Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Arnaud Dumouch a écrit : mar. 25 janv. 2022, 15:31 Je repasse pour lire vos échanges. Merci pour leur haute qualité. Ca me touche vraiment.

Je préfère ne pas revenir cependant, sinon le ventilateur à violence de deux intervenants (qui ne débattent jamais théologie) reviendra.

Arnaud
Bonjour Arnaud,

Désolé d’avoir parlé de vous comme si vous n’étiez plus là, à vrai dire c’était aussi plus facile pour m’exprimer sans réfléchir à la forme que sinon j’aurais dû adopter..
Merci néanmoins pour ce message, et je tiens à préciser que je ne fais que supposer et appréhender votre enseignement et sa nature, sans les connaître vraiment, qu’en conséquence je suis conscient de pouvoir être « à côté de la plaque »…
J’en suis à nouveau désolé, mais une dernière fois je vais continuer à faire comme si vous ne nous lisiez pas…

Trinité, PaxetBonum,
Je me demande à vrai dire si à la base de la doctrine de Mr Dumouch, il n’y a pas l’idée que le salut suppose une décision de notre part, car cela ne peut pas se jouer à pile ou face.
Or une décision, cela demande un temps de préparation, qui pour certains n’existerait pas, car elle passerait sans quoi à travers des occupations secondaires dont les enjeux seraient faussés - même pour les actes de charité.
Bref, une critique défavorable dirait « Dieu ne saurait pas s’y reconnaître ? » et une favorable : « oui, si cela est nous devons en avoir la responsabilité autrement que par intention, ou par actes, ou par pensées, ou…(etc.)… mais par quoi ? »
Et il a remplacé cette absence de « quoi » par quelque chose dont du moins nous sommes innocents !
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Arnaud Dumouch a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 15:56
2° Ce n'est pas POST MORTEM. C'est dans le passage qu'est la mort :
Pape Benoît XVI, décembre 2007 encyclique « Spe Salvi, 47 ».
Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre – c'est le temps du cœur, le temps du « passage » à la communion avec Dieu dans le Corps du Christ.
2° Ce n'est pas POST MORTEM. C'est dans le passage qu'est la mort :
Bonjour Arnaud Dumouch,

Mais ce passage de la communion avec Dieu dans le Corps du Christ commence précisément après la mort.
Je parle ici de mort au sens clinique du terme : mort cérébrale, le corps est une enveloppe vide de toute vie, juste quelques réflexes peuvent persister.
Vous en faîtes un 'passage' mais pour se rendre dans ce passage il est nécessaire de mourir… donc c'est bien post-mortem.
C'est d'ailleurs pour cela que cela échappe au chronométrage terrestre.

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Arnaud Dumouch
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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C'est la mort au sens THEOLOGIQUE.

Pas au sens MEDICAL.

C'est donc le PASSAGE voire le SEJOUR entre ce monde et l'autre que l'Ecriture appelle Shéol ou Hadès en grec (ou limbes en français).

Ca peut durer longtemps selon ce texte et selon Catéchisme de l'Eglise catholique articles 633 et 634
1 Pierre 3, 19 C'est lui Jésus qui s'en alla même prêcher aux esprits en prison,
1 Pierre 3, 20 à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque temporisait la longanimité de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau.
1 Pierre 4, 6 C'est pour cela, en effet, que même en Hadès a été annoncée la Bonne Nouvelle, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l'esprit.
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Arnaud Dumouch a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 18:28 C'est la mort au sens THEOLOGIQUE.

Pas au sens MEDICAL.

Ca peut durer longtemps selon ce texte et selon Catéchisme de l'Eglise catholique articles 633 et 634
1 Pierre 3, 19 C'est lui Jésus qui s'en alla même prêcher aux esprits en prison,
1 Pierre 3, 20 à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque temporisait la longanimité de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau.
1 Pierre 4, 6 C'est pour cela, en effet, que même en Hadès a été annoncée la Bonne Nouvelle, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l'esprit.
Bonsoir Arnaud Dumouch,

La mort est la mort quelqu'en soit son sens : la mort c'est quand on est plus en vie (dirait M de Lapalisse).
Je ne comprends pas en quoi ce passage vous évoque une notion de durée ?

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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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cmoi a écrit :Je dirai simplement que vous êtes un peu en dehors du sujet ou à sa périphérie, mais nous faisons tous cette incorrection !
En fait, si je suis intervenu ici c'est que je pense que ça correspond au sujet justement.
C'est-à-dire qu'il y a le discours qui dit que tout est joué ici-bas, que si nous n'avons pas accepté Dieu c'est fini.
Je fais alors remarquer qu'il se pourrait que derrière tout cet apparent refus, sous cet amas de "non", Dieu puisse faire ressortir un "oui" essentiel (car de l'essence).
Cette remarque m'est inspiré d'une réflexion de Joseph Ratzinger :
"La doctrine du purgatoire est un élément de ce processus d'élucidation. L'Église y a maintenu un peu de l'idée de l' "état intermédiaire". Même si la décision de vie est prise au moment de la mort de manière définitive et irrévocable, cela ne veut pas nécessairement dire que l'homme touche le stade définitif de son destin à l'instant même. Il se peut que la décision fondamentale de l'homme soit recouverte de décisions secondaires et doive être d'abord pour ainsi dire déblayée. Dans la tradition occidentale, cet "état intermédiaire" s'appelle le "purgatoire". L'Église orientale n'a pas suivi le chemin qui a conduit la théologie occidentale à préciser, comme on l'a dit plus haut, le sort de l'homme dans l'au-delà. Elle s'en est tenue à l'idée d' "état intermédiaire" telle qu'elle était parvenue chez saint Jean Chrysostome (407), de sorte que, lors des conciles d'union de Lyon (1274) et de Ferrare-Florence (bulle d'union pour les Grecs, 6 juillet 1439), la doctrine du purgatoire apparut comme un point controversé. La différence se trouvait évidemment être autre que celle qui, cent ans plus tard, à Trente, séparera catholiques et réformateurs. Les Grecs n'admettent pas la doctrine d'un châtiment et d'une réconciliation dans l'au-delà ;" ("La mort et l'au-delà")

cmoi a écrit :Je ne pense pas vous avoir « dégoûté », j’ai essayé de l’éviter, alors… convaincu ?
Je dois dire que l'ensemble de votre réponse me surprend et me provoque un petit sourire car vous sembleriez me prendre pour un schtroumpf :-D

Je n'ai évidemment aucune difficulté à admettre ce que vous dites, si vous saviez. Je peinerais bien souvent à trouver des choses positives chez certaines personnes, il me serait difficile à moi d'y voir ce qu'il y aurait de sauvable, de récupérable, et si j'avais le pouvoir d'anéantir j'ai peur de ce que je serais capable de faire. Et je me dis que bien des personnes auraient du mal à trouver quelque chose de sauvable chez moi, et auraient bien envie de m'anéantir.

Seulement, je dis que les choses ne sont pas si simples et qu'il y a des aspects théologiques que cette conception réductrice d'une personne semble éclipser.
L'autre est un semblable.
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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PaxetBonum a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 21:19
Bonsoir Arnaud Dumouch,

La mort est la mort quelqu'en soit son sens : la mort c'est quand on est plus en vie (dirait M de Lapalisse).
Je ne comprends pas en quoi ce passage vous évoque une notion de durée ?
C'est qu'avec la médecine moderne et les progrès de la réanimation, la frontière est moins nette. Des gens qui ont l'air mort reviennent à la vie, des cœurs arrêtés se remettent à battre, inversement des gens ont le cœur qui bat mais sont cérébralement morts. On peut donc très bien imaginer Notre Seigneur profitant d'un de ces petits intervalles de temps. Ça peut être très rapide.
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Arnaud Dumouch
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Message non lu par Arnaud Dumouch »

Fée Violine a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 22:28
PaxetBonum a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 21:19
Bonsoir Arnaud Dumouch,

La mort est la mort quelqu'en soit son sens : la mort c'est quand on est plus en vie (dirait M de Lapalisse).
Je ne comprends pas en quoi ce passage vous évoque une notion de durée ?
C'est qu'avec la médecine moderne et les progrès de la réanimation, la frontière est moins nette. Des gens qui ont l'air mort reviennent à la vie, des cœurs arrêtés se remettent à battre, inversement des gens ont le cœur qui bat mais sont cérébralement morts. On peut donc très bien imaginer Notre Seigneur profitant d'un de ces petits intervalles de temps. Ça peut être très rapide.
Dans l'Ecriture, il nous est révélé que, entre ce monde et l'autre, il existe un passage appelé Hadès (mort en grec), où la sentence finale n'est pas fixée.
Tout l'Orient chrétien et la théologie gaëlique admettent cela. Seule la scolastique, depuis saint Augustin, définissent la mort comme un instant couperet.
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Fée Violine a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 22:28
PaxetBonum a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 21:19
Bonsoir Arnaud Dumouch,

La mort est la mort quelqu'en soit son sens : la mort c'est quand on est plus en vie (dirait M de Lapalisse).
Je ne comprends pas en quoi ce passage vous évoque une notion de durée ?
C'est qu'avec la médecine moderne et les progrès de la réanimation, la frontière est moins nette. Des gens qui ont l'air mort reviennent à la vie, des cœurs arrêtés se remettent à battre, inversement des gens ont le cœur qui bat mais sont cérébralement morts. On peut donc très bien imaginer Notre Seigneur profitant d'un de ces petits intervalles de temps. Ça peut être très rapide.
Bonsoir Fée Violine,

De la même manière, on peut très bien imaginer que ceux qui ne reviennent pas, passent par ce même état transitoire...
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Fée Violine a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 22:28
PaxetBonum a écrit : jeu. 27 janv. 2022, 21:19
Bonsoir Arnaud Dumouch,

La mort est la mort quelqu'en soit son sens : la mort c'est quand on est plus en vie (dirait M de Lapalisse).
Je ne comprends pas en quoi ce passage vous évoque une notion de durée ?
C'est qu'avec la médecine moderne et les progrès de la réanimation, la frontière est moins nette. Des gens qui ont l'air mort reviennent à la vie, des cœurs arrêtés se remettent à battre, inversement des gens ont le cœur qui bat mais sont cérébralement morts. On peut donc très bien imaginer Notre Seigneur profitant d'un de ces petits intervalles de temps. Ça peut être très rapide.
Lazare qui fut ressuscité par le Christ était mort. Mais tout mort qu’il était, il n’était pas encore jugé. Il ne pouvait pas l’être, puisqu’il devait ressusciter pou revenir parmi les vivants et y finir ses jours. De sorte que s’il était mort au sens médicinal du terme, il ne l’était pas au sens théologique, qui est celui du premier instant d’une séquence qui durera jusqu’à la résurrection des corps au Jour du jugement dernier. Tout le problème de la théorie de Dumouch est qu’il fait de la mort (au sens théologique du terme) non le premier instant de cette séquence mais, sinon cette séquence même, du moins une séquence de cette séquence : une suite d’instants, ce pour retarder le Jugement particulier. Or ce faisant, il s’expose à trois reproches.

D’une, quant aux enfants morts sans baptême ou quant aux infidèles négatifs, païens ayant vécu une vie naturellement droite sans que leur infidélité résulte d’un refus de la foi chrétienne, sa théorie ne s’impose pas, le Christ pouvant, quant aux adultes, leur accorder des grâces de conversion à l’article de la mort, de sorte qu’ils puissent ou y coopérer ou s’y refuser ; et quant aux enfants (ceux n’ayant pas l’âge de raison), les justifier extra-sacramentellement, à l’article de la mort, sans dispositions préalables de leur part. De ce point de vue, sa thèse est inutile.

De deux, elle s’oppose à la doctrine de l’Église. Ici il joue hypocritement sur les mots, conservant nominalement la formule orthodoxe que nous sommes jugés à la mort, mais en modifiant le sens théologique du mot « mort », pour en faire une suite d’instant, permettant une conversion après la mort (au sens théologique classique du mot), conversion qu’il ne peut prétendre être à la mort qu’en subvertissant le sens théologique du mot « mort ».

De trois, outre qu’hétérodoxe (ce qui est en soi un motif suffisant pour nier la catholicité de Dumouch), elle est ruineuse pour les âmes autant qu’injurieuse à l’autorité du Christ. Avec Dumouch les vierges folles n’ont plus à se préoccuper de leur folie, puisque pouvant toujours faire le plein d’huile pendant leur recontre avec l’époux. Dumouch contredit donc Jésus.

  • « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. CInq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Les sages répondirent: Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure. »
  • Ainsi donc, grâce à la merveilleuse théorie de Dumouch, les vierges folles, dans leur rencontre avec Jésus, trouveront le moyen, si elles le souhaitent, d’acquérir leur huile, et de se voir ouvrir les portes. Dumouch annule donc la parole de Dieu. Ce faisant, outre qu’il blasphème le Dieu qu’il contredit, il assassine les âmes : je plains sincèrement les naïfs qui différeront leur conversion égarés du vain espoir dont Dumouch les trompe.
Dans la même veine, quand nous comparaîtrons devant le Christ pour rendre compte de nos talents inusés, nous trouverions, selon Dumouch, moyen de les faire fructifier. Hélas, le Christ est d’un tout autre avis : « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

De l’enseignement du Christ ou de celui de Dumouch, il faut choisir…

 
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Perlum Pimpum a écrit : ven. 28 janv. 2022, 1:47
De deux, elle s’oppose à la doctrine de l’Église. Ici il joue hypocritement sur les mots, conservant nominalement la formule orthodoxe que nous sommes jugés à la mort, mais en modifiant le sens théologique du mot « mort », pour en faire une suite d’instant, permettant une conversion après la mort (au sens théologique classique du mot), conversion qu’il ne peut prétendre être à la mort qu’en subvertissant le sens théologique du mot « mort ».
La perversion de Dumouch rend inopérante qu’on cite certains textes du magistère médiéval, qui ne pensait pas avoir besoin de préciser que la mort est l’instant même où nous trépassons pour être jugés. Heureusement nous avons d’autres textes.

Concile Œcuménique de Florence, Décret pour les Grecs : « Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état actuel de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en Enfer pour y être punies de peines cependant inégales »

Catéchisme du Concile de Trente, Partie I, chapitre 8, § 2 : « Pour bien mettre en lumière cette vérité, les Pasteurs auront soin de distinguer deux temps différents où chacun de nous doit nécessairement comparaître devant Dieu, pour rendre compte de toutes ses pensées, de toutes ses actions, de toutes ses paroles, et pour entendre, séance tenante, la sentence de son Juge. Le premier arrive au moment où nous venons de quitter la vie. A cet instant-là même, chacun paraît devant le tribunal de Dieu, et là il subit un examen rigoureux sur tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit, tout ce qu’il a pensé pendant sa vie. C’est ce qu’on appelle le Jugement particulier. »

Concile Œcuménique de Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentium, 48 : « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour pouvoir, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre (cf. He 9, 27), être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu (cf. Mt 25, 31-46), au lieu d’être, comme les mauvais et les paresseux serviteurs (cf. Mt 25, 26) écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel (cf. Mt 25, 41), vers ces ténèbres du dehors où « seront les pleurs et les grincements de dents » (Mt 22, 13 ; 25, 30). »

Catéchisme de l’Église catholique, n. 1013 : « La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. »

Catéchisme de l’Église catholique, n. 1014 : « L’Église nous encourage à nous préparer pour l’heure de notre mort (" Délivre-nous, Seigneur, d’une mort subite et imprévue " : ancienne Litanie des saints), à demander à la Mère de Dieu d’intercéder pour nous " à l’heure de notre mort " (Prière Ave Maria)… »
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Perlum Pimpum a écrit : ven. 28 janv. 2022, 2:53

De deux, elle s’oppose à la doctrine de l’Église. Ici il joue hypocritement sur les mots, conservant nominalement la formule orthodoxe que nous sommes jugés à la mort, mais en modifiant le sens théologique du mot « mort », pour en faire une suite d’instant, permettant une conversion après la mort (au sens théologique classique du mot), conversion qu’il ne peut prétendre être à la mort qu’en subvertissant le sens théologique du mot « mort ».
Lorsque en 1960, le Cardinal Ottaviani voulut mettre à l'Index Faustina Kowalska, il utilisa le même vocabulaire que vous : "Doctrine insensée, faire de la mort un "passage" substituer au mot "mort" qui est "la séparation instantanée de l'âme et du corps" d'après saint Thomas, un temps permettant une conversion"; Envisager la folle idée d'une "illumination finale", sortir de la Tradition latine". En effet, sainte Faustine écrit une dizaine de textes comme cela :
« Sainte Faustine, Petit journal 1698. J’accompagne souvent les âmes agonisantes et je leur obtiens la confiance en la miséricorde divine. Je supplie Dieu de leur donner toute la grâce divine, qui est toujours victorieuse. La miséricorde divine atteint plus d’une fois le pécheur au dernier moment, d’une manière étrange et mystérieuse. A l’extérieur, nous croyons que tout est fini, mais il n’en est pas ainsi. L’âme éclairée par un puissant rayon de la grâce suprême, se tourne vers Dieu avec une telle puissance d’amour, qu’en un instant elle reçoit de Dieu le pardon de ses fautes et de leurs punitions. Elle ne nous donne à l’extérieur aucun signe de repentir ou de contrition, car elle ne réagit plus aux choses extérieures. Oh ! Que la miséricorde divine est insondable !
Mais horreur! Il y a aussi des âmes, qui volontairement et consciemment, rejettent cette grâce et la dédaignent. C’est déjà le moment même de l’agonie. Mais Dieu, dans sa miséricorde, donne à l’âme dans son for intérieur ce moment de clarté. Et si l’âme le veut, elle a la possibilité de revenir à Dieu.
Mais parfois, il y a des âmes d’une telle dureté de cœur qu’elles choisissent consciemment l’enfer. Elles font échouer non seulement toutes les prières que d’autres âmes dirigent vers Dieu à leur intention, mais même aussi les efforts divins. »
Puis Faustina Kowalska fut sortie de l'index par saint Jean-Paul II et canonisée. Elle est en passe de devenir docteur de l'Eglise (au moins c'est ce que demandent les évêques de Pologne).

Tous les textes que vous m'opposez ne définissent pas la mort selon le sens que lui donne saint Thomas : "L'instant où il ne se passe rien".

Donc, sauf si demain le Magistère émet un dogme en disant : "Nous définissons que la mort est l'instant de la séparation de l'âme et du corps, instant où il ne se passe rien sauf la décision instantanée du Juge" ...

... et non
"un temps de passage entre l'Egypte (cette vie) et Canaan (figure de l'autre monde) où Jésus apparaît sous forme d'une colonne de lumière et où l'homme est rendu pleinement lucide et libéré du fomes peccati"

... donc, tant qu'il n'y aura pas ce dogme, nous pouvons avec le CEC (qui n'est pas au sens propre un document du Magistère visant à définir la foi) rester ouvert à cette eschatologie nouvelle que suggère maintenant l'Eglise:
Catéchisme de l'Eglise catholique articles 633 et 634: « La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts... " (1 P 4, 6). La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice A TOUS LES HOMMES de TOUS LES TEMPS ET DE TOUS LES LIEUX, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption. »
Pour l'apéritif, je vous mets ce texte de la vénérable Luisa Piccaretta :
[+] Texte masqué
- La vénérable Luisa Piccarreta, l’un des textes les plus forts sur la venue du Christ à l’heure de la mort (décédée en 1947)

Vol 36, 22 mars 1938.

« Notre Bonté et notre Amour sont si grands que Nous utilisons tous les moyens pour sortir la créature de son péché – pour la sauver; et si Nous ne réussissons pas durant sa vie, Nous faisons une dernière Surprise d’Amour au moment de sa mort. Tu dois savoir qu’à ce moment, Nous donnons le dernier signe d’Amour à la créature en lui accordant avec nos Grâces, Amour et Bonté, en témoignant des Tendresses d’amour propres à adoucir et à gagner les cœurs les plus durs. Lorsque la créature se trouve entre la vie et la mort – entre le temps qui est sur le point de finir et l’Éternité qui est sur le point de commencer – presque dans l’acte de quitter son corps, ton Jésus se fait voir avec une Amabilité qui ravit, avec une Douceur qui enchaîne et adoucit les amertumes de la vie, spécialement en ce moment extrême. Puis, il y a Mon regard... Je la regarde avec tant d’Amour pour faire sortir de la créature un acte de contrition – un acte d’amour, un acte d’adhésion à ma Volonté.
En ce moment de désillusions, en voyant – en touchant de ses mains combien Nous l’aimions et l’aimons encore, la créature ressent une si grande souffrance qu’elle se repent de ne pas Nous avoir aimés; elle reconnaît notre Volonté comme principe et accomplissement de sa vie et, en satisfaction, elle accepte sa mort pour accomplir un acte de notre Volonté. Car tu dois savoir que si la créature n’accomplissait pas même un seul acte de la Volonté de Dieu, les portes du Ciel ne s’ouvriraient pas; elles ne seraient pas reconnues comme héritière de la Patrie Céleste et les Anges et les Saints ne pourraient pas l’admettre parmi eux – et elle-même ne voudrait pas entrer, étant consciente que cela ne lui appartient pas. Sans notre Volonté, il n’y a ni Sainteté ni Salut. Combien de créatures sont sauvées en vertu de ce signe de notre Amour, à l’exception des plus perverties et des plus obstinées; même si suivre le long chemin du Purgatoire serait plus convenable pour elles. Le moment de la mort est Notre prise quotidienne – la découverte de l’homme perdu.
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

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Bonjour Arnaud,

puisque vos retours nous indiquent que vous n'êtes pas indifférent à notre débat ici, j'aimerais pour ma part vous poser quelques questions.
Je conçois que le mode polémique ne soit pas le meilleur pour exposer votre opinion/avis/doctrine/enseignement (quel mot préférez-vous ?), mais souvenez-vous du vieux dicton disant que le meilleur endroit pour garder un secret, c'est la place publique...

En retenant l'Hadés comme la dénomination répondant à la définition que vous en faites (vous ne l'abolissez pas à la résurrection du Christ), et oubliant pour le moment la question de sa durée ou de la durée du séjour d'une âme en cet état ou ce lieu, pourriez vous de façon précise et claire, en vous appuyant comme vous l'avez déjà fait sur l'écriture et la tradition, répondre à ces 3 questions :
  • Quelles y sont les facultés de l'âme, de quelles facultés y jouit-elle (sachant qu'elle y est (et y sera-t-elle toujours ? Je pense à la parousie...) séparée du corps)
    Quel y est le (ou les) environnements possibles pour cette âme
    Quelles y sont les interactions possibles entre eux (âme et environnement)
Merci d'avance.
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

Message non lu par Arnaud Dumouch »

cmoi a écrit : ven. 28 janv. 2022, 8:46 3 questions :
  • Quelles y sont les facultés de l'âme, de quelles facultés y jouit-elle (sachant qu'elle y est (et y sera-t-elle toujours ? Je pense à la parousie...) séparée du corps)
    Quel y est le (ou les) environnements possibles pour cette âme
    Quelles y sont les interactions possibles entre eux (âme et environnement)
Merci d'avance.
Cher Cmoi, si ma présence provoque les attaques sous la ceinture, je me cacherai de nouveau. Je me suis expliqué sur mon renvoi de mon poste de professeur de religion, deux jours après la retraite de notre archevêque Monseigneur Léonard. Lui même a expliqué la cabale dont j'ai été victime devant la Police judiciaire qu'il m'avait conseiller de saisir.

1° Quelles y sont les facultés de l'âme, de quelles facultés y jouit-elle (sachant qu'elle y est (et y sera-t-elle toujours ? Je pense à la parousie...) séparée du corps).

Manifestement l'âme garde sa vie sensible. Elle continue de voir, d'entendre (quoi qu'en dise saint Thomas d'Aquin). Elle emporte ses sens et elle n'a perdu que sa vie biologique. C'est essentiel. Elle est donc pleinement capable d'un choix libre et non, comme le pensait saint Thomas, comme figée dans un état de "pur esprit" qui ne lui est pas naturel.
Cette idée n'était d'ailleurs pas étrangère à saint Augustin qui connaissait comme nous les récits des NDE :
(CITATIONS)
[+] Texte masqué
- Saint Augustin, Docteur de l’Eglise (354-430) et la survie de la vie psychique à la mort

On trouve chez saint Augustin des récits concernant des miraculés de la mort, des gens ayant connu un terrible accident et qui se réveillent à la surprise générale. Ils rapporteraient tous des visions du Christ et des saints. Augustin avait entendu parler de cela et, en en débattant, il émet par deux fois dans ses œuvres l'avis philosophique suivant :
Citation :
« Tant que l'ordre et l'harmonie règnent entre les parties, le corps jouit de la vie et de la santé, et l'âme ne pense pas à le quitter. Mais s'il y a désaccord et confusion, l'âme se retire à regret, emportant tout avec elle, le sens, l'imagination, la raison, l'intellect, l'intelligence, la concupiscibilité et l'irascibilité, pour que tout cela serve, suivant ses mérites, à la rendre heureuse ou malheureuse. »
« Quæ cum temperata et ordinata fuerint, congruunt vivificationi, et nunquam recedit anima. Si vero distemperata et confusa fuerint, invita recedit anima, secum trahens omnia, sensum scilicet, imaginationem, rationem, intellectum, intelligentiam, concupiscibilitatem, et irascibilitatem : et ex his secundum merita afficitur ad deleclationem, sive ad dolorem. »
Saint Augustin, De l’esprit et de l’âme, Chap. 15 .

S. Augustin dit encore : « Nous croyons que seul l’homme possède une âme subsistante qui, séparée du corps, continue à vivre et garde vivants ses sens et son intelligence. »

Commentaire du livre de Qohelet, Chap. 16.
Quel y est le (ou les) environnements possibles pour cette âme
Le passage de la mort est décrit métaphoriquement dans le livre de l'Exode comme un désert entre ce monde et l'Autre. Sa traversée dure habituellement trois jours et Jésus l'appelle "le signe de Jonas" :
"De même que Jonas est resté trois jours dans le ventre de la baleine, ainsi le fils de l'homme doit-il passer trois jours dans la mort".
Mais, pour ceux qui ne sont pas prêt, ce PASSAGE devient un SEJOUR (un "Shéol" qui dure symboliquement 40 ans pour le peuple Hébreu) que le Nouveau Testament appelle "l'Hadès" et qui est une étape du purgatoire

Quelles y sont les interactions possibles entre eux (âme et environnement)

A un moment, quand l'âme y est prête (kénose ou refus de la kénose), alors Jésus accompagné des saints et des anges vient chercher l'âme. C'est une apparition sensible et lumineuse qui ne cache pas à l'âme le Coeur du Christ. L'âme se trouve dans la même liberté plénière qu'Adam et Eve et, aidée de la grâce, elle peut cette fois rejeter librement ou suivre librement Lucifer qui revient comme jadis lui montrer ceci :
Genèse 3, 4 Le serpent répliqua à la femme : "Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
Genèse 3, 5 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal."
Mais, à la différence d'Adam et Eve qui étaient INEXPERIMENTES, si l'âme suit Lucifer à ce moment, c'est définitif. C'est un blasphème contre l'Esprit. Alors se réalise ce qu'annonce dogmatiquement le pape Benoît XII (Constitution Benedictus Deus) :
"Aussitôt après la mort, l'âme qui n'est pas en état de grâce est conduite en enfer".
Arnaud
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

Message non lu par Perlum Pimpum »

Arnaud Dumouch a écrit : ven. 28 janv. 2022, 8:28
« Sainte Faustine, Petit journal 1698. J’accompagne SOUVENT les âmes agonisantes et je leur obtiens la confiance en la miséricorde divine. Je supplie Dieu de leur donner toute la grâce divine, qui est toujours victorieuse. La miséricorde divine atteint plus d’une fois le pécheur au dernier moment, d’une manière étrange et mystérieuse. A l’extérieur, nous croyons que tout est fini, mais il n’en est pas ainsi. L’âme éclairée par un puissant rayon de la grâce suprême, se tourne vers Dieu avec une telle puissance d’amour, qu’en un instant elle reçoit de Dieu le pardon de ses fautes et de leurs punitions. Elle ne nous donne à l’extérieur aucun signe de repentir ou de contrition, car elle ne réagit plus aux choses extérieures. Oh ! Que la miséricorde divine est insondable ! Mais horreur! Il y a aussi des âmes, qui volontairement et consciemment, rejettent cette grâce et la dédaignent. C’est déjà |b]le moment même de l’agonie[/]. Mais Dieu, dans sa miséricorde, donne à l’âme dans son for intérieur ce moment de clarté. Et si l’âme le veut, elle a la possibilité de revenir à Dieu.Mais parfois, il y a des âmes d’une telle dureté de cœur qu’elles choisissent consciemment l’enfer. Elles font échouer non seulement toutes les prières que d’autres âmes dirigent vers Dieu à leur intention, mais même aussi les efforts divins. »
Vous trafiquez les textes, comme à votre habitude. D'une c'est souvent et non toujours. De deux, c'est immédiat : « en un instant », « au dernier moment ». De trois, et surtout, c'est avant la mort, à l'article de la mort, à l'agonie : « j'accompagne souvent les âmes agonisantes », au « moment même de l'agonie ». Il suffit de lire l'extrait que vous citez pour comprendre qu'il est pleinement traditionnel et aux antipodes de votre doctrine pernicieuse. Loin que la doctrine traditionnelle dise qu'il ne se passe rien à l'article de la mort, elle dit que c'est l'ultime instant pour se convertir, vu qu'une fois mort c'est terminé.

Quand au CEC, plutôt qu'exciper un numéro pour lui faire dire ce qu'il ne dit pas, allez au numéro où il traite du sujet, le n. 1013 : « La mort est la fin du pèlerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime. »

Enfin quant au texte de Piccaretta, il n'est orthodoxe qu'à entendre le : « moment de la mort » comme du moment qui précède immédiatement la mort, ainsi qu'elle le donne elle-même à entendre lorsqu'elle dit «entre la vie et la mort », puisqu'elle précise « entre le temps qui est sur le point de finir [et qui donc n'est pas encore entièrement fini] et l’Éternité qui est sur le point de commencer [et qui donc n'a pas encore commencé] ».
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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Re: Rencontre avec le Christ à l'heure de la mort ?

Message non lu par Perlum Pimpum »

Je note en passant que vous n'avez rien à répondre à l'objection tirée de la parabole des vierges folles ; rien à répondre aux textes du Magistère qu'on vous a opposé au message précédent ; rien à répondre sur Spe Salvi 47 dont il est évident que vous en trafiquez le sens, puisque Benoit XVI y traite du Purgatoire.
« L’âme bavarde est vide intérieurement. Il n’y a en elle ni vertus fondamentales ni intimité avec Dieu. Il n’est donc pas question d’une vie plus profonde, d’une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L’âme qui n’a jamais goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet et elle trouble le silence d’autrui. J’ai vu beaucoup d’âmes qui sont dans les gouffres de l’Enfer pour n’avoir pas gardé le silence. »
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