Arnaud Dumouch a écrit :C'est donc le PASSAGE voire le SEJOUR entre ce monde et l'autre que l'Ecriture appelle Shéol ou Hadès en grec (ou limbes en français).
Ca peut durer longtemps selon ce texte et selon Catéchisme de l'Eglise catholique articles 633 et 634
1 Pierre 3, 19 C'est lui Jésus qui s'en alla même prêcher aux esprits en prison,
1 Pierre 3, 20 à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque temporisait la longanimité de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau.
1 Pierre 4, 6 C'est pour cela, en effet, que même en Hadès a été annoncée la Bonne Nouvelle, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l'esprit.
En somme, vous croyez que le passage de la mort peut durer des milliers d'années avant le jugement particulier. Sacré pèlerinage post-terrestre... de l'âme en dehors du corps, donc.
Catéchisme de l'Eglise catholique articles 633 et 634: « La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts... " (1 P 4, 6). La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice A TOUS LES HOMMES de TOUS LES TEMPS ET DE TOUS LES LIEUX, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption. »
Que nous dit le catéchisme ? Le salut a été annoncé à ceux qui étaient dans le séjour des morts. Il s'agit de l'annonce du salut, et non de sa proposition. "Ceux qui sont sauvés" ont bénéficié de la Rédemption pour accéder au Royaume céleste. Ils étaient déjà sauvés, déjà jugés favorablement et attendaient dans le séjour des justes. Nous n'avons pas la même interprétation de ce texte.
Concernant Luisa Piccarreta, si le texte parle d'une vision de Jésus au moment de la mort, il semble plutôt s'agir d'une vision du Christ souffrant et doux, qui donnerait à l'âme la dernière opportunité de produire un repentir sincère et un acte d'acceptation de la mort pour faire la volonté de Dieu.
Il ne s'agit pas de ce que vous imaginez : une apparition du Christ glorieux avec toute sa cour céleste pour proposer de le suivre sans condition, et de l'autre côté Lucifer qui se pointerait dans une dernière tentation pour proposer le faux royaume du bien-être égoïste. Cela reste pure invention de votre part.
Arnaud Dumouch a écrit :Le passage de la mort est décrit métaphoriquement dans le livre de l'Exode comme un désert entre ce monde et l'Autre. Sa traversée dure habituellement trois jours et Jésus l'appelle "le signe de Jonas" :

Les interprétations extravagantes d'Arnaud Dumouch !
Quant au texte du pape Innocent III, il s'agit tout simplement du jugement particulier, nulle opportunité de se repentir ici :
Tant le bon que le méchant voit le Christ en croix, à l'heure de sa mort. Le méchant le voit à sa confusion, pour rougir de ne pas avoir été racheté par le sang du Christ, comme sa faute l’exige. C’est pourquoi il est dit des méchants dans l’évangile : « Ils verront celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 37), ce qui s'entend de la venue du Christ au jugement, et de sa venue au jour de la mort de chaque homme.
Arnaud Dumouch a écrit :Cet Hadès est bien décrit pour le riche et pour la première fois, dans Spe Salvi 44-45, le pape Benoît XVI envisage l'idée qu'il est dans une étape du PURGATOIRE, pas en enfer éternel.
Dans Spe salvi 44 et 45, Benoît XVI me semble d'abord plutôt parler de l'état intermédiaire entre le jugement particulier et le jugement général (la sentence finale) où les corps seront ressuscités (pour un accroissement de douleurs dans le cas des damnés). Puis il ajoute "
Et enfin, il y a
aussi l'idée [...] du Purgatoire". Ce n'est donc pas ce dont il parlait avant.
Libremax a écrit :La parabole ne dit pas si les vierges sottes ont pu insister ou non, ni si, après avoir attendu davantage dans la nuit, la porte a fini par s'ouvrir, ou pas.
Le message essentiel de la parabole des vierges folles n'est pas "revenez quand vous serez prêtes" mais "trop tard, vous êtes définitivement exclues". La parabole ne précise certes pas si les vierges folles ont pu obtenir que la porte s'ouvre après y avoir tambouriné avec insistance, mais a priori non, puisqu'elles sont revenues après être allées chercher de l'huile mais, hélas, trop tard, "je ne vous connais pas".
D'ailleurs les deux paraboles qui suivent dans le chapitre 25 de saint Matthieu ne laissent pas au travailleur paresseux qui n'a pas fait fructifier les talents ni aux boucs non charitables la possibilité d'aller se refaire, le premier étant jeté sans autre forme de procès dans les ténèbres extérieures où sont les pleurs et les grincements de dents (ce qui désigne toujours l'enfer éternel dans les évangiles) et les autres sont envoyés au "châtiment éternel" sans pouvoir aller faire des bonnes œuvres et revenir après.
Ceux qui ont vécu des EMI ont eu la grâce immense de pouvoir revivre un bout de vie, c'est un peu comme si les vierges folles avaient eu la grâce de remonter le temps. Mais en aucun cas il ne s'agit de faire un parcours dans la mort où l'on pourrait encore acquérir des mérites pour le salut.
Arnaud Dumouch a écrit :Dans ce texte, les damné (les Vierges folles) sont toujours des méchants lucides et maîtrisant leur choix.
Que nenni ! Ce sont simplement des paresseuses qui ont négligé de faire provision de bonnes œuvres.
Didyme a écrit :Je me dis tout de même que pour quelqu'un qui n'a pas de repentir, le riche regretterait drôlement sa situation.
Quoi ? C'est juste par intérêt pour éviter son tourment ?
Oui, on appelle ça le remord, et non le repentir.
Trinité a écrit :En effet, dans la parabole on ne sent pas un repentir du riche , mais qui sait s'il n'en a pas....en tous cas il a de la compassion, et celle là me semble assez incompatible avec une condamnation éternelle...
Ou bien il souhaite juste que ses frères ne soient pas damnés pour ne pas qu'ils augmentent ses peines en Enfer, lui reprochant de leur avoir donné le mauvais exemple et d'être en partie la cause de leur damnation. Car il faut savoir que les damnés voient leurs tourments augmenter à cause du nombre de pécheurs qu'ils auront entraînés vers l'enfer avec eux.