Capitalisme et Libéralisme

Écoles et doctrines - Économie politique - Politique monétaire - Comptabilité nationale
Christian
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Christian »

Tout cela est fort bien vu et très bien dit.
:fleur:

Remplacez Chine et Chinois par Russie et Russes, et vous avez une adéquate description de la politique poutinienne.

Bonne journée de Noël

Christian
Renaud
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Renaud »

À Frank et à Christian

Frank a écrit:
""L'immoralité apparente d'un certain nombre d'acteurs financiers n'est-elle donc pas tout simplement le reflet d'une immoralité généralisée plutôt que la conséquence d'un système fondamentalement pervers""

D'abord, je souligne que les articles cités un peu plus haut par Frank du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église et ayant trait au marché font entièrement partie du socle du projet du CRÉDIT-SOCIAL pour une réforme financière (il y a un fil dans le forum Cité-Catholique sur le CRÉDIT-SOCIAL).
L'immoralité évoquée par Frank, ici non apparente mais étant lisible en creux et par défaut, quand on pointe où et comment cette immoralité s'exerce spécialement par le traitement de l'argent du CAPITALISME FINANCIER, avec les effets ravageurs ainsi propagés dans et par la mondialisation-globalisation dont on comprend un peu mieux chaque jour les effets et le "bilan". L'examen sérieux du fonctionnement financier et des mécanismes bancaires de base et leurs effets ne sont qu'immoralité. Bien évidemment, il n'y a pas que le domaine monétaire, donc économique et social, touché par l'immoralité, mais ce domaine monétaire et financier entraîne une telle quantité de problèmes, que lorsqu'on en tient la principale source, l'urgence entre les urgences est de la purifier. Et nous touchons là à une TEHNIQUE, ce que les libéraux ne semblent pas vouloir comprendre. Ici, il s'agit d'une technique financière qui se trouve, donc, en amont du politique, en amont de la politique. Ce qui est politique,ne fait que diviser, et le libéralisme qui déclare mettre au rencart la politique n'y échappe pas, n'en déplaise à ses partisans. Dans partisan, il y a parti. Un parti, une "partie", par nature, divise. Tandisqu'une saine technique, lorsqu'elle progresse et supprime des intérêts parfaitement négatifs, voleurs et destructeurs qui hypothèquent toutes les sociétés, ne peut que rendre service à tous les composants de la société (plus bas se trouve le LIEN qui dévoile l'organigramme de l'histoire bancaire moderne, celui de la Banque d'Angleterre devenu MODÈLE MONDIAL et qui vampirise le monde entier).


Pour répondre à plusieur sur ce sujet du capitalisme et du libéralisme et à Christian. Oui le capitalisme est une bonne chose en soi. Le capitalisme est de type organique. Un organe participe au métabolisme normal et fécond d'un ensemble vivant en ayant une fonction tel que, par exemple, la circulation sanguine, et tous ses paramètres sont compris entre des minima et des maxima naturels, lesquels ne peuvent être dépassés dans un sens ou dans l'autre sous peine, justement, de peines, de déséquilibres divers et dommageables, de maladies et bloquages, etc. Cet équilibre, d'ailleurs dynamique, est donc nécessaire au fonctionnement général et varié de la société des hommes dans son ensemble ici bas sur Terre. Ainsi, le capitalisme (c'est le sujet de mon intervention un peu plus haut) est une structure naturelle dont les relations internes commandent, naturellement, l'équilibre et la fécondité de la société dans le domaine économique et social. Sans quoi, c'est le dépérissement et l'étouffement général, ou bien la concentration, ou encore le système concentrationnaire et l'excroissance démesurées, pour le triomphe passager de quelques boutures et greffons artificiels qui disparaissent non sans avoir, dans leur développements erratiques et leur disparition, boulversé et empoisonné tout ce qui vit dans le même espace-temps.

Le constat est sans appel le capitalisme a été vicié par le système financier.

J'ajoute que le système d'argent moderne, c'est à dire l'usage d'un argent de chiffres, argent immatériel, est une très bonne solution, actuellement la plus sûre de toutes. Quant à l'argent formé des pièces et des billets, il reste un moyen de paiement, qui, s'il est marginalisé, demeure en usage pour de multiples raisons, tandis que l'or reste maintenant un actif banal parmis les autres. C'est donc l'argent de chiffre, qui, dans les circonstances actuelles, donne sa valeur à la monnaie en circulation sous toutes ses formes.

Le système de crédit bancaire s'est propagé ainsi depuis environ deux siècle et, relativement aux révolutions industrielles, on peut dire qu'il a à son actif un développement économique considérable, jamais atteint dans le passé (le troisième tiers du XXème siècle a ainsi battu en continu tous les reccords imaginables de productivité en Occident et dans une partie de l'Asie: Japon et Corée du Sud, et ce n'est pas terminé).

Ainsi, ce système de crédit, sa structure de fonctionnement aura donné au moins ceci: crédit bancaire = développements et modernisation des moyens de production = accroissement des gains de productivité = ressources plus importantes. Ces ressources étant rajoutées aux actifs qui croissent dans les mêmes proportions que le coéfficient d'application des sciences et techniques de l'espace économique considéré, etc. Tout ceci fait que la monnaie en usage dans une zone économique considérée, sa création et le contrôle de cette monnaie est intimement liée au destin du ou des pays en question la dite zone économique.

Louis EVEN rappelle que les trois pouvoirs classiques: le législatif, l'exécutif et le judiciaire sont les principaux pouvoirs des gouvernements, mais il en est un autre, non catalogué comme tel, mais qui les dépassent tous les trois et qui domine les gouvernements eux-mêmes. C'est un super pouvoir qui ne tient son autorité d'aucune constitution, et ne se soucie pas plus qu'un brigand pour l'exercice de sa puissance, c'est le POUVOIR MONÉTAIRE. Celui-ci nous rend locataires de l'argent. Locataires qui doivent payer hors de prix l'usage de l'argent qui sert pourtant à payer le pris de notre propre production qui n'a ainsi sa valeur que grâce à notre travail de production et dont la propriété est usurpée par les banques créatrices de monnaie. L'origine de la masse de monnaie en circulation se trouvant dans les dettes que constituent les demandes de prêts octroyées par les banques à leurs clients que sont les entreprises, les particuliers, les collectivités locales et publiques, les États par leurs gouvernements succéssiifs.

Je l'ai rappelé bien des fois ici et ailleurs, c'est là, dans ce rapport: capital-travail, que l'on constate rapidement que c'est le capital qui mène le bal (dit ainsi pour faire court) et non le travail. C'est le capital, le CAPITALISME FINANCIER qui tient les commandes réelles de la politique suivie et tenue dans les pays ou les groupes de pays. Je le répète, le système financier à vicié le capitalisme. Marx, tout comme les libéraux, sont passé à côté de l'essence du capitalisme financier et ses plus-values ponctionnées sans avoir jamais fait pousser le moindre grain de blé ni rien produit. Les banques et les États marchent de concert et de connivence . Mais c'est aux sociétés civiles productrices de contrôler et de prendre en mains la création monétaire couvrant et préparant le Pouvoir d'Achat des producteurs. Car ces derniers n'ont aucunement prise sur le traitement monétaire de leur propre travail productif. C'est la désignation: création monétaire, qui est la vraie désignation et non la désignation : politique du crédit, qui embrouille systématiquement la claire compréhension de ce problème majeur, premier et vital sur la monnaie, dont on cultive à souhait la confusion perpétuelle. Car "il ne faut pas" que les gens "en prennent conscience"....

L'ignorance générale la plus complète possible est la meilleure garantie du pouvoir financier...

Avec d'autres, je le constate tous les jours.


Je suis à peu près d'accord avec toute la 1ère partie de la conférence de Christian,
- Comment penser l'Économie aujourd'hui? - on pourrait y discuter, secondairement, certains points, et ceci, jusqu'au paragraphe 3, L'Argent, et la suite. Là, et ça ne m'étonne pas, il y a une immense lacune, abyssale, sur l'argent et sa signification. Il ne s'y trouve pas d'idée mettant la puce à l'oreille sur le mode de traitement de l'argent qui, lui, n'est absolument pas naturel ni l'œuvre de Dieu. Enfin le renvoi N°16 est une élucidation de l'idéologie de Christian. J'y reviens plus loin.

Voir particulièrement ce lien qui est l'histoire de la banque d'Angleterre devenu aujourd'hui le modèle financier mondial générateur de maux indicibles qui scandent l'histoire. Voir:

viewtopic.ph ... lit=#p9097


Voir aussi:

http://courtfool.info/fr_Couts_mefaits_ ... dollar.htm

Ce lien est très instructif sur l'impact qu'a l' "argent mondial". Rien n'est sain dans ce système, l'actualité est d'ailleurs parlante

et voir:

http://www.dailymotion.com/video/x3gz7t ... ne-ok_news

ce dernier lien est un fait parmi tant et tant d'autres de par le monde. Mais ici, l'Amérique est tout à fait au centre de ce problème mondial. Surtout, et c'est l'ironie amère de la frustration, quand ce sont des immigrants complètement intégrés qui en souffrent... On est ici en pleine mondialisation libérale...

Rien est moins démocratique que l'argent sous sa forme actuelle!!


C'est ainsi que, m'adressant plus particulièrement à Christian après avoir lu sa conférence sur le lien qu'il a indiqué, j'y fait des commentaires et réponses balisées par ----> et <---- en allant à la ligne chaque fois (hélas, je n'ai pas pu faire fonctionner les lettres en gras ou en italique, merci de vos excuses pour ma maladresse)

extrait de la conférence de Christian et commentaires: Comment penser l'Économie aujourd'hui?
(....)
3 - L'ARGENT

(....)

Le signe de cette circulation est l’argent. Il est impossible de parler de l’économie aujourd’hui sans parler de l’argent. Or, rien n’est plus mal compris par les critiques
----> pas tous! <----
du capitalisme bourgeois que la fonction de l’argent. L’argent est une énergie
----> c'est plutôt un PERMIS d'acheter <----.
La grande mutation de notre époque est le passage des sociétés sédentaires, fondées sur la possession immeuble de terres et d’usines, à un autre type de société, fluide, mobile, à un nouveau nomadisme. L’argent est évidemment l’énergie de ce nouveau nomadisme.

Considérez la société avant le capitalisme financier. Vous voyez une société d’aristocrates et de paysans, d’hommes de l’État et de travailleurs, qui connaissent bien des conflits, mais qui, au-delà des conflits, partagent finalement les mêmes valeurs : l’amour de la terre-mère et nourricière, l’attachement à la patrie et à la nation, la soumission au pouvoir et aux dogmes…[15]

Et voilà que l’argent déstabilise cet ordre des choses. Car là où il apparaît, c’est-à-dire aujourd’hui partout, hormis parmi les plus primitives des peuplades, son énergie renverse les hiérarchies. L’argent bouscule les statuts et les privilèges. Il interdit même de reconstituer un ordre nouveau et figé, tant son énergie révolutionnaire est puissante.
----> on ne peut mieux dire! Mais dans un tout autre sens que ce qui est ici... une réponse décisive se trouve, entre autres, dans les trois LIENS mis dans ce présent message <----

Contrairement à une idée reçue, l’argent n’est pas une idole, il est au contraire le souffle qui renverse les idoles. Mobile et incontrôlable, l’argent est du côté de l’humain parce qu’il se joue de toutes les frontières et menace tous les gouvernements
----> il constitue un gouvernement non dit au dessus des gouvernements.<----
Il est du côté de l’esprit parce qu’il nous arrache à la matière
----> rien n'est moins sûr, c'est même tout à fait faux!.... ces propos confinent au surréalisme le plus exalté <----

D’une certaine façon, le capitalisme financier pointe un ailleurs vers lequel nous devons toujours être en route. Il nous désigne les choses et nous rappelle « Ne t’attache pas, ça peut se vendre ». L’argent est ce qui empêche de dormir repu. Voilà l’appel que nous lance l’économie moderne pour nous enlever à la conservation passive des objets et à la répétition morne des pratiques sociales, et pour nous projeter vers la création continue, c’est-à-dire vers la vie de l’esprit.[16]
----> sûrement pas à une vie de l'esprit, mais bien plutôt à une société de type matérialiste (comme la marxiste) par le marché et l'unification mondiale non plus des prolétaires, mais du capital financier mondialiste, mondialisé et mondialisant. Contrôler la monnaie (monnaie mondiale?) c'est contrôler l'espace où est en usage cette monnaie. C'était les nations, maintenant c'est le monde entier? Faut-il fairre un dessin? <----


4. Le combat pour la vie

Alors on comprend bien pourquoi l’économie suscite tant de résistances aujourd’hui. Tout ce que nos sociétés contemporaines comptent de forces réactionnaires est arc-bouté contre le souffle de vie
----> ??...<----
que l’économie fait passer sur le monde.

L’économie capitaliste est une relation nouvelle d’être au monde, qui n’est plus l’impuissance devant la nature, comme chez les primitifs, ni la soumission à une classe dominante disposant du pouvoir répressif de l’État, comme dans les sociétés politiques. Les valeurs de l’économie libérale s’opposent d’ailleurs terme à terme au fonctionnement des sociétés politiques : le contrat plutôt que le pouvoir, l’échange plutôt que le vol, l’honnêteté plutôt que le lignage,[17] l’initiative individuelle plutôt que l’obéissance, le réseau plutôt que la hiérarchie… La politique
----> et le marché <----
impose(nt) l’uniformisation : si le roi est catholique, tous ses sujets doivent l’être ; si la majorité vote pour le socialisme, la minorité doit le subir aussi… La vision économique du monde encourage au contraire le choix et la diversité
----> actuellement, après plusieurs décennies de politiques "libérales" dans une grande partie du monde, les sociétés paraissent de plus en plus homogènes, ce qui les fait perdre en créativité tout domaine et accentue leur dépendance <----.

Si des gens veulent vivre selon les principes du socialisme ou de l’Islam, ou de n’importe quel autre mode de vie, grand bien leur fasse, les capitalistes
----> et, pourquoi pas, les neo-marxistes <----
qui ont adopté une philosophie différente sont toujours prêts d’échanger leurs biens commerciaux et culturels avec ceux qui vivent autrement si chacun y trouve son compte, ils sont contents de dialoguer avec eux, de comparer les expériences, bref, de faire tout ce qui est le propre du marché. Et si ceux qui ont adopté le style de vie du socialisme, par exemple, s’en trouvent tellement heureux, cet exemple fera que de proche en proche, toute la planète voudra vivre comme eux, et le rêve du socialisme universel sera réalisé sans violence. Si vous doutez que cela arrivera, c’est-à-dire si vous croyez que les gens rechigneront à partager leur revenu, à renoncer à leur héritage, à mettre en commun les moyens de production, et qu’il faudra les y encourager par des initiatives politiques, comme de jeter les réfractaires en prison, alors c’est peut-être que le socialisme
----> et le contrôle de la monnaie par le plus haut niveau <----
ne correspond(ent)pas à la nature des êtres humains, et quel droit avons-nous de nier cette réalité-là ?

Au contraire de la politique, l’économie n’a pas une fonction uniformisante, mais unificatrice
----> l'économie n'est et ne peut pas être - nécessairement - unificatrice vu l'hétérogénéité des sociétés humaines et des lieux géographiques, alors que les forces du marché et de la finance veulent, même à leur insu, unifier les hommes dans une unification qui, seule, convient au pouvoir financier. Après, quand les hommes s'en aperçevront , ce sera trop tard... <----

Au cours de notre exposé, nous avons noté que la richesse économique est désirée par la plupart des gens, et, paradoxalement, la voie légitime qui mène à cette richesse inspire de la haine
----> parce que l'États, comme les sociétés transnationales et les empires financiers pratiquent l'injustice pour obtenir leurs "résultats" et, si certains sont moins belliqueux que d'autres, toutes ces forces: États, sociétés transnationales et empires financiers (bientôt: empire écrit au singulier?) sont tous belligènes. <----
La raison en est que la richesse légitime ne s’acquiert que par le service rendu aux autres, et notre orgueil, hérité de milliers d’années de culture aristocratique,
----> il faut rajouter, surtout, socialiste, communiste et libérale, car l' "aristocratie" ici évoquée perdure toujours dans les autres formes politiques et culturelles, <----
ne supporte pas que notre travail soit jugé par autrui, par des êtres humains quelconques, les anonymes, les étrangers... La logique économique inverse le sens historique de l’échange. Nous ne travaillons pas pour celui qui est au-dessus de nous,
----> bien sûr que si! Même si le maître qui ne dit pas son nom, disons le banquier, n'est pas au dessus de nous, mais tout à côté de nous, même "contre nous". Les banquiers nous disent: "Nous voulons votre bien, et nous l'aurons...". Nous travaillons pour le système d'argent-dette des banquiers, qui alourdissent, en toute stérilité, en moyenne de 40 à 50% les prix que nous payons au quotidien et à longueur de vie, et que les financiers de ce niveau devenus historiquement les plus puissants et "unificateurs" <----
que le roi, les nobles, le clergé, mais nous travaillons pour celui à côté de nous, pour l’étranger, pour l’inconnu
----> oui, peut-être, quand nous aurons réformé notre système financier, en particulier notre mode de création monétaire voleur et ctiminel. <----
Autrefois, les pauvres produisaient pour les riches, aujourd’hui, en économie de marché, le riche reste riche - parce qu’il n’hésite pas à soumettre sa production au jugement de ceux qui sont plus pauvres que lui
----> Certainement pas! (ou j'ai mal compris). Même si maintenant il y a plus de nouveaux riches, malgré tout, l'écart se creuse énormément entre les riches et les pauvres, belle réussite!...<----
Aux valeurs scientistes qui découlent du mythe et de la toute puissance de l’homme sur la nature, l’économie exige une science au service de l’humain - non pas d’une Humanité abstraite, définie par la science elle-même, mais au service de ceux qui espèrent suffisamment un résultat du travail des savants et des experts pour le payer volontairement. Le but de la science n’est pas la découverte pour elle-même. Il n’est pas la recherche de la vérité - c’est la fonction des philosophes et des mystiques. Le but de la science comme de l’économie est l’utilité. La soumission de la science à l’économie bride la toute puissance de la magie noire
----> Cette dernière phrase, comme tant d'autres propos ici, ne voient sans doute rien des mécanismes financiers et bancaires, car, au départ, créer de l'argent ex-nihilo, soit à partir de rien est une pratique purement magique, une magie noire s'il en est! On doit créer de la monnaie quand on a pu produire, c'est un argent qui est alors le reflet exact en pouvoir d'achat de ce qui est produit. Tandis que si on crée, au départ, l'argent par anticipation, - et c'est là tout le crédit "moderne"à la production - c'est la course et la fuite en avant dans les crises, les frustrations et les conflits assurés. Là aussi, faut-il faire un dessin? <----

Le héros des sociétés politiques est le guerrier héritier d’un sang pur et défenseur d’une terre. Le guerrier est celui qui accepte la mort, celle des autres et la sienne, au nom d’un idéal, que ce soit le service de la patrie ou de la foi.

Le guerrier toujours méprise le bourgeois, l’homme de l’économie, parce que le bourgeois a peur de la mort. Le bourgeois est celui qui ne veut pas mourir
----> il préfère faire mourrir les autres? Tous étant revêtus d' "habits" démocratiques, c'est ce que cherchent, d'ailleurs, à faire les États-Unis dans la lignée de la révolution bourgeoise protestante dans le monde en le pillant en col blanc.<----.

La figure du bourgeois capitaliste, qui préférera toujours la vie à la mort, entrepreneur, créateur, consommateur, commerçant apatride et honnête, répond maintenant à la question que nous posions de savoir ce qu’est l’économie. Elle est l’entreprise par laquelle l’être humain vivifie le matériel, le mécanique, les rouages aveugles, la nature indifférente, le pouvoir politique, toutes ces œuvres de mort, en leur communiquant un peu de sa propre vie. L’entrepreneur espère que sa vie passe dans le monde, et ainsi l’économie est le combat de l’être humain contre la mort
----> celui qui devrait être entrepris contre le système financier mensonger, délétère, voleur et meurtrier (avec ou sans "démocratie", c'est à peu près pareil) <----

Finalement, ce dont s’occupe l’économie est tout simplement l’Âme du monde.[18]
----> ce serait plutôt la doctrine catholique qui s'occupe de lÂme du monde lorsque nous l'intériorisons et tout ce qui lui correspond de vrai dans le monde, donc une économie juste. Actuellement l'économie l'est dans un certain nombre de cas, beaucoup d'autres cas, infiniment nombreux, peuvent être corrigés si l'économie est confirmée par une finance juste. Ce qui n'est absolument pas le cas. La crise bancaire actuelle, dont on ne sait pas, à cette heure, si elle va contaminer plus loin encore l'économie normale déjà toute faussée par notre sytème financier et bancaire, démonttre ici son versant interbancaire tout à fait frelaté... Rien d'étonnant! <----

(Une version de ce texte en langue anglaise a été présentée sous forme de conférence

au congrès mondial de l’ISIL, à Costa Rica, le 23 août 1999)
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[1] Fernando Pessoa, poésies d’Alvaro de Campos, Le Gardeur de troupeaux, trad. d’Armand Guibert, NRF/Gallimard, 1968

[2] François Guillaumat a publié sous ce titre un recueil d’articles de Murray Rothbard, Les Belles Lettres, 1991

[3] Franz Oppenheimer, The State, (Sans nom d’éditeur. L’édition originale allemande est de 1908. La traduction anglaise, publiée en 1922, ne comprend pas les révisions apportées par l’auteur à une nouvelle publication en allemand en 1929. Je remercie Tiia Roth-Biester pour ces précisions bibliographiques). Jusqu’à aujourd’hui, toutes les sociétés modernes subissent la violence d’un État. Elle est le corollaire du mode de vie encore dominant sédentaire et agricole. Il est donc difficile pour la grande majorité des gens qui ne réfléchissent pas à cette question (et qui espèrent souvent profiter eux-mêmes de la violence politique) d’imaginer l’extraordinaire jaillissement d’énergie que connaîtraient les sociétés où la violence serait rejetée hors-la-loi. Quelques analogies peuvent seulement le faire entrevoir, par exemple l’enrichissement général consécutif à l’abolition du servage.

[4] Ce que montre la praxéologie comme entendue par Ludwig von Mises, L’Action humaine, trad. de Raoul Audouin, Paris, PUF Libre Echange, 1985 ; Murray Rothbard, Economistes et charlatans, trad. de François Guillaumat, Paris, Les Belles Lettres, 1991 ; et Hans Hermann Hoppe, The Economics and Ethics of Private Property, Boston, Kluwer Academic Publishers, 1993.

[5] Sigmund Freud, Au-delà du principe de plaisir, in Essais de Psychanalyse, Paris, Payot, 1951.

[6] L’étymologie du mot montre assez quelle considération on portait au fait de travailler. Dans le latin du Bas-Empire, tripalium désignait un assemblage de trois pieux sur lequel on immobilisait un animal pour le castrer.

[7] Descartes, Discours de la méthode, 6ème partie, (1ère éd. 1637) Classiques Larousse, 1934.

[8] Lors de l’achat d’un service ou d’un produit, notre paiement correspond à la valeur de cette prestation pour nous, et pas du tout aux qualités humaines que nous pouvons reconnaître par ailleurs à leur auteur. Le producteur, dans le monde des affaires comme dans celui de l’art, disparaît derrière son œuvre, et il faut qu’il en soit ainsi. Dans la relation économique, nous ne jugeons pas les personnes, mais seulement leur production. Parce que la rémunération du service est indépendante de la personne qui le rend, ce n’est pas non plus le mérite du travailleur qui est récompensé. Il est très méritant de construire un barrage à mains nues, mais ceux en bas qui attendent l’électricité préféreraient qu’on utilise des bulldozers.

[9] On ne peut pas imaginer les héros de Corneille et de Racine, et ceux de Madame de Lafayette, revenir riches. Ils reviennent vainqueurs. Leurs valeurs sont celles de l’aristocratie : sens du sacrifice à la communauté, courage physique… Le soldat Napoléon n’avait que mépris pour la « nation de boutiquiers » qui devait finalement le vaincre. Ces valeurs aristocratiques disparaissent en 1914. A vrai dire, elles sont encore réclamées aujourd’hui, surtout en Europe, par les employés du « service public », mais c’est à la manière dont les valets endossent les habits de leur maître.

[10] Mais il convient d’établir ici une distinction : la gratuité est différente du don. Le don relie des personnes, celle qui donne et celle qui reçoit. Le don est un acte éminemment capitaliste, il est emblématique du droit de propriété, car chacun ne peut donner que ce qui lui appartient et l’acte de donner manifeste le caractère absolu du droit de propriété (le trustee ou le chef de clan qui ne se considère que le gérant de biens qui doivent revenir à d’autres, par exemple, aux générations futures, ne peut pas se permettre de donner ces biens). La gratuité ne s’intéresse pas aux personnes, mais seulement aux choses. C’est toujours une personne qui donne, mais c’est une chose qui est gratuite.
Le don a sa place dans une économie de marché, une place de premier rang. Le mensonge de la gratuité en est exclu. Car, bien sûr, rien n’est gratuit. Quand on prétend que quelque chose est gratuit, on signifie simplement que celui qui consomme n’est pas celui qui paie. La gratuité des soins médicaux au Royaume Uni, celle de l’éducation en France…, permet aux hommes de l’État d’usurper le rôle de généreux donateurs qu’ils s’attribuent avec l’argent qu’ils ont volé.

[11] Père Serge Boulgakov, Filosofia Hozaïstva, Moscou, 1912, trad. française Philosophie de l’économie, Lausanne, Editions de l’Age d’Homme, 1987.

[12] Eric Fromm, To Have or To Be ?, New York, Harper & Row Publishers, 1976, trad. française, Avoir ou être ?, Paris, Robert Laffont, 1978.

[13] Cette infusion de la vie dans l’avoir, qui est l’essence même du capitalisme, est incompréhensible pour ceux qui sont encore prisonniers de la vision du monde féodale. Pour eux, l’être se dégrade nécessairement au contact de l’avoir. Friedrich von Schiller, « Base natures are respected on the basis of what they do, noble natures on the basis of what they are », cité par Alexander Rüstow, Freedom And Domination, Princeton University Press, 1980.

[14] Et encore, le discours écologique n’intègre-t-il que la dimension spatiale. Le discours écologique est encore tout imprégné des valeurs des sociétés sédentaires et agraires qui privilégient la terre et le matériel. Mais il est une autre dégradation que cause la démocratie sociale, qui n’est plus celle de notre relation à l’espace et l’environnement, mais au temps. Une des caractéristiques des sociétés démocrates sociales est la perte de la relation au temps.

Cette perte de la relation au temps se manifeste par la faiblesse de l’épargne dans toutes nos sociétés occidentales et par notre irresponsabilité en face du futur. Il paraît que d’autres s’en soucient pour nous, les hommes de l’État en particulier, et nous sommes supposés leur faire confiance.

Lorsque nous investissons, nous privilégions les projets dont la rentabilité est immédiate, ce qui est raisonnable dans les circonstances actuelles, car les errements des politiques fiscales et monétaires propres aux démocraties sociales, les caprices des majorités, rendent aléatoires tout engagement à long terme. Les hommes de l’État créent les conditions d’insécurité qui rendent impossibles la prévision d’un investissement à long terme, puis accusent les capitalistes de n’investir qu’à court terme.

[15] E. Valdman, Les juifs et l’argent, Biblieurope, 1999


[16] Je voudrais livrer ici quelques réflexions que m’inspire le livre de E. Valdman, Les juifs et l’argent, op. cit., dont j’ai repris ici l’argumentation. Dans l’imaginaire occidental, l’homme de l’argent, du nomadisme et du livre, est le juif.
----> pas seulement "le juif" <----
Pour le chrétien que je suis, les juifs sont, selon le mot d’un Pape, « de grands frères dans la foi ». Les juifs sont historiquement le peuple prophétique. La fonction du prophète est d’injecter dans le monde l’information nécessaire pour que la Création se poursuive. Au moment de la Création, l’information qui conduit l’évolution est inscrite dans la matière, puis elle se réplique dans les gènes des premiers êtres vivants. Avec l’apparition de l’être humain, cependant, l’évolution n’est plus seulement programmée dans l’ADN de nos cellules, elle devient consciente, nous pouvons l’accepter, la refuser, c’est notre liberté. Mais pour accepter ou rejeter le plan de Dieu, encore faut-il le connaître, et c’est la mission très spéciale du peuple juif que d’injecter dans le monde l’information toujours renouvelée que Dieu propose à l’humanité pour avancer dans l’évolution.
----> les Écritures disent: "Le salut vient des Juifs" c'est le peuple à travers lequel la révélation a atteint les hommes par Abraham, les prophètes, puis Jésus-Christ. <----
si Auschwitz est un mystère (comme les catholiques parlent du mystère du Péché Originel et de la Rédemption), Auschwitz n’est pas dénué de sens. Auschwitz représente l’aboutissement logique, inéluctable, de tous les projets politiques structurant les sociétés humaines par l’appartenance à une terre et à une nation, appartenances qui rendent nécessaires l’institution d’un État. Chaque nation doit avoir sa terre, et chaque nation doit être régulièrement purifiée
----> on peut le dire aussi du monde entier <----
Les démocraties n’échappent pas à cette logique. Les démocraties sont nationalistes puisqu'il faut bien dire qui aura le droit d'élire les chefs, et ce droit d’élire les chefs n'est pas donné en considération de la vertu, de la fortune ou du quotient intellectuel, mais en fonction de l'appartenance à la nation, qui s’acquiert lorsqu’on vit sur sa terre. Une terre, un peuple, un chef… ce que les nationaux-socialistes traduisaient par le slogan Ein Reich, ein Volk, ein Führer.
----> attention la formation des nations ne débouche pas nécessairement, Dieu merci! sur le national-socialisme, consorts, et Auschwitz <----
Si certaines sociétés politiques, comme la suisse et l'anglaise, semblent ne jamais pouvoir connaître un Auschwitz
---> L'Angleterre s'est "payée la démocratie" grâce aux ressources qu'elle tirait à l'époque de son immense empire colonial en y faisant suer le burnous. Son empire colonial fut le plus grand empire colonial du monde et de l'histoire, 33 millions de kms2 et des centaines de millions d'habitants, (celui de la France faisait "seulement 11 millions de kms2), l'Angleterre a "sous-traité" tant de choses!...<----
ce n'est pas la démocratie qui les en protège, mais bien qu'elles ont adopté quelques éléments de la philosophie libérale (des « concepts volés » comme dirait Ayn Rand), qui brident, de plus en plus difficilement d’ailleurs, la tendance naturelle de la démocratie au nationalisme et au socialisme.
----> ce serait bien plutôt le cas de l'axe Londres - Washington et New-York (dans cet axe, on ne sait pas vraiment si Tel-Aviv, voire Jérusalem, est une succursale ou la maison mère?...). Que voit-on depuis la chute du communisme (ou plutôt de ce type historique de communisme) des agressions gravissimes caractérisées par les donneurs anglo-saxons de leçons de démocratie qui se traduit par: "Notre business sera votre développement...", tout leurs prétextes sont fallacieux, la démocratie?!... Comprenez le règne, par les armes s'il le faut, de la "liberté" pour l'approvisionnement énergétique des USA (et de l'Europe hypocrite qui ne le dit pas comme ça) et la continuation, quoiqu'il arrive, d'une parfaite économie de gaspillages "indispensables" pour la croissance (?!) des deux plus gros clients (USA et Europe) de l'Arabie Saoudite, un régime à bases moyenâgeuses s'il en est! Et je passe sur tant et tant d'autres exemples! L'un des plus grands mensonges universels imaginables fut ce déclenchement de la guerre contre l'Iraq dont nous ne savons pas encore sur quoi elle va déboucher, directement ou indirectement, au Moyen-Orient élargi et dans le monde... L'on sait par ailleurs, que la formation d'Israël s'est effectuée en 1948 (juste après le vote majoritaire de l'ONU) par des expulsions massives (500 000 à 700 000) de Palestiniens, et ce, avec des "méthodes" du genre "Gestapo"... La crise et les guerres ne sont pas, et de loin, achevées à ce jour. <----

Le juif n’est pas citoyen (je me souviens de ma surprise, lors de ma première visite en Israël, de voir placardées de grandes affiches dénonçant l’État d’Israël sur les murs du quartier de Mea Shearim où résident les communautés les plus traditionalistes ; pour ces juifs orthodoxes, l’État d’Israël est hérétique, puisque seul le Messie pourrait l’établir). Le juif est l’homme de l’argent et du livre qui ne connaissent ni l’un ni l’autre de frontières. La haine de Hitler pour les juifs, mais aussi pour les tziganes, pour les communistes et les bourgeois capitalistes, vient de ce qu’ils sont tous apatrides. Ils se passent fort bien les uns et les autres d’un État.
----> alors pourquoi l'État d'Israël?? Étant bien compris que la réaction mondiale à l'horreur des camps d'extermination nazis favorisa la naissance de l'État d'Israël en 1948, mais, ce serait ici la démonstration de l'inutilité des États. Par ailleurs, il faut aussi préciser que celui qui inaugura les camps de concentrations est Lénine (en 1922 je crois), À noter que le génocide du Cambodge par les Kmhères rouges (1975-1979) vient réfuter complètement la thèse du livre: les Juifs et l'argent. Ce sont les théories marxistes qui n'ont jamais caché leur vocation, leur dimension mondiale et leur prototype de mondialisation (qu'inaugura la Révolution bolchévique de 1917 formant l'Urss d'alors) et qui inspira les régimes communistes, peu après, rivalisant de criminalité avec les nazis et consorts mais durant bien plus longtemps que le régime nazi liquidé en 12 ans. Ainsi, parmis les consorts communistes, il y a le génocide des Khmères rouges (environ 1,5 millions de personnes uniquement au Cambodge) où, en plus, aux pires tortures physiques s'ajoutèrent les pires tortures morales.<----
Auschwitz a marqué la fin d’une ère dans l’évolution de l’humanité
----> non, c'est faux! Il y eut le génocide du Cambodge 30 ans après 1945, <---- celles des sociétés sédentaires et politiques, fondées par le trinôme d’une terre, d’un peuple et d’un État
----> les mondialistes, dont le projet a été et est de transformer les nations en propriétés privées d'empires financiers transnationaux, considèrent la planète Terre comme un "tout". Parmis ces mondialistes vous avez peut-être entendu parler du groupe de Bilderberg (sorte d'État-major strictement informel mais seul décideur de la "stratégie mondiale" à suivre dans l'année qui suit), de la commission Trilatérale, du Council of Foreign Relation ou C.F.R., et, sauf erreur, il n'y a pas (que je sache) une plus grande proportion de Juifs dans les instances mondialistes que celle qu'il y a dans la population mondiale <----
De même que les grands séismes tectoniques sont suivis de répliques de moindre amplitude
----> non, proportionnellement à la population du Cambodge d'alors, le génocide y fut pire qu'en Pologne durant la 2ème guerre mondiale, et de toutes façons, on ne va pas "soupeser" des crimes génocidaires pour dire que ces crimes-ci sont plus "criminels" que ces crimes-là,<----
nous sommes témoins, après la défaite du national-socialisme, des derniers soubresauts des sociétés politiques, en Yougoslavie, dans le Caucase et ailleurs,
----> l'Urss et tout le glacis communiste dura encore 45 ans après 1945, c'est long dans une vie d'homme, les victimes auront "apprécié". <----
L’obsolescence des sociétés politiques laisse la place
----> d'abord laisse place à la garantie d'un système financier libéral de telle sorte que les pays et les peuples n'aient plus de pouvoir monétaire (l' "Europe" est un cas d'école), et de ce fait, n'aient plus de souveraineté réelle quelle que soit leur constitution, car celle-ci aura été mise à la sauce libérale et il n'est plus question d'y revenir... Malgré le non français et hollandais à l' "Europe" proposée, les gouvernements veulent faire passer en force cette constitution à peine revue. Ainsi ceux, même majoritaire, qui auraient des idées originales et fécondes, sont priés de la boucler. Circulez il n'y a rien à voir... Le major Douglas, inventeur du Crédit Social, fut le témoin de ce très triste épisode et la victime indirecte, en effet, les associations bancaires britanniques payèrent quelques 5 millions de livres-sterling à la presse pour qu'elle taise toutes les informations et les développements du Crédit-Social. Si le Crédit-Social était une gentille chimère, il y a longtemps que es banquiers n'y auraient plus prêté attention... <----
à la constitution de communautés reliant les gens qui souhaitent partager la même expression de leur culture et le même projet commun, quel que soit le lieu où ils vivent, comme les juifs l’ont fait du Maroc aux shetels de Pologne, de Bagdad en Lituanie, pendant deux mille ans. La mondialisation scelle la défaite définitive des frères jumeaux, nationalisme et socialisme
----> voilà qui est aléatoire, et ce quçi est dit ici semblerait imposer, sans le dire, un carcan aux moins riches pour ne pas parler des plus pauvres. <----
Nous sommes tous devenus des Juifs.
----> il y aurait plusieurs universalismes alors? Allons! Encore une fois, que signifie la formation (1948) de l'État d'Israël? Et je rappellerai surtout que cette assertion est tout à fait gratuite, car si les Juifs sont nos aînés dans la foi chrétienne, Jésus-Christ est venu parmi nous tous pour nous informer que ce que nous cherchions, nous l'avons par Lui. Et que l'attente du Messie, certes gardant historiquement toute sa portée, devient alors obsolète dans le présent, partant, dans le futur, car il est bien précisé dans le christianisme que le Nouveau Testament est l'accomplissement de l'Ancien Testament. Les deux Testaments se tiennent et leurs sens respectifs apparaissent ainsi dans toute leur richesse spirituelle et leur beauté. C'est ce qui a fait la richesse spirituelle de la Chrétienté en donnant une suite magistrale à l'Ancien Testament. Et l'on constate que des forces et des puissantes de ce monde, ne veulent absolument pas que la Chrétienté perdure. L'exemple de l'Europe et de la France en particulier sont élucidants à cet égard. Une société comme la société française qui a rejetté, pour l'essentiel, le catholocisme qui fut sa fondation propre, est ainsi devenue une société traumatisée de l'intérieur, qui s'est reniée elle-même, influencée par des philosophies plaçant l'homme comme cause de lui-même, et procédant lui-même et "librement" à son propre examen, il s'agit-là d'une protestantisation des esprits. Protestantisation non dite mais réelle (j'appelle ça: faire soi-même les questions et les réponses...), or la pensée protestante est un premier retour en direction du Judaïsme. Le Judaïsme qui est, certes, un chemin autentique qui aboutit à Jésus-Christ, mais qui, s'il est reprit par ceux-là mêmes qui suivirent Jésus, ne pourra que les en éloigner avec des conséquences théologiques inéluctables. C'est le but poursuivi par un assez grand nombre de forces à travers le monde et les dangers et les confusions extrêmes entretenus, et mêmes cultivés, que cela représente <----

---->ce renvoi N° 16 élucide certaines choses, et des moindres, sur la démarche des tenants du libéralisme. Car une fraction du libéralisme n'est pas compatible avec le christianisme, essentiellement le catholicisme. La doctrine sociale de l'Église le montre, en particulier au sujet du traitement de l'argent et de l'usure. L'usure qui ne dit pas son nom, et ne s'annonce jamais, elle refait surface en permanence, les conséquences en sont incalculables! Et il n'est pas étonnant que le libéralisme veuille saper d'une manière ou d'une autre le christianisme, et tout particulièrement le catholicisme. Ça me fait penser un peu à autrefois, la "main tendue" aux catholiques par les communistes, tout comme la gauche en général par la suite, et plus largement la République. On veut bien qu'il y ait une Église catholique, on s'en réclame même et on la cite parfois, etc, mais qu'elle devienne et soit seulement un emballage vide. Un "bon catholicisme" serait un catholicisme libéral, socialiste, voire communiste, à la rigueur protestant, et autres. C'est à dire un catholicisme qui ne soit pas universel comme la racine de son nom, pourtant, l'indique.<----


[17] Un grand seigneur, contrairement à un boutiquier, ne règle que ses dettes de jeu. On raconte que le Comte Robert de Montesquiou (qui était un des modèles de Proust pour le personnage du Baron de Charlus) marchandait comme un fripier de casbah avec tous ses fournisseurs. Un de ses amis s’en étonnait : « Pourquoi tant d’acharnement à leur faire baisser leurs prix, puisque de toutes façons tu ne vas pas les payer ? ». « C’est par bonté pour eux, répondit le généreux seigneur, ils perdront moins ».

[18] C’est aussi la conclusion de S. Boulgakov, op.cit.


Enfin, joyeuse période de NOEL et de bonnes fêtes de fin d'année à tous

Renaud
Christian
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Christian »

Enfin, cher Renaud, vous entrez dans le débat :) et vous nous donnez personnellement matière à réflexion plutôt que de renvoyer vos lecteurs vers les œuvres de tel ou tel ponte créditiste. Ça m’intéresse de discuter avec vous qui pouvez me répondre, plutôt que d’attendre un channelling de feus Louis Even et le Major Douglas. Il me faut donc vous répondre. Je le ferai en 3 temps :
nous touchons là à une TEHNIQUE, ce que les libéraux ne semblent pas vouloir comprendre. Ici, il s'agit d'une technique financière qui se trouve, donc, en amont du politique, en amont de la politique.
S’il s’agissait d’une technique financière en amont du politique, l’avantage de l’utiliser se manifesterait par son emploi. Des entrepreneurs formeraient des banques « créditistes ». Grâce à votre « technique », elles jouiraient d’un avantage comparatif sur leurs concurrentes, qui seraient poussées à devenir « créditistes » elles aussi. Or tel n’est pas le cas.

Car il existe deux volets dans le Crédit Social. L’un est parfaitement légitime, il s’agit de la condamnation des réserves fractionnaires du système bancaire actuel. De grands penseurs libertariens, notamment Murray Rothbard, ont usé des mêmes qualificatifs que vous pour dénoncer ce privilège accordé aux banques (« faux-monnayeurs », « création monétaire par magie », etc.).

La solution que proposent ces authentiques libéraux est exactement à l’opposé de la vôtre : supprimer la banque centrale. En effet, celle-ci agit comme le « prêteur en dernier recours ». Le déposant ne se soucie absolument pas de la santé financière de la banque à lauqelle il confie ses avoirs. Il la choisit pour toutes les mauvaises raisons : proximité d’une agence, petit cadeau pour l’ouverture d’un compte, taux de prêt avantageux…, mais absolument pas pour la solidité de son bilan. Il sait, cet insouciant déposant, que l’argent du contribuable renflouera les pertes. Et les banques sont ainsi encouragées à toutes les opérations les plus spéculatives, puisque le client ne considère que le faible taux auquel il emprunte et le taux élevé auquel il dépose, sans vérifier si le bilan de l’établissement permet de satisfaire à long terme ces exigences contradictoires.

Sans la garantie implicite de la banque centrale (du contribuable, en fait), certaines banques feraient appel au bon sens des déposants. Elles communiqueraient sur le thème de réserves à 100% et attireraient les plus prudents épargnants. C’est le public alors qui déciderait du taux de couverture des banques. Comme il se doit.

Le créditiste ne veut pas que le public ait ce choix. Le créditiste (chez qui toujours sommeille un socialiste autoritaire) veut une banque centrale qui contrôle toutes les banques et qui fixe le montant de la masse monétaire en circulation. Depuis les années 1920, une abondante littérature a montré, à la fois pour le Gosplan et pour le Crédit Social, à quelle insurmontable difficulté se heurte la prétention de deviner à l’avance les besoins en monnaie de la population. Si toute cette argumentation ne vous a pas convaincu, je n’y parviendrai pas dans ces quelques lignes. Je me contente donc d’une position de principe :

-- ou bien le public décide ;
-- ou bien la décision est prise pour lui par un comité.

Vous connaissez mon choix entre ces deux solutions.

le capitalisme est une bonne chose en soi. Le capitalisme est de type organique. Un organe participe au métabolisme normal et fécond d'un ensemble vivant en ayant une fonction tel que, par exemple, la circulation sanguine, et tous ses paramètres sont compris entre des minima et des maxima naturels, lesquels ne peuvent être dépassés dans un sens ou dans l'autre sous peine, justement, de peines, de déséquilibres divers et dommageables, de maladies et bloquages, etc. Cet équilibre, d'ailleurs dynamique, est donc nécessaire au fonctionnement général et varié de la société des hommes dans son ensemble ici bas sur Terre. Ainsi, le capitalisme (c'est le sujet de mon intervention un peu plus haut) est une structure naturelle dont les relations internes commandent, naturellement, l'équilibre et la fécondité de la société dans le domaine économique et social. Sans quoi, c'est le dépérissement et l'étouffement général, ou bien la concentration, ou encore le système concentrationnaire et l'excroissance démesurées, pour le triomphe passager de quelques boutures et greffons artificiels qui disparaissent non sans avoir, dans leur développements erratiques et leur disparition, boulversé et empoisonné tout ce qui vit dans le même espace-temps.

Le constat est sans appel le capitalisme a été vicié par le système financier.

Ouuaaaahh !
merci de ce panégyrique vibrant du capitalisme. Je n’aurais pas dit mieux. Sauf que j’aurais évité quand même des contradictions gênantes.

Car si le capitalisme est « organique », comme vous le remarquez très justement, le vice que vous lui attribuez lui est apporté de l’extérieur. Quel est cet extérieur, qui vicie le capitalisme et ne lui appartient pas ? L’intervention des Etats. Sans cette intervention, qui déresponsabilise le public, les banques ne recueilleraient pas aussi facilement les dépôts qu’elles peuvent ensuite « multiplier ». Quelle solution proposez-vous ? L’intervention encore plus contraignante de l’Etat ! :exclamation: Les créditistes réclament une banque centrale d’Etat, qui fixe autoritairement le moyen de paiement libératoire dans le pays et la masse monétaire en circulation.

Quelle est, au contraire, la solution authentiquement « organique » ? Laisser les banques émettre des monnaies, qui ne bénéficieront plus de la garantie d’un Etat, comme elles émettent aujourd’hui des cartes de crédit. Les gens de par le monde, choisiront librement la monnaie dans laquelle ils veulent traiter. Pour créer la confiance en leur solvabilité et attirer les déposants de tous les pays, les banques formeront des consortiums (tels Visa ou Mastercard), et les agences de notation financière et les journalistes financiers feront leur boulot d’éplucher les bilans et d’avertir le public si la situation de l’un ou l’autre de ces émetteurs de monnaie se dégradait. Je doute que l’on aurait une monnaie couverte à seulement 10%, comme aujourd’hui. Voilà qui devrait vous plaire.

Au final, nous nous retrouverons probablement avec moins de 5 monnaies mondiales, au moins l’une, à mon avis, garantie par des encaisses d’or ou des marchandises, plus toute une série de systèmes de paiement, SEL, troc sur internet, et d’autres encore, que l’imagination du public, libérée du monopole d’Etat, ne manquera pas d’inventer. Quel souffle nouveau donné au commerce mondial, mais surtout quel fantastique secours apporté aux populations les plus pauvres, que leur gouvernement infâme ne pourra plus ruiner par une gestion criminelle de la monnaie nationale ! Et cette monnaie ne sera pas celle d'un autre pays (tel le dollar américain), répondant aux circonstances propres de ce pays, mais sera indépendante de toute politique nationale, adoptée par les gens eux-mêmes sur ce seul critère d'être un moyen de paiement universellement accepté et un refuge sûr de valeur.

Dans une région géographique, il pourra arriver qu’une monnaie soit plus répandue que les autres (American Express est plus utilisée aux Etats-Unis qu’en Europe), mais la coexistence de deux ou trois monnaies est tout à fait possible, si les gens sont libres de décider comment ils veulent être payés (ce n’est pas le cas en France). A Genève, où j’écris ces lignes, les magasins impriment les tickets de caisse en francs suisses et en euros et acceptent indifféremment les deux monnaies.
Je suis à peu près d'accord avec toute la 1ère partie de la conférence de Christian, - Comment penser l'Économie aujourd'hui ?
Je regrette que seule la première partie de cette conférence ait eu l’heur de vous plaire. Mais vous avez pris au moins la peine de me lire, ce dont je vous suis reconnaissant.

L’échange continue. Expliquez-moi pourquoi il est préférable que les gens, vous et moi, ne choisissent pas la monnaie dans laquelle commercer et épargner, et pourquoi il est préférable que cette décision leur échappe.

Cordialement

Christian


Nous n’arrivons pas à croire ce que nous savons
Renaud
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Renaud »

Bonjour Christian,

Merci de votre prompte réaction. Pour une fois j'ai un peu plus de temps!

Mes réponses se trouvent entre ----> et <----

Christian a écrit:
S’il s’agissait d’une technique financière en amont du politique, l’avantage de l’utiliser se manifesterait par son emploi. Des entrepreneurs formeraient des banques « créditistes »

------>C'est ce qui commence à se faire à Madagascar dans un diocèse très pauvre. Les résultats depuis deux ans sont particulièrement encourageant. Je peux vous envoyer un court rapport de septembre 2007. Bien sûr, dans ce cas malgache, ils partent de presque 0. D'autre part, si vous allez souvent en Suisse, vous pouvez vous documenter exactement sur la devise suisse WIR, basée sur le Franc suisse, et dont le coût ne dépasse jamais les 1,5%, et 1/4 des PME, PMI suisses s'en servent avec un succès enviable. Certes, ce n'est pas le Crédit Social, mais un pas important fait dans cette direction. De même, des banques musulmanes, en particulier en Angleterre, ont fait un pas important en écoutant la prescription d'interdiction par le Coran du prêt à intérêts. Bien sûr, dans ce cas, la banque se trouve en position de fourrer son nez un peu trop dans vos affaires, mais c'est une attitude qui mérite d'être encouragée quant à son intention. Je crois pouvoir dire que tous les chercheurs et metteurs au point actuels de techniques économiques justes dans le monde, monnaies alternatives, trocs divers, monnaies sociales souchées sur des valeurs traditionnelles réactualisées dans les tehniques contemporaines, etc, ont pour dénominateur commun, qu'ils le sachent ou pas d'ailleurs, les expérimentations du majors Douglas tellement essentielles dans ce monde si maltraité par un système financier prédateur et criminel.<------


Christian a écrit:
"Car il existe deux volets dans le Crédit Social. L’un est parfaitement légitime, il s’agit de la condamnation des réserves fractionnaires du système bancaire actuel. De grands penseurs libertariens, notamment Murray Rothbard, ont usé des mêmes qualificatifs que vous pour dénoncer ce privilège accordé aux banques (« faux-monnayeurs », « création monétaire par magie », etc.).

La solution que proposent ces authentiques libéraux est exactement à l’opposé de la vôtre : supprimer la banque centrale. En effet, celle-ci agit comme le « prêteur en dernier recours ». Le déposant ne se soucie absolument pas de la santé financière de la banque à lauqelle il confie ses avoirs. Il la choisit pour toutes les mauvaises raisons : proximité d’une agence, petit cadeau pour l’ouverture d’un compte, taux de prêt avantageux…, mais absolument pas pour la solidité de son bilan. Il sait, cet insouciant déposant, que l’argent du contribuable renflouera les pertes. Et les banques sont ainsi encouragées à toutes les opérations les plus spéculatives, puisque le client ne considère que le faible taux auquel il emprunte et le taux élevé auquel il dépose, sans vérifier si le bilan de l’établissement permet de satisfaire à long terme ces exigences contradictoires.

------>je vois que vous n'avez pas tout saisi de l'organigramme du Crédit Social, mais qui vous l'aurait demandé à part moi-même, il y a un temps sur ce forum?
Les créditistes demandent que, seul, un Office National (ou pluri-national, mais on peut appeler cela de toutes les façons qu'on voudra) qui, lui, qui n'est pas exactement comparable aux banques centrales, crée, sur l'ÉTALON de la production industrielle, agricoles et des services durant un exercice donné, la monnaie nécessaire au fonctionnement fécond et sain de l'économie d'un espace économique considéré (régions, pays ou groupe de pays, etc) et ceci SANS INTÉRÊTS. Ici les contribuables sont plus que soulagés et le sytème fiscal actuel s'estomperait rapidement tout comme l'État obèse et disproportionné devenu un boulet à trainer. Dit simplement, avec le Crédit Social, et bien les structures étatiques demeurant par la naturalité des choses, seraient comme le boulanger mangeant son propre pain, bien meilleur marché plutôt que de l'acheter au prix fort chez des collègues. C'est cette structuration qui compte.
Ainsi, les banques ne pourront prêter alors QUE l'argent de leur déposants, et resteront concurrentes entres elles en calculant leurs taux d'intérêts, et non plus en prêtant X fois leur capital (il y eut des cas où l'on en est arrivé à plus de 50 fois le capital prêté!!), et de toutes façons très au dessus de leurs fonds propres et de leurs réserves, d'ailleurs dérisoires, obligatoires. Et ceci grâce à une couverture monétaire de 100%. Les banques retrouvant leur vrai métier de gardiennage d'épargne et de cultutre, ou d' "élevage", des fonds, dépôts et valeurs qui leurs sont confiés par leurs clients.
Evidemment, les banques perdent leur principal pouvoir par le crédit, puisque c'est à la société civile productrice qu'il appartient de droit ce pouvoir là. Ce qui explique que les tenants du système financier actuel balaient d'un revers de la main toute option, même toute discution sur ce sacro-saint sujet... Leur crédit est actuellement, je le rapelle, à l'origine de toute la création monétaire. Ainsi, ce sont les banques qui déterminent les "booms", les crises, les dépressions, les bulles, etc. pervertissant à fond le capitalisme. L'actualité parle d'elle-même. C'est la société du gaspillage de la production. Pourvu qu'on produise, comprenez pourvu qu'on (les banques) continuent à financer n'importe quoi et encaisser des intérêts composés, ceux qu'on rembourse sans fin... Tanpis pour les conséquences dramatiques...
Le point central du Crédit-Social est la parité CONSTANTE, le reflet EXACT et RIGIDE de toute production de biens et services à n'importe quel niveau (par ex. la sous traitance, etc) avec une couverture monétaire créée en conséquence. Il s'agit de la préparation financière du pouvoir d'achat de toute la production pour un exercice donné avec un financement - sans intérêts -, sans quoi, à quoi servirait donc l'argent si ce n'est pas pour acheter? Tel est l'ÉTALON MONÉTAIRE prévu par le Crédit-Social: ce qui est produit.
La question est toujours: "Peut-on produire?" (main d'œuvre, compétences, techniques appliquées, matières premières, etc), si oui, les instances financières appelées: un Office National d'Émission Monétaire (d'autres noms peuvent convenir) créera l'argent nécéssaire à l'activité privée et publique ainsi prévue, car demandée par les usagers et les clients privés comme publics. Si non, le projet reste dans les cartons, et on verra plus tard. Le privé peut demander aux banques un crédit classique à intérêts sur fonds d'épargne s'il se trouve que cela en vaut la peine. Tout le monde est libre. Donc, si c'est oui, cet argent avancé, retournera, comme il se doit après usage à l'Office National qui l'aura créé pour qu'il soit annulé.
Autrement dit, la société productrice, par son instance représentative formée par cet Office monétaire, peut faire exactement ce que font les banques aujourd'hui. Vraiment le même travail. Avec une différence qualitative exemplaire que l'argent créé couvre à 100% le pouvoir d'achat pour acheter les produits et ne comporte pas d'intérêts pour un appauvrissement garanti, car c'est un Pouvoir d'achat qui n'est plus rongé stérilement, appauvrissant le plus grand nombre, par des intérêts massifs à payer (40 à 50% des prix communs au quotidien y compris le long terme, comme des maisons payées deux fois ou plus au bout de 20 ans parfois moins!!) donc des intérêts partant dans la poche d'actionnaires qui, une fois une partie de leur revenus utilisée dans les nouveaux investissements, gardent un pouvoir d'achat important certes, même parfois très élevé (entre les petits porteurs qui travaillent à côté et les très gros investisseurs richissimes, il y a toute la panoplie des revenus chez les actionnaires), mais, ce pouvoir d'achat très important individuellement des investisseurs est tout à fait insuffisant dans son ensemble pour rendre achetable dans des conditions équilibrées et justes l'ensemble de la production. Avec le Crédit Social, je le répète, les commandes afflueraient vers l'industrie, les services et l'agriculture, qui dit mieux!?

Petite digression:
Au passage, je vois que vous formulez, d'ailleurs justement, les critiques d'un nouveau client d'une banque, un gogo type de plus, attiré par le miel. Mais n'est-ce pas les mêmes critiques à faire des comportement tout à fait actuels et des plus risqués d'innombrables banques? Spécialement américaines. Toutes douchées à froid par leurs créances massives se révélant fouareuses des prêts hypothéquaires, titrisées dix fois et dix fois frelatées, vendues et revendues, créances à la valeur maintenant chancelante. Nombre d'institutions financières, de banques, d'assurances-crédits, etc retiennent leur souffle devant l'exercice 2008... Les banques étant à présent plus que méfiantes les unes vis à vis des autres (pourtant ce sont de "grands professionnels"!!). Cette situation déteint de partout jusqu'en Europe. Résultat, le marché interbancaire est hors de prix!... par les "dédales" et les déperditions de solvabilités au fur et à mesure de leurs transactions de plus en plus douteuses sur des solvabilités évanouïes d'une foule de clients-nigauds exposés aux taux variables aux États-Unis, donc étant les premiers risquant la saisie par la hausse des taux de remboursements en cours de route. Les risques sont ici augmentés que l'économie financière enfonce encore plus l'économie normale... À cette heure, c'est l'incertitude.
Fin de la petite digression<------

Christian a écrit:
Sans la garantie implicite de la banque centrale (du contribuable, en fait)en clair les taux des banques commerciales risques fort de monter beaucoup avec un taux d'intérêt certaines banques feraient appel au bon sens des déposants. Elles communiqueraient sur le thème de réserves à 100% et attireraient les plus prudents épargnants. C’est le public alors qui déciderait du taux de couverture des banques. Comme il se doit.

Le créditiste ne veut pas que le public ait ce choix. Le créditiste (chez qui toujours sommeille un socialiste autoritaire) veut une banque centrale qui contrôle toutes les banques et qui fixe le montant de la masse monétaire en circulation.

------> Aucun socialiste autoritaire ne sommeille chez un créditiste accompli ou s'accomplissant. Les créditistes sont opposés au socialisme. Une commission importante de théologiens a même enquêté sur cette interrogation et n'a trouvé aucune trace, si infime soit-elle de socialisme, communisme ou équivalent dans le Crédit Social. Dans l'ordre naturel, la production précède toujours l'émission monétaire. Le ceuilleur ou le chasseur des temps préhistorique cueillait et chassait avant de manger, et plus encore avant d'échanger. L'un des égarements les plus caractéristiques est cette perte de repères qui nous a atteint en mettant la charrue avant les bœufs, ou si vous voulez la monnaie, alias le crédit actuel, AVANT de produire, le crédit par anticipation si dangereux!. Le résultat, on le voit tous les jours, et tout au long de l'histoire occidentale des deux siècle passés scandés par des drames directs ou indirectes, les exemples surabondent. Avec le Crédit Social, c'est bien le public qui décide. <------


Christian a écrit:
L’intervention encore plus contraignante de l’Etat ! Les créditistes réclament une banque centrale d’Etat, qui fixe autoritairement le moyen de paiement libératoire dans le pays et la masse monétaire en circulation.

------> Nullement! l'Office National ne fait que traiter les statistiques (pratiques courantes) qui lui permettront d'émettre une certaine quantité de monnaie au vu des résultats de l'exercice passé et des critères comptables officiels classiques connus de tous.<------

Christian a écrit:
Quelle est, au contraire, la solution authentiquement « organique » ? Laisser les banques émettre des monnaies, qui ne bénéficieront plus de la garantie d’un Etat,

------> ce qui tiendrait lieu d'État n'aurait pas à garantir les banques (bien sûr en tapant sempiternellement les contribuables), lesquelles gèreraient en toute responsabilité l'argent de la seule épargne<------

Christian a écrit:
comme elles émettent aujourd’hui des cartes de crédit. Les gens de par le monde, choisiront librement la monnaie dans laquelle ils veulent traiter. Pour créer la confiance en leur solvabilité et attirer les déposants de tous les pays, les banques formeront des consortiums (tels Visa ou Mastercard), et les agences de notation financière et les journalistes financiers feront leur boulot d’éplucher les bilans et d’avertir le public si la situation de l’un ou l’autre de ces émetteurs de monnaie se dégradait. Je doute que l’on aurait une monnaie couverte à seulement 10%, comme aujourd’hui. Voilà qui devrait vous plaire.

------> je ne suis pas opposé à une sorte de pluralité des monnaies pourvu qu'elles n'hypothèquent pas la souveraineté d'un pays, c'est à dire sa société, pour s'approprier la dite souveraineté comme c'est le cas actuellement. L'on pourrait envisager à terme plusieurs options et solutions comme par exemple une monnaie A pour la consommation, celle de tous les jours pour la vie domestique, les familles, les personnes et tout les usagers qui leurs correspondent. Et une monnaie B pour la production. Les expérimentations du major Douglas étant à même de créer la monnaie nouvelleau au vu de la richesse produite dans l'exercice en question, ce serait, dans ce cas des rapports dynamiques d'enrichissement entre monnaies A et B, SANS prendre dans la poche de personne. De même on pourrait envisager une monnaie, dont l'unité serait par ex. de 5000 euros (mais ayant autre nom) ou plus, ne servant qu'aux échangent internationaux et étant impossible a être utilisée par les personnes physiques. Enfin beaucoup d'options seraient envisageables.<------

Christian a écrit:
Au final, nous nous retrouverons probablement avec moins de 5 monnaies mondiales, au moins l’une, à mon avis, garantie par des encaisses d’or ou des marchandises, plus toute une série de systèmes de paiement, SEL, troc sur internet, et d’autres encore, que l’imagination du public, libérée du monopole d’Etat, ne manquera pas d’inventer. Quel souffle nouveau donné au commerce mondial, mais surtout quel fantastique secours apporté aux populations les plus pauvres, que leur gouvernement infâme ne pourra plus ruiner par une gestion criminelle de la monnaie nationale !

------> un très haut responsable de la Banque de France, retraité depuis 7 ans dans mon département, me disait qu'un président Africain (Houphouët Boigny je crois) lui avait dit malicieusement: "Mais nous pratiquons malheureusement une corruption dramatique dans nos pays seulement depuis le moment où nous vous avons connu et avez agi ainsi avec nous..."<------

Christian a écrit
L’échange continue. Expliquez-moi pourquoi il est préférable que les gens, vous et moi, ne choisissent pas la monnaie dans laquelle commercer et épargner, et pourquoi il est préférable que cette décision leur échappe.

------> Je n'ai pas à l'instant d'éléments pour répondre vraiment au choix possible entre plusieurs monnaies en coucurrence. Cela serait peut-être possible à condition qu'elles aient une couverture monétaire à 100% des valeurs concernées. Quoiqu'il en soit le Crédit Social vous libérerait du carcan monétaire actuel et vous donnerait un contrôle irremplaçable sur la (ou les) monnaies que vous utiliseriez.<------

---> Enfin, je donne ce conseil à qui veut l'entendre, y compris aux libéraux et à tout idéologue, conseil soufflé par les Évangiles: "Cherchez d'abord le Royaume, et le reste vous sera donné par surcroît". C'est pour ça, entre autres, que je me méfie beaucoup des idéologues, et plus encore des idéologies, étant entendu qu'il y a des parfaitement cultivés, avec certaines approches pertinentes de choses de ce monde.
En ce qui me concerne j'observe le conseil de Saint Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens (je cite de mémoire) "Examinez tout attentivement et retenez ce qui est bon". Telle est mon attitude.

Ci-dessous ces quatres liens que je vous propose de lire TRÈS attentivement (surtout les 3 premiers), car je pense qu'ils peuvent vous apporter quelques chose et résonnent très fortement sur les sujets que nous traitons. (j'en avait mis trois sur l'un de mes récents messages, mais je crois que le copié-collé en avait "mangé" une partie)


Ce 1er lien ci-dessous est l'historique de la Banque d'Angleterre, devenu modèle bancaire contemporain mondial. C'est ce texte formidable de réalité et documenté que j'avais mis sur le forum Cité-Catholique (en octobre 2005) de l'architecte Jean Gaston BARDET (1907-1989) qui est à l'origine de ma démarche.


viewtopic.php?f=30&t=1144&p=9097&hilit=#p9097



ce 2ème lien ci-dessous est tout à fait intéressant et ÉCLAIRANT l'actualité, entre beaucoup d'autres motifs instructifs

http://www.courtfool.info/fr_Couts_mefa ... dollar.htm



ce 3ème lien ci-dessous pourrait vous intéresser particulièrement, entre autres, par sa source, et il pointe très bien les limites de l'attitude économique contemporaine et les vraies questions essentielles, surtout vues de votre point de vue. On dirait qu'il répond à votre conférence il y a 10 jours à peine! Les questions qu'il pose sont sous-jacentes à ma démarche

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1538



Enfin ce 4ème lien ci-dessous est une illustration parmis tant et tant d'autres dans le monde. Allons-nous bientôt finir de vouloir imiter les États-Unis, pires, accepter leur mode prédateur d'économie, même contre leurs petites gens?

http://.dailymotion.com/video/x3gz7t


En espérant ne pas avoir été trop désordre en vous répondant, je l'espère, pour l'essentiel

Votre humble serviteur

AVE MARIA

Renaud
Christian
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Christian »

Cher Renaud,

Je vous réponds avec retard, les obligations familiales de fin d’année sont finalement plus contraignantes que le boulot. Je peux négliger celui-ci sans remord, je m’en voudrais de manquer aux autres.

Du thème de ce fil, « Capitalisme et libéralisme », nous en sommes venus à traiter du seul Crédit social, et notre échange trouverait sa juste place sur le fil dédié à ce dernier sujet. A nos avisés administrateurs d’en juger.

Ces préliminaires expédiés, venons-en au sujet. Votre position, cher Renaud, et la mienne sont irréconciliables. Dès l’origine. Je suis, par principe, pour le paiement d’un loyer sur le capital d’autrui utilisé. Je suis, par principe, contre un monopole d’émission monétaire. Et il me semble que, dans le monde d’aujourd’hui, parler de « souveraineté nationale » en matière économique est aussi dépassé que l’utilisation de la clepsydre et du poste à galène. J’extrais de votre article ci-dessus les quelques arguments qui illustrent notre opposition fondamentale.
des banques musulmanes, en particulier en Angleterre, ont fait un pas important en écoutant la prescription d'interdiction par le Coran du prêt à intérêts.
Citer le Coran n’est pas propre me faire changer d’avis :p Plus sérieusement, je ne vois aucun problème, moral, éthique ou économique, posé par le paiement d’un loyer. Que le propriétaire qui met à ma disposition un bien quelconque, automobile, logement, cireuse de parquets ou somme d’argent, me demande une rémunération pour ce service, est une simple exigence de la raison. L’utilisation d’un bien rare doit entraîner un coût, ne serait-ce que pour éviter le gaspillage.

Je crois avoir publié de bonnes raisons sur le fil consacré à la licéité du prêt à ntérêt.
Les créditistes demandent que, seul, un Office National […] qui, lui, qui n'est pas exactement comparable aux banques centrales, crée, sur l'ÉTALON de la production industrielle, agricoles et des services durant un exercice donné, la monnaie nécessaire au fonctionnement fécond et sain de l'économie d'un espace économique considéré (régions, pays ou groupe de pays, etc) et ceci SANS INTÉRÊTS.
[…]
Le point central du Crédit-Social est la parité CONSTANTE, le reflet EXACT et RIGIDE de toute production de biens et services à n'importe quel niveau (par ex. la sous traitance, etc) avec une couverture monétaire créée en conséquence. Il s'agit de la préparation financière du pouvoir d'achat de toute la production pour un exercice donné avec un financement - sans intérêts -, sans quoi, à quoi servirait donc l'argent si ce n'est pas pour acheter? Tel est l'ÉTALON MONÉTAIRE prévu par le Crédit-Social: ce qui est produit.
Je suis en désaccord avec tous les termes de cette argumentation. D’une part, elle bute sur une impossibilité pratique. Vous avez sans doute remarqué la difficulté rencontrée par les hommes de l’Etat et les divers instituts de statistiques à donner des chiffres fiables de l’activité économique : chômage, PIB, production de telle ou telle branche d’activités… Une année plus tard, les statisticiens débattent encore des chiffres réels.

Ensuite, une impossibilité conceptuelle : prévoir l’avenir. Que peut bien signifier cette ambition héritée du Gosplan : préparer financièrement le pouvoir d’achat de toute la production pour un exercice donné ? Dans une société d’hommes libres, des nouvelles initiatives naissent chaque jour. Il est impossible de prévoir quand les projets quitteront le stade de la discussion pour la mise en œuvre, quels investissements ils réclameront (historiquement, combien de budgets furent-ils respectés ?), lesquels de ces projets s’avèreront viables, etc. La concurrence d’établissements privés (c'est-à-dire responsables) pour l’octroi de financements est la garantie que l’argent du contribuable ne sera pas à risque et que les entrepreneurs auront le maximum de chances de trouver chez l’un ou chez l’autre le concours dont ils ont besoin.

Le problème de la quantité optimale de monnaie n’est pas réglé par l’extra-lucidité des autorités monétaires, mais par la concurrence d’émetteurs de monnaie. Si l’un en émet trop, cette monnaie se dévalue, les acteurs cherchent refuge dans une autre. Si telle autre monnaie est trop rare, les acteurs la délaissent. Et voilà.

Quant à la proposition d’établir un double marché, l’un avec intérêts, l’autre gratuit à l’usage des copains et des entreprises bien en cours, elle serait farfelue si elle n’était inique. Et mortelle pour l’économie : une différence de 1 point de pourcentage dans le financement d’un projet peut marquer la différence entre la viabilité et le renoncement.

Enfin un contresens sur la fonction de l’argent. L’argent ne sert pas qu’à acheter, il est un refuge de valeur. C’est la même erreur fondamentale que commettent (mais sciemment) vos cousins, les écosociétalistes. Dès que nous passons au dessus du niveau de subsistance, nous ne dépensons pas le jour où nous les percevons l’intégralité de nos revenus, notamment le salaire. Nous avons donc besoin d’une monnaie forte, qui permettra d’acheter demain la même quantité de marchandises que nous renonçons à acheter aujourd’hui. On ne peut rien dire de sérieux sur la monnaie si on ne comprend pas cette fonction.
Aucun socialiste autoritaire ne sommeille chez un créditiste accompli ou s'accomplissant. Les créditistes sont opposés au socialisme. Une commission importante de théologiens a même enquêté sur cette interrogation et n'a trouvé aucune trace, si infime soit-elle de socialisme, communisme ou équivalent dans le Crédit Social.
Accordé. Je retire l’accusation de socialiste et je la requalifie : les créditistes sont des nationaux-collectivistes.

Collectivistes, vous l’assumez. Tous les étatistes le sont. La redistribution du dividende social le prouve. Nationalistes, puisque cette redistribution est réservée aux nationaux d’un pays, et ne va pas aux plus pauvres de la planète.

Nationalistes encore plus avec la déclaration très cocardière ci-dessous :
je ne suis pas opposé à une sorte de pluralité des monnaies pourvu qu'elles n'hypothèquent pas la souveraineté d'un pays, c'est à dire sa société, pour s'approprier la dite souveraineté comme c'est le cas actuellement.
Le but de la pluralité des monnaies est précisément d’en retirer l’émission aux politiciens. Qu’ils ne puissent plus la manipuler. Qu’ils ne ruinent plus l’épargne nationale par l’inflation et les dévaluations.

POUR NOUS RESUMER

Vous amalgamez, cher Renaud, dans une même réprobation trois phénomènes qui ne sont pas passibles du même jugement moral :

--- la location d’un capital, qui permet au locataire soit d’acheter plus vite, sans prendre le temps d’épargner, un bien désiré ; c’est le crédit à la consommation ; soit de procéder à un investissement, c’est le crédit commercial. Il est juste, naturel, et donc économiquement satisfaisant, que le locataire paie un loyer. Rien de répréhensible moralement.

--- l’émission de moyens de paiement, chèques, cartes, SELs, papier-monnaie, pièces métalliques, etc., etc. La moralité de cette émission monétaire réside dans son acceptation par les usagers. C’est tout. Si, entre plusieurs moyens de paiement à leur disposition, Lenoble-Depuypeu et Frigide Barjot décident que le salaire que l’un paiera à l’autre sera exprimé en ‘Visas’, en SELs, en dollars ou en maravédis, cette opération est licite par nature. L’immoralité, au contraire, largement répandue, consiste pour un Etat de rendre obligatoire sur son territoire l’usage d’une seule monnaie. On a connu chez nous, et on voit encore dans bien des pays, des malheureux désespérés acheter de l’or ou du dollar au marché noir, malgré le risque de prison, pour ne pas perdre le peu d’épargne qui leur reste.

Objection, crierez-vous, le risque de dépréciation monétaire n’existe pas avec le Crédit social. Admettons, mais ce n’est pas pertinent. La bonne gestion est un critère technique. C’est la liberté des changes qui est le critère moral. Si la monnaie est saine, elle sera adoptée sans qu’il soit besoin de l’imposer ; si elle ne remplit pas sa fonction, il est moralement inadmissible de léser ou ruiner le pays. Les créditistes veulent imposer leur monnaie unique à tous leurs compatriotes, bon gré mal gré. C’est ici que réside leur immoralité.

--- les opérations d’établissements financiers à réserves fractionnaires, consentant des prêts au-delà des dépôts reçus. La pratique manifestement est spéculative. Qu’il y ait des gens disposés à prendre le risque comme déposants ou actionnaires de ces établissements, n’est-ce pas leur droit ?

Ce qui n’est pas acceptable, en revanche, est la garantie que les Etats, c'est-à-dire, les contribuables, accordent à ces banques. Comme l’illustre la déconfiture de Northern Rock, le contribuable anglais va renflouer les actionnaires privés de cet établissement, et si cette pratique est courante en social-démocratie, elle n’est pas morale pour autant.

Votre adversaire naturel est maintenant désigné. Je vous souhaite tout le succès possible dans votre nouveau combat. ;)

Christian



L’Etat incarne la violence sous sa forme la plus concentrée et la plus organisée.
L’individu a une âme, mais l’Etat est une machine qui en est dépourvue.
L’Etat ne peut jamais être sevré de la violence à laquelle il doit son existence même.

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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Renaud »

À Christian,

De nouveau repris par le temps et des "restrictions domestiques" d'usage d'ordinateur,
je vous réponds par petites étapes, réunies ci-dessous. Pardonnez-moi pour la paurvreté technique... comme toujours

AVANT TOUT, ce rappel:

Les riches, statistiquement et probabilitairement, vont toujours très bien, en tout lieu, en toute époque et presque sous tout "régime politique". Ils ne font pas question. Eux ont atteint, ou sont en train d'atteindre leur but. Leur nombre a de l'importance, surtout dans le monde contemporain. Il faut d'ailleurs chercher à ce que ce nombre de riches augmente significativement, et même de façon déterminante, en laissant tomber un certain nombre d'idées fausses et d'attitudes empêchant radicalement cette accesion à la richesse grâce au progrès matériel.

Ceux qui font question sont ceux qui "tout examen de conscience personnelle bien considérée" comme diraient les bons chrétiens, ne peuvent avoir accès aux retombées de la production moderne alors qu'ils accomplissent leurs tâches de production. Plus encore, l'automatisation de la production à laquelle ils ont pourtant participé leur enlève leur salaire, car les gains de productivité qui augmentent au centuple ne vont que dans les poches déjà pleines des propriétaires des machines. Il y a ici une distorsion (peut-être fatale?) du capitalisme ralayée iniquement par le libéralisme.

Cette distorsion inique, lorsqu'elle aura été rectifiée par de justes revenus à ceux qui ont engendré l'automatisation et tous les progrès dans la production des biens et des services deviendra alors un VRAI progrès, d'ailleurs, SANS PRENDRE DANS LES POCHES DE PERSONNE. Ce vrai progrès est celui de la distribution qui, potentiellement, existe déjà, car il a été effectué, et s'effectue encore, dans la production technique. Ce progrès dans la distribution existe donc dans les faits économiques matériels, ce progrès tant attendu a sa source dans le système financier aujourd'hui confisqué à la majeure partie des productifs ici bas.

En effet, la production technique, fruit d'une longue succession historique d'inventions et de mises au point est la somme d'expériences toujour grandissantes qui fait que l'humanité actuelle n'est pas partie de zéro, mais est l'héritière naturelle des progrès matériels antérieurs plus actuels que jamais. Ces progrès peuvent être actualisés, pour la satisfaction de tous, grâce à une réforme financière se traduisant par une création monétaire correspondante à la puissance de productivité. Les producteurs recevant leurs justes revenus en rapport exact avec les progrès accomplis de la production matérielle, passeront davantage de commandes à l'industrie, à l'agriculture, aux services, pour la satisfaction de tous. Qui dit mieux?

Cette mise au point rappelée préalablement, voici, Christian, les réponses que m'inspirent les vôtres.

Réponse----> Il est vrai que s'agissant du capitalisme et du libéralisme, ce sont ces sujets qui sont à traiter ici, davantage que le thème du Crédit Social qui est pourtant l'accomplissement fécond et sain de ces deux modes, entre bien d'autres choses. Et ceci dans le cadre respecté en tout point de la doctrine sociale de l'Église, doctrine sur laquelle on peut bâtir et créer indéfiniment, sans nécessairement dissoudre quelque chose de la Vie, car existant de toute éternité et à notre portée.<----

*

Christian a écrit:
Ces préliminaires expédiés, venons-en au sujet. Votre position, cher Renaud, et la mienne sont irréconciliables --->(j'en suis certain, ndlr)<---. Dès l’origine. Je suis, par principe, pour le paiement d’un loyer sur le capital d’autrui utilisé. Je suis, par principe, contre un monopole d’émission monétaire. Et il me semble que, dans le monde d’aujourd’hui, parler de « souveraineté nationale » en matière économique est aussi dépassé que l’utilisation de la clepsydre et du poste à galène. J’extrais de votre article ci-dessus les quelques arguments qui illustrent notre opposition fondamentale.

Réponse----> J'y reviendrai car ce thème du paiement d'un loyer sur le capital est récurrrent chez vous, il semblerait que vous ne discrimineriez pas l'origine du dit capital sur lequel la confusion, j'en conviens, est entretenue à dessein. Simplement, comme vous vous rendez bien compte qu'un objet:, maison, voiture, outil, un capital d'argent épargné, etc, sont des choses très réelles qui mérite dédomagement au propriétaire si elles sont prêtées ou louées. C'est très clair pour tous. Mais de l'argent qui, au départ, est créé ex-nihilo ne doit comporter AUCUN intérêts, c'est de l'hypocrisie pure et dissimulée, consciemment ou non, du vol, de l'injustice, etc, de faire verser de l'argent pour quelque chose qui n'existe pas. On ne peut envisager valablement de création monétaire que sur un inventaire de productions nouvelles, de même, on peut utiliser le mécanisme de création monétaire ex-nihilo pour les construction et élaborations de biens publics, travaux-publics, etc. Dans ce dernier cas, c'est un bien à créer, on pose le bien au départ, on récolte un bien à l'arrivée et SANS DETTE. Lorsqu'il s'agit d'une avance, ou d'une anticipation de la production, c'est la fuite en avant...L'actualité parle toujours d'elle-même.

D'autre part, si j'ai parlé "d'un seul Office national d'émission monétaire" (on peut trouver un autre nom, peu importe) je précise: pour un espace économique donné dont l'échelle, dans le fond, importe peu. C'est qu'il s'agit de trouver l'ÉQUITÉ monétaire vis à vis de la production des biens et des services. L'élément principal et essentiel du capitalisme SAIN est que des producteurs aient un relai sûr, ou une structure sûre, qui les représente pour exercer la CRÉATION monétaire et un CONTRÔLE monétaire relatifs aux biens qu'ils produisent et dont ils ont besoin mutuellement et ceci donc: À N'IMPORTE QUELLE ÉCHELLE, du village, de la petite île, au monde entier, etc. Ceci étant bien compris, l'assainissement du capitalisme passe, D'UNE fAÇON OU D'UNE AUTRE, par ce contrôle de la société productrice sur l'émission monétaire correspondante à l'achat de la production (100 individus? 500 millions d'individus? Plus encore comme la Chine? Ou l'Inde? Etc). Tout est envisageable. Mais l'assainissement du capitalisme n'aura pas lieu si l'on continue à "sous-traiter" de façon "impolitique", contraire à une comptabilité rigide, l'émission et le contrôle monétaire correspondant en le confiant à des entreprises que sont les banques commerciales et d'affaires, dont le but est, précisement, de faire des bénéfices; on ne peut pas reprocher à une entreprise de chercher à faire des bénéfices, ça n'aurait aucun sens, car c'est là son but presque exclusif et naturel. Donc il faut que le traitement de l'argent passe par un autre chemin ("chemin" public ou privé, ou les deux, cela n'a pas l'importance qu'on donne à tort à cet élément car il est essentiellement technique et comptable). Si vous ne saisissez pas que: À L'ORIGINE, je dis bien À L'ORIGINE, l'argent doit nécessairement être dans un rapport EXACT, VRAI, avec une production, et bien le libéralisme sera toujours perverti et reste une tromperie. À moins que ce soit lui qui soit pervers? Mais je pense que comme sans doute toutes les idéologies, le libéralisme est une expression type d'une société en pleine "adolescence"... donc devrait mûrir.

Maintenant, je précise à nouveau, que si je vous emprunte 1.000 et que je doive vous rendre 1.100 l'année prochaine, ou si je dois vous rémunérer pour occuper un logement qui vous appartient ou utiliser une voiture ou tout bien qui vous appartient, je suis tout à fait d'accord de rémunérer ce service, et on peut discuter des conditions et des prix ou des taux d'intérêts, etc, toutes ces questions restent ouvertes, elle sont celles d'un capitalisme sain. Je précise que ce capitalisme sain comporte une couverture monétaire de 100%. Le Crédit Social, lui, ferait en sorte que la couverture monétaire soit: 100%-monnaie. Les emprunts effectués "à l'intérieur" de cette masse monétaire se révèleraient également sains, car leurs rémunérations justifiées participeraient à un enrichissement réel, à la satisfaction de l'emprunteur. Cet argent-là n'étant jamais hypothéqué ni par le fisc, ni par la "politique du crédit" (frelatée) des banques commerciales où ces dernières restent maîtresses absolue des vannes d'arrivée et de départ de l'argent... qui sort du néant. Dans une économie fonctionnant avec une couverture monétaire à 100%-monnaie, l'argent prêté est un argent qui a son "visa naturel en règle", car il a été émis AVANT, en contrepartie financière d'une production matérielle vraie, et il aura été épargné dans un passé récent ou plus lointain (peu importe), il constitue alors un vrai enrichissement. Le bilan de la masse monétaire en circulation reste inchangé car tous les transferts d'argent se font, dans ce cas - à l'intérieur - de cette même masse monétaire concrète (par exemple la vente d'objets d'occasion). Si l'emprunteur se révèle pas sérieux, il encourra les mêmes difficultés que tout mauvais payeur.

La création monétaire et le marché financier, l'épargne, etc, sont deux éléments financiers de base différents. L'écrasante majorité de la masse monétaire doit provenir de l'argent thésaurisé, mais, comme je l'ai indiqué, les travaux publics et tout ce qui relève du public (beaucoup, mais beaucoup moins que ce qui existe d' "État" actuellement rassurez-vous ) peu être financé par la création monétaire de l' "Office national d'émission", ou l' "Office machin", ou "Bureau chose", si vous préférez. Un pont coûtera 50 millions d'euros, l'Office émettra cet argent pour payer la construction du pont et retirera 1 millions d'euros pendant 50 ans, SANS INTÉRÊTS. Le pont sera ainsi amorti en 50 ans et il y aura eu 0 euros de dette. Est-ce sorcier? Ici on utilise bien la création monétaire - avant -, mais les travaux publics peuvent, eux, être financés de cette façon SANS INTÉRÊTS bancaires ou rien d'équivalent. C'est dans ces seuls cas que le pur mécanisme financier est vraiment fécond.

Ceci dit, lorsque j'emploie le terme de "souveraineté nationale", c'est sans doute une expression bien usagée j'en conviens, mais faute de mieux, elle comporte, justement, une "vérité" de toujours. Une vérité qui a toujours existée de façon naturelle chez les humains, et dont les versions peuvent se nommer: tribus, familles, contrées, régions, provinces, pays, nations, voire continents, réseaux, etc, tous en proie aux comportements et attitudes humaines évidemment. Cela dépend de ce qu'on en fait. Là encore la doctrine sociale de l'Église est tout à fait appropriée et remplace largement le politique, la politique.

Mais, à en croire vos expressions dithyrambiques sur le libéralisme descendu de l'Empyrée, avec sa version transnationale (plus exactement anti-nationale), libérale et démocratique, financière et libératrice, que l'on nomme la mondialisation ou globalisation, ce serait actuellement le grand départ du libéralisme total(itaire?). La mondialisation qui aurait envoyé aux orties ces mondes abjects d'époques heureusement révolues, à présent lointaines, et dont la politique était à l'origine des maux indicibles du passé. La globalisation-mondialisation aurait donc effacé les frontières-prisons-totalitaires, elle a fait le lit de la richesse pour tous, au moins à portée, sinon de mains, au moins des yeux (quant à en être propriétaires, c'est tout autre chose...), cette globalisation qui a multiplié dans le monde le nombre de millionnaires (et plus) en dollars et en euros, etc. Et bien cette libération transnationale qui a tout vos éloges, pourtant, induit, et même produit quelques 25 000 victimes directes PAR JOUR dans le monde , et ceci, par mauvais traitements, et même par: pas de traitement du tout: maladies, faim, abscences de soins et de ressources, guerres civiles induites, pollutions de toutes sorte, et j'en passe tellement! Etc, etc). Avec ce résultat, je suis prudent très restrictif (car il y a des situations historiques de fait dans maint régions du globe qui ne peuvent pas disparaître comme ça, par enchantement, du jour au lendemain, et de loin) et je reste volontairement "optimiste" avec ces données (je peux vous donner, sur demande, les meilleurs chiffres, fiables et recoupés à l'appui, ce serait peut-être un peu fastidieux ici même). Quelles guerres et/ou régimes politiques ont pu faire, ou font dans le monde 25 000 victimes, au moins, par jour? Aucun. <----
*

Christian a écrit:

Citer le Coran n’est pas propre me faire changer d’avis Plus sérieusement, je ne vois aucun problème, moral, éthique ou économique, posé par le paiement d’un loyer. Que le propriétaire qui met à ma disposition un bien quelconque, automobile, logement, cireuse de parquets ou somme d’argent, me demande une rémunération pour ce service, est une simple exigence de la raison. L’utilisation d’un bien rare ---->(avec la production moderne les biens ne sont plus rares, seul l'argent est MAINTENU artificiellement rare)<---- doit entraîner un coût, ne serait-ce que pour éviter le gaspillage.
Je crois avoir publié de bonnes raisons sur le fil consacré à la licéité du prêt à intérêt.

Réponse---->Mon allusion au Coran n'était que pour pointer une attitude dans le domaine financier, les marxistes l'auraient fait, je les aurais cité aussi. Les libéraux, comme les marxistes, tout deux participant à la détérioration, grave, du capitalisme, achoppent vraiment vis à vis de l'argent. Leur opacité à l'argent est complète. S'agissant ici du libéralisme, le point totalement aveugle du libéralisme est patent sur l'essence de la monnaie et son pouvoir; ce "quatrième pouvoir" précise Louis Even. Un pouvoir, jamais nommé, omniprésent et omnipotent, qui est à comprendre en creux et par défaut... À nos frais (ça va de soi!). La deuxième partie de votre conférence (et ses références), c'est à dire à partir du moment où vous parlez de l'argent, est un "modèle du genre". D'ailleurs, selon les circonstances, je m'en servirai.

Vous qui possedez parfaitement l'anglais, vous pourriez lire le major Douglas dans le texte, et peut-être que, alors, vous percevriez cette dimension financière qui hypothèque toute l'économie réelle, concrète, avec les effets historiques et d'actualité calamiteux trop connus dans leur effets affreux, mais à peu près inconnus dans leur CAUSE. Créer de l'argent à partir du néant, ou ex-nihilo, est une "libéralité" qui a des effets dont on ne soupçonne pas la portée et la nocivité. En effet, rien n'est spectaculaire ici. Pourtant, ce "non spectaculaire" est de nature FONDAMENTALE. Avoir la possibilité de créer de l'argent à partir du néant, donc non sorti d'un travail de production (cela relève de la chrématistique) offre un pouvoir "magique" sans précédant. Je répéterais seulement ici que les intérêts sur de l'argent créé ex-nihilo est quelque chose contre nature. C'est vendre ce qui n'est pas! Je ne sais pas si vous avez vraiment lu l'historique de la banque d'Angleterre (le titre en est : Le Super Mécanisme Concentrationnnaire) que j'avais mis un peu plus haut par un lien. Le constat y est sans appel. J'ajoute que le libéralisme semble prendre davantage en compte l'argent obtenu par le commerce que l'argent représenté par la production technique des biens et des services (cet argent du commerce est d'ailleurs légitime dans son principe, là n'est pas vraiment la question). C'est donc cette production technique sans oublier les services du commerce (et quoi d'autre?) qui est, économiquement la vérité de ce qui EST VRAIMENT. Donc refletée comme dans un miroir et permet l'existence chiffrée de ce reflet, c'est à dire ce qui est la vraie origine contemporaine de toute monnaie.

Dit très simplement et caricaturalement pour "expliquer à un libéral", la VRAIE question monétaire relevant du domaine du capitalisme est la suivante: "Je (un organisme qui te représente où tu es accionnaire naturel) te procure la monnaie représentant la valeur d'achat de ta production, ni plus ni moins. Avec cette monnaie, tu vas pouvoir acheter chez les voisins qui font autre chose que toi des produits que tu ne fais pas". Tandis que la fausse question monétaire (elle est omniprésente!) est la suivante: "Tu dois obligatoirement me demander un crédit à rembourser avec intérêts si tu veux acheter ta propre production ainsi que celle de ton voisin qui fais d'autres produits que toi". Je précise qu'il est plus que facile de comprendre que si j'emprunte 1.000 créés à partir du néant et que je doit rembourser au final 1.100, il me faut trouver 100 en plus de ce que j'ai emprunté, et je dois donc "me débrouiller" pour trouver coûte que coûte (c'est le cas de le dire!) ces "100" manquants; je dois ramener à la banque - davantage - d'argent que celle-ci en a fabriqué pour moi. D'où vient donc l'argent des intérêts à payer (ici 100) pour cet argent-dette (1.000) sorti du néant? Ces 100 viendront du - pugilat - économique et commercial où je devrai être "vainqueur" (et cependant toujours très amoché), ou encore l'argent de ces intérêts viendra par de nouvelles dettes "obligatoires" jusqu'à ce que ma solvabilité soit réduite à néant et que j'aille grossir les rangs des faillis. Bien content si je peux encore me mettre au service de grands groupes et me voilà dans une situation de socialisme qui ne dit pas son nom, mais qui l'est bien! (en France, l'histoire du "Crédit Agricole" est un vrai cas d'école!). C'est ça sur quoi débouche le libéralisme? Je crois, et sur des faits dcumentés, que oui. Cette constatation est très banale et non spectaculaire, c'est pour ça qu'on a la flemme d'en comprendre la portée, elle est pourtant arithmétique cette "portée", elle rend impossible collectivement tout remboursement vrai et sain d'une dette, des dettes. Le libéralisme, ni rien d'autre d'ailleurs, ne peut pas s'exercer sur cette tricherie "passée dans les mœurs". À moins que le libéralisme soit lui-même une tricherie?

Très rapidement ce rappel historique sur l'immédiat après-crise de 1929, époque qui n'a plus rien à voir avec notre époque présent, mais dont les ENJEUX demeurent, la question n'ayant jamais été tranchée tellement la prégnance de la FAUSSETÉ DANS L'ARGENT est forte, induisant des crimes abominables. Cette crise de 1929 fut suivie dans le monde d'alors par 10 années de chômage massif, pénuries, frustrations économiques et politiques généralisées, etc, avec les pires conséquences, car l'économie financière avait complètement contaminé l'économie normale productive. Ainsi, en 1930-31, toutes les machines et usines en fonction en 1929 existaient toujours, mais "il n'y avait plus d'argent"... Mais, c'est bien connu, on ne plaisante pas avec l'argent et la finance n'est-ce pas? Ainsi, en 1939-40, du jour au lendemain, il y eut cette merveilleuse "provende financière" pour financer la guerre... Le chômage disparut presqu'aussitôt, tandis que pendant 10 ans auparavant ce fut la purée la plus noire, car il fut "impossible" de "financer" quoique ce soit durant cette période!?...<----

*



Christian a écrit:
Citer:
Les créditistes demandent que, seul, un Office National […] qui, lui, qui n'est pas exactement comparable aux banques centrales, crée, sur l'ÉTALON de la production industrielle, agricoles et des services durant un exercice donné, la monnaie nécessaire au fonctionnement fécond et sain de l'économie d'un espace économique considéré (régions, pays ou groupe de pays, etc) et ceci SANS INTÉRÊTS.
[…]
Le point central du Crédit-Social est la parité CONSTANTE, le reflet EXACT et RIGIDE de toute production de biens et services à n'importe quel niveau (par ex. la sous traitance, etc) avec une couverture monétaire créée en conséquence. Il s'agit de la préparation financière du pouvoir d'achat de toute la production pour un exercice donné avec un financement - sans intérêts -, sans quoi, à quoi servirait donc l'argent si ce n'est pas pour acheter? Tel est l'ÉTALON MONÉTAIRE prévu par le Crédit-Social: ce qui est produit.

Je suis en désaccord avec tous les termes de cette argumentation. D’une part, elle bute sur une impossibilité pratique. Vous avez sans doute remarqué la difficulté rencontrée par les hommes de l’Etat et les divers instituts de statistiques à donner des chiffres fiables de l’activité économique : chômage, PIB, production de telle ou telle branche d’activités… Une année plus tard, les statisticiens débattent encore des chiffres réels.

Réponse---->Les hommes d'État ont tout intérêt à gauchir et fausser les données statistiques, voyez Sarkozy, cette semaine il vient de déclarer qu'il faut changer le "thermomètre"... plus personne ne croient les hommes d'États, ni bientôt les banquiers.D'ailleurs ces derniers commencent à ne plus se croire entre eux... Mais en planchant, par exemple, sur le Crédit Social, l'on sait que les statistiques ne sont pas précises au poil près, et des inexactitudes peuvent subsister, quoiqu'il en soit, l'on serait alors bien plus proche de l'économie réelle qu'avec le système d'argent-dette actuel et les prix comportant parfois jusqu'à 50% de frais financiers induits par ce système mensonger, semble-t-il défendu bec et ongles par Christian et consorts libéraux... <----

*

Christian a écrit:
Ensuite, une impossibilité conceptuelle : prévoir l’avenir. Que peut bien signifier cette ambition héritée du Gosplan : préparer financièrement le pouvoir d’achat de toute la production pour un exercice donné ? Dans une société d’hommes libres

Réponse---->s'ils étaient vraiment libres où vous le dites, il y a longtemps que ces hommes libres (que 95 à 97 % d'entre nous ne sommes pas vraiment) créeraient une économie féconde et saine<----
*

(suite)Christian a écrit:

et là seulement: des nouvelles initiatives naissent chaque jour. Il est impossible de prévoir quand les projets quitteront le stade de la discussion pour la mise en œuvre, quels investissements ils réclameront (historiquement, combien de budgets furent-ils respectés ?), lesquels de ces projets s’avèreront viables, etc. La concurrence d’établissements privés (c'est-à-dire responsables) pour l’octroi de financements est la garantie que l’argent du contribuable ne sera pas à risque et que les entrepreneurs auront le maximum de chances de trouver chez l’un ou chez l’autre le concours dont ils ont besoin.

Réponse---->je ne prends pas mon vocabulaire dans les archives de ce que fut le Gosplan. Simplement vous ne voyez pas et comprenez moins encore que lorsqu'on met au grand jour que: (disons en moyenne "raisonnable") 35 à 40% de la composition d'un prix (les prix que nous payons au quotidien et à longueur de vie) sert au paiement d'intérêts et de frais financiers stériles, de toutes parts cumulés, non justifiés, formant un "cholestérol" nocif et dangereux en de nombreuses stratifications, on comprend que d'innombrables problèmes perdurent dans un monde d' "abondance"... Et je vous signale que dans votre exemple vous parlez encore de contribuables! Une monnaie juste rendrait sans objet les systèmes fiscaux poussièreux et prédateurs actuels (voir l'exemple du pont, plus haut). En France, rien que pour les intérêts à payer par habitant sur la dette publiques (j'ai déjà mis le lien sur ce forum et peux l'y remettre) nous en sommes à presque exactement 600 euros (ce doit être 602 euros à très peu près) par habitants pour les seuls 365 jours de l'année 2007... <----
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Christian a écrit:
Le problème de la quantité optimale de monnaie n’est pas réglé par l’extra-lucidité des autorités monétaires, mais par la concurrence d’émetteurs de monnaie. Si l’un en émet trop, cette monnaie se dévalue, les acteurs cherchent refuge dans une autre. Si telle autre monnaie est trop rare, les acteurs la délaissent. Et voilà.

Réponse---->si ces monnaies en concurrence sont émises sur les mêmes principes qu'aujourd'hui, l' "affinage" de leur concurrence n'empêchera pas (sauf à mettre la clé sous la porte et de ruiner les porteurs de la dite monnaie) les effets négatifs ultra-diffuseurs dûs au fait qu'il faudra encore et toujours rembourser davantage d'argent que ce qui a été émis. La (ou les) monnaie sans intérêt remplacera(ont) "naturellement" les autres <----

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Christian a écrit
Quant à la proposition d’établir un double marché, l’un avec intérêts, l’autre gratuit à l’usage des copains et des entreprises bien en cours, elle serait farfelue si elle n’était inique. Et mortelle pour l’économie : une différence de 1 point de pourcentage dans le financement d’un projet peut marquer la différence entre la viabilité et le renoncement.

Réponse---->non je n'ai pas parlé de monnaie à intérêts et d'une autre sans les intérêts.
Je rappelle qu'à la base, un prix comporte deux parties, l'une, A), étant celle des salaires (le montant des salaires repart presque tout de suite dans le circuit monétaire par la consommation des personnes salariées), l'autre, B), servant à rémunérer le capital investi dans la production et la vente de l'objet acheté, c'est le revenu général des actionnaires. Cette partie B) se subdivise encore en deux parties, l'une alimentant les investissements que les actionnaires font et doivent faire, l'autre servant de revenus personnels aux mêmes actionnaires. Or si A) peut normalement acheter la partie A), ce même A) ne peut JAMAIS acheter A) + B), donc il y a des invendus, et donc cela induit historiquement la mondialisation (mais les concurrents "mondiaux" résonnent de la même façon! Cela devient une impasse et a produit dans le passé des guerres) et induit aussi toutes les "incitations commerciales" à la clé (publicité, etc), gaspillages énormes, productions inutiles et polluantes, emplois artificiels précaires, et surtout: l'incitation au crédit... pour pallier, très mal d'ailleurs, à cette distorsion économique mise au grand jour par le major Douglas. Or A) + B) devraient acheter normalement A) + B) ce qui est impossible. En résumant, c'est pourquoi, dans ces deux parties de prix A) + B) il y a tout à fait la place en B) pour qu'un dividende périodique soit versé à TOUS les citoyens sans exception (au passage, je n'aime pas beaucoup ce mot de citoyen trop chargé de politique... j'aime mieux dire: tous les associés). C'est un peu comme un PIB positif (mais là il serait infiniment plus positif) qui permettrait le reflet du surplus pour une émission monétaire nouvelle (ceci dit en résumé). Donc enrichissement possible très réel car DÉJÀ matérialisé, basé sur une production nouvelle. Entre autres, ce serait infiniment moins "coûteux" et anémiant que la ribambelle bureaucratique des aides sociales aléatoires, demandant des enquête humiliantes de style soviétique, etc... On pourrait envisager deux monnaies, l'une A) et l'autre B) dont les rapports et les modalités entre ces deux monnaies accroiteraient le rendement de l'économie général. Les non-actionnaires, qui sont dans les faits des ACTIONNAIRES QUI S'IGNORENT, auraient leurs dividendes périodiques assurés. Ces "non-actionnaires" ne produisent-ils pas?, Ne créent-ils pas? N'inventent-ils pas? Ne mettent-ils pas au point? Ne réduisent-ils pas les corvées du travail? Etc, etc. Vous pouvez voir un aperçu de ceci dans mon intervention (quelques messages plus haut) sur l'état du capitalisme que j'ai faite au Québec l'été passé, je ne sais si vous l'avez lue. Telle est ma réponse anticipée, je le redis. J'ai fait aussi un petit complément là-dessus que je peux transmettre.<----

*


Christian a écrit:
Enfin un contresens sur la fonction de l’argent. L’argent ne sert pas qu’à acheter, il est un refuge de valeur. C’est la même erreur fondamentale que commettent (mais sciemment) vos cousins, les écosociétalistes. Dès que nous passons au dessus du niveau de subsistance, nous ne dépensons pas le jour où nous les percevons l’intégralité de nos revenus, notamment le salaire. Nous avons donc besoin d’une monnaie forte, qui permettra d’acheter demain la même quantité de marchandises que nous renonçons à acheter aujourd’hui. On ne peut rien dire de sérieux sur la monnaie si on ne comprend pas cette fonction.

Réponse---->mais cher ami, vous enfoncez une porte ouverte! Car un capitalisme sain comporte une monnaie ayant une couverture de 100% (voir plus haut), les banques commerciales ne pourraient prêter QUE l'argent de leur déposants (et non plus des dizaines de fois leur capital comme à présent). Je le répète toujours, car je crois que vous ne l'avez pas compris, il s'agit de l'émission de monnaie étalonnée sur la production des biens et services. C'est le cas typique où l'on favoriserait vraiment le refuge valeur dont vous parlez et ceci n'est pas contradictoire, que je sache, avec ce que disent les écosciétalites, car nous parlons tous ici, inclu vous-même (pour une fois!) — à partir du dépassement du seuil de subsistance —.<----

*

Christian a écrit:
Citer:
Aucun socialiste autoritaire ne sommeille chez un créditiste accompli ou s'accomplissant. Les créditistes sont opposés au socialisme. Une commission importante de théologiens a même enquêté sur cette interrogation et n'a trouvé aucune trace, si infime soit-elle de socialisme, communisme ou équivalent dans le Crédit Social.

Accordé. Je retire l’accusation de socialiste et je la requalifie : les créditistes sont des nationaux-collectivistes.

Collectivistes, vous l’assumez. Tous les étatistes le sont. La redistribution du dividende social le prouve. Nationalistes, puisque cette redistribution est réservée aux nationaux d’un pays, et ne va pas aux plus pauvres de la planète.

Réponse---->Là, vous vous fourrez le doigt dans l'œil avec "conviction"! Je peux vous envoyer un rapport des activités économiques créditistes extraordinairement stimulantes dans l'un des diocèses les plus pauvres de Madagascar, pays où des banques étrangère prêtent à un taux d'usure!!! Et où les investisseurs étranger commencent à piller avec la complicité, largement payée du gouvernement malgache. Les créditistes ne sont nullement des collectivistes, tout l'inverse! Et peu respectent autant qu'eux la communauté naturelle des hommes (il y a un exemple créditiste aussi aux Philippines).

Les milieux bancaires ont tout fait pour éloigner le Crédit Social, car si un pays parvenait à faire fonctionner son économie avec le Crédit Social, cet exemple signifierait, la mort rapide du système d'argent-dette des banques dans le monde. Outre mon témoignage, je ne peut que vous diriger vers les textes des créditistes.

Voir ou taper sur Google: michaeljournal.org

leur site est très fourni et ils respectent le principe national dans la mesure ou une nation (je dis bien Nation et non pas État) peut être le creuset, comme la source, des principes chrétiens (hélas, tragiquement marginalisés de partout). Je crois que le libéralisme est l'un des versants d'une force de travail de sape de la religion chrétienne, tout spécialement du catholicisme dont cette "force de sape" veut bien garder le nom, mais qu'il se range parmis les religions "converties"...<----

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Christian a écrit:
Nationalistes encore plus avec la déclaration très cocardière ci-dessous

Citer:
je ne suis pas opposé à une sorte de pluralité des monnaies pourvu qu'elles n'hypothèquent pas la souveraineté d'un pays, c'est à dire sa société, pour s'approprier la dite souveraineté comme c'est le cas actuellement.

Le but de la pluralité des monnaies est précisément d’en retirer l’émission aux politiciens. Qu’ils ne puissent plus la manipuler. Qu’ils ne ruinent plus l’épargne nationale par l’inflation et les dévaluations.

Réponse----> je vous ai déjà répondu plus haut au commencement.<----

POUR NOUS RESUMER

Vous amalgamez, cher Renaud, dans une même réprobation trois phénomènes qui ne sont pas passibles du même jugement moral :

--- la location d’un capital, qui permet au locataire soit d’acheter plus vite, sans prendre le temps d’épargner, un bien désiré ; c’est le crédit à la consommation ; soit de procéder à un investissement, c’est le crédit commercial. Il est juste, naturel, et donc économiquement satisfaisant, que le locataire paie un loyer. Rien de répréhensible moralement.

Réponse--->je pense vous vous apercevez que je vous ai répondu dans tout ce qui précède<----

*

Christian a écrit:
--- l’émission de moyens de paiement, chèques, cartes, SELs, papier-monnaie, pièces métalliques, etc., etc. La moralité de cette émission monétaire réside dans son acceptation par les usagers. C’est tout. Si, entre plusieurs moyens de paiement à leur disposition, Lenoble-Depuypeu et Frigide Barjot décident que le salaire que l’un paiera à l’autre sera exprimé en ‘Visas’, en SELs, en dollars ou en maravédis, cette opération est licite par nature. L’immoralité, au contraire, largement répandue, consiste pour un Etat de rendre obligatoire sur son territoire l’usage d’une seule monnaie. On a connu chez nous, et on voit encore dans bien des pays, des malheureux désespérés acheter de l’or ou du dollar au marché noir, malgré le risque de prison, pour ne pas perdre le peu d’épargne qui leur reste.

Réponse----> ne voyez-vous pas qu'avec une couverture monétaire à 100%-monnaie, il n'y a pas, à mon sens, de risques importants qu'il y ait plusieurs monnaies dans un même pays. L'immoralité tient surtout dans la combinatoire: banques-États. Le principal problème, grave, est la "politique du crédit" des banques s'étant hissées dans les coulisses des pays, pays qu'elles contrôlent au final. C'est ce qu'il faut éviter.<----

*

Christian a écrit:
Objection, crierez-vous, le risque de dépréciation monétaire n’existe pas avec le Crédit social. Admettons, mais ce n’est pas pertinent. La bonne gestion est un critère technique. C’est la liberté des changes qui est le critère moral. Si la monnaie est saine, elle sera adoptée sans qu’il soit besoin de l’imposer ; si elle ne remplit pas sa fonction, il est moralement inadmissible de léser ou ruiner le pays. Les créditistes veulent imposer leur monnaie unique à tous leurs compatriotes, bon gré mal gré. C’est ici que réside leur immoralité.

Réponse----> vraiment Christian, heureusement qu'on vous a! Sinon le monde serait perdu, surtout avec la dictature du Crédit-Social!...! Mon père disait: "j'aime mieux entendre ça que d'être sourd", moi je répond ici, j'aime mieux lire ça que d'être aveugle. Tellement c'est faux! Mais vous dites vous-même: "Si la monnaie est saine, elle sera adoptée sans qu'il soit besoin de l'imposer" C'est pourtant exactement ce que je dis, et sans prétention, car le système actuel n'est pas défendable, moralement comme techniquement. Je vous rappelle (encore une fois) que les groupements bancaires britanniques du temps du major Douglas dépensèrent quelques 5 millions de livres sterling de l'époque (environ 1925-1935) pour "faire taire" la presse sur le Crédit Social. Si celui-ci n'était qu'une chimère de plus, croyez-vous que les banquiers auraient fait tant d'efforts?<----

*

Christian a écrit:
--- les opérations d’établissements financiers à réserves fractionnaires, consentant des prêts au-delà des dépôts reçus. La pratique manifestement est spéculative. Qu’il y ait des gens disposés à prendre le risque comme déposants ou actionnaires de ces établissements, n’est-ce pas leur droit ?

Réponse---->sans doute, lisez Maurice Allais, il leur a préparé un pré-carré où ils pourront faire toutes les beuveries et orgies financières qu'ils voudront en tant que carnassiers, mais s'entre-dévorant entre eux..., et à leur seuls frais et risques. Ici, pas de risque d'entraînement des économies normales au gouffre abyssal (et banal...) comme à présent (2008) où (entre autres) l'inflation montre son nez; ceci est dû aux hausses massives du pétrole et des matières premières ET aux manœuvres bancaires et inter-bancaires parties des États-Unis, la défiance commence à s'installer entre les banques elles-mêmes<----

*

Christian a écrit:
Ce qui n’est pas acceptable, en revanche, est la garantie que les Etats, c'est-à-dire, les contribuables, accordent à ces banques. Comme l’illustre la déconfiture de Northern Rock, le contribuable anglais va renflouer les actionnaires privés de cet établissement, et si cette pratique est courante en social-démocratie, elle n’est pas morale pour autant.

Réponse---->quand les banques centrales font, comme à présent, des injections dans les circuits bancaires, c'est avec de l'argent créé à partir de rien, pas si fous! Ce sont toujours les moins nantis qui paient les pot cassés...<----

*



Je le redis, spécialement ici aux libéraux (alias les tenants des autres idéologies);

"Cherchez le Royaume, et le reste vous sera donné par surcroît"


Je viens de trouver ce lien belge tout à fait intéressant, lisez-le:

http://www.vivant-ostbelgien.org/system ... tm#CONTENU


et je vous rapelle celui-ci qui devrait vous interpeller, il vient de votre bord:

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1538

*
Christian a écrit:
Votre adversaire naturel est maintenant désigné. Je vous souhaite tout le succès possible dans votre nouveau combat

Cher Christian, je vous en remmercie grandement, ne me laissez pas croire que vous ne seriez pas sincère en me souhaitant la réussite dans mon combat, car dans ce cas, tout votre système tomberait par terre.

Votre humble serviteur

Deus in Adjutorium

Renaud
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Wistiti »

Bien le bonjour à tous et une bonne année en passant!

Petite rectification Renaud, le fond de couverture des banques ne sera pas de 100% Mais, seulement les épargnes pourront porter intérêts.

D’ailleurs se seront les banques qui vont instaurer le Crédit Social, venant du gouvernement sous la pression de la population.

Les revenus viendront du capital financier (dividende privé), du capital social (biens terrestres, sciences…soit le dividende social pour tous) et des salaires, profits.

Notre dette redeviendrait un actif.
L'occident montre une haine envers lui-même, qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique. L'occident ne s'aime plus, dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, il n'est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.
(Benoit XVI)
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Renaud »

Il y a en effet de nombreuses modalités concernant la couverture monétaire, elles sont et seront à débattre "in situ" et en temps réel. Les effets bénéfiques d'une création monétaire effectuée en contrepartie de biens réels et neufs sont si nombreux et variés qu'on ne peut pas, comme ça, en faire un inventaire complet. Compte tenu, ici du sujet: capitalisme et libéralisme, je pense qu'on peut condenser ce sujet ainsi: le libéralisme est faussé au départ, et même, il cautionne les injustices si l'on ne réforme pas le mode de création de la monnaie. Tandis qu'un mode de création monétaire juste, d'ailleurs techniquement juste, assainirait "naturellement" le capitalisme. Ainsi, pas mal d'idéologies, dont le libéralisme, se verraient réalisées, "apaisées", dans cette approche monétaire conforme à la Création, œuvre de la Loi de Dieu.

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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Wistiti »

Boujour

L’histoire que la Banque du pays soit fatigante est de même pour les banques à charte.

J’ai autre chose à faire que d’analyser le bilan financier de ma banque.

L’argent doit bien naître quelque part et y greffer de l’intérêt donne trop de faillites. La planche à billet n'a pas à faire d'argent.

Aussi. il y a une part des richesses terrestres et sciences qui n’est la propriété de personne en particulier, alors une maigre part de survivance semble dû depuis fort longtemps.
L'occident montre une haine envers lui-même, qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique. L'occident ne s'aime plus, dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, il n'est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Christian »

Bonjour Wistiti,
J’ai autre chose à faire que d’analyser le bilan financier de ma banque.
Oui, moi aussi. D’ailleurs j’y entraverais que dalle et mourrais d’ennui à la tâche. Mais, heureusement, en matière commerciale, la réputation supplée à l’ignorance. Je n’ai pas besoin de disséquer des aspirateurs pour savoir quelles marques sont plus fiables que d’autres. Dans le domaine bancaire, où les enjeux sont quand même plus élevés que celui du ménager, la protection de leur réputation devrait inspirer la prudence des banques.

Bien sûr, les faillites sont possibles. La pire des garanties cependant, économiquement et moralement, est celle que le malheureux contribuable accorde (contre son gré) aux capitalistes. La conséquence est d’encourager l’irresponsabilité des déposants comme celle des banquiers.
L’argent doit bien naître quelque part et y greffer de l’intérêt donne trop de faillites. La planche à billet n'a pas à faire d'argent.
Oui encore. Mais malgré tous mes efforts (auxquels je vais mettre un terme) Renaud confond les problèmes :

 Louer un bien, que ce soit de l’argent ou un tracteur, est un service fort utile. Il me paraît sain, voire moral, que ce service soit rémunéré.

 Louer un bien qui ne vous appartient pas (parce qu’on ne l’a pas produit) est plus contestable. C’est l’objection que vous faites aux banques qui prêtent des sommes qu’elles n’ont pas reçues en dépôt. Ce reproche cependant n’invalide pas le principe du prêt à intérêt. Il porte seulement sur la pratique d’un système bancaire à réserves fractionnaires.

 Il existe des avantages à ce système de réserves fractionnaires, notamment pour les emprunteurs privés et commerciaux l’accès à une plus grande abondance de crédit. Le risque est du côté des déposants. Pourquoi alors ne pas laisser les gens choisir ? La philosophie des étatistes est de penser que les gens n’ont pas à choisir parce que l’Etat leur assure le meilleur choix. Or en laissant les deux systèmes coexister, on verra bien se développer des solutions qui assurent à la fois la sécurité des déposants et l’émission de crédit demandée par les entreprises.

 La solution créditiste est d’obliger tout le monde à vivre sous un seul système bancaire avec une monnaie unique émise par un organisme unique. Ce qui suppose des conditions que le bon sens et la réalité nous refusent :

-- une information parfaite sur les projets des entrepreneurs et des particuliers, pour permettre aux hommes de l’Etat d’émettre la quantité exacte de monnaie finançant ces projets (bien entendu, les projets sont dans les têtes et inconnaissables avant d’être mis en œuvre).
-- une économie fermée sur un territoire national ou un creditland plurinational. Car si l’économie n’était pas verrouillée, les gens se financeraient à l’étranger, déjouant la belle harmonie créditiste. Or toute économie qui se referme sur des frontières, aujourd’hui comme hier, se prive tragiquement de l’innovation et des produits plus avantageux venus de l’étranger.

Bien cordialement

Christian


La politesse au lieu de la politique, la civilité plutôt que la creuse citoyenneté
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Renaud »

AVE MARIA

Ma boîte aux lettres m'envoie un signal lorsque quelqu'un ajoute un message dans un index où j'ai déjà débattu.

Je vois que Christian a écrit:
"""La solution créditiste est d’obliger tout le monde à vivre sous un seul système bancaire avec une monnaie unique émise par un organisme unique. Ce qui suppose des conditions que le bon sens et la réalité nous refusent"""

Le reste de son message indiquerait qu'il n'aurait pas bien compris.

Voici un "flagrant, non pas délit, mais un maquement" à une compréhension minimum pour, sûrement, cause d'idéologie, ici idéologie libéraliste. Le libéralisme, jusqu'à plus ample informé, semble ne pas être dérangé par une escroquerie, certes dérangeante, logée au tréfonds de la création monétaire. Le principe du Crédit Social se sert de ce qui existe et s'en sert comme cadre d'explication, et non pas forcément comme "justification" de ce qui est. Ce que Christian ne voit pas (mais je ne suis pas nécessairement un modèle de pédagogie) c'est que l'objet du Crédit Social n'est ni conforter l'État, ni dresser des frontières, ni consolider celles qui existent, ni imposer le monopole d'une seule monnaie pour mieux dominer et dépouiller ceux qui sont donc obligés de s'en servir, ne pouvant faire autrement dans la plupart des cas. Mais l'objet du Crédit-Social est la justesse technique, partant, la Justice dans la création monétaire, disons la Justice dans la création d'une monnaie. Dans la gestion et la pratique d'une monnaie créditiste, il y a bien un seul organisme émetteur pour un seul espace, OU RÉSEAU, etc, d'usagers. Et ceci sans aucun bataclan idéologique, politique, etc, sous-jacent sur lequel il faudrait "se cadrer". Un concept de monnaie comme, par exemple, l' "hospitality", qui est une monnaie alternative pouvant être en usage sous n'importe quels cieux dans le monde, pour peu qu'on ait pu y élaborer aux endroits où l'on s'en sert un minimum d'infrastructure (et il y a d'autres types de monnaies alternatives en usage et en gestation dans le monde entier qui, à peu près toutes vont dans le sens du Crédit-Social). Dans la mesure où, ici et là, il y aura un rapprochement de la "masse-critique" permettant à telles de ces monnaies d'être utilisées sans entraves, ce sera la réalisation d'un grand pas vers la Justice naturelle (et non pas politique, presque toujours frelatée). En Allemagne, au Japon, au Canada et aux États-Unis, de nombreuses villes et régions ont des monnaies locales (elles ont toutes une structure mondiale ainsi que le Crédit Cocial). Au Méxique il en est ainsi. J'ajoute qu'à Madagascar, aux Philippines, en Colombie, etc, des banques créditistes se sont formées. Toutes sont encore très marginales, rien ne peut se faire du jour au lendemain. Mais j'aime mieux une seule monnaie Juste que plusieurs monnaies qui fonctionneraient comme le système financier actuel, c'est de plus en plus évident, mais l'ignorance crasse règne sur la question de l'argent. Puisse la crise actuelle en titiller plus d'un sur ce sujet! Pour une fois l'actualité se mêle de faire des leçons! Je précise que si une monnaie est juste techniquement, il peut alors très bien y en avoir plusieurs à la fois. La Vérité respecte toujours la Vérité sous toutes ses formes.
De toute façon, je n'insisterai pas au sujet de Christian, comme on pouvait, dans presque tout le courant du XXème siècle, ne pas insister auprès d'un marxiste. C'est structuralement la même chose...

En attendant, l'actualité parle d'elle-même quant au ganstérisme bancaire (en col blanc, bien sûr)... Je l'ai déjà dit plusieurs fois, lorsqu'on s'aperçoit d'une escroquerie, d'un vol, d'un crime et qu'on ne fait rien, qu'on ne dit rien, on se fait complice, par ommission, de l'escroquerie, du vol, du crime, etc. Si je reçois des coups et que, de façon documentée et prouvée, j'en détecte l'origine, et bien je préfère ne pas rester dans cet état de chose et cet état de fait. Je ne suis pas masochiste!

Je crois que Christian ne m'a pas bien lu, ou trop en biseau, mais je ne prétends pas à la perfection. Il est vrai que je ne compte pas trop de temps à y consacrer. Chacun fait ce qu'il peut. Max Plank (qui est à l'origine de tout le fonctionnement de l'électronique) disait en substance (et Dieu sait s'il eut des détracteurs, surtout au début) qu'il ne fallait pas s'éreinter à faire changer d'avis ceux qui, de toute façon, quitterons la scène (celle de sa branche scientifique s'entend) avec ou sans les mêmes idées.

Je laisse la parole à Louis EVEN, qui écrivait et enseignait en son temps, mais dont la vision se révèle de plus en plus juste. Loin du poids ou des prisons étatiques, et loin des "lupanars" économiques et sociaux libéraux, sinon ultra-libéraux...

* * * * * * * * *

Alors, il est bon, notre système d'argent?

Il serait bon, si la comptabilité était exacte, et si les chiffres qui donnent droit aux produits étaient bien répartis. Mais le système est vicié, parce que ceux qui le conduisent tiennent faussement cette comptabilité, et aussi parce que les chiffres sont mal répartis.

Les comptables ne sont ni les producteurs, ni les gouvernements. Les chiffres commencent dans les banques; et ces chiffres ne sont pas en rapport avec la production qui s'offre, mais en rapport avec ce que le banquier pense pouvoir faire de profit sur le trafic de ces chiffres.

Au lieu d'être une simple comptabilité de service, le système d'argent a été vicié. Son contrôle a été monopolisé ; il est devenu un objet de trafic, de domination, de tyrannie, de dictature quotidienne sur nos vies.

Le cultivateur peut augmenter sa production : le comptable du système d'argent, qui est le banquier, n'augmente pas pour cela les chiffres-argent et n'en distribue pas à ceux qui ont besoin d'acheter les produits du cultivateur.

Des chiffres viennent plus abondamment quand on fait des canons, des bombes, alors que personne ne veut de ces bijoux-là. On distribue ces chiffres aux salariés des munitions, qui ne produisent rient pour le marché: cela ne peut servir qu'à grossir les prix et diminuer la valeur d'achat des chiffres.

Et quand on n'est pas en guerre, ou en préparatifs de guerre, c'est le contraire. On a vu nos grands hommes des gouvernements, dans tous les pays civilisés, permettre aux trafiquants de chiffres de mettre les peuples en pénitence pendant dix années, devant des produits qui ne se vendaient pas, faute de chiffres.

C'était criminel. Les faux comptables étaient criminels. Les gouvernements, mandatés pour le bien commun, étaient complices des criminels, laissant faire par lâcheté ou par bêtise.

Les créditistes veulent-ils chambarder tout le système?

Pas du tout. Ils trouvent très bien que l'argent moderne soit essentiellement de la comptabilité. Mais ils veulent une comptabilité juste. Ils veulent que l'argent soit ramené à sa fin propre: instrument de distribution.

Et c'est très simple. Puisque l'argent est un titre aux produits, le public doit disposer d'un pouvoir d'achat suffisant pour commander les produits dont il a besoin, aussi vite que le système producteur peut fournir ces produits.

Puis, dans ce public, chaque personne doit posséder une part suffisante de ce pouvoir d'achat, puisque chaque personne a le droit de vivre et qu'il est impossible de vivre sans argent pour se procurer les produits.

C'est pourquoi le Crédit Social propose:

A. – L'établissement d'un Office de Crédit (national ou provincial), qui tiendrait la comptabilité de la production globale et de la consommation (ou destruction, ou dépréciation) globale, dans le pays ou la province. L'Office actuel des Statistiques fournit déjà presque tous ces renseignements; une estimation approximative est d'ailleurs suffisante.

B. – Un pouvoir d'achat global en rapport avec la capacité de production, et équitablement réparti entre les membres de la société:

1. Par des récompenses au travail, comme aujourd'hui, distribuées par l'industrie elle-même.

2. Par un dividende périodique à chaque personne, employée ou non, de la naissance à la mort, pour assurer au moins une part suffisante pour vivre; ce dividende serait distribué par l'Office de Crédit.

3. Par un abaissement des prix, un escompte général bannissant toute inflation; cet escompte serait compensé au vendeur par l'Office de Crédit.

Où cet Office de Crédit prendrait-il l'argent pour les dividendes et pour les compensations au vendeur en retour de l'escompte?

Puisque l'argent est un chiffre qui permet de commander des choses à la production du pays, l'Office de Crédit ferait simplement ces chiffres dans la mesure où la capacité de production peut y répondre. Affaire de comptabilité.

Ces chiffres peuvent très bien être de simples inscriptions de crédit dans un compte ouvert à chaque citoyen; et un simple chèque sur le crédit national (ou provincial) adressé au vendeur sur présentation de ses bordereaux d'escomptes.

Impossible, et inutile, de fournir ici des détails techniques. Les modalités d'application sont d'ailleurs variées. (Une façon possible est expliquée dans la brochure «Une finance saine et efficace».)

Croyez-vous que ces crédits-là circuleraient et seraient acceptés comme de l'argent?

Certainement. Ils circulent et sont acceptés aujourd'hui. Les prêts ou découverts aux industriels, aux commerçants; les crédits qui ont permis à Mackenzie King, à Roosevelt, à Churchill, et aux autres, de faire six années de boucherie humaine – tout cela n'est et n'était ni de l'or, ni même du papier, mais de simples chiffres inscrits dans des comptes et mobilisés par des chèques.

Mais croyez-vous qu'un système d'argent, ça se mène comme ça?

Aimez-vous mieux que ce soit l'argent qui mène les hommes?

Remarquez bien, d'ailleurs, qu'il n'y a rien d'arbitraire dans la comptabilité monétaire proposée par le Crédit Social. La production reste le fait des producteurs eux-mêmes. La consommation reste le fait et le choix des consommateurs eux-mêmes. Les comptables de l'Office de Crédit ne font que relever les totaux; ils en déduisent mathématiquement ce qui manque d'un côté pour le rendre égal à l'autre.

Il n'y a donc ni expropriations, ni nationalisations, ni décrets dictant ce qu'il faut produire ou ce qu'il faut consommer. Le Crédit Social est une démocratie économique parfaite. Tout demeure l'affaire d'hommes libres. Bien plus libres qu'aujourd'hui, parce que des consommateurs munis d'un pouvoir d'achat suffisant commanderaient bien plus librement les produits de leur choix que ceux dont le porte-monnaie est toujours maigre et souvent vide.

Louis EVEN
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Wistiti
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Wistiti »

Salut,

Ce n’est pas parce que la monnaie est commune que c’est de la dictature.

Il faut juste que ça soit un service.

Les banques ne font pas mal leur travail. C’est le système spéculatif sur les dettes qui scrappe tout. La formule est aussi un problème. De plus, demander 100% de couverture serait la pire restriction de crédits de l’histoire.

Il ne faut pas redistribuer, mais distribuer à la source, sinon la planification d’État grossira.

Pour ce qui est de la création d’un système mondial éloignant les administrés des administrateurs, je suis contre.
L'occident montre une haine envers lui-même, qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique. L'occident ne s'aime plus, dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, il n'est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par AJH »

Wistiti a écrit :Salut,

Ce n’est pas parce que la monnaie est commune que c’est de la dictature.

Il faut juste que ça soit un service.

Les banques ne font pas mal leur travail. C’est le système spéculatif sur les dettes qui scrappe tout. La formule est aussi un problème. De plus, demander 100% de couverture serait la pire restriction de crédits de l’histoire.

Il ne faut pas redistribuer, mais distribuer à la source, sinon la planification d’État grossira.

Pour ce qui est de la création d’un système mondial éloignant les administrés des administrateurs, je suis contre.
Bonjour

Tout à fait d'accord sur la couverture... mais imaginer 100% de couverture ou imaginer que toute la monnaie soit centrale (les banques commerciales se contentant d'un rôle d'intermédiaire - payés en honoraires - envers les emprunteurs et s'alimentant auprès de la BCE) ce n'est pas pareil : dans le premier cas elles bénéficient quand même des intérêts, dans le second c'est la collectivité qui en bénéficie (via les intérêts versés à la BCE)

A ce jour, la BCE (c'est à dire la collectivité) n'est "propriétaire" que de 7% de la masse monétaire M3

Bon dimanche
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Christian »

Bonsoir à tous
demander 100% de couverture serait la pire restriction de crédits de l’histoire.
Pourquoi ?

Lorsque la demande d’un bien dépasse l’offre disponible, le prix de ce bien augmente. C’est une vieille loi de l’économie. Par exemple, la demande actuelle d’euros est forte, le prix de l’euro augmente. Il faut plus de dollars aujourd’hui qu’il y a un an pour acheter un appartement à New York ou une paire de Nike fabriquée en Thaïlande, mais il faut moins d’euros.

De même, si la demande de monnaie-or est forte, la valeur de cette monnaie va augmenter. Il faudra donc moins de cette monnaie pour acheter des appartements et des biens de consommation et financer des entreprises. Plutôt que de prêter plus de monnaie-papier pour acheter les mêmes choses, les banques prêteront toujours la même quantité d’or pour acheter plus de choses.
Pour ce qui est de la création d’un système mondial éloignant les administrés des administrateurs, je suis contre.
Et moi donc ! bien sûr que je suis contre. Rien ne rend les administrateurs plus proches des administrés que de savoir qu’à tout moment ces derniers peuvent reprendre leurs billes. Ce n’est pas le cas avec une monnaie étatique qui a seule pouvoir libératoire sur un espace donné.

Cordialement

Christian


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Miles Christi
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Re: Capitalisme et Libéralisme

Message non lu par Miles Christi »

Ave comites,
Christian a écrit :
Lorsque la demande d’un bien dépasse l’offre disponible, le prix de ce bien augmente. C’est une vieille loi de l’économie. Par exemple, la demande actuelle d’euros est forte, le prix de l’euro augmente. Il faut plus de dollars aujourd’hui qu’il y a un an pour acheter un appartement à New York ou une paire de Nike fabriquée en Thaïlande, mais il faut moins d’euros.

De même, si la demande de monnaie-or est forte, la valeur de cette monnaie va augmenter. Il faudra donc moins de cette monnaie pour acheter des appartements et des biens de consommation et financer des entreprises. Plutôt que de prêter plus de monnaie-papier pour acheter les mêmes choses, les banques prêteront toujours la même quantité d’or pour acheter plus de choses.

Il faut effectivement s’affranchir de l’illusion monétaire, par exemple lorsqu’un salarié reçoit une augmentation inférieure en pourcentage au taux de croissance du niveau général des prix, son salaire nominal a augmenté mais son salaire réel a baissé, inversement en cas de déflation avec maintien du salaire nominal constant, le salaire réel augmente. Et ce qui compte bien sûr c’est le salaire réel, c'est-à-dire le pouvoir d’appropriation, je préfère employer le terme de pouvoir d’appropriation que celui de pouvoir d’achat car il permet de mieux appréhender les principes généraux du capitalisme libéral, alors que le terme « pouvoir d’achat » a une connotation plus spécifique, il renvoie essentiellement à la consommation et aux consommateurs, mais un capitaliste qui achète des biens-capitaux, comme par exemple des machines-outils exerce lui aussi son pouvoir d’appropriation. Consommer, investir c’est fondamentalement le même acte c’est exercer son pouvoir d’appropriation, c'est pouvoir user et abuser de la chose appropriée, ainsi en va-t-il du spectateur mécontent qui balance des tomates sur la scène (en principe c’est fait pour manger…) que du rapace de la finance qui démantèle l’usine qu’il vient de reprendre (en principe un repreneur sauve….)

Par contre vous glissez petit à petit de la notion de prix jusqu’à celle de valeur jusqu’à les confondre, et du même coup vous faites de la loi déterminant les prix du marché, la loi déterminant les valeurs. Par ce glissement sémantique vous éludez le problème de fond qui est celui de la négation de la valeur par les économistes libéraux modernes : les théories néo-classiques sont en effet subjectivistes et individualistes, donc destructrices de l’objectivité des valeurs, et une valeur qui ne vaut que pour les uns et qui ne vaut plus pour les autres, est une valeur qui ne vaut plus rien. Entre parenthèses lorsqu’un homme dit « ce sont mes valeurs » il est tout bêtement en train de les saper, car implicitement il reconnaît qu’elles lui sont relatives, qu’elles n’ont de valeur que celle qu’il veut bien la leur reconnaître et qu’elles périront avec lui.

En sens contraire les classiques et les marxistes déterminent la valeur de l’objet par la quantité de travail socialement utile qui y a été incorporée. Contrairement aux premiers, ceux-ci ont cherché une théorie objective de la valeur. Du point de vue objectif l’offre et la demande ne déterminent en rien la valeur d’un bien, elles déterminent les fluctuations du prix de ce bien (liées à une surproduction ou à une sous-production) autour d’une certaine valeur, elle-même déterminée par le travail. Alors vous allez-me rétorquer qu’un peintre d’art moderne qui donne trois coups de pinceau en quelques secondes peut retirer de « son œuvre » des dizaines de milliers d’euros. Et de dire : «Regardez il a « travaillé » 3 secondes et il se ramasse le pactole !donc la théorie valeur-travail est fausse ! » Non elle n’est pas fausse pourvu que vous soyez capable d’établir le distinguo entre prix et valeur, il faudra donc dire : « ce qu’il a fait coûte très cher, mais sa valeur est nulle ». Dans ce cas nous sortons du cadre de l’économie capitaliste rationnelle, nous sommes dans une aberration économique où la nullité s’échange contre de la valeur, plus exactement contre le pouvoir de s’approprier de véritables valeurs, dès lors que des snobs fortunés sont prêts à dépenser des millions pour une mocheté. Il est peut-être bon de préciser aussi que le travail dont il s’agit ici est du travail socialement utile, et ce afin d’éviter l’objection inutile comme quoi l’homme qui a travaillé des milliers d’heures sur un château d’allumettes a produit un travail de valeur nulle.

Depuis que le monde est monde, que fait le monde ? Il se transforme matériellement. C’est là que la métaphysique aristotélicienne de la matière et de la forme me paraît judicieuse pour comprendre le processus de transformation. Quantitativement, du fait de la conservation de la matière et de l’énergie le monde est grosso modo toujours le même, l’homme n’ayant pas le pouvoir de création ex nihilo. Mais du point de vue des formes (formellement) le monde s’enrichit, car l’homme imprime constamment de nouvelles formes à la matière et des formes de plus en plus parfaites. Une forme c’est une perfection, c’est ce qui parfait, ce qui détermine une matière. L’homme étant lui-même une certaine perfection dans l’ordre des perfections, les nouvelles formes qu’il imprime à la matière, si elles sont à son service (point important à souligner) seront-elles-aussi des perfections. Le premier homme qui a arraché à la matière la forme de la roue a fait faire un grand bon à l’humanité, il a produit de la valeur, de même le premier sédentaire qui a travaillé la terre pour en faire jaillir des fruits. A toute forme ou perfection correspond objectivement une valeur, même une dignité pourrions-nous dire, bien sûr il ne faut pas tomber dans le fétichisme qui consiste à surévaluer une perfection qui nous est inférieure, comme par exemple l’automobiliste qui passe le plus clair de son temps à bichonner son automobile.

Une fois reconnue qu’il y a bien de la valeur qui est produite, valeur objective, reste à savoir comment le système capitaliste la produit et comment il la répartit. Il y a déjà un premier point à noter c’est que le capitaliste, le détenteur de capitaux ne fait pas partie du système productif, mais s’est approprié le système productif dans son ensemble. En effet le système productif est formé de la conjonction du facteur humain et du facteur machine : la hiérarchie des salariés et le parc de machines. C’est là qu’il ne faut pas se méprendre, car bien souvent les salariés assimilent le capitaliste à la hiérarchie qui les surplombe, mais dans une armée aussi il y a une hiérarchie pour autant les généraux ne sont pas propriétaires de l’armée. Cette erreur de perception est liée au fait que le salarié ne rencontre jamais son (ou ses) capitalistes, c'est-à-dire les personnes qui sont propriétaires du système productif dans lequel il se trouve, les seules personnes qu’il rencontre sont eux-aussi des salariés, car il ne faut pas oublier qu’a priori un PDG est lui aussi un salarié, dans certains cas le capitaliste peut aussi occuper un poste de salarié (voir par exemple Bill Gates se faisant directeur technique de son propre groupe).

A ce sujet les économistes libéraux, en réponse aux marxistes, ont déclaré : « cette distinction entre la classe capitaliste et la classe salariée ne tient pas car tout le monde est ou est en puissance d’être à la fois capitaliste et salarié » faisant allusion à la possibilité pour le salarié lambda de détenir des actifs financiers. Réponse ô combien hypocrite car combien de salariés peuvent se permettre aujourd’hui de vivre des seuls dividendes de leur plan épargne salariale ou carnet d’actions ?


Cette distinction est d’autant plus flagrante lorsque l’on analyse le processus de production capitaliste : en début de période le capitaliste consent à céder une partie de son pouvoir d’appropriation (sous forme de salaire) aux salariés, ceux-ci en contrepartie et avec l’aide éventuelle de machines produisent de la valeur, c’est la fin de la première période. La deuxième période s’ouvre lorsque la valeur est détachée du système productif, cette valeur c’est aussi un pouvoir d’appropriation puisque le capitaliste peut la vendre. Si le capitaliste après déduction des salaires, frais fixes et variables ainsi qu’amortissement des machines a encore quelque chose pour lui, on dit qu’il réalise un profit, sinon c’est une perte. Donc si l’on regarde les choses d’une façon globale, nous avons des capitalistes qui concèdent une partie de leur pouvoir d’appropriation à des salariés, des salariés qui avec l’aide de machines produisent de la valeur, et des capitalistes qui vendent cette valeur pour réaliser un profit, et bien sûr à terme voir leur pouvoir d’appropriation s’accroître. Mais à qui les capitalistes vendent-ils les valeurs produites par le salariat et les machines ? A eux-mêmes et au salariat auquel ils ont déjà transféré une partie de leur pouvoir d’appropriation en début de période, la boucle est bouclée. Sauf que rien ne garantit que le pouvoir d’appropriation des salariés, concédé par les capitalistes, soit suffisant en regard des nouvelles valeurs produites, rien ne garantit qu’à terme le pouvoir d’appropriation des capitalistes ne devienne hégémonique et que le monde ne devienne leur propriété.

Une objection fréquente est la suivante : « oui mais le capitaliste fait un saut dans l’inconnu, il peut faire un profit ou une perte, il est donc récompensé pour son courage, tout au moins pour la prise de risque ». Nonobstant le fait que le capitaliste peut ventiler les risques et souscrire à des assurances, cette objection ne serait valable qu’à l’échelon local, c'est-à-dire dans le cas bien précis de l’individu isolé qui cherche à vendre sa production sur un marché décentralisé avec une information imparfaite, or ce qui est intéressant dans un monde qui prétend à la globalisation ce n’est pas de nous pencher sur les pseudo-justifications morales d’une tête brûlée qui joue à la roulette russe, mais c’est d’essayer de comprendre quels seront les rapports de forces globaux, à qui appartiendra le monde et quel sera la nouvelle « governance ».

Pour bien mettre en évidence ce que le mode de production capitaliste a de spécifique, je vais prendre le contre-exemple de l’association, notion pourtant chère aux libéraux.

Dans une association type coopérative, il peut y avoir une hiérarchie, une répartition inégale des parts, des revenus inégaux, mais en revanche tous les associés tirent leurs revenus de la vente, personne n’est extérieur au système productif, tous les associés produisent, tous vont à la vente et partagent les risques.

Alors la question que l’on est en droit de se poser est celle-ci : si le mode de production associatif est bien plus valorisant et responsabilisant pour l’ensemble des acteurs pourquoi s’enferrer encore et toujours dans un mode de production capitaliste pour lequel le profit est moteur et le salariat simple variable d’ajustement ?

Finalement qui a intérêt à ce que les salariés restent des salariés, et donc le mode de production capitaliste en état, si ce n’est les capitalistes eux-mêmes ?

In cruce salus. In cruce vita. In cruce protectio ab hostibus. In cruce robur mentis. In cruce gaudium spiritus. In cruce virtus summa. In cruce perfectio sanctitatis. Non est salus animae, nec spes æternæ vitæ, nisi in cruce. Tolle ergo crucem et sequere Jesum, et ibis in vitam æternam.

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