Libremax a écrit : ↑ven. 14 févr. 2025, 11:23
Nous ne le savons pas.
C’est bien là la position que je défends depuis le début et que vous sembliez réfuter mais pour Judas seulement en écrivant :
Libremax a écrit : ↑mer. 12 févr. 2025, 12:43
Je me permets d'observer que cette phrase que dit Jésus sur l'existence de Judas semble claire, et que les textes ne présentent pas vraiment d'élément permettant de le comprendre autrement que Judas est fautif, absolument, et pour toujours. Il aurait mieux valu pour lui ne pas naître, ne pas exister, donc ce n'est pas une bonne nouvelle.
Par conséquent nous attendrions d’une telle position autre chose que le rappel de la théorie doctrinale révisionniste d’Arnaud Dumouch, notée par Trinité et à laquelle vous aviez adhéré aussi, dans un contexte qui sans de plus amples explications, ressemble à la jeter aux orties.
Voudriez-vous faire diversion, ou tenter la provocation ? Vous défaussez-vous, rétrogradant d’une certitude présumée à une hypothèse ?
Pour ce qui n’est pas selon vous une bonne nouvelle, il conviendrait de la replacer dans le contexte de l’Ecclésiaste (4 :2-3), quand il affirme : « alors je félicite les morts qui sont déjà morts plutôt que les vivants qui sont encore vivants. Et plus heureux que tous les deux est celui qui ne vit pas encore et ne voit pas l'iniquité qui se commet sous le soleil. »
Et de se demander ce qu’il a bien pu vouloir dire et quelle en est la part à retenir de vérité, tout en observant qu’il ne parle ni de ceux qui ne vivront jamais, ni de l’enfer … Mais de ceux que le péché n’a pas encore atteint (état que nous avons tous connu entre le moment où Dieu créa notre âme et celui où le péché originel la marqua de son sceau. La nostalgie n’en serait-elle permise qu’à ceux qui parviendront à s’en souvenir !). Il s’y trouve pour nous qui avons la foi, une sorte de consolation, déjà.
La suite de ce livre nous aidera à en résoudre l’énigme, d’abord au chapitre 6 (3-6) : « soit un homme qui a eu cent enfants et a vécu de nombreuses années, et alors que ses années ont été nombreuses, il ne s'est pas rassasié de bonheur et il n'a même pas de tombeau : je vois que l'avorton est plus heureux que lui. Il ( il s’agit de l’avorton ) est venu dans la vanité, il s'en va dans les ténèbres, et dans les ténèbres son nom est enseveli. Il n'a même pas vu le soleil et ne l'a pas connu : il y a plus de repos pour lui que pour l'autre. Et même s'il avait vécu deux fois mille ans, il n'aurait pas vu le bonheur ; n'est-ce pas vers un même lieu que tous s'en vont ? »
Défendre votre position suppose de traiter avec sérieux et de travailler encore sur plusieurs points :
- 1> L’emploi de « fils de perdition » pour dénommer Juda, à cause de ses 2 actes finaux traditionnellement mis en cause, dans le contexte de la Révélation et des évangiles, évite simplement un anachronisme car ces actes s’opposent en effet, sinon au salut (car le second pourrait être le fruit d’une prise de conscience de ce fait) du moins à la personne de celui qui nous l’offre et l’apporte, le Révèle.
Il n’y a rien d’obligé à le sortir du contexte pour y voir la damnation du bonhomme, qui entre dans votre « passage de la mort » avec juste ce qu’il faut de casseroles ainsi bien résumées pour justifier l’existence de ladite doctrine et son éventuelle pertinence, à moins qu’il n’y ait pour lui une exception – pourquoi pas pour d’autres ?!
Considéreriez-vous ce propos rapporté de Jésus comme une prophétie sur ce qui se passera pour Judas à l’issue de ce passage ?
Je ne vois pas d’autre façon de ne pas vous mettre en contradiction, et du coup cela rend inutile ce « passage » et pas que pour lui : puisque Jésus peut savoir d’avance ce qui s’y passera-rait, autant le supprimer et ne pas jouer avec nos peurs, sortant de son cœur et de sa liberté, de son jugement, la miséricorde divine pour la remplacer par un parcours bis où cela relèverait de la liberté d’une âme qui n’en a plus pour augure que de dire une ultime fois « oui » là où il aurait déjà cru dire définitivement « non » - car en se suicidant, Judas supprimait volontairement toute « suite ». Il serait tellement plus simple de Lui faire confiance et de s’en remettre à Lui, mais bon, ce ne sera qu’une contradiction de plus !
- 2> Cet emploi ne doit pas nous faire oublier que le premier de ces actes a permis ce qui deviendra l’objet du dogme de la Rédemption. Il semble faire plus que suggérer que les choses auraient pu et auraient dû se passer autrement. Ce qui suppose et oblige à apporter pas mal de précisions à/sur ce dogme qui aurait pu « échouer », même si cela ne concerne pas directement le jugement de Judas qui n’avait pas le salut de l’humanité pour but – mais bien celui de ses contemporains juifs, représentant le peuple de la promesse - du moins sa consolation.
L’association que vous faites ici avec le « fameux péché contre l’Esprit Saint » est téléguidée par le fait qu’il serait perdu, mais il resterait justement à en démontrer ainsi par sa caractéristique un tel sort, or votre argumentaire est pour le moins « léger » si vous ne considérez pas comme aussi damnés ces pharisiens.
Libremax a écrit : ↑mer. 12 févr. 2025, 12:43
plus encore que les pharisiens qui accusaient Jésus d'agir par Belzébuth alors qu'il était évident que c'était par la Puissance de Dieu, Judas s'est accroché à une vision probablement politique du Messie à venir, et a finalement été déçu par Jésus au point de le livrer au pouvoir en place, et ce, malgré tous ses enseignements et miracles dont il était témoin exactement comme les autres Apôtres.
Il ne serait de fait pas difficile de montrer que le péché de ces pharisiens est plus grave que le sien (déjà que celui de Pilate, or c’était lui le pouvoir en place et non les pharisiens à qui Judas a livré Jésus) qui n’étaient pas impactés par la proximité d’un compagnonnage et bénéficiaient d’un plus grand recul pour accomplir leur devoir qui était de reconnaître et désigner le Messie.
Or dans aucun des passages où ils auront été confrontés à Jésus, si ce dernier leur donne les conditions qui provoqueront leur jugement et leur perdition éventuelle, il ne la déclare expressément : jamais !
Je voudrais enfin revenir sur le propos classique par lequel vous prétendez que l’on peut être damné pour moins qu’un crime : c’est tellement évident !
Mais l’exception reste une exception, et si pour vous ces criminels appartiennent à « un autre monde », où il est toujours possible qu’ils fassent preuve de beaux gestes, etc., dans la réalité leurs actes correspondent souvent à une réalité qui est bien la même que tout le monde, avec donc les mêmes chances de se montrer bons, etc., et où ils ont à l’égard de « leurs frères humains » un cœur si sec et effectué un choix si radical et si fréquemment répété (même - mais aussi surtout - s'il leur est devenu banal et habituel) que je ne comprends pas que vous fassiez ce rappel, à moins de vous rassurer sur la fausse grandeur du mal et de les méconnaître totalement ou de chercher la contradiction pour la contradiction, comme en témoignent vos premières remarques qui supposaient que je n’en tenais pas déjà compte.
D’autant qu’ici, il est question de qualifier un mal plus grand que celui commis par Judas, or si vous prétendez qu’il est damné, vous pourriez au moins reconnaître qu’il y a des façons de l’être moins que lui, or vous sous-entendez ainsi presque que des façons mineures de se damner (malgré certes le passage de la mort qui normalement, selon l’intrusion de cette doctrine critiquable et qui constitue un hors sujet déplorable, servirait à l’éviter !) seraient supérieures à la sienne, ce qui est un comble ! Surtout de votre part qui prônez la miséricorde « plus »…
Bref, débattre dans ces conditions, et en cela je rejoins encore Didyme, ne mène nulle part et ce n’est plus débattre, mais chercher la défaite d’autrui. Cela m’oblige une fois de plus à rentrer dans des considérations dont je préférerais me tenir à l’écart. En principe, vu les 2 positions possibles, les débordements devraient provenir de la mienne et non de celle qui n’a qu’à défendre un sens littéral de ce qu’il pourrait avoir d’abusif et qui jouit de la faculté de pouvoir se contenter d’une exégèse et de la resserrer.
Vous aurez beau vous appuyer sur une belle, très belle parole comme celle-ci :
Libremax a écrit : ↑ven. 14 févr. 2025, 11:23
Le Salut offert par Dieu, c'est un appel à la sainteté, rien de moins.
Qui inexorablement va dériver vers moins beau :
Libremax a écrit : ↑ven. 14 févr. 2025, 11:23
L'enfer, c'est refuser cette sainteté (ou en être incapable, cela revient au même), à cause de l'effet que le péché a eu sur notre coeur.
Car vous y laissez entendre que le cœur y est victime d’un péché en occultant que ce péché est bien le sien, inversant la parole de l’évangile (Mathieu, 15 : 11 « écoutez et comprenez : ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille le fils d’homme ; mais ce qui sort de sa bouche même, voilà ce qui souille le fils d’homme. ») sans certes vous y opposer mais quand même, en y ouvrant une brèche dans laquelle beaucoup s’engouffrent pour se prétendre innocents et que leur damnation serait imméritée ou décidée d’avance ou inévitable – ce qui rejoint votre « être incapable » : or non cela ne revient pas au même ! si Judas « n’était pas capable » il sera(it) sauvé, c’était même l’objet d’une de vos remarques : votre propos est plein de paradoxes et de sous-entendus qui s’opposent !
Ceci après avoir écrit :
Libremax a écrit : ↑ven. 14 févr. 2025, 11:23
Encore ne faudrait-il pas confondre l'enfer avec une peine à encourir pour l'éternité pour faute grave.
Ni la tentation, plus ou moins forte, plus ou moins sensible, avec des circonstances atténuantes.
Car j’aimerais bien que vous me disiez en quoi l’enfer ne correspond pas à une peine à encourir pour l’éternité pour au moins une faute grave ! Qu’avez-vous donc voulu dire ? Qu’on pouvait être pardonné ? Que ce soit cela ou autre chose, en quoi aurais-je écrit le contraire ?
Ai-je aussi prétendu plaider des circonstances atténuantes pour Adam ou Judas ? Non, plutôt que nous ignorons si nous aurions fait mieux ! Et qu’Adam est très probablement sauvé (voir ma citation, mais l’avez-vous seulement consultée, il y est écrit : « au-dessus de toute créature vivante est Adam » (Jésus et Marie étant à priori exclus puisque pas encore nés… et dans le contexte, il est clair que cela ne fait pas appel à son « ancienneté » mais à sa sainteté après même le péché originel ) quant à Judas, ce que je dis, c’est que s’il est damné ce ne sera pas à cause de ces 2 fautes, mais pour quelque chose que ces 2 fautes reflètent et extériorisent et qui était déjà en lui d’avant et contre lequel il se sera battu mais aura finalement capitulé (quelque chose qui n’est pas marqué dans l’Ecriture sainte et qui oblige à recourir à des révélations privées, lesquelles sont dans leurs restitutions influencées par l’opinion de la personne qui les aura reçues et qui généralement croyait en la perdition de Judas … Car ces personnes ont pu interpréter parfois selon leur croyance propre des visions qui ne portaient que sur le for externe, et de sorte à faire droit à ce qui leur semblait être l’opinion de l’Eglise).
Ce qui rejoint et donne une autre dimension à votre propos suivant :
Libremax a écrit : ↑ven. 14 févr. 2025, 11:23
: Ce rejet / incapacité, je peux très bien imaginer qu'ils soient finalement le résultat d'une sorte d'addiction à un péché peu nocif pour autrui, tout autant que d'actes criminels en série.
Et que j’ai peut-être ci-devant déformé, mais c’est que vous le présentez comme tout le reste en opposition à ce qu’écrivais et dans sa suite, ce qui n’est pas neutre.
Or j’avais écrit bien d’autres choses et qui méritaient bien mieux l’attention par rapport à ce qui mérite (ou pas… mais alors ?) d’être débattu…