L'homosexualité ne fait pas de victimes... Ca me laisse songeur. En effet, je pourrais vous dire que l'adultère vécu de façon consentante (clubs échangistes par exemple) ne font pas de victimes. Je pourrais aussi vous dire que ressentir de l'envie (ce qui est condamné dans les Dix Commandements) ne fait pas non plus de victime tant qu'il n'y a pas d'actes. Et qu'en est-il du mensonge ? Si personne n'en souffre, pourquoi ne pas mentir ?Christian a écrit :Je ne crois pas que ce soit une réponse. Car lorsqu’il existe un moyen humain de soulager la souffrance, nous l’employons. Et nous avons raison. La technologie allège la peine du travail et guérit des maladies, le capitalisme écarte la grande pauvreté… Mais malades et pauvres se disent victimes. Ils souhaitent échapper à leur condition. Pas les homosexuels. L’homosexualité ne fait pas de victimes (pratiquée entre adultes consentants, mais le consentement est une exigence de l’hétérosexualité aussi). La répression des homosexuels fait des victimes, voilà ce qu’il faut condamner.
Toutes les croix ne sont pas bonnes à porter, et notamment pas celles que nous taillons nous-mêmes. Pourquoi faut-il que l’homosexualité soit une croix ?
Le fait est que l'Homme est bien en peine de définir ce qui est bien ou mal. Heureusement, je crois que Dieu nous a parlé et nous a dit ce qu'Il attendait de nous. L'homosexualité est une croix parce que Dieu en a décidé ainsi. Pourquoi ? Je n'en sais rien, mais j'ai confiance en Dieu. Si Il me dit que ce n'est pas bon pour moi, que ce n'est pas pour ça que j'ai été créé et que, en m'entêtant, je l'offense alors j'y renonce, et avec joie.
Finalement, la question est de savoir ce qu'on aime le plus dans cette vie. Si c'est Dieu, alors on pourra renoncer à tout pour lui (d'ailleurs, Jésus ne dit pas autre chose).
Notez que l'Eglise n'interdit pas l'amour entre deux personnes du même sexe, elle condamne les actes sexuels entre ces personnes. Mais allez trouver de nos jours un couple capable de vivre dans la chasteté et l'abstinence (c'est peut-être ça un amour homosexuel "spiritualisé" par l'Esprit Saint). Avec le sexe érigé en idôle des temps modernes, c'est devenu quasiment impossible.Christian a écrit :La question se reformule alors : si la procréation n’est pas le but unique, pourquoi refuser une reconnaissance de l’engagement fort, définitif, amoureux, que prendraient deux individus du même sexe ?
Ainsi, je modifie la question : pourquoi deux personnes du même sexe ne peuvent-elles pas vivre chastement leur amour ? Certes c'est contraignant, mais si c'est que Dieu veut ?
Il faut bien comprendre que, premièrement, ce qui peut passer pour l'amour n'en est pas forcément (exemples : pédophilie, "amour" de mémé ginette pour son chihuaha, etc...). Ensuite, il faut se poser la question de savoir pourquoi vivre un amour homosexuel. Pourquoi s'unir à quelqu'un ? Pour ne pas être seul ? Pour avoir des câlins ? Tout cela me semble fondamentalement égoïste, donc incompatible avec l'union avec Dieu. En revanche, quand on a l'envie de s'unir à quelqu'un pour fonder un foyer, quand on veut bâtir quelque chose non pas pour soi mais pour Dieu, alors on sort de son nombrilisme.
Finalement, les homosexuels (mais pas qu'eux, j'en suis conscient) ne veulent pas vivre l'abstinence préconisée par l'Eglise pour deux raisons : ils ne veulent renoncer ni au sexe ni au plaisir de ne pas être seul. C'est compréhensible, mais il me semble que ce sont de mauvaises raisons.
Ce que je crois surtout, c'est que nous serons un jour tous guéris de nos "défauts". Pour moi, l'homosexualité en est un. C'est dur à entendre mais dire le contraire m'obligerait à faire mentir Dieu.Christian a écrit :Je pense humblement que cette reconnaissance viendra. Car que fait l’Esprit Saint ? Il spiritualise. Il arrache l’humanité à la glèbe, à la matière, au biologique, à tout ce qui la détermine, pour l’introduire prudemment, à Son rythme, dans une économie de l’immatériel. Toutes les assignations du sexe, de la race, de l’Histoire, se défont. Nous sommes appelés à ne voir en premier dans les êtres humains non pas d’où ils viennent, mais où ils vont. Non pas les gènes, la couleur de peau et le passeport, dont ils ont hérité, bon gré, mal gré, mais l’intelligence du cerveau et du cœur.
Et n'oubliez jamais que l'Eglise ne considère pas les homosexuels comme des croyants de seconde zone. Elle ne fait pas de discrimation à leur égard et c'est bien la seule justement : tout le monde est soumis à la volonté de Dieu qui oeuvre à Notre Salut, pas d'exception pour les homosexuels. Ca, c'est de l'amour.
Concluons : l'homosexualité est condamnée uniformément dans la Bible et également par la Tradition. L'attitude la plus raisonnable pour un croyant est donc d'accepter que ce soit la volonté de Dieu.
Après, il reste à savoir si on veut Lui obéir ou non...
Bien à vous,





