LEGAULT [premier ministre du Québec] S’OPPOSE À UN DÉBAT
François Legault n’a aucune intention de faire un débat public sur le bien-fondé du passeport vaccinal et craint les dérapages d’une joute à l’Assemblée nationale sur ce sujet.
« On peut débattre de pleins d’autres sujets, mais concernant la vaccination, le passeport vaccinal, j’espère que tous les partis politiques vont se rallier pour dire que c’est une bonne idée », a lancé M. Legault lors d’une mêlée de presse en marge d’un rare bain de foule au marché public de Sainte-Foy, à Québec. « Je ne vois pas l’intérêt d’avoir un débat entre ceux qui sont pour et contre dans une commission parlementaire », a-t-il dit.
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https://www.journaldemontreal.com/2021/ ... n-vaccines
Le premier ministre trouve que le débat à l'Assemblée nationale c'est chose inutile. Ce serait même dangereux. Imaginez, cela pourrait donner des idées aux gens.
Aucun journaliste pour relever le caractère délétère et réellement antidémocratique de l'affaire.Il croit même qu’un débat à l’Assemblée nationale pourrait « donner à des opposants une tribune qui pourrait influencer la population en utilisant des arguments non fondés ». La Coalition avenir Québec est majoritaire, et contrôle donc la liste des personnes qui peuvent venir témoigner en personne.
«Ben voyons ! Tout le monde est d'accord. On est tellement bien quand tout le monde pense de la même façon. Pourquoi vouloir gâcher ce si beau consensus.»
Il ne vient pas à l'idée de notre ami Legault que ceux qui débattent de n'importe quoi trouvent toujours que les arguments des autres sont infondés. Comme si le débat démocratique consistait à s'assurer, avant même de commencer, que tout le monde trouverait les arguments des autres génaux !
Notre premier ministre ne défend pas la démocratie, mais bien plutôt la gérance de type conseil d'administration des grandes compagnies. Processus décisionnel occulte. Zéro débat (sinon entre quelques grands actionnaires) et les clients consommateurs passifs sont juste appelés à ratifier la décision prise ailleurs en haut lieu. Pour les clients, il y a la campagne de pub, le matraquage publicitaire à sens unique. La dernière chose que notre gérant voudrait c'est que la population oppose une fin de non recevoir au plan arrêté dans des bureaux à l'étranger. S'il fallait que Jacquouille puisse avoir son mot à dire : ce serait la fin du monde !





