaire.

- entrée au collège sur concours. Filières professionnelles, apprentissage. Fin du Collège unique. etc.

Si on fait ça, ce ne sera pas un problème d'avoir des classes de 40. Pas la peine de salles d'ordinateur dès le primaire. On travaille très bien à l'école avec des moyens limités : des salles de cours, un tableau, des craies, des profs. (bien payés quand même). Et c'est bien sûr à l'Etat de financer tout ça.
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Re: Engagement politique (en France)

Message non lu par Pneumatis »

Bonsoir Philémon.siclone,

Je me permets de vous rappeler que le parti politique Solidarité - Liberté, Justice et Paix a pour vocation principale la défense de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle et comme source d'inspiration la doctrine sociale de l'Eglise. J'entends bien les idées que vous proposez, ce sont des idées qui ont toutes leur place dans les rangs du parti socialiste, mais qui sont en bien des points opposés à la doctrine sociale de l'Eglise et même à certaines bases du catéchisme.

Ainsi quand vous dites :
Il faut laisser un minimum de libertés aux gens. Je ne pense donc pas qu'on puisse interdire l'avortement.
J'espère que vous mesurez l'absurdité de la chose. Je pourrais prendre du temps pour en débattre, mais puisque nous sommes sur un forum catholique, je me contenterai de citer le catéchisme...
Catéchisme de l'Eglise Catholique a écrit :2270 La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l’être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie (cf. CDF, instr. " Donum vitæ " 1, 1).

Avant d’être façonné dans le ventre maternel, je te connaissais. Avant ta sortie du sein, je t’ai consacré (Jr 1, 5 ; cf. Jb 10, 8-12 ; Ps 22, 10-11).

Mes os n’étaient point cachés devant toi quand je fus fait dans le secret, brodé dans les profondeurs de la terre (Ps 139, 15).

2271 Depuis le premier siècle, l’Église a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n’a pas changé. Il demeure invariable. L’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale :

Tu ne tueras pas l’embryon par l’avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né (Didaché 2, 2 ; cf. Barnabé, ep. 19, 5 ; Epître à Diognète 5, 5 ; Tertullien, apol. 9).

Dieu, maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie, et l’homme doit s’en acquitter d’une manière digne de lui. La vie doit donc être sauvegardée avec soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables (GS 51, § 3).

2272 La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine. " Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication latæ sententiæ " (⇒ CIC, can. 1398) " par le fait même de la commission du délit " (⇒ CIC, can. 1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. ⇒ CIC, can. 1323-1324). L’Église n’entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l’innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société.

2273 Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain innocent constitue un élément constitutif de la société civile et de sa législation :

"Les droits inaliénables de la personne devront être reconnus et respectés par la société civile et l’autorité politique. Les droits de l’homme ne dépendent ni des individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la société et de l’état ; ils appartiennent à la nature humaine et sont inhérents à la personne en raison de l’acte créateur dont elle tire son origine. Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort " (CDF, instr. " Donum vitæ " 3).
Si vous êtes catholique, je pense que le magistère de l'Eglise aura quelque potentiel à vous faire réfléchir de nouveau sur la responsabilité de l'autorité civile dans la défense de la vie humaine. Cela dit, ce n'est pas parce qu'on est contre l'avortement qu'on prétend clouer au pilori les personnes qui pratiquent l'avortement. Il faut l'interdire et en conséquence accompagner véritablement les femmes lors des grossesses, leur proposer en plus du soutien et d'une affection toute particulière, les éventuelles solutions de dernier recours comme le fait de pouvoir proposer leur enfant à l'adoption, et dans tous les cas se défendre de les juger. Cela ne veut pas dire qu'on peut tolérer l'acte pour autant qui est intrinsèquement une abomination.

Sur l'union des couples homosexuels, le problème c'est que vous pensez automatiquement que si on ne reconnait pas leur statut on les rejette. D'ailleurs, là encore le catéchisme exprime bien les deux aspects sans les mettre en opposition :
Catéchisme de l'Eglise Catholique a écrit :2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.
Je ne m'étends pas sur la polygamie, c'est du même ordre.
Catéchisme de l'Eglise Catholique a écrit :1645 " L’égale dignité personnelle qu’il faut reconnaître à la femme et à l’homme dans l’amour plénier qu’ils se portent l’un à l’autre fait clairement apparaître l’unité du mariage, confirmée par le Seigneur " (GS 49, § 2). La polygamie est contraire à cette égale dignité et à l’amour conjugal qui est unique et exclusif (cf. FC 19).
Dans votre grande liberté, rien ne vous oblige à mettre en cohérence vos opinions politiques et votre foi. Cependant ce n'est pas l'option que je venais proposer ici. Sur les autres points, pour le droit de vote parental je vous laisse consulter la réponse que j'ai faite à Sofia précédemment. Et sur le chèque scolaire, c'est pareil, le débats sont assez longs et ne se discutent pas en deux minutes. Sachez en tout cas que des études sociologiques sur la question, en sociologie de l'éducation, ont largement témoigné en faveur de ce système déjà en place dans de nombreux pays. Il a aussi le mérite de sortir du cycle de cet enseignement laïciste (et non pas laïc) totalitaire qui constitue un monopole entravant la diversification des opinions et d'une manière générale la libre pensée.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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