Votre idée ne peut pas correspondre au texte, au vu de la forme indéterminée de "pas d'autre signe". Ça relève d'une précision qui n'existe pas dans le texte ni dans le contexte.cmoi a écrit :Vous ne m ‘avez compris qu’à moitié. Le signe qu’ils attendaient/réclamaient relevait d’un ordre ou d’une finalité précise vu que les miracles et guérisons déjà constatées n’en étaient pas un pour eux, pas davantage donc que le sera cette voix.
Oui, car l'inerrance va de soi quand on considère que la Bible est "la parole de Dieu". Les contradictions laissent penser que les livres de la Bible ne sont que des écrits humains non inspirés par Dieu, et beaucoup de gens en concluent que le Dieu de la Bible n'existe pas.cmoi a écrit :Ce n’est pas la foi qu’elles tuent, ou alors il faut vous expliquer davantage. Car si l’Eglise n’avait pas déclaré l’inerrance, le penseriez-vous toujours ?
L'Eglise a déclaré l'inerrance pour préserver la crédibilité et l'autorité de la Bible, pas pour qu'on s'amuse à faire des exercices mentaux pour tenter d'expliquer des contradictions.cmoi a écrit :Or a-t-elle déclaré cela pour stimuler la foi et recadrer l’intelligence, ou se serait-elle trompée ?
La doctrine catholique de la prédestination souligne le caractère immérité des grâces arbitrairement distribuées par Dieu (on devrait plutôt parler de prédétermination).cmoi a écrit :Vous vous trompez. Il y a une doctrine protestante de la prédestination qui est condamnée, mais il y a une doctrine catholique de la prédestination qui ne l’est pas.
La doctrine protestante de la prédestination porte sur les fins dernières : rien ne peut empêcher les élus d'aller au Ciel, et rien ne peut éviter aux réprouvés de finir en Enfer, indépendamment de leur volonté et de leurs actes.
Et c'est bien cette doctrine protestante que met en avant Jésus lorsqu'il dit que personne ne peut ravir ses brebis, niant par là même la possibilité pour les brebis de tomber en disgrâce.
Oui mais répéter une information inutile, ça n'a pas de sens, surtout quand c'est présenté avec une forme solennelle du genre "en vérité je vous le dis".cmoi a écrit :Ma réponse y répondait. Se répéter n’est pas parler pour ne rien dire, il y a plein de répétitions dans un enseignement et plus il est nouveau plus c’est nécessaire. Cela fait partie de la pédagogie.
Ceci n'est pas suggéré par le texte ni par le contexte. Pour que ça colle, il aurait fallu que Jésus en parle auparavant, car le démonstratif ce/cette devrait pouvoir y faire référence.cmoi a écrit :Je vous propose de comprendre : "ce mode d'existence par lequel l"humanité se reproduit par la génération" et de ne pas vous arrêter à une compréhension et une grammaire qui correspondent à notre langue, notre époque et notre civilisation. Vous avez déjà fait la moitié du chemin !
Quelles hypothèses ?cmoi a écrit :De fait, « en situation », les 2 hypothèses/suppositions étaient possibles, la théologie n’en était pas au point d’aujourd’hui et cela renforce le témoignage historique.
Je ne vois pas à quoi vous faites allusion.cmoi a écrit :Vous en frôlez la compréhension par votre remarque sur une autre citation –
"Céder à sa propre convoitise" c'est différent d'"être tenté par sa propre convoitise". Votre glissement ne fonctionne pas.cmoi a écrit :qui n’empêche pas que si, les démons nous tentent aussi, même si leur céder peut être dit céder à sa propre convoitise, ou parfois d'abord simplement se tromper - dans un cas comme ce recensement.
Quant à David, il est poussé à faire le recensement par Satan, lui-même envoyé par Dieu. C'est donc Dieu qui tente par l'intermédiaire de Satan, pour avoir un bon prétexte pour châtier ce peuple orgueilleux. C'est ce que révèle l'Ecriture.
Et quelle est la bonne traduction du Notre Père, alors ? Et pourquoi, et comment ?cmoi a écrit :En effet, que ce soit dans Luc ou dans Mathieu.
Bonjour Libremax !
La seule correspondance dans Jérémie est l'achat d'un champ. Ca fait vraiment léger comparativement au passage de Zacharie qui correspond beaucoup plus. Donc ce rajout est vraiment insensé. C'est comme si moi je jugeais bon d'ajouter le nom du prophète Isaïe au verset 4 du chapitre 21 de St Matthieu, parce qu'en Isaïe 1;3 il est question d'un âne, alors que la citation de St Matthieu provient indubitablement de Zacharie 9;9.Libremax a écrit :En effet, d'où l'hypothèse beaucoup plus probable d'un rajout d'une allusion à Jérémie chez les traducteurs grecs non pas farfelue, mais assumée et légitime. Il y a bel et bien un passage en Jérémie qui correspond à la situation, comme nous l'avons vu, un passage qui en lui-même résonne avec toute une multitude d'autres,
Justement, si l'extrait est déformé au point de lui faire dire l'inverse du passage originel, on ne peut plus parler de véritable citation. Et dans le cas de Matthieu citant Zacharie, c'est trop différent pour qu'on le tienne comme l'accomplissement d'une véritable prophétie.Libremax a écrit :Les citations bibliques au sein de la Bible sont rarement exactes. C'est notre culture à nous, qui n'accepte que des citations verbatim. En culture hébraïque, et dans la Bible, les livres se font référence les uns aux autres de manière beaucoup plus souple. C'est normal : les hébreux connaissent leur Bible par coeur, ils n'ont pas besoin qu'on leur cite les passage au mot près pour savoir que c'est d'eux qu'on parle. Parfois, un extrait est cité en le déformant au point de lui faire dire l'inverse du passage originel.
1) Dans le récit de Saint Matthieu, il ne peut pas y avoir d'ellipse car il y a un enchaînement logique qu'on ne peut pas jeter aux oubliettes : "à cette vue" (qui renvoie à ce qui vient d'arriver), et "en un instant" (qui renvoie au figuier desséché "à l'instant même"). On ne peut pas passer outre et considérer que les disciples n'ont rien vu sur le moment, et que leur réaction n'a lieu que le lendemain, c'est pas cohérent. Le texte de Saint Matthieu précise que le figuier a séché aussitôt, puis les disciples s'étonnent, en précisant que le figuier a séché instantanément.Libremax a écrit :La contradiction apparente du figuier maudit ne me semble pas du tout irrésoluble.
Il y a deux solutions possibles, d'ailleurs :
- Matthieu donne une version condensée de l'évènement ; Les disciples ont découvert l'état du figuier le lendemain, mais il ne le dit pas, il fait une ellipse. Et ce qu'ils découvrent le lendemain, c'est que le figuier s'est desséché dès que Jésus a parlé.
- Il y a eu deux évènements légèrement différents ; (c'est ce qui se passe souvent entre les évangiles, et même au sein de certains évangiles eux mêmes) Matthieu rapporte l'un, et Marc rapporte l'autre.
2) Ce serait ridiculement absurde, car la leçon de Jésus est la même.
C'est pareil pour la scène où Marie Madeleine répand du parfum sur le Seigneur à Béthanie, peu avant la Passion. Il est inenvisageable que la scène ait eu lieu deux fois, car le commentaire des disciples et la leçon du Seigneur sont les mêmes (Mc14 VS Jn12).
En effet, mentir n'aurait pas d'intérêt a priori, c'est pourquoi il est probable que ce soit une erreur. D'ailleurs chez Marc, Jésus dit carrément qu'il "ne sera point donné de signe à cette génération".Libremax a écrit :Vous venez d'en discuter avec cmoi et je ne sais pas quelle est votre conclusion, mais pour vous, ce passage montre que Jésus ment, purement et simplement ? Il désobéirait frontalement au 8eme commandement ? Mais à quelle fin ?
Bonjour Olivier !
Ça ne peut pas marcher parce que :Olivier JC a écrit :Au cas présent, il me semble possible de soutenir que l'épisode rapporté par Marc est chronologiquement antérieur à celui rapporté par Matthieu, et toute contradiction s'évanouit ainsi. La première fois, le dessèchement n'est pas immédiat (ce qui correspond à la malédiction selon laquelle plus personne ne mangera de son fruit) et la deuxième fois, il est immédiat (ce qui correspond à la malédiction prononcée qui est plus forte encore).
1) Ce serait absurde que Jésus s'amuse à maudire deux fois le même figuier.
2) D'après Marc, c'est Pierre, "se ressouvenant" (à la vue du figuier desséché), qui attire l'attention de Jésus en lui disant de regarder le figuier desséché.


