Dans cette discussion :
Finalité de la messe ; j'ai écris :
Le sacrifice du Christ sur la croix est rendu présent (actualisé) au moment de la consécration.
C'est à dire, d'une certaine manière, que nous devenons spirituellement présent au pieds de la croix de l'unique sacrifice.
De là découle notre devoir d'adoration envers notre Sauveur qui se prépare (en portant nos péchés) à ouvrir le passage qui mènera à la vie (par sa mort et sa descente aux enfers)
À sa mort le rideau du temple s'ouvre, c'est-à-dire que le sanctuaire (le paradis) devient accessible aux hommes qui étaient aux enfers.
Citer:
Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.
Et voici que le rideau du Temple se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent.
Les tombeaux s'ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens.
A la vue du tremblement de terre et de tous ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! » Mt 27,50-54
Dans le catéchisme de l'Eglise catholique (version 1992), on lit :
633 Le séjour des morts où le Christ mort est descendu, l’Écriture l’appelle les enfers, le Shéol ou l’Hadès (cf. Ph 2, 10 ; Ac 2, 24 ; Ap 1, 18 ; Ep 4, 9) parce que ceux qui s’y trouvent sont privés de la vision de Dieu (cf. Ps 6, 6 ; 88, 11-13). Tel est en effet, en attendant le Rédempteur, le cas de tous les morts, méchants ou justes (cf. Ps 89, 49 ; 1 S 28, 19 ; Ez 32, 17-32) ce qui ne veut pas dire que leur sort soit identique comme le montre Jésus dans la parabole du pauvre Lazare reçu dans " le sein d’Abraham " (cf. Lc 16, 22-26). " Ce sont précisément ces âmes saintes, qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’il descendit aux enfers " (Catech. R. 1, 6, 3). Jésus n’est pas descendu aux enfers pour y délivrer les damnés (cf. Cc. Rome de 745 : DS 587) ni pour détruire l’enfer de la damnation (cf. DS 1011 ; 1077) mais pour libérer les justes qui l’avaient précédé (cf. Cc. Tolède IV en 625 : DS 485 ; Mt 27, 52-53).
Et dans les Ecritures :
Dieu n'a pas fait la mort, il ne prend pas plaisir à la perte des vivants (Sg 1, 13)
C'est par l'envi du diable que la mort est entrée dans le monde (Sg 2, 24)
Tous ces éléments permettent de mieux comprendre le salut du Christ.
Après la faute d'Adam et Eve, tous les hommes étaient enfermé aux enfers, même les justes.
Pour nous sauver, Jésus devait s'incarner puis descendre aux enfers pour ouvrir l'accès au Paradis, (voir plus haut) afin qu'après sa résurrection nous puissions ressusciter avec Lui.