Re: Naufrage
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Re: Naufrage
Chère Dubida,
j'ai du mal à trouver les mots pour vous secourir parce que je ne suis spécialiste de rien. En plus, la foi m'est tombée dessus à bras raccourcis sans me laisser d'autre choix que de succomber à une séduction suave avec frayeur et bonheur, alors que je n'étais qu'une athée-catholique-non-pratiquante-absolue, luttant contre Dieu, favorable à toutes les dérives scientifiques et rationalisantes bien pensantes, contre le pape, enfin un être d'orgueil et de mépris consommés. Dans mon cas il y a eu une vie avant, et une vie après. Rien à voir entre les deux, et aucun mérite, mais alors aucun, à ma conversion et à mon cheminement, c'est Dieu qui fait tout. C'est dire l'état d'indigence de mon âme, j'en meurs encore de honte...
Votre histoire me fait penser un peu à certaines conversions relatées dans les écrits valtortiens. La conversion, ou plutôt le chemin unique et personnel vers Dieu, est parfois -souvent?- émaillés de luttes, de doutes, de pas en avant et de pas en arrière, mais aussi d'éclairs de Joie ou de Paix, de caresses d'ailes d'anges. Il semblerait que ce soit votre cas; le cas d'une personne assez mature pour se tenir sur ses jambes, à qui Jésus tend les mains juste assez pour l'inciter au pas de plus, comme on fait avec un enfant qui apprend à marcher, qu'on invite à avancer tout en reculant, sans se laisser attraper, parce qu'on sait qu'au bout de la course il saura non seulement marcher avec assurance mais aussi courir, et rire de bonheur de toute cette découverte, de tout ce don et cet amour enfin compris, amour qu'aux tout premiers pas le jeune enfant a pris pour de la vacherie parce que ce n'était pas facile de tenir debout seul et d'oser le pas sans pouvoir atteindre les mains paternelles si fortes, si sécurisantes, si près mais si inaccessibles!
Vos doutes, vos ruades témoignent du travail de l'idée de Dieu en vous, et non seulement c'est normal, signe de santé spirituelle et de labourage de votre âme, mais en plus ce travail psychologique qui vous paraît sans lumière au bout du tunnel aujourd'hui est préparation à de bien belles semences pour demain... Il faut bien en passer par là pour grandir dans son coeur, son âme, son esprit... Ces choses-là ne se font pas toutes seules, ne sont jamais un long fleuve tranquille.
Tiens, ça me fait penser à une phrase que j'ai lu un jour sans rien rechercher, parce que j'ignorais complètement que Dieu pouvait faire signe, mais qui m'a été une telle gifle que je m'en souviens toujours: "Je te labourerais sans répit". Il se peut que ce soit ce qui vous arrive.
Dans une foi naissante, ou en gestation, je pense qu'il est bon de ne pas rester isolée, ce pourrait être la porte ouverte à des dérives indésirables. N'y a-t-il pas près de chez vous un office religieux qui vous apaise, au moins de temps en temps? Ou une personne susceptible de vous parler sereinement de foi et de religion? Ou une retraite pour néophytes?
Peut-être quelqu'un sur ce forum pourrait vous conseiller une lecture à visée pédagogique s'il vous connait mieux que moi? Quelque chose qui réponde à votre soif et à vos doutes.
Personnellement, ce sont des lectures qui m'ont aidée à cheminer au début, les écrits de Mère Térésa, des journaux religieux comme Stella Maris(http://www.parvis.ch/00_frames/01_frame_sm.html), la Bonne Nouvelle, (http://www.mariereine.com/boutique-bonne-nouvelle.php3), Famille chrétienne, Pèlerin, etc...
Mais il doit y avoir des tas d'autres voies, ou d'autres journaux aussi...
Que Dieu vous garde et vous guide.
Fraternellement,
Zélie.
j'ai du mal à trouver les mots pour vous secourir parce que je ne suis spécialiste de rien. En plus, la foi m'est tombée dessus à bras raccourcis sans me laisser d'autre choix que de succomber à une séduction suave avec frayeur et bonheur, alors que je n'étais qu'une athée-catholique-non-pratiquante-absolue, luttant contre Dieu, favorable à toutes les dérives scientifiques et rationalisantes bien pensantes, contre le pape, enfin un être d'orgueil et de mépris consommés. Dans mon cas il y a eu une vie avant, et une vie après. Rien à voir entre les deux, et aucun mérite, mais alors aucun, à ma conversion et à mon cheminement, c'est Dieu qui fait tout. C'est dire l'état d'indigence de mon âme, j'en meurs encore de honte...
Votre histoire me fait penser un peu à certaines conversions relatées dans les écrits valtortiens. La conversion, ou plutôt le chemin unique et personnel vers Dieu, est parfois -souvent?- émaillés de luttes, de doutes, de pas en avant et de pas en arrière, mais aussi d'éclairs de Joie ou de Paix, de caresses d'ailes d'anges. Il semblerait que ce soit votre cas; le cas d'une personne assez mature pour se tenir sur ses jambes, à qui Jésus tend les mains juste assez pour l'inciter au pas de plus, comme on fait avec un enfant qui apprend à marcher, qu'on invite à avancer tout en reculant, sans se laisser attraper, parce qu'on sait qu'au bout de la course il saura non seulement marcher avec assurance mais aussi courir, et rire de bonheur de toute cette découverte, de tout ce don et cet amour enfin compris, amour qu'aux tout premiers pas le jeune enfant a pris pour de la vacherie parce que ce n'était pas facile de tenir debout seul et d'oser le pas sans pouvoir atteindre les mains paternelles si fortes, si sécurisantes, si près mais si inaccessibles!
Vos doutes, vos ruades témoignent du travail de l'idée de Dieu en vous, et non seulement c'est normal, signe de santé spirituelle et de labourage de votre âme, mais en plus ce travail psychologique qui vous paraît sans lumière au bout du tunnel aujourd'hui est préparation à de bien belles semences pour demain... Il faut bien en passer par là pour grandir dans son coeur, son âme, son esprit... Ces choses-là ne se font pas toutes seules, ne sont jamais un long fleuve tranquille.
Tiens, ça me fait penser à une phrase que j'ai lu un jour sans rien rechercher, parce que j'ignorais complètement que Dieu pouvait faire signe, mais qui m'a été une telle gifle que je m'en souviens toujours: "Je te labourerais sans répit". Il se peut que ce soit ce qui vous arrive.
Dans une foi naissante, ou en gestation, je pense qu'il est bon de ne pas rester isolée, ce pourrait être la porte ouverte à des dérives indésirables. N'y a-t-il pas près de chez vous un office religieux qui vous apaise, au moins de temps en temps? Ou une personne susceptible de vous parler sereinement de foi et de religion? Ou une retraite pour néophytes?
Peut-être quelqu'un sur ce forum pourrait vous conseiller une lecture à visée pédagogique s'il vous connait mieux que moi? Quelque chose qui réponde à votre soif et à vos doutes.
Personnellement, ce sont des lectures qui m'ont aidée à cheminer au début, les écrits de Mère Térésa, des journaux religieux comme Stella Maris(http://www.parvis.ch/00_frames/01_frame_sm.html), la Bonne Nouvelle, (http://www.mariereine.com/boutique-bonne-nouvelle.php3), Famille chrétienne, Pèlerin, etc...
Mais il doit y avoir des tas d'autres voies, ou d'autres journaux aussi...
Que Dieu vous garde et vous guide.
Fraternellement,
Zélie.
- Eriluc
- Pater civitatis

- Messages : 673
- Inscription : dim. 08 févr. 2009, 16:17
- Localisation : Grenoble
Re: Naufrage
Chère Dúbida,
Vous faites l'expérience de la fréquentation de Dieu et c'est une des premières leçons que vous en tirez : le Dieu que vous aviez imaginiez ne peut être le vrai Dieu que vous ne verrez qu'au ciel un jour si Il le veut. Et ne vous croyez pas originale c'est le lot de tous les chrétiens que de chercher Dieu toute la vie avec des joies et des peines, des élans du cœur et des doutes horribles. Nous sommes toute notre vie des "voyageurs vers le royaume du Père" et comme disait sainte Thérèse d’Avila de la vie, « une mauvaise nuit dans une mauvaise auberge » !
Ne pensez surtout pas que ce soit une vision pessimiste ou résignée, pas du tous.
Vous avez ce sentiment parce que vous faite une erreur qu'il vous faut tout de suite corrigiez, je vous cite :
Chère Dúbida, c'est cette filiation divine qui fait que, quelques soit les doutes, les incompréhensions, les malheurs même, vous savez que vous êtes enfant de Dieu.
"C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour," (Ephésiens 1, 4)
Acceptez de chercher ce Dieu qui vous a créé et qui est votre Père du ciel. Même si vous, comme nous tous, avez du mal à le reconnaitre, si vous vous abandonnez en lui votre Père aimant, il se fera connaitre et votre cœur le verra.
En union de prière
Eric
Vous faites l'expérience de la fréquentation de Dieu et c'est une des premières leçons que vous en tirez : le Dieu que vous aviez imaginiez ne peut être le vrai Dieu que vous ne verrez qu'au ciel un jour si Il le veut. Et ne vous croyez pas originale c'est le lot de tous les chrétiens que de chercher Dieu toute la vie avec des joies et des peines, des élans du cœur et des doutes horribles. Nous sommes toute notre vie des "voyageurs vers le royaume du Père" et comme disait sainte Thérèse d’Avila de la vie, « une mauvaise nuit dans une mauvaise auberge » !
Ne pensez surtout pas que ce soit une vision pessimiste ou résignée, pas du tous.
Vous avez ce sentiment parce que vous faite une erreur qu'il vous faut tout de suite corrigiez, je vous cite :
C'est une erreur commune de croire que suivre la volonté de Dieu est un esclavage. C'est faux. Le Christ est venu sur terre pour que nous ne soyons plus des esclaves mes des fils (ou des filles) du Dieu vivant.Que nous ne sommes que des sortes d'esclaves, qui doivent poliment obéir en tout à leur Seigneur (sinon...).
Chère Dúbida, c'est cette filiation divine qui fait que, quelques soit les doutes, les incompréhensions, les malheurs même, vous savez que vous êtes enfant de Dieu.
"C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour," (Ephésiens 1, 4)
Acceptez de chercher ce Dieu qui vous a créé et qui est votre Père du ciel. Même si vous, comme nous tous, avez du mal à le reconnaitre, si vous vous abandonnez en lui votre Père aimant, il se fera connaitre et votre cœur le verra.
En union de prière
Eric
"Être détaché de tout - première condition pour n'être indifférent à rien." [Gustave Thibon]
-
jeanbaptiste
- Pater civitatis

- Messages : 3085
- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Naufrage
J'apporte mon grain de sel aux deux belles et intelligentes réponses déjà données. Ce qui m'étonne le plus dans votre message c'est votre lucidité. Vous critiquez et doutez ; vous désirez Dieu et désirez aimer ; et vous vous rendez compte de votre violence vis-à-vis de Dieu, d'autrui et de vous-même, en comprenant immédiatement que cela est sans doute un frein dans votre recherche de Dieu.
Vous me semblez être dans une phase de transition particulièrement manifeste. Vous savez peu près où vous vous voulez allez. Vous voyez ce qui vous empêche d'y aller. Mais vous n'arrivez pas encore à vous débarrasser de ce qui encombre votre marche (Reprenez-moi si je me trompe !).
Et voyez-vous, c'est le drame de tous les hommes :
«Voilà notre état véritable. C'est ce qui nous rend incapables de savoir certainement et d'ignorer absolument. Nous voguons sur un milieu vaste, toujours incertains et flottants, poussés d'un bout vers l'autre ; quelque terme où nous pensions nous attacher et nous affermir, il branle, et nous quitte, et si nous le suivons il échappe à nos prises, nous glisse et fuit d'une fuite éternelle ; rien ne s'arrête pour nous. C'est l'état qui nous est naturel et toutefois le plus contraire à notre inclination. Nous brûlons du désir de trouver une assiette ferme, et une dernière base constante pour y édifier une tour qui s'élève à l'infini, mais tout notre fondement craque et la terre s'ouvre jusqu'aux abîmes.» Pascal fr.185 (Le Guern)
Vous serez peut-être étonné que je ne réponde pas ici aux questions d'ordre théologique que vous posez. Je ne le fais pas car les réponses se trouvent déjà sur le forum et dans le Catéchisme. Ils répondront mieux que moi ! Mais surtout, je ne le fais car je crois comprendre que vous avez déjà reçu les réponses "théoriques".
Votre problème n'est pas, dans le fond, un problème de savoir (que dit l'Église sur la liberté etc.), mais fondamentalement un problème de foi. Et vous en avez parfaitement conscience.
Je ne puis ici que répétez ces célèbres mots de Saint Augustin : croire pour comprendre, et comprendre pour croire.
Vous commencez à comprendre la Parole de Dieu, mais nombre de choses continueront de vous échapper tant que vous ne croirez pas. Cependant, plus vous ferez l'effort de comprendre, plus vous aurez de chance de parvenir à croire.
Les deux vont ensemble. Comprendre quelque chose c'est toujours laisser une espace libre dans son cœur pour cette chose. Je ne comprends véritablement un auteur que si, pour au moins un temps, je l'écoute avec bienveillance, je me dis : "Parle, je t'écoute, et pendant ce moment d'écoute je ne cherche pas systématiquement à critiquer. Je me laisse m'imprégner de ta parole. Ensuite seulement, je me permettrai, si j'en ai les moyens, de répondre."
Il y a une progression dans la foi qui est proportionnelle à la progression dans la compréhension. Les deux interagissent. Et ceci, pas seulement avec la Parole de Dieu, mais avec toutes les paroles. Nous sommes fais ainsi, nous sommes des êtres de foi et de savoir.
Vous pouvez faire vous-même l'expérience. Pensez aux personnes en qui vous avez foi. Les personnes que vous aimez et que vous écoutez avec confiance (ce qui n'empêche pas la réflexion, bien au contraire !). Que faites-vous lorsqu'elles vous parlent ? Vous écoutez.
Pensez aux personnes auxquelles vous ne faites pas confiance. Aux personnes qui vous déplaisent. Que faites-vous lorsqu'elles vous parlent ? Vous analysez et critiquez immédiatement, voire n'écoutez pas du tout.
C'est tout à fait naturel. Seulement, parfois, il arrive que l'on se trompe sur ce qu'à voulu dire une personne que nous n'écoutons pas, et parfois même (souvent !) il arrive que nous nous trompions sur ce qu'à voulu dire cette personne depuis que nous la connaissions !
Pensez aux récentes polémiques autour de Benoit XVI. Croyez-vous que les personnes qui ont déformés les propos du pape l'ont fais de manière parfaitement volontaire ? Je ne crois pas. Ils ont passés sous licence le reste de la phrase car ils étaient persuadés que le fond de la pensée du pape était dans ce qu'ils avaient extraits. Au pire, ils pensent que le reste n'est qu'un enrobage pour faire passer ce qu'ils jugent scandaleux. Je pense qu'ils ne l'écoutent tout simplement pas. Ils ne l'écoutent pas car ils n'ont pas confiance en lui, et ils veulent entendre de sa bouche ce que eux s'attendent à entendre de lui.
Nous sommes des êtres de foi. Nous écoutons et entendons avec bienveillance ceux en qui nous avons confiance.
Et c'est pour cette raison qu'il n'y a rien de plus fondamentalement politique que la phrase de Jésus nous appelant à aimer nos ennemis comme nous-mêmes. En aimant nos ennemis comme nous-même, nous reconnaissons l'adversaire (nous ne sombrons pas dans le pacifisme radical qui consiste à refuser de reconnaître nos adversaires), et nous nous ouvrons à lui afin de l'entendre. C'est la seule manière de permettre le dialogue source de paix.
Je vais arrêter ici ma digression pour revenir à l'essentiel :
Notre foi en Dieu est du même registre. Si nous ne nous abandonnons pas à lui ; si nous ne lui faisons pas confiance ; si nous n'avons pas foi en lui ; ses propos nous resterons au moins en partie obscurs.
Lorsque Dieu s'est révélé et que j'ai eu la foi, tout un ensemble de choses s'est trouvé illuminé et a trouvé sa réponse naturelle.
Mon expérience de la révélation devrait vous intéresser :
Voilà longtemps que je m'intéressai aux religions, à la foi, à la métaphysique. Mais sur un plan strictement intellectuel et dans le but de comprendre l'Homme. Le problème du mal était particulièrement vif dans mon esprit, ainsi que la question du but de la vie de l'homme, du sens du politique etc.
J'ai eu des moments d'énervements contre le christianisme : religion hyprocrite, irréaliste, morbide etc. Tous les clichés possibles et imaginables sur le sujet. Mais rien de bien virulent, car dans le fond je ne croyais pas moi-même à mes critiques. Du moins pas profondément. J'étais ouvert de manière positive, mais strictement intellectuelle, au christianisme.
Et puis un jour, lors d'une lecture de la Crise de la Culture de Hannah Arendt, c'est la Révélation. Je lis «L'histoire séculière se répète, et la seule histoire où prennent place des événements uniques et irrépétables commence avec Adam et se termine avec la naissance et la mort du Christ», et voilà je sais qu'Il est là.
Ce n'est pas cette phrase qui fut pour moi la Révélation. Je lisais cette phrase et, comme à l'habitude, cette phrase me renvoyait à une série de réflexions que je me faisais alors. Seulement cette fois-ci tout s'est éclairé. J'ai immédiatement su que la Vérité était dans le Christ. Et j'ai immédiatement su que cette Vérité venait de se mettre à jour devant moi parce qu'il était là. Et j'ai immédiatement senti Sa présence comme Pascal l'a senti lorsqu'il écrit dans son mémorial :
«Certitude, certitude, sentiment, joie, paix»
Le mémorial me devenait immédiatement limpide. Et tout mon passé s'éclairait.
La Révélation fut pour moi la cause et le résultat d'un "déclic" dans ma pensée. Ma pensée trouvait le chemin de la Vérité, et Dieu était là pour m'accueillir.
Au moment même où je prenais le chemin de la Vérité, et que ce chemin était celui montré par le Christ, je sentais la présence de Dieu avec moi. J'ai compris et eu la foi, et j'ai eu la foi puis compris.
Il me semble que vous en êtes au stade où vous essayez de comprendre. Or, par rapport à moi, vous avez un avantage et un handicap. Votre avantage est votre handicap, et inversement : vous désirez croire au Dieu des "chrétiens".
Je n'avais pas ce désir. Mais alors pas du tout ! C'est un défaut, car il aurait suffit que mes recherches soient autres, et j'aurais pu ne jamais le rencontrer. C'est un avantage car dans le fond, lorsqu'Il m'est tombé dessus, la surprise fut si grande que je n'avais aucune raison de douter de mes sens. Je ne pouvais pas dire : tu rêves, tu l'a trop désiré, mais ça n'est pas possible.
Votre avantage c'est que vous désirez croire en Dieu, vous le cherchez. Vous prenez donc les voies pour l'atteindre. Vous êtes dessus.
Votre handicap c'est qu'en le cherchant de toutes vos forces, votre recherche est rendue plus difficile par un excès d'affects. Il est inévitable que vous le rendiez responsable de votre difficulté à le trouver.
D'ailleurs vos propos sont significatifs : vous refusez de croire en un Dieu qui vous paraît parfois méchants et cruel. Et pourtant, si vous ne croyiez vraiment pas en Lui, vous ne lui reprocheriez rien puisqu'Il n'existe pas !
Vous entendez mais refusez d'écouter car vous vous attendez à ce qu'Il soulève vos doutes à son sujet, alors que vos doutes à son sujet ne seront levés que lorsque vous l'écouterez à cœur ouvert.
Pour revenir à l'exemple de Benoit XVI, cela donne ceci :
Les journalistes anti-benoit xvi attendent du pape des propos qui viendraient contredire l'image qu'ils se fond de lui. Mais cela n'arrivera jamais, sauf déclic, car ils refusent de l'entendre en vérité.
Toute personne qui écoute Benoit XVI a cœur ouvert sait avec certitude que l'image qui est donnée de lui dans les récentes "polémiques" est fausse. Et elles ne peuvent comprendre comment de telles polémiques sont nées.
Si on écoute les adversaires, on comprend que les adversaires n'entendent pas Benoit XVI, et sont donc véritablement sourdes à ce qui pourrait les permettre de mieux l'écouter. C'est un cercle vicieux !
Et ce cercle ne peut souvent être brisé que par l'extérieur !
Un ami cher à un journaliste anti-B.XVI, aime B.XVI et arrive à parler au journaliste qui, enfin, tend l'oreille etc.
De la même manière, nous sommes sourds à Dieu, car nous attendons de Lui qu'il fassent preuve de son amour avant que nous le fassions nous-même envers Lui. Alors que si nous l'aimons d'abord nous comprenons ensuite que c'est Lui qui nous a toujours aimé le premier, mais que nous ne l'entendions pas.
Ne cherchant pas Dieu, mais la Vérité, et n'exigeant donc pas qu'Il m'aime, il me fut facile de ne pas regimber lorsqu'il s'est Révélé à moi comme Dieu de Vérité.
Mais vous qui cherchez à l'aimer, en attendant de Lui des preuves d'amour avant de l'aimer, vous risquer de ne pas voir qu'Il a envoyé depuis longtemps la preuve qu'Il vous aime en la personne de son Fils : Jésus.
L'avenir de votre foi se joue sur un petit déclic.
Vous me semblez être dans une phase de transition particulièrement manifeste. Vous savez peu près où vous vous voulez allez. Vous voyez ce qui vous empêche d'y aller. Mais vous n'arrivez pas encore à vous débarrasser de ce qui encombre votre marche (Reprenez-moi si je me trompe !).
Et voyez-vous, c'est le drame de tous les hommes :
«Voilà notre état véritable. C'est ce qui nous rend incapables de savoir certainement et d'ignorer absolument. Nous voguons sur un milieu vaste, toujours incertains et flottants, poussés d'un bout vers l'autre ; quelque terme où nous pensions nous attacher et nous affermir, il branle, et nous quitte, et si nous le suivons il échappe à nos prises, nous glisse et fuit d'une fuite éternelle ; rien ne s'arrête pour nous. C'est l'état qui nous est naturel et toutefois le plus contraire à notre inclination. Nous brûlons du désir de trouver une assiette ferme, et une dernière base constante pour y édifier une tour qui s'élève à l'infini, mais tout notre fondement craque et la terre s'ouvre jusqu'aux abîmes.» Pascal fr.185 (Le Guern)
Vous serez peut-être étonné que je ne réponde pas ici aux questions d'ordre théologique que vous posez. Je ne le fais pas car les réponses se trouvent déjà sur le forum et dans le Catéchisme. Ils répondront mieux que moi ! Mais surtout, je ne le fais car je crois comprendre que vous avez déjà reçu les réponses "théoriques".
Votre problème n'est pas, dans le fond, un problème de savoir (que dit l'Église sur la liberté etc.), mais fondamentalement un problème de foi. Et vous en avez parfaitement conscience.
Je ne puis ici que répétez ces célèbres mots de Saint Augustin : croire pour comprendre, et comprendre pour croire.
Vous commencez à comprendre la Parole de Dieu, mais nombre de choses continueront de vous échapper tant que vous ne croirez pas. Cependant, plus vous ferez l'effort de comprendre, plus vous aurez de chance de parvenir à croire.
Les deux vont ensemble. Comprendre quelque chose c'est toujours laisser une espace libre dans son cœur pour cette chose. Je ne comprends véritablement un auteur que si, pour au moins un temps, je l'écoute avec bienveillance, je me dis : "Parle, je t'écoute, et pendant ce moment d'écoute je ne cherche pas systématiquement à critiquer. Je me laisse m'imprégner de ta parole. Ensuite seulement, je me permettrai, si j'en ai les moyens, de répondre."
Il y a une progression dans la foi qui est proportionnelle à la progression dans la compréhension. Les deux interagissent. Et ceci, pas seulement avec la Parole de Dieu, mais avec toutes les paroles. Nous sommes fais ainsi, nous sommes des êtres de foi et de savoir.
Vous pouvez faire vous-même l'expérience. Pensez aux personnes en qui vous avez foi. Les personnes que vous aimez et que vous écoutez avec confiance (ce qui n'empêche pas la réflexion, bien au contraire !). Que faites-vous lorsqu'elles vous parlent ? Vous écoutez.
Pensez aux personnes auxquelles vous ne faites pas confiance. Aux personnes qui vous déplaisent. Que faites-vous lorsqu'elles vous parlent ? Vous analysez et critiquez immédiatement, voire n'écoutez pas du tout.
C'est tout à fait naturel. Seulement, parfois, il arrive que l'on se trompe sur ce qu'à voulu dire une personne que nous n'écoutons pas, et parfois même (souvent !) il arrive que nous nous trompions sur ce qu'à voulu dire cette personne depuis que nous la connaissions !
Pensez aux récentes polémiques autour de Benoit XVI. Croyez-vous que les personnes qui ont déformés les propos du pape l'ont fais de manière parfaitement volontaire ? Je ne crois pas. Ils ont passés sous licence le reste de la phrase car ils étaient persuadés que le fond de la pensée du pape était dans ce qu'ils avaient extraits. Au pire, ils pensent que le reste n'est qu'un enrobage pour faire passer ce qu'ils jugent scandaleux. Je pense qu'ils ne l'écoutent tout simplement pas. Ils ne l'écoutent pas car ils n'ont pas confiance en lui, et ils veulent entendre de sa bouche ce que eux s'attendent à entendre de lui.
Nous sommes des êtres de foi. Nous écoutons et entendons avec bienveillance ceux en qui nous avons confiance.
Et c'est pour cette raison qu'il n'y a rien de plus fondamentalement politique que la phrase de Jésus nous appelant à aimer nos ennemis comme nous-mêmes. En aimant nos ennemis comme nous-même, nous reconnaissons l'adversaire (nous ne sombrons pas dans le pacifisme radical qui consiste à refuser de reconnaître nos adversaires), et nous nous ouvrons à lui afin de l'entendre. C'est la seule manière de permettre le dialogue source de paix.
Je vais arrêter ici ma digression pour revenir à l'essentiel :
Notre foi en Dieu est du même registre. Si nous ne nous abandonnons pas à lui ; si nous ne lui faisons pas confiance ; si nous n'avons pas foi en lui ; ses propos nous resterons au moins en partie obscurs.
Lorsque Dieu s'est révélé et que j'ai eu la foi, tout un ensemble de choses s'est trouvé illuminé et a trouvé sa réponse naturelle.
Mon expérience de la révélation devrait vous intéresser :
Voilà longtemps que je m'intéressai aux religions, à la foi, à la métaphysique. Mais sur un plan strictement intellectuel et dans le but de comprendre l'Homme. Le problème du mal était particulièrement vif dans mon esprit, ainsi que la question du but de la vie de l'homme, du sens du politique etc.
J'ai eu des moments d'énervements contre le christianisme : religion hyprocrite, irréaliste, morbide etc. Tous les clichés possibles et imaginables sur le sujet. Mais rien de bien virulent, car dans le fond je ne croyais pas moi-même à mes critiques. Du moins pas profondément. J'étais ouvert de manière positive, mais strictement intellectuelle, au christianisme.
Et puis un jour, lors d'une lecture de la Crise de la Culture de Hannah Arendt, c'est la Révélation. Je lis «L'histoire séculière se répète, et la seule histoire où prennent place des événements uniques et irrépétables commence avec Adam et se termine avec la naissance et la mort du Christ», et voilà je sais qu'Il est là.
Ce n'est pas cette phrase qui fut pour moi la Révélation. Je lisais cette phrase et, comme à l'habitude, cette phrase me renvoyait à une série de réflexions que je me faisais alors. Seulement cette fois-ci tout s'est éclairé. J'ai immédiatement su que la Vérité était dans le Christ. Et j'ai immédiatement su que cette Vérité venait de se mettre à jour devant moi parce qu'il était là. Et j'ai immédiatement senti Sa présence comme Pascal l'a senti lorsqu'il écrit dans son mémorial :
«Certitude, certitude, sentiment, joie, paix»
Le mémorial me devenait immédiatement limpide. Et tout mon passé s'éclairait.
La Révélation fut pour moi la cause et le résultat d'un "déclic" dans ma pensée. Ma pensée trouvait le chemin de la Vérité, et Dieu était là pour m'accueillir.
Au moment même où je prenais le chemin de la Vérité, et que ce chemin était celui montré par le Christ, je sentais la présence de Dieu avec moi. J'ai compris et eu la foi, et j'ai eu la foi puis compris.
Il me semble que vous en êtes au stade où vous essayez de comprendre. Or, par rapport à moi, vous avez un avantage et un handicap. Votre avantage est votre handicap, et inversement : vous désirez croire au Dieu des "chrétiens".
Je n'avais pas ce désir. Mais alors pas du tout ! C'est un défaut, car il aurait suffit que mes recherches soient autres, et j'aurais pu ne jamais le rencontrer. C'est un avantage car dans le fond, lorsqu'Il m'est tombé dessus, la surprise fut si grande que je n'avais aucune raison de douter de mes sens. Je ne pouvais pas dire : tu rêves, tu l'a trop désiré, mais ça n'est pas possible.
Votre avantage c'est que vous désirez croire en Dieu, vous le cherchez. Vous prenez donc les voies pour l'atteindre. Vous êtes dessus.
Votre handicap c'est qu'en le cherchant de toutes vos forces, votre recherche est rendue plus difficile par un excès d'affects. Il est inévitable que vous le rendiez responsable de votre difficulté à le trouver.
D'ailleurs vos propos sont significatifs : vous refusez de croire en un Dieu qui vous paraît parfois méchants et cruel. Et pourtant, si vous ne croyiez vraiment pas en Lui, vous ne lui reprocheriez rien puisqu'Il n'existe pas !
Vous entendez mais refusez d'écouter car vous vous attendez à ce qu'Il soulève vos doutes à son sujet, alors que vos doutes à son sujet ne seront levés que lorsque vous l'écouterez à cœur ouvert.
Pour revenir à l'exemple de Benoit XVI, cela donne ceci :
Les journalistes anti-benoit xvi attendent du pape des propos qui viendraient contredire l'image qu'ils se fond de lui. Mais cela n'arrivera jamais, sauf déclic, car ils refusent de l'entendre en vérité.
Toute personne qui écoute Benoit XVI a cœur ouvert sait avec certitude que l'image qui est donnée de lui dans les récentes "polémiques" est fausse. Et elles ne peuvent comprendre comment de telles polémiques sont nées.
Si on écoute les adversaires, on comprend que les adversaires n'entendent pas Benoit XVI, et sont donc véritablement sourdes à ce qui pourrait les permettre de mieux l'écouter. C'est un cercle vicieux !
Et ce cercle ne peut souvent être brisé que par l'extérieur !
Un ami cher à un journaliste anti-B.XVI, aime B.XVI et arrive à parler au journaliste qui, enfin, tend l'oreille etc.
De la même manière, nous sommes sourds à Dieu, car nous attendons de Lui qu'il fassent preuve de son amour avant que nous le fassions nous-même envers Lui. Alors que si nous l'aimons d'abord nous comprenons ensuite que c'est Lui qui nous a toujours aimé le premier, mais que nous ne l'entendions pas.
Ne cherchant pas Dieu, mais la Vérité, et n'exigeant donc pas qu'Il m'aime, il me fut facile de ne pas regimber lorsqu'il s'est Révélé à moi comme Dieu de Vérité.
Mais vous qui cherchez à l'aimer, en attendant de Lui des preuves d'amour avant de l'aimer, vous risquer de ne pas voir qu'Il a envoyé depuis longtemps la preuve qu'Il vous aime en la personne de son Fils : Jésus.
L'avenir de votre foi se joue sur un petit déclic.
Re: Naufrage
Dieu veut faire la sourde oreille avec vous, vous croyez?
Peut-être n'avez-vous pas entendu qu'Il ne tient pas à prouver sa présence, mais que vous lui fassiez confiance pour être toujours plus à Sa ressemblance pour ceux qui vous entourent? Un signe que je vois mal Dieu vous refuser, ce sera vous-mêmes et les fruits que vous porterez quand vous ferez le saut de la foi. Voyez par exemple, Pierre qui veut marcher sur les eaux. Tant qu'il se souvient que le Seigneur lui dit : "Viens" Pierre marche aussi sur les eaux. Mais dès que le vent souffle, Pierre a peur pour sa peau et s'enfonce. C'est normal que ce soit incertain, et que ça semble vague, c'est là que ceux qui ont la foi marchent droit et les autres coulent.
Enfin, Je voulais seulement vous dire que je pries aussi pour vous.
Bonne soirée.
David
Peut-être n'avez-vous pas entendu qu'Il ne tient pas à prouver sa présence, mais que vous lui fassiez confiance pour être toujours plus à Sa ressemblance pour ceux qui vous entourent? Un signe que je vois mal Dieu vous refuser, ce sera vous-mêmes et les fruits que vous porterez quand vous ferez le saut de la foi. Voyez par exemple, Pierre qui veut marcher sur les eaux. Tant qu'il se souvient que le Seigneur lui dit : "Viens" Pierre marche aussi sur les eaux. Mais dès que le vent souffle, Pierre a peur pour sa peau et s'enfonce. C'est normal que ce soit incertain, et que ça semble vague, c'est là que ceux qui ont la foi marchent droit et les autres coulent.
Enfin, Je voulais seulement vous dire que je pries aussi pour vous.
Bonne soirée.
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
- coeurderoy
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Re: Naufrage
Bonjour Dubida, et SAINT Lundi de Pâques,Dúbida a écrit : Et puis, qu'est-ce que je vaut vraiment ? Ce n'est pas que je me considère meilleure ou pire que la moyenne, mais l'homme est-il vraiment autre chose qu'un grain de sable dans la masse ? UN homme sur les milliards qui ont vécu sur terre depuis des millénaires, qu'est-ce que c'est ? Une vie humaine, soit cent et quelques années à tout casser, qu'est-ce que ça représente par rapport à l'âge de la terre ? Rien. Rien du tout.
J'en viens presque à souhaiter qu'après la mort, il n'y ait rien. Le néant quoi. Certains ne comprendront pas, mais je trouve ça... rassurant ! L'éternité, ça m'a toujours fait peur. C'est effrayant, de se dire qu'il n'y aura JAMAIS, JAMAIS de fin.
Je viens de me relire,je me trouve haineuse, et ça n'arrange pas mon moral. Je ne sais même pas si j'aurai le courage de revenir lire les potentielles réponses.
Je vous demande juste de ne pas m'enfoncer encore plus, bien que le jour soit mal choisi, et pourquoi pas de prier un peu pour moi, si vous en avez le temps (et l'envie, ce qui n'est pas certain vu toutes les horreurs que je viens de balancer).
J'ai assez peu de temps ce matin,
vous me faites penser à Thérèse de Lisieux, à Marie Noël, poétesse auxerroise, qui comme vous a connu cette tentation de la révolte et du néant. Moi aussi j'ai cru que "les privilégiés" de Dieu étaient tous nés "en bon terreau chrétien", nous nous trompons savez-vous : regardez votre "avatar", Marie-Madeleine, premier témoin de la Résurrection : femme pieuse ? bonne bourgeoise "notable" de Jérusalem ? Non, non et non : grande amoureuse du CHRIST ! Laissez un peu tomber l'Ancien Testament pour l'instant mais plaignez vous amoureusement à Jésus, relisez les passages de l'Evangile où il privilégie justement les "hors-pistes",les épuisés, les abandonnés :
Je prie pour vous et communierai à votre intention ce matin !
Un petit frère "de peine", dans la Joie de la Ressurection du Seigneur : SURSUM CORDA !!!
(Regardez Le LUI, réjouissez-vous de Sa Gloire et de Son propre bonheur et présentez vous "telle que vous êtes", bancale, douloureuse, affligée, chère Dubida !)
Dernière modification par coeurderoy le mer. 15 avr. 2009, 7:26, modifié 2 fois.
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
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Re: Naufrage
Permets moi de te dire, et ce malgré l'intelligence et la logique que tu peux avoir, il y a des choses autres que dans nos vies ici bas, des choses qui ne font pas partie de notre 'monde physique', mais que l'on peut découvrir par un travail intérieur, spirituel notamment par la prière, un des premiers piliers de la religion (et ce n'est pas par hasard que cela a été prescrit par tous les prophètes!) puis qui CHERCHE TROUVE ! PAR LA FOI, PAR L'AMOUR, OU CURIOSITÉ ? FAIS EN L'EXPÉRIENCE, TU AURAS TA RÉPONSE.
Dernière modification par Christophe le mar. 14 avr. 2009, 21:34, modifié 1 fois.
Raison : Orthographe, grammaire, conjugaison, majuscules, ponctuation...
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Re: Naufrage
Dubida, si cette nuit, cette révolte, cette peur persistent, dites Lui et redites Lui que vous l'aimez et êtes toute à lui : je ne connais pas votre sensibilité mais, en ce qui me concerne les Notes intimes de la poétesse Marie Noël (1883-1967) où une amante du Christ exprime la même plainte que Job, Lui crie sa tentation du néant, son incompréhension, et finalement son total abandon, vous seraient peut-être profitables (chez Stock)
Après la nuit la Lumière reviendra, soyez-en sûre !
Bien cordialement !
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Dernière modification par coeurderoy le mer. 15 avr. 2009, 7:24, modifié 1 fois.
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Re: Naufrage
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Bonjour Dubida,
Je pense à vous par la prière. Il me semble qu'à l'heure actuelle c'est la seule chose à faire. Mais, courage : bientôt viendra l'issue.
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Bonjour Dubida,
Je pense à vous par la prière. Il me semble qu'à l'heure actuelle c'est la seule chose à faire. Mais, courage : bientôt viendra l'issue.
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Re: Naufrage
C'est sainte Thérèse d'Avila.Ça me rappelle une petite phrase qui m'est resté en mémoire (impossible de retrouver l'auteur), qui disait à peu près : "Seigneur, vu comment vous traitez vos amis, il n'est pas étonnant que vous en ayez si peu".
Et bon courage dans votre cheminement !
- Christophe
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Re: Naufrage
Chère Dubida, je n'ai pas grand chose à ajouter à tout ce qui a déjà été dit, mais je prie pour vous, et je suis certain que Dieu ne pourra pas rester longtemps caché à quelqu'un qui Le cherche aussi sincèrement que vous semblez le faire. Priez-le, et je suis certain que la grâce de Dieu vous éclairera.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 11, 5-13)
Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 11, 5-13)
Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
Re: Naufrage
Ben en fait si... Je sais c'est indéfendable. J'étais ce que j'étais, pas plus méchante ni plus gentille qu'une autre athée, un brin mégalo, et un jour, alors que j'allais très très bien, que ni maladie ni épreuve ne m'avait encore trop touchée, je me suis réveillée croyante en l'existence de Dieu, de façon aussi tenace que dérangeante, parce que je ne voulais surtout pas admettre que je croyais. Et ce sentiment ne m'a plus jamais quitté; Il Est, et Il est là, près de nous, et rien ne lui échappe, et Il nous aime. Mais ça ne m'a pas rendu instantanément meilleure, pas du tout.Dúbida a écrit : parce que c'est justement les gens comme vous, qui à la base ne sont pas favorables voire hostiles à Dieu et à la religion, qui me font penser que tout ça, c'est peut-être vrai. Parce qu'on ne change pas d'avis comme ça, sans aucune raison.
L'engagement pour moi, l'effort hautement difficile, ça été de suivre Jésus et d'acquérir son Regard et son Amour (euh, ...j'ai encore un infini boulot...
Au final, je doute de presque tout, mais pas de l'existence de Dieu, et je ne sais pas exactement pourquoi... mais sans aucun mérite.
Vous avez bien vu. Vous avez à construire votre confiance en un Ami invisible et aussi exigeant qu'affectueux, et vous avez peur de souffrir, peur de vous "planter". C'est humain, et à votre âge c'est normal, vous avez toute une vie à construire, et des tas d'engagements avec des conséquences sur toute votre vie sont encore devant vous. Vous n'êtes pas à un moment facile. Mais en fait, il ne faut pas chercher à aller trop vite, ou à exiger de soi un résultat immédiat en matière de foi.Je comprend votre exemple avec l'enfant, mais, comment dire ? quand un gamin, au bord d'une piscine, décide de sauter dans les bras de son père, il sait que ce dernier l'aime et qu'il va le rattraper. C'est une question de confiance. Moi, je ne sais même pas si il y a quelqu'un pour m'empêcher de tomber, et je n'ai pas envie de m'écraser au sol...Et je pense que c'est surtout dû au fait que j'aimerais que tout soit facile, sans difficultés. Ça me rappelle une petite phrase qui m'est resté en mémoire (impossible de retrouver l'auteur), qui disait à peu près : "Seigneur, vu comment vous traitez vos amis, il n'est pas étonnant que vous en ayez si peu".
La foi c'est comme l'amour, ça se calcule pas, ça se choisit pas, mais par contre ça s'entretient. Vivez un jour à la fois, laissez la curiosité vous envahir, intéressez-vous à ce que c'est d'être chrétien au quotidien, (l'exercice de la vertu est hautement formateur par exemple ), essayez de lire les écrits des personnes qui ne se sont jamais revendiquées saintes mais qui n'ont vécu que de Dieu (Mère Térésa par exemple est carrément édifiante), allez vers les pauvres au travers d'association, même si ce n'est que pour 15 jours pendant les vacances. La prochaine fois que vous achetez un joli chemisier ou un parfum (ou ce qui vous plonge dans les délices de votre péché mignon), mettez un euro de coté et recommencez jusqu'à ce que vous donniez l'argent de votre effort à une famille affamée, essayez des tas de petites choses du quotidien comme ça. L'Ami sera de plus en plus proche de vous, et un jour certaines questions à Son sujet tomberont d'elles-même...
Je comprends ce que vous voulez dire pour le catholicisme, c'est pourquoi, au moins, la lecture peut vous guider, vous apprendre des choses, si vous vous sentez isolée dans votre chemin personnel, qui plus est quand il est parsemé d'intenses questionnements. Tout est bon à lire, Blaise Pascal comme un autre, à partir du moment où, si vous en avez le temps et l'énergie bien sûr, vous prenez des notes, vous lisez dans un esprit critique, en vous interrogeant, en comparant, en méditant, en en discutant avec vos profs (ou autres), vous construisez votre savoir et votre pensée en même temps que vous découvrez...Quand à mon entourage, heu... Je crois que je suis presque plus catholique (sic) et moins anti-Benoît XVI que certains catholiques déclarés que je connais, c'est dire ! Qu'appelez-vous des "dérives indésirables" ? Concernant les lectures, j'aime bien Blaise Pascal. Je n'ai jamais lu les journaux dont vous parlez (sauf Pèlerin, que mes grands-parents lisent régulièrement). Mais je dois dire que la seule fois où j'ai lu une revue chrétienne, j'ai été un peu refroidie (notamment par le fait que ces gens voyaient des miracles absolument partout)...
Les dérives indésirables, c'est simplement tous les mouvements sectaires et les allumés dont le Web et les éditeurs raffolent pour faire vendre. Effectivement certains journaux relaient des allumés pathétiques, et si les journaux c'est pas votre truc, il y a des tas d'autres façons de cheminer.
Pour finir, ne perdez pas votre sérénité dans les moments de questionnement. Le questionnement est un aiguillon puissant, qui bien dirigé nous aide à développer notre esprit, nourris notre émerveillement et notre proximité avec Dieu.
Que Dieu vous remplisse de Son Amour et de Sa Sagesse.
Fraternellement,
Zélie.
- coeurderoy
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Re: Naufrage
"Qu'est-ce-que je vaut vraiment ?" dites-vous Dubida : le prix infini que nous avons tous aux yeux de Celui qui a versé son Sang pour des malfaiteurs, des révoltés, des ingrats, des gens blessés comme nous le sommes tous. Dans son livre (magnifique) Sagesse d'un Pauvre, le Franciscain Eloi Leclercq montre bien que l'important face au Seigneur, c'est de se réjouir de Son bonheur, de Sa Gloire, de Sa perfection à Lui . Trop nous regarder nous-même (sinon avec Son regard à Lui, compassion, pardon) c'est encore vouloir rechercher "qu'est-ce que je vaux ? (par moi-même : pas grand chose : péchés, inconstance...) suis-je "clean ?" admirable ? : non, non, et non et c'est pour cela que j'ai du prix à ses yeux : il tombe sur mon péché comme un aigle sur sa proie car Il est venu justement en Jésus pour cela , ma misère aimantant (et aimant tant !) Sa Miséricorde !
Priez pour moi et mon épouse, Elisabeth, qui souffre beaucoup aujourd'hui !
In Christo !
Priez pour moi et mon épouse, Elisabeth, qui souffre beaucoup aujourd'hui !
In Christo !
Dernière modification par coeurderoy le jeu. 16 avr. 2009, 9:26, modifié 1 fois.
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
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Re: Naufrage
Quand bien même à vue d'homme nous ne vaudrions strictement rien, nous valons encore l'Amour que Dieu a pour nous! Et ça c'est une valeur qui nous est donnée gratuitement, indéfectiblement!
Saint Dismas, priez pour nous!
David
Saint Dismas, priez pour nous!
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: Naufrage
Cher Coeurderoy,coeurderoy a écrit : Priez pour moi et mon épouse, Elisabeth, qui souffre beaucoup aujourd'hui !
In Christo !
quand je constate l'ampleur et la souffrance mainte fois endurée de nos chers à travers leur maladie ou leur handicap, parfois je me demande si ce n'est pas une façon aussi de se tenir en permanence au plus près de Jésus; certains saints auraient appelé cela un baiser du Christ, tenu par Lui tellement près de son Coeur qu'on partage ses souffrances.
C'est sûr, c'est plus facile à observer qu'à le vivre, mais au moins sachez que nous sommes tous avec vous et votre famille et que je prierai pour votre épouse. Puisse-t-elle un jour trouver le traitement adapté dont elle a tant besoin!
Que Dieu vous garde en Son Amour.
Cher David,
vos paroles sur l'Amour que Dieu a pour nous malgré notre nullité à travers l'exemple de Dismas tombe pile pour me soulager d'un doute à propos d'une personne de mon entourage. Ca m'a fait du bien de vous lire.
Merci
Zélie
-
Invité
- Barbarus

Re: Naufrage
En Bretagne vous avez une richesse tout près: les calvaires bretons? Allez voir comment ces sculteurs ont mis leur foi dans la pierre, avec tellement d'humanité.
C'est comme pour les voitures, ce n'est pas les carroseries toutes cabossées qu'il faut regarder, c'est le moteur.
Notre foi est le moteur qui tire tout à la rencontre d'un Dieu qui est toujours près à sortir pour nous prendre dans ses bras.
C'est le sens de ma prière avec vous.
C'est comme pour les voitures, ce n'est pas les carroseries toutes cabossées qu'il faut regarder, c'est le moteur.
Notre foi est le moteur qui tire tout à la rencontre d'un Dieu qui est toujours près à sortir pour nous prendre dans ses bras.
C'est le sens de ma prière avec vous.
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