Perplexe a écrit : ↑sam. 24 déc. 2022, 19:39
Il est néanmoins, dans la parole de Jésus, question pour nous de "faire". Que pouvons-nous faire d'autre en suivant le Christ que de nous sacrifier pour ne pas choisir ce monde ?Sacrifice signifie étymologiquement "fait de rendre sacré". Est-ce que notre condition de pécheur ne nous permet-elle pas, dans une certaine mesure, en nous sacrifiant de nous laver du péché ?
En effet, et qu’est-ce qui rend sacré nos péchés ? La confession…
En cela, vous avez donné aussi la meilleure réponse au questionnement d’Ombiace…
Car cela s’oublie de trop, mais la « matière » du sacrement de réconciliation, ou de pénitence (il en faut pour toutes les sensibilités !),
- ce n’est pas l’eau (baptême),
ce n’est pas l’huile (confirmation, extrême onction),
ce n’est pas le pain ni le vin (eucharistie)
ce n’est pas notre corps (mariage), c’est…
Les conseils des apôtres et leurs exhortations nous disent d’aller de grâce en grâce, mais ce n’est pas aller ailleurs que d’aller de confession en confession, d’humilité en humilité, d’aveu en aveu, d’abaissement en abaissement, de repentir en ferme propos de ne plus récidiver, pour repartir guilleret et gonflé à bloc :
- Dieu nous aime autant que nous et beaucoup plus !
Et il a ce pouvoir et lui seul de non seulement les pardonner, nos péchés, péchés qui ne sont pas une figure de style pour nous donner un parcours du chrétien et de quoi occuper notre conscience, ou une façon de mal penser aux autres, de ne pas « remplir notre devoir », de faire un mal au fond inévitable,
- mais un empêchement d’être soi-même et qui nous éloigne de notre vérité et de la vérité toute, donc aussi de celle de chacun et de l’amour…
- Et il a ce pouvoir mais de les faire disparaître, de les « enlever ».
Nos talents c’est autre chose, cela relève du développement personnel, de ce à quoi certes nos péchés font obstacle parfois, et nous pouvons avoir des ambitions, des désirs, des projets, de belles choses à vouloir réaliser que nos péchés ne nous empêchent pas toujours de réaliser, davantage des défauts et qui ne sont pas toujours des péchés, qui sont aussi à supporter et combattre, mais finalement, ce qui compte et ce sur quoi nous serons jugés (quelle Bonne Nouvelle ! et quelle liberté !),
c’est sur l’amour, et là oui, l’obstacle c’est seulement le péché, rien d‘autre (autre Bonne Nouvelle…)
- Autrement dit, rien ni personne ne peut nous être un obstacle, que nous…
- Et c’est donc par les sacrements que vous résorberez vos péchés, Ombiace, principalement eucharistie et confession.
Comme chacun de nous !
- Méditons nous bien cette merveille ?
La matière principale du sacrement de confession, ce sont nos péchés.
Ce sont aussi l’aveu, le repentir, le ferme propos, la « pénitence »...
l’absolution enfin et bien sûr du prêtre, mais…
tout cela ne serait « rien » et n’existerait pas sans nos péchés…!
(Nous lui "donnons notre boue et il en fait de l'or" (cf. Baudelaire)
Quant à ce qu’il y a à faire, il y a à faire que «
son nom soit sanctifié, que son règne arrive, que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel », bref, agir et témoigner que son Royaume est arrivé, qu’il est là, dans nos cœurs, dans l’amour que nous aurons les uns pour les autres…
Dans le pardon accordé, aussi…
- Ainsi « Reprendre » un pécheur pour son péché, ce n’est rien d ‘autre que d’apporter de l’eau pour son baptême, s’il était catéchumène. Cela doit se faire avec joie…
Ainsi, venir sur un forum poser la question qui nous tarabuste, répondre à celles dont on croit connaître la réponse, ce n’est rien d’autre que venir au baptistère pour célébrer avec Jésus Sa joie.
Il n’y a pas d’autre démarche à avoir, pas d’autre ambition que d’espérer qu’il y aura encore de la place, pas d’autre « chose constructive » que d’entretenir et prendre soin du lieu (ménage, éclairage, toiture, décoration, fonds baptismaux, etc.) qui est celui de son corps mystique (nous autres…), rien d ‘autre à attendre que l’heureuse surprise de savoir er de croire que Jésus saura nous donner le rôle qui nous convient, et se servir des dons qu’il nous a donné, pour qu’ils se transforment en joie.
- Et il y a tant de baptistères par le monde !
Être baptisé, ce n’est pas que mourir avec lui sur la croix, c’est aussi renaître avec lui comme un enfant qui ne sait rien, qui ne doit rien à personne, sauf à Dieu. Il ne sait pas la souffrance de sa mère, mais qu’elle l’aime il le suppose par son innocence même, et tout ce qu’il doit à d’autres, ces autres le doivent à Dieu ou sinon, c’est en trop, ils n’ont rien à revendiquer et partager ainsi sinon l’innocence…
- C’est une grâce, et qui s’élabore et s’élucide plus ou moins bien selon la culture et l’environnement et les qualités et l’investissement de chacun…
Tout est cadeau, il n’y a qu’à remercier, il ne faut pas se prendre la tête…
Jésus a assez d’imagination pour nous épargner d’en avoir en plus de celle immédiate et servile, qui consiste à se réjouir et répondre au besoin immédiat : porter l’enfant si on est le parrain ou la marraine, être là si on est invité, se montrer serviable et discret si on ne l’est pas, et toujours et sinon, il y a la prière, et la joie. Pourvu que vous soyez joyeux, vous deviendrez un invité…
(L’Eglise n’appartient à personne, pas même à Dieu en dehors du fait que tout lui appartient, et nous sommes tous partout et toujours ses invités, jamais de trop ni en moins…)
- Il y a tant d’enfants par le monde !
Non, ce n’est pas la joie du self made man, c’est à l’opposé celle de celui qui n’a rien, qui n’est rien devenu que lui-même, rien donc pour se tracasser, et qui n’a qu’à s’en contenter pour pouvoir tout supporter car il est l’œuvre de Dieu et en cela, invulnérable tant qu’il s’en souviendra et lui fera confiance quant à la suite de sa création et pour sa créature qu’il est.
Pour en revenir aux sacrements, n’oublions pas que les grâces qu’ils nous font acquérir, ne sont pas toutes données sur le moment, mais à chaque instant ultérieur de nos vies où et quand nous en avons besoin. Toutes découlent donc directement ou indirectement, de notre baptême…
- Les refuser, c’est refuser notre baptême.
Et en vouloir ou en espérer d’autres, hormis dans la prière quand elles nous semblent nécessaires ou désirables, c’est « sortir » du cadre et en effet illégitime !
Et le baptême, c’est ce qui nous donne et manifeste notre foi.
Vous me semblez un peu « oisif », Ombiace, alors qu’il y a déjà tant à faire et rien qui vous soit demandé !
Il suffit pourtant d’observer et de se servir… Je veux dire : choisissez et ne vous sentez pas « jugé », ce que vous préférez en fonction de ce qui vous semble possible, et ne vous posez plus de question avant d’avoir fini.
Et vos soucis sont aussi les siens, ne les lui cachez pas, ne vous sentez pas exclu non plus, cela ne sert à rien… Si vous faites un pas pour/vers lui, il en fera beaucoup plus pour/vers vous…
Sans doute est-ce ce que Perplexe vous a dit autour de son idée de « sacrifice », ici développé en…chacun ses défauts !... trop long…
Joyeux Noël … !