Vous n’y êtes pas : je ne présume rien, je vous suggère une piste de réflexion et vous en faites ce que vous voulez. N’est-ce pas ce pourquoi vous avez exposé votre « dilemme d’incroyance » ici : pour avoir d’autres points de vue, au sens propre autant qu’au figuré ?loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 Vous présumez de ce qui me manque, vous ne me connaissez pas.
Là encore vous n’y êtes pas, et si j’extrapolais comme vous le faites je pourrais à la longue vous présumer ici agressif : pour moi l’affect n’est pas un truc tordu et sans valeur au regard de la raison. Jésus n’a pas dit « je suis la raison » mais « je suis la vérité », et il y a autant de vérité dans les affects que dans la raison. Vivre sa foi est plus proche des affects que de la raison, même si c’est avant tout une question de volonté.loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 je peux vous dire exactement la même chose: votre foi tient plus de l'affectif que du raisonnable. Mais vous avez raison, l'affect joue un rôle, bien entendu.
Dans la bible, Dieu se refuse à jouer au philosophe et c’est bien normal. Dans les Evangiles, Jésus n’argumente qu’une seule fois, quand il se défend de chasser les démons par le chef des démons – et il évoque alors le péché irrémissible, le seul à l’être.
Sinon, c’est seulement dans st Jean qu’il « entre en discussion », et sa façon de dialoguer est « unique » et mériterait bien plus d’analyse. Vous en parlerez plus loin mais il n’y a donc aucun malentendu ni besoin de se casser la tête avec le Dieu des philosophes qui ne sert qu’à confirmer la possibilité de ce qui est en train de se passer : une Révélation par Lui-même. Et qui se moque de mettre en avant ses qualités : « je suis celui que je serai » autrement dit : tu me découvriras « en acte ». Et ce qu’il a voulu mettre en avant, c’est son amour et non sa toute-puissance… Ce qui devient explicite et compréhensible en/avec Jésus.
Quand il désavoue un comportement, c’est clair ! Quand il promet sa protection ou entreprend une action, aussi. Etc.
Quelle chance ! A nous de savoir bien comprendre les choses…
Ici encore, vous présumez y avoir été obligé et que « c’est mal », mais si vous vous êtes senti obligé il y avait 2 causes qui n’avaient rien de mauvaises à l’égard de vos parents : l’obéissance et l’affection. Vos parents vous ont donné une « éducation religieuse », bonne ou mauvaise c’est ici un autre sujet, il s’agissait d’une instruction que vous aviez à apprendre (obéissance) mais que vous n’aviez pas l’obligation de croire. Je doute qu’ils vous auront jamais demandé de « faire semblant de croire », c’est vous qui en aurez fait le choix à tort ou par confusion, quand ce ne fut pas ou plus le cas et cela relève soit du mensonge (mauvaise option contraire au christianisme), soit de l’obéissance. De fait et par amour, il arrive que l’on fasse des choses qu’on ne veut pas faire : cela n’a aucun effet pernicieux si ensuite l’amour ne faiblit pas, ne se désavoue pas, et à moins que l’on tombe dans des reproches !loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 Elle peut créer une situation ou on se force à croire, ce qui entraîne un dilemme interne très toxique. La foi c'est pas juste de l'amour, il y a tout le package: les pratiques, les dogmes... Sinon ce n'est pas être catholique.
Il convient d’assumer votre responsabilité qui est totale. Si à un moment donné cette situation fausse vous est devenue inconfortable, il convient de vous interroger : pourquoi ? Et pourquoi l’avoir laissée durer ? Etiez-vous un enfant battu ? J’en doute… Mais c’était pour donner un exemple. La religion n’a rien à voir là-dedans, mais la psychologie, oui !
Répondre à votre présence et vos propos est effectivement un acte de bienveillance, même si cela suppose de dire des choses que l’on sait pouvoir être « désagréable ». Ce qui est normal : tout ce qui vous aura été présumé agréable aura été déjà épuisé par votre propre réflexion, et vous aurez évité une partie du reste - mais je vous incite à dépasser cet « affect », là encore, car souvent on se trompe sur ce que pourrait nous être une vérité : la vérité est libératrice…loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 J'essaie d'être sincère et objectif, merci pour votre bienveillance !
Devenir tout et n’importe quoi. ? Pas du tout, et comme cela vous a été signalé, on voit bien que vous n’avez pas lu les 25 premiers chapitres/questions de la somme de St Thomas d’Aquin (disponibles sur internet : vous pourriez même sauter le premier et remplacer le second qui traite de Son existence par cette vidéo faite par un philosophe qui ne se présente en rien comme croyant. https://youtu.be/63CH-sg6assloic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 Le problème c'est que si on défini dieu=cause, dieu peu devenir tout et n'importe quoi. Pas forcément quelque chose d'intelligent au passage. Si on prends le dieu de la genèse, il n'y a plus rien qui colle.
Le fait de passer d'une définition de dieu la plus floue et la plus vaste possible en expliquant qu'il existe forcément pour ensuite coller le mot "Création" qui lui à une contexte beaucoup plus précis dans la genèse me pose problème.
Ce n’est pas parce que c’est un théologien que c’est de la théologie, mais parce qu’il s’agit de parler de Dieu. Et cela s’appuie sur une pure philosophie grecque et non religieuse et qui fut celle notamment d’Aristote. Vous ne pouvez traiter avec autant de légèreté un tel sujet et penser avoir acquis une pensée aboutie et susceptible de gagner un consensus sans avoir lu les grands penseurs qui se sont exprimés sur le sujet et qui ont tous concordés.
St Thomas d’Aquin, en bien des parties de son œuvre, n’a fait que collationner les avis de ses prédécesseurs, théologiens ou philosophes, les classer et en faire la synthèse, donner et argumenter sa préférence.
Même en laissant de côté l’aspect existe/existe pas, vous serez obligé de reconnaître que s’Il existe, il a bien alors les attributs qui ont été démontrés pour être les siens, ou … à démontrer en quoi c’est faux et non le présenter comme une opinion ou une conviction non étoffée.
Il n’y a absolument aucun feeling là-dedans, on est à l’opposé. Ce qui serait « pas intelligent » serait de refuser de le lire parce que au fond maintenant cela vous désintéresserait et que vous « vous êtes fait votre opinion » ! Car c’est faux (votre désintérêt, ou la sagesse de votre position), sinon vous ne seriez pas venu ici en débattre… En revanche, nous sommes tous « bêtes » à le lire, et pour une raison fort simple : nous n’y aurions jamais pensé à développer cela ainsi et comme cela, ce qui ne veut pas dire que nous serions « moins intelligents » arrêtez de grâce de mettre en avant vos complexes et de réagir avec susceptibilité. Mais ne pas le lire c’est assurément être « moins cultivé » sur ce sujet qu’il ne le faudrait pour vraiment en parler avec sérieux.loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 Dsl, mais la démonstration de STd'A c'est du 100% feeling. J'espère que vous ne me suggérez pas que la preuve est convaincante mais que mon intelligence n'est pas suffisante...
Il ne s’agit pas de paresse ou de manque d’intelligence quand on vous en parle, que de ne pas répéter en moins bien ou moins exhaustif ce qu’il a déjà écrit en mieux !
Gemini a sinon déjà répondu à ce que vous écrivez ensuite, et je m’étonne qu’avec l’intelligence dont par ailleurs vous témoignez vous cédiez à la tentation d’une telle critique en usant de littéralité biblique :
Ce que vous pourriez dire encore, c’est que Dieu ment (et Jésus aussi dans les Evangiles quand il dira « je ne vous connais pas » à ceux qu’il réprouvera et qui auront été de ses disciples) mais c’est qu’au contraire il nous donne là une vraie leçon de vérité dans la relation immédiate et qui prime et qu’il faut entendre et appliquer.loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 l'omniscience peut être rejetée par:
- C'est pourquoi je vais descendre, et je verrai s'ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu'à moi; et si cela n'est pas, je le saurai. (genese 18:21)
- Mais l'Eternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu? (genese 3:9)
Sur ces 2 points nous sommes d’accord, et c’est pourquoi il faut chercher à aller plus loin !loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 Le déluge, ça ressemble à un énorme ratage.
La science ne peut prouver l'inexistence de quelque chose. En particulier quand la définition est floue et fluctuente. Elle se contente de dire que l'on ne sait pas par prudence.
L’amour oui, or vous semblez ici reconnaître ce que vous rejetiez vous concernant au début. Mais rien n’oblige un catholique baptisé petit enfant de « tout croire », il peut avoir des domaines « d’ignorance invincible » et c’est l’obligation de ses parents, ses parrains/marraines. ses catéchistes, etc,, bref de l’Eglise, de l’éclairer et de bien le faire.loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 11:31 ... Il faut accepter l'amour.. et tout ce qui est écrit dans la bible, et tout les dogmes...
Il est possible que cela ait été mal fait pour vous !
Quand vous écrivez ainsi à Ademimo :
Vous déroulez un raisonnement logique mais qui ne s’appuie pas sur la raison, mais sur des affects. En l’occurrence, sur à la fois une sous-estimation passée et une surestimation actuelle (ou le contraire) de vos capacités. Si vous poussez au bout votre conclusion, vous êtes en train de prôner le fait qu’il soit préférable de « se rendre bête », sous prétexte qu’on peut se tromper !loic.jacquet a écrit : ↑mer. 16 mars 2022, 10:35 Ces reliques peuvent au contraire rebuter de nombreuses personnes à la foi. Ce faire influencer dessus au point d'être convaincu incite à la méfiance sur le reste de nos conviction: d'ou viennent t'elles? S'agît t'il vraiment de conviction intime?
Or il est tout à fait possible de ne pas se tromper, et ce que j’essaye de vous dire, c’est qu’il y a une autre voie que celle de la raison, où l’intelligence consiste seulement à refuser de se mentir à soi-même car il suffit d’ « écouter son cœur » et de mieux se connaître. C’est un vrai travail de chaque instant, de toute une vie, et j’ai pour ma part la conviction que si on suivait la voie de la vérité avec soi-même, Jésus étant la vérité, chacun finirait par le trouver…
Et il est parfois nécessaire pour cela de rejeter les à priori, et la foi telle qu’on la vivait peut en faire partie.
J'aurais eu beaucoup d'autres choses à préciser mais je n'ai pas le temps...






