coeurderoy a écrit :
Priez pour moi et mon épouse, Elisabeth, qui souffre beaucoup aujourd'hui !
In Christo !
Cher Coeurderoy,
quand je constate l'ampleur et la souffrance mainte fois endurée de nos chers à travers leur maladie ou leur handicap, parfois je me demande si ce n'est pas une façon aussi de se tenir en permanence au plus près de Jésus; certains saints auraient appelé cela un baiser du Christ, tenu par Lui tellement près de son Coeur qu'on partage ses souffrances.
C'est sûr, c'est plus facile à observer qu'à le vivre, mais au moins sachez que nous sommes tous avec vous et votre famille et que je prierai pour votre épouse. Puisse-t-elle un jour trouver le traitement adapté dont elle a tant besoin!
Que Dieu vous garde en Son Amour.
Zélie
Merci beaucoup à vous zélie...
je me rends compte que lorsque l'autre (proche) est vraiment "impossible à vivre" suite à la maladie (qui ici affecte le comportement, l'affectif, les paroles), il est vraiment dur de donner ce...baiser au lépreux. Dominer son amour-propre, sa fatigue, ses réticences pour aimer, donner, encore et malgré tout, oui, avec nos proches que nous connaissons, qui nous connaissent, c'est vraiment...crucial.
Je suis "déboussolé" par les montagnes russes : certains projets (même à court terme) s'avèrent impossibles... "C"est par la patience que vous posséderez vos âmes"...et elle m'échappe bien souvent !
Merci pour votre prière (croisé hier une clarisse dont le couvent est proche de chez nous qui prie aussi pour les souffrants : Vive la Communion des saints !
Prie pour vous aussi zélie !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Permettez-moi de faire partie de cette communion des saints. Que le Seigneur nous pénètre de son Esprit de charité. Il y a une parole de Paul qui m'aide. Si à des moments il dit que la charité est le chemin bien supérieur à tous les autres, à d'autre moment il dit d'un façon très réaliste: supportez-vous les uns les autres. Il y a des moments où nous ne pouvons faire que ça.
Oui, supporter notre prochain le plus... "prochain" demande du temps, de la volonté, un amour oblatif et non captatif ! Religieuses et religieux seraient d'accord là-dessus avec nous je pense !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Le plus dur n'est-il pas de nous supporter nous-même, dans nos impatiences, nos incertitudes, notre désemparement devant la souffrance de ceux qu'on aime ? Le coupable inventaire de nos hésitations, de nos fatigues, de ces petits coups de canif qu'on fait tous dans le contrat moral qui nous lie à ceux qui nous ont choisi ?
Que serait, au fond, la souffrance de ceux que nous aimons si nous pouvions les voir avec des yeux sans défauts ? Comment ne pas songer à l'amour de Jésus qui aime le plus faible, et aime si parfaitement, si nettement, qu'à la seule force de cet amour et de cette confiance, il fait des miracles ?
Loin de moi l'idée d'encourager les charlatans de toute sorte, mais n'y a t il pas là une lecon à retirer de la vie, et de l'épreuve ? N'y a-t-il pas, face à ces graves moments de la vie, un commandement suprême qui nous force a devenir meilleur, pour l'autre, mais aussi pour nous même.
Tellement facile à dire... Et nous revoilà, une fois de plus, cernés de ces faiblesses dont Dieu nous a voulu les seuls maîtres.
Comment y croire quand on n'en a jamais fait l'expérience ? J'ai ouvert un sujet dans lequel je me demandais pourquoi Dieu ne se révèle pas plus clairement.
Je prie l'Esprit Saint de vous envoyer ce qu'Il m'a envoyé un jour, et qui demeure depuis vingt-quatre ans. Essayez un peu d'abandonner toute réflexion logique pour simplement dire de tout votre être: Seigneur Jésus, je vous accorde toute mon attention, à Vous et à Vous seul !
Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )