Le sort des enfants morts sans baptême ?

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Boris
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Boris »

Le schéma comporte quelques erreurs :
- ceux qui sont morts avant la résurrection du Christ étaient auX enferS et non dans les limbes. Sinon c'est que les limbes et les enferS sont la même chose

- la flèche des enfants morts sans baptême avant l'age de raison (7 ans) devrait se trouver entre celle des enfants baptisés et celle des enfants non baptisés ayant dépassé l'age de raison. Telle qu'elle est sur le schéma, elle s'apparente à l'Enfer. Or il est certains qu'il y a un espoir possible pour ces enfants d'accéder au Paradis. Peut-être l'autre face de la lune ?
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Christophe
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Christophe »

Salut Boris
Boris a écrit :Le schéma comporte quelques erreurs :
- ceux qui sont morts avant la résurrection du Christ étaient auX enferS et non dans les limbes. Sinon c'est que les limbes et les enferS sont la même chose
C'est pourtant bien ce qu'enseigne le catéchisme de saint Pie X :
Catéchisme de St Pie X a écrit :Que nous enseigne le cinquième article : Est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité d’entre les morts ?
Le cinquième article du Credo nous enseigne que l’âme de Jésus-Christ, une fois séparée de son corps, alla dans les Limbes, et que, le troisième jour, elle s’unit de nouveau à son corps pour n’en être jamais plus séparée.

Qu’entend-on par enfers ?
On entend ici par enfers les Limbes, c’est-à-dire le lieu où étaient les âmes des justes en attendant la Rédemption de Jésus-Christ.

Pourquoi les âmes des justes ne furent-elles pas introduites dans le paradis avant la mort de Jésus-Christ ?
Les âmes des justes ne furent pas introduites dans le paradis avant la mort de Jésus-Christ, parce que le paradis avait été fermé par le péché d’Adam et qu’il convenait que Jésus-Christ, dont la mort le rouvrait, fût le premier à y entrer.
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Raistlin »

Voici un schéma qui peut répondre à certaines de vos questions bien que l'église n'ait pas encore tranché la question.
Si on se réfère à ce schéma, les limbes seraient situés sur la face cachée de la lune... :/

Personnellement, j'ai des doutes.

Cordialement,
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Boris
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Boris »

Donc les limbes sont les enfers.

J'apprends et j'intègre.
Merci pour la correction.
UdP,
Boris
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par DavidB »

Qu’entend-on par enfers ?
On entend ici par enfers les Limbes, c’est-à-dire le lieu où étaient les âmes des justes en attendant la Rédemption de Jésus-Christ.
Oh! Ça changerait presque la donne si nous ne considérions pas que ces "enfers" ont été ouvertes au Paradis par le même Jésus-Christ ouvrant la porte au Justes, qui eux, n'étaient pas baptisés... Dès lors, y a-t-il encore lieu de penser que des gens sont encore en ces lieux?

David
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Popeye »

Catéchisme de St Pie X a écrit : Qu’entend-on par enfers ?
On entend ici par enfers les Limbes, c’est-à-dire le lieu où étaient les âmes des justes en attendant la Rédemption de Jésus-Christ.
"Les enfers" sont les Limbes des patriarches, le Shéol, à l'exclusion de l'Enfer et du Limbe des enfants.
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Richard C
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Richard C »

Ne dit-on pas également dans le Je crois en Dieu: Qu'il descendit aux enfers et il ressuscitat le 3e jour... :siffle:
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par veilleur44 »

Je crois qu'il faut bien distinguer "les enfers" et "l'enfer".
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Richard C
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Richard C »

veilleur44 a écrit :Je crois qu'il faut bien distinguer "les enfers" et "l'enfer".
Question d'interprètation :?:
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Raistlin
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Raistlin »

C'est-à-dire ?

Comment voulez-vous que l'Enfer, lieu éternel réservé aux anges déchus et aux damnés, puisse être la même chose que "les enfers", lieu où les âmes allaient avant la venue du Christ et où le Christ Lui-même est allé ?

A moins que vous ne vouliez dire que tout le monde allait en Enfer avant la venue du Christ (sympa :/ ) et que celui-ci y est allé ?

Bref, si vous pouviez éclairer votre pensée, vous m'en verriez ravi. :>

Cordialement,
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Sapin »

Il y a effectivement une différence à faire entre «l'enfer» et «les enfers» ce n'est absolument pas la même chose!!! j'y reviendrai un peu plus tard si le temps me le permet!
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par veilleur44 »

voici un lien sur la description des limbes, du purgatoire et du ciel selon Sainte Françoise Romaine. Cette description n'a aucune valeur dogmatique me semble-t-il, mais je pense qu'elle peut être utile pour notre compréhension.

http://detarle.club.fr/catho/index.htm
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Richard C
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Richard C »

Raistlin a écrit :Comment voulez-vous que l'Enfer, lieu éternel réservé aux anges déchus et aux damnés, puisse être la même chose que "les enfers", lieu où les âmes allaient avant la venue du Christ et où le Christ Lui-même est allé ?

A moins que vous ne vouliez dire que tout le monde allait en Enfer avant la venue du Christ (sympa :/ ) et que celui-ci y est allé ?

Bref, si vous pouviez éclairer votre pensée, vous m'en verriez ravi. :>
Voilà!!!, il faut différencier enfer et enfers et combien d'autres mots dans la Bible, qui, pris à la lettre peuvent donner des interprètations très différentes.

Il nous faut lire la Bible et le NT avec le coeur et avec le verbe "aimer" non pas que l'étude théologique ne soit pas nécessaire, mais l'étude seule ne nous rapprochera pas de Dieu.
et j'ajoute cette nuance... j'en doute fort

Amitiés
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Re: Le sort des enfants morts sans baptême ?

Message non lu par Azalais »

Richard C a écrit :
Il nous faut lire la Bible et le NT avec le coeur et avec le verbe "aimer" non pas que l'étude théologique ne soit pas nécessaire, mais l'étude seul ne nous rapprochera pas de Dieu.
et j'ajoute cette nuance... j'en doute fort

Amitiés
Je suis tout à fait d'accord avec vous Richard; il faut savoir lire la Bible avec le coeur (avec sa tête aussi !), mais se laisser pénétrer par les Écritures. Théoriquement parlant, en ce qui a trait à la compréhension des termes et des sens (oui, DES, au pluriel) bibliques, connaître ou se référer aux langues d'écriture est bien (hébreu biblique, grec ancien et araméen -quand on a la chance de le connaître ou de connaître un super bon amiE qui le sait :D )

Plusieurs ressources sont à notre disposition pour cela :oui:

Bien à vous ! :ciao:
Azalaïs
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Christophe
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Chose promise, chose due !

Message non lu par Christophe »

popeye a écrit :
[+] Texte masqué
Zenit a écrit : ROME, Lundi 23 avril 2007 (ZENIT.org) – Un document de 41 pages intitulé « Espérance du salut pour les enfants morts sans baptême », préparé par la Commission théologique internationale et approuvé par Benoît XVI le 19 avril, confirme que les enfants morts sans baptême sont destinés au paradis.

...

Le document, signé par le pape Benoît XVI, précise que le sujet est devenu une « urgence pastorale » face au nombre croissant d’enfants morts sans avoir reçu le baptême et/ou « victimes d’avortements ».

http://www.zenit.org/article-15210?l=french
En sens apparemment contraire :
La Porte Latine a écrit : Le 19 avril, la Commission de Théologie Internationale (CTI) rendait public un document sur les limbes. Quoique nullement magistériel, ce texte a néanmoins acquis une certaine autorité de par l’approbation orale que lui a accordée Benoît XVI.

http://www.laportelatine.org/communicat ... limbes.php

...

Cette Commission Pontificale a d’abord approuvé le document in forma specifica, puis l’a présenté au Saint Père par les mains de son président S. Em. le Cardinal Levada durant l’audience du 19 avril 2007, au cours de laquelle le pape Benoît XVI en a approuvé le texte pour publication.

http://www.laportelatine.org/communicat ... limbes.php


I - DE L'APPROBATION D'UN DOCUMENT PAR UN PAPE
AU REGARD DU DROIT CANON :



:arrow: Le Pape a-t-il oui ou non signé ce document ? La question est d'importance. Toute information vérifiable sera la bienvenue. En fait, il y a trois possibilités : le Pape a approuvé le document de la CTI :
- par une approbation en forme spécifique ;
- par une approbation en forme commune ;
- par une approbation orale.
L'approbation en forme spécifique dont parle le communiqué de la Porte Latine n'est pas celle du Pape mais celle de la Commission, qui a fait sien le document rédigé par ses membres.


:arrow: L'approbation orale n'est pas, canoniquement parlant, une approbation, mais une autorisation : le Pape autorise la publication d'un document sans lui conférer quoi que ce soit de sa propre autorité papale. L'approbation, au sens technique du terme, suppose que le Pape contresigne le document qu'ainsi il confirme de son autorité pontificale = approuve. C'est dans cette dernière perspective que joue la distinction de l'approbation en forme commune et en forme spéciale.

:arrow: Pour qu'un document soit « approuvé » par le Pape (au sens canonique du terme), il faut qu’il soit signé par celui-ci, du moins si l’approbation est « conséquente ».
- L’approbation « antécédente » consiste seulement dans le fait qu’une Congrégation, en tant qu'émanation du Siège Apostolique, agit au nom du Pape et par son autorité, en tant qu'elle a été instituée par la volonté des Papes ; de sorte que l’acte de la Congrégation n’est aucunement confirmé par le Pape.
- À l’inverse, en cas d’approbation « conséquente », il y a confirmation pontificale du document émanant de la Congrégation.

:arrow: L’approbation conséquente est soit « en forme commune (ou générique) » soit « en forme spéciale (ou spécifique) ». Quant au sens de cette distinction, en voici un exposé, tiré du Dictionnaire Apologétique de la Foi Catholique, article « Curie Romaine (Congrégations) », col. 875 sq. :
1° Approbation en forme commune : « Si le décret (de la congrégation) est simplement approuvé in forma communi, le décret est et reste un décret de la sacrée congrégation, ni plus, ni moins. Une semblable approbation, venant de si haut, accroît sans doute la force morale de la sentence, et, même au point de vue juridique et légal, lui donne une plus grande valeur, en ce sens que la sentence approuvée a plus de fermeté, parce qu’elle offre plus de garanties, mais ne la transforme pas en un acte strictement papal : c’est un acte du Saint-Siège, mais non rigoureusement un acte du Souverain Pontife lui-même. ... Bien plus, si l’acte ainsi approuvé in forma communi, pour un vice quelconque de forme ou de fond, était entaché de nullité, la confirmation pontificale ne le rendrait pas valide ; elle ne change pas intrinsèquement de nature, elle ne crée pas un nouveau droit, parce que, dit Schmalzgruebber, une semblable approbation est pour ainsi dire conditionnelle ; elle suppose, en effet, que l’acte posé a été valide, et ce n’est qu’à cette condition, qu’au point de vue extérieur, elle peut le corroborer, lui conférer une plus grande autorité. Les paroles souvent citées : Facto verbo cum Sanctissimo, indiquent une approbation in forma communi. ... Ordinairement, une approbation in forma communi est simplement indiquée dans le décret (de la congrégation). La formule généralement employée est la suivante : ... “Sanctitas sua resolutionem Em. Patrum approbavit et confirmavit”. ...jusqu’à preuve certaine du contraire, une approbation pontificale est censée donnée in forma communi. »
2° Approbation en forme spéciale : « L’approbation en forme spéciale a lieu, quand l’acte de l’inférieur est confirmé après examen (pontifical) minutieux et approfondi de l’affaire et de toute ses circonstances. Il y a des caractères auxquels on peut facilement reconnaître qu’il s’agit d’une approbation in forma specifica. Par exemple, s’il y a dans le décret des clauses consacrées, ou d’autres équivalentes : “de notre propre mouvement, de science certaine..., dans la plénitude de notre autorité apostolique... nous statuons, etc.” (Ex motu proprio, ex scientia certa..., de apostolicae auctoritatis plenitudine declaramus, statuimus... vel Non obstante quacumque lege seu consuetudine in contrarium... supplantes omnes juris...) ou encore si le Pape reprend les paroles du décret ou le cite expressément et le déclare formellement obligatoire en sa teneur première. Par ces formules, et d’autres semblables, le Souverain Pontife manifeste clairement sa volonté de commander, de décider par lui même, de sa propre autorité. Une telle confirmation a sans contredit une grande force. Ce qui est d'abord certain, c'est que l'approbation in forma specifica transforme la décision de la congrégation en un acte proprement et strictement papal, émanant directement de l'autorité suprême du Souverain Pontife. ... Et même si l'acte, pour une raison quelconque, était de lui-même sans force légale, invalide, la confirmation in forma specifica, mis à part certains cas prévus par le droit qu'il faut nécessairement excepter, lui donne toute sa valeur au point de vue juridique... Tel est l'enseignement unanime des docteurs, anciens et modernes. »

:arrow: En fait, parait des plus douteux que le document de la CTI ait été approuvé en forme spécifique, pour trois raisons.
1° Voici quelques passages, glanés sur le net, du document de la CTI : « Notre conclusion est que les nombreux facteurs que nous avons pris en considération donnent des fondements théologiques et liturgiques sérieux pour espérer que les enfants non-baptisés qui meurent seront sauvés et bénéficieront de la vision béatifique. » « Nous soulignons le fait que ce sont des raisons pour une pieuse espérance, plutôt que des motifs de connaissance sûre » « Que soit clairement reconnu le fait que l’Eglise n’a pas de connaissance sûre sur le salut des enfants qui meurent sans être baptisés. »
2° Mieux, en son § 41, le document reconnaît que la doctrine des limbes demeure une opinion possible ! Sans affirmer avec certitude le salut des enfants morts sans Baptême, le document présente des raisons qui, dit-il, permettent d’espérer de leur salut.
3° Jusqu’à preuve certaine du contraire, une approbation pontificale est censée donnée en forme commune.



II - L'APPROBATION PONTIFICALE D'UN DOCUMENT THÉOLOGIQUE
AU CONTENU DOCTRINALEMENT DÉFAILLANT :
Que le document de la CTI soit une monstruosité doctrinale, la démonstration en est aisée.


Il est de foi divine et catholique que les enfants morts sans baptême ne peuvent accéder au Paradis. La CTI ne le contredit pas, puisqu'il s'agit pour elle de nier seulement qu'ils soient baptisés par le baptême d'eau. Mais ce faisant, la CTI commet deux fautes.

:arrow: 1° D'une, elle invente, au bout de 2000 ans de Christianisme, un baptême qui n'est ni le baptême sacramentel, ni le baptême de sang, ni le baptême de désir.

:arrow: 2° De deux, elle s'oppose aux enseignements les plus certains :

- « La peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu, mais la peine du péché actuel est le supplice de la gehenne éternelle. » Innocent III, lettre « Maiores Ecclesiæ causas », Dz 780.
- « Pour les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel ou avec le seul péché originel, elles descendent immédiatement en Enfer, où elles reçoivent cependant des peines inégales. » Concile Œcuménique de Lyon II, Profession de foi, Dz 858.
- « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel ou avec le seul péché originel descendent immédiatement en Enfer où elles reçoivent cependant des peines différentes en des lieux différents. » Jean XXII, lettre « Nequaquam sine dolore », Dz 926.
- « Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état effectif de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en Enfer, pour y être punies de peines cependant inégales. » Concile Œcuménique de Florence, bulle « Lætentur cæli », Dz 1306.
- « La doctrine qui rejette comme étant une fable pélagienne ce lieu des enfers - que les théologiens appelent communément les Limbes des enfants - dans lequel les âmes des enfants qui sont morts avec la seule faute originelles sont punies de la peine du dam, sans la peine de feu, comme si ceux qui écartent la peine du feu introduisaient par là ce lieu et cet état intermédiaire, sans faute et sans peine, dont fabulaient les pélagiens, est fausse, téméraire, injurieuse pour les écoles catholiques. » Pie VI, constitution « Auctorem fidei », Dz 2626.
- « Quiconque dit que le Seigneur a dit “Dans la maison de mon Père il y a plusieurs demeures” (Jn XIV 2) pour signifier qu’il y a dans le Royaume des cieux un certain lieu, se trouvant au milieu ou ailleurs, où vivent bienheureux les petits enfants qui ont quitté cette vie sans le baptême, (baptême) sans lequel ils ne peuvent pas entrer dans le Royaume des cieux qui est la vie éternelle, qu’il soit anathème. Car le Seigneur a dit : “À moins de renaître d’eau et d’Esprit Saint, nul n’entre dans le Royaume des cieux” (Jn III 5). Quel catholique doutera que sera un compagnon du diable celui qui n’aura pas mérité d’être cohéritier du Christ ? En effet, celui qui ne sera pas à droite sera sans nul doute à gauche. » XVème Concile de Carthage (non œcuménique, raison pourquoi l’anathème n’emporte pas définition infaillible), canon 3’, Dz 224.
- « Que les petits enfants puissent, même sans la grâce du baptême, jouir des récompenses de la vie éternelle, cela est stupide au plus au point… » Innocent I, lettre « Inter ceteras Ecclesiæ Romanæ » aux pères du Concile de Milève, Dz 219.
- « Les paroles de Jésus à Nicodème (Jn III 5), l’Église les a toujours comprises en ce sens que “les petits enfants ne devaient pas être privés du baptême”. Ces paroles ont en effet une forme si générale et absolue que les Pères les ont retenues pour établir la nécessité du baptême et que le magistère les a appliqué expressément au baptême des petits enfants : pour eux aussi, ce sacrement est l’entrée dans le peuple de Dieu et la porte du salut personnel. Ainsi, par sa doctrine et sa pratique, l’Église a montré qu’elle ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer aux petits enfants l’entrée dans la béatitude éternelle… » Instruction Pastoralis actio, Dz 4674.
- « Si quelqu’un nie que les tout-petits, qui viennent de naître de leur mère doive être baptisés, même s’ils viennent de parents baptisés, ou s’il dit qu’ils sont certes baptisés pour la rémission des péchés, mais qu’ils ne portent rien du originel venant d’Adam qu’il est nécessaire d’expier par le bain de la régénération pour obtenir la vie éternelle, d’où il suit que pour eux la forme (formule) du baptême pour la rémission des péchés n’a pas un sens vrai mais faux, qu’il soit anathème. Car on ne peut pas comprendre autrement ce que dit l’Apôtre : “Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, tous ayant péché en lui” (Rm V 12), si ce n’est comme l’a toujours compris l’Église catholique répandue en tous lieux. C’est en effet à cause de cette règle de foi venant de la Tradition des Apôtres “que même les tout-petits, qui n’ont pas encore pu commettre aucun péché par eux-mêmes, sont pourtant vraiment baptisés pour la rémission des péchés, afin que soit purifié en eux par la regénération ce qui est contracté par la génération” (XVème Concile de Carthage, canon 2, Dz 223) ; en effet, “nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu” (Jn III 5). » Concile Œcuménique de Trente, décret sur le péché originel, canon 4, Dz 1514.

Comment donc peut on mourir avec le seul péché originel, si les petits enfants sont invisiblement baptisés avant de mourir ? Est manifeste qu'à suivre la doctrine de la CTI, il faut nier 15 siècles de tradition théologique. Or jamais le progrès théologique ne peut se faire dans un sens différent de celui véhiculé par la Tradition.

Et comment nier que le baptême requis pour le salut des enfants soit celui d'eau ou de sang, sans nier du fait même 15 siècles de Tradition ayant vu dans les Limbes une vérité théologiquement certaine?

À admettre l’hypothèse de la CTI, l’enseignement magistériel ordinaire pluriséculaire devient faux. Car qui mourra avec le seul péché originel ? Ni l’adulte infidèle négatif, qui vit en grâce ; ni l’adulte infidèle positif, dont l’infidélité est un péché actuel mortel ; ni l’infans non baptisé par l’Église, puisque supposé baptisé directement par Dieu, sans recours au sacrement. Et par ailleurs, si l’enseignement d’hier est vrai, c’est celui d’aujourd’hui qui est faux.

Nous avons 15 siècles de tradition face à une nouveauté absolument incongrue : Tous les Pères et les Docteurs depuis S. Augustin + les Papes Innocent III, Jean XXII, Pie VI ... + les Conciles Oecuméniques de Lyon 2, de Florence ... contre la CTI approuvée par Benoît XVI.

Cherchez l'erreur !


Quoi penser de l'approbation de Benoit XVI ?
:arrow: Si c'est une approbation en forme spécifique, l'erreur doctrinale de la CTI est celle de Benoît XVI.

À ce sujet, et pour prévenir les esprits très étroits et forts chagrins qui pourraient se manifester, arguant que comment, quel affront, l'affreux attentat à la majesté papale que voilà, ceci : 1° Le document approuvé reconnaît lui-même, en son § 41, qu'il est toujours possible de tenir pour les Limbes. Or on ne peut tenir pour les Limbes qu'à condition de rejeter comme erronée la doctrine de la CTI. De sorte qu'il est dans la logique même de l'approbation papale de permettre qu'on y dissente. 2° De surcroît, rien ne s'oppose à ce que le Pape professe l'erreur en usant de son autorité magistérielle sans engager l'infaillibilité. 3° Enfin de nombreuses autorités d'un poids équivalent à celui de Benoît XVI s'opposent frontalement à lui : Tous les Pères et les Docteurs depuis S. Augustin + les Papes Innocent III, Jean XXII, Pie VI ... + les Conciles Oecuméniques de Lyon 2, de Florence ...

Ceci dit, parait fort douteux au regard des circonstances que le Pape ait donné à son approbation une forme spécifique.

:arrow: Si c'est une approbation en forme commune, l'erreur doctrinale est celle de la CTI.

Dans cette hypothèse, qui paraît être celle devant être retenue, l'approbation ne fait pas du document un acte du magistère pontifical. Le document n'est que celui de la CTI. Or de soi, la CTI n'est aucunement un organe du Magistère : c'est un organe de réflexion ayant une connexion à cet organe du Magistère qu'est la CDF, ce qui est tout différent. Partant devient impensable, absurde, impie ... d'opposer à l'enseignement magistériel pluriséculaire (Tous les Pères et les Docteurs depuis S. Augustin + les Papes Innocent III, Jean XXII, Pie VI ... + les Conciles Oecuméniques de Lyon 2, de Florence ... : 15 siècles) les vaticinations de ce qui n'est pas un organe du magistère !

Ceci dit, même si le document est formellement un document qui n'a aucune autorité magistérielle, le fait que Benoit XVI l'ait approuvé oblige à imputer à Benoit XVI l'erreur doctrinale dénoncée. Il s'agit donc de porter une censure doctrinale privée contre l'actuel Pape régnant. La question est donc de savoir quelle est la note théologique de cette censure. Parce que la CTI a pris grand soin de ne pas nier l'absolue nécessité du baptême, affirmant au contraire que Dieu baptiserait mystiquement les enfants morts sans baptême d'eau ou de sang, la CTI n'a aucunement professé l'hérésie (négation d'une vérité de fide ut credenda) ou l'erreur dans la foi (négation d'une vérité ut tenenda). Reste toutefois qu'elle s'est opposée à une vérité théologiquement certaine consacrée comme telle par la Tradition continuative. L'approbation de Benoît XVI est donc l'approbation d'une erreur théologique.

:arrow: Si c'est une approbation par manière de parler, approbation orale, autorisation de publier.

Dans cette dernière perspective, l'erreur doctrinale n'est que celle de la CTI. On ne peut imputer cette erreur à Benoît XVI, celui-ci ne l'ayant pas approuvé (en forme commune ou spéciale). Tout ce qu'on pourra imputer au Pape, c'est un manquement à la prudence, pas l'erreur théologique que par son imprudence il permet de diffuser.
Étant sauf votre respect, mon bon Popeye, je trouve que votre intervention est très en-dessous de la qualité à laquelle vous aviez habitué vos lecteurs assidus de La Cité catholique...

Si le début de la première partie "DE L'APPROBATION D'UN DOCUMENT PAR UN PAPE AU REGARD DU DROIT CANON", explicitant les différentes formes d'approbation (en forme spécifique, en forme commune ou orale) est plutôt convainquant, la suite l'est beaucoup moins...

Vos élucubrations sur la forme d'approbation donnée par Benoît XVI au texte de la CTI sont tout à fait navrantes. Vous faîtes - si j'ose dire - de la "théologie de salon" alors que :
1°) La réponse à votre question se trouve noir sur blanc dans le texte même de la CTI, dès sa note préliminaire ;
2°) Quand bien même elle n'y serait pas, il serait extrêmement facile de contacter les intervenants (aussi bien la CTI que la Secrétairerie d'État du Saint-Siège) pour obtenir une réponse déterminante

Voici l'extrait concerné de la note préliminaire du document de la CTI :
La CTI, dans son document [url=http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/cti_documents/rc_con_cfaith_doc_20070419_un-baptised-infants_en.html][i]L’espoir de salut pour les enfants morts sans être baptisés[/i][/url] (en), a écrit :This present text was approved in forma specifica by the members of the Commission, and was subsequently submitted to its President, Cardinal William Levada who, upon receiving the approval of the Holy father in an audience granted on January 19, 2007, approved the text for publication.
L'approbation orale a donc été donné par le Pape Benoît XVI au Cardinal Levada (président de la CTI) lors de l'audience générale du 19 janvier 2007.

Maintenant je vous cite :
Popeye a écrit : :arrow: Si c'est une approbation par manière de parler, approbation orale, autorisation de publier.

Dans cette dernière perspective, l'erreur doctrinale n'est que celle de la CTI. On ne peut imputer cette erreur à Benoît XVI, celui-ci ne l'ayant pas approuvé (en forme commune ou spéciale). Tout ce qu'on pourra imputer au Pape, c'est un manquement à la prudence, pas l'erreur théologique que par son imprudence il permet de diffuser.
Ainsi donc, vous avez commis plusieurs erreurs méthodologiques : ne pas lire le texte que vous prétendez "commenter" ; se perdre dans des élucubrations théoriques comme si vous traitiez d'un texte médiéval alors que vous traitez d'un sujet d'actualité pour lequel il serait très facile de contacter les intervenants. Ce faisant, et de façon particulièrement imprudente, vous vous autorisez - sous couvert d'hypothèses qu'en toute rigueur vous auriez du lever - de porter une "censure doctrinale privée contre l'actuel Pape régnant" (sic.) ! C'est même cette soit-disant "hypothèse" que vous privilégiez dans votre rhétorique sophistique... Là, ce n'est plus une erreur, c'est une faute ! Voici qui démontre de quel esprit d'obéissance ecclésiale vous pouvez vous prévaloir ! Mais à nous servir une vilaine régurgitation de vos mauvaises lectures lebfevristes, pouvions-nous nous attendre à mieux ?

Voilà pour l'approbation.

La suite... suivra.

Avec mes fraternelles corrections. :-D
Christophe
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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