À Frank et à Christian
Frank a écrit:
""L'immoralité apparente d'un certain nombre d'acteurs financiers n'est-elle donc pas tout simplement le reflet d'une immoralité généralisée plutôt que la conséquence d'un système fondamentalement pervers""
D'abord, je souligne que les articles cités un peu plus haut par Frank du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église et ayant trait au marché font entièrement partie du socle du projet du CRÉDIT-SOCIAL pour une réforme financière (il y a un fil dans le forum Cité-Catholique sur le CRÉDIT-SOCIAL).
L'immoralité évoquée par Frank, ici non apparente mais étant lisible en creux et par défaut, quand on pointe où et comment cette immoralité s'exerce spécialement par le traitement de l'argent du CAPITALISME FINANCIER, avec les effets ravageurs ainsi propagés dans et par la mondialisation-globalisation dont on comprend un peu mieux chaque jour les effets et le "bilan". L'examen sérieux du fonctionnement financier et des mécanismes bancaires de base et leurs effets ne sont qu'immoralité. Bien évidemment, il n'y a pas que le domaine monétaire, donc économique et social, touché par l'immoralité, mais ce domaine monétaire et financier entraîne une telle quantité de problèmes, que lorsqu'on en tient la principale source, l'urgence entre les urgences est de la purifier. Et nous touchons là à une TEHNIQUE, ce que les libéraux ne semblent pas vouloir comprendre. Ici, il s'agit d'une technique financière qui se trouve, donc, en amont du politique, en amont de la politique. Ce qui est politique,ne fait que diviser, et le libéralisme qui déclare mettre au rencart la politique n'y échappe pas, n'en déplaise à ses partisans. Dans partisan, il y a parti. Un parti, une "partie", par nature, divise. Tandisqu'une saine technique, lorsqu'elle progresse et supprime des intérêts parfaitement négatifs, voleurs et destructeurs qui hypothèquent toutes les sociétés, ne peut que rendre service à tous les composants de la société (plus bas se trouve le LIEN qui dévoile l'organigramme de l'histoire bancaire moderne, celui de la Banque d'Angleterre devenu MODÈLE MONDIAL et qui vampirise le monde entier).
Pour répondre à plusieur sur ce sujet du capitalisme et du libéralisme et à Christian. Oui le capitalisme est une bonne chose en soi. Le capitalisme est de type organique. Un organe participe au métabolisme normal et fécond d'un ensemble vivant en ayant une fonction tel que, par exemple, la circulation sanguine, et tous ses paramètres sont compris entre des minima et des maxima naturels, lesquels ne peuvent être dépassés dans un sens ou dans l'autre sous peine, justement, de peines, de déséquilibres divers et dommageables, de maladies et bloquages, etc. Cet équilibre, d'ailleurs dynamique, est donc nécessaire au fonctionnement général et varié de la société des hommes dans son ensemble ici bas sur Terre. Ainsi, le capitalisme (c'est le sujet de mon intervention un peu plus haut) est une structure naturelle dont les relations internes commandent, naturellement, l'équilibre et la fécondité de la société dans le domaine économique et social. Sans quoi, c'est le dépérissement et l'étouffement général, ou bien la concentration, ou encore le système concentrationnaire et l'excroissance démesurées, pour le triomphe passager de quelques boutures et greffons artificiels qui disparaissent non sans avoir, dans leur développements erratiques et leur disparition, boulversé et empoisonné tout ce qui vit dans le même espace-temps.
Le constat est sans appel le capitalisme a été vicié par le système financier.
J'ajoute que le système d'argent moderne, c'est à dire l'usage d'un argent de chiffres, argent immatériel, est une très bonne solution, actuellement la plus sûre de toutes. Quant à l'argent formé des pièces et des billets, il reste un moyen de paiement, qui, s'il est marginalisé, demeure en usage pour de multiples raisons, tandis que l'or reste maintenant un actif banal parmis les autres. C'est donc l'argent de chiffre, qui, dans les circonstances actuelles, donne sa valeur à la monnaie en circulation sous toutes ses formes.
Le système de crédit bancaire s'est propagé ainsi depuis environ deux siècle et, relativement aux révolutions industrielles, on peut dire qu'il a à son actif un développement économique considérable, jamais atteint dans le passé (le troisième tiers du XXème siècle a ainsi battu en continu tous les reccords imaginables de productivité en Occident et dans une partie de l'Asie: Japon et Corée du Sud, et ce n'est pas terminé).
Ainsi, ce système de crédit, sa structure de fonctionnement aura donné au moins ceci: crédit bancaire = développements et modernisation des moyens de production = accroissement des gains de productivité = ressources plus importantes. Ces ressources étant rajoutées aux actifs qui croissent dans les mêmes proportions que le coéfficient d'application des sciences et techniques de l'espace économique considéré, etc. Tout ceci fait que la monnaie en usage dans une zone économique considérée, sa création et le contrôle de cette monnaie est intimement liée au destin du ou des pays en question la dite zone économique.
Louis EVEN rappelle que les trois pouvoirs classiques: le législatif, l'exécutif et le judiciaire sont les principaux pouvoirs des gouvernements, mais il en est un autre, non catalogué comme tel, mais qui les dépassent tous les trois et qui domine les gouvernements eux-mêmes. C'est un super pouvoir qui ne tient son autorité d'aucune constitution, et ne se soucie pas plus qu'un brigand pour l'exercice de sa puissance, c'est le POUVOIR MONÉTAIRE. Celui-ci nous rend locataires de l'argent. Locataires qui doivent payer hors de prix l'usage de l'argent qui sert pourtant à payer le pris de notre propre production qui n'a ainsi sa valeur que grâce à notre travail de production et dont la propriété est usurpée par les banques créatrices de monnaie. L'origine de la masse de monnaie en circulation se trouvant dans les dettes que constituent les demandes de prêts octroyées par les banques à leurs clients que sont les entreprises, les particuliers, les collectivités locales et publiques, les États par leurs gouvernements succéssiifs.
Je l'ai rappelé bien des fois ici et ailleurs, c'est là, dans ce rapport: capital-travail, que l'on constate rapidement que c'est le capital qui mène le bal (dit ainsi pour faire court) et non le travail. C'est le capital, le CAPITALISME FINANCIER qui tient les commandes réelles de la politique suivie et tenue dans les pays ou les groupes de pays. Je le répète, le système financier à vicié le capitalisme. Marx, tout comme les libéraux, sont passé à côté de l'essence du capitalisme financier et ses plus-values ponctionnées sans avoir jamais fait pousser le moindre grain de blé ni rien produit. Les banques et les États marchent de concert et de connivence . Mais c'est aux sociétés civiles productrices de contrôler et de prendre en mains la création monétaire couvrant et préparant le Pouvoir d'Achat des producteurs. Car ces derniers n'ont aucunement prise sur le traitement monétaire de leur propre travail productif. C'est la désignation: création monétaire, qui est la vraie désignation et non la désignation : politique du crédit, qui embrouille systématiquement la claire compréhension de ce problème majeur, premier et vital sur la monnaie, dont on cultive à souhait la confusion perpétuelle. Car "il ne faut pas" que les gens "en prennent conscience"....
L'ignorance générale la plus complète possible est la meilleure garantie du pouvoir financier...
Avec d'autres, je le constate tous les jours.
Je suis à peu près d'accord avec toute la 1ère partie de la conférence de Christian,
- Comment penser l'Économie aujourd'hui? - on pourrait y discuter, secondairement, certains points, et ceci, jusqu'au paragraphe 3, L'Argent, et la suite. Là, et ça ne m'étonne pas, il y a une immense lacune, abyssale, sur l'argent et sa signification. Il ne s'y trouve pas d'idée mettant la puce à l'oreille sur le mode de traitement de l'argent qui, lui, n'est absolument pas naturel ni l'œuvre de Dieu. Enfin le renvoi N°16 est une élucidation de l'idéologie de Christian. J'y reviens plus loin.
Voir particulièrement ce lien qui est l'histoire de la banque d'Angleterre devenu aujourd'hui le modèle financier mondial générateur de maux indicibles qui scandent l'histoire. Voir:
viewtopic.ph ... lit=#p9097
Voir aussi:
http://courtfool.info/fr_Couts_mefaits_ ... dollar.htm
Ce lien est très instructif sur l'impact qu'a l' "argent mondial". Rien n'est sain dans ce système, l'actualité est d'ailleurs parlante
et voir:
http://www.dailymotion.com/video/x3gz7t ... ne-ok_news
ce dernier lien est un fait parmi tant et tant d'autres de par le monde. Mais ici, l'Amérique est tout à fait au centre de ce problème mondial. Surtout, et c'est l'ironie amère de la frustration, quand ce sont des immigrants complètement intégrés qui en souffrent... On est ici en pleine mondialisation libérale...
Rien est moins démocratique que l'argent sous sa forme actuelle!!
C'est ainsi que, m'adressant plus particulièrement à Christian après avoir lu sa conférence sur le lien qu'il a indiqué, j'y fait des commentaires et réponses balisées par ----> et <---- en allant à la ligne chaque fois (hélas, je n'ai pas pu faire fonctionner les lettres en gras ou en italique, merci de vos excuses pour ma maladresse)
extrait de la conférence de Christian et commentaires: Comment penser l'Économie aujourd'hui?
(....)
3 - L'ARGENT
(....)
Le signe de cette circulation est l’argent. Il est impossible de parler de l’économie aujourd’hui sans parler de l’argent. Or, rien n’est plus mal compris par les critiques
----> pas tous! <----
du capitalisme bourgeois que la fonction de l’argent. L’argent est une énergie
----> c'est plutôt un PERMIS d'acheter <----.
La grande mutation de notre époque est le passage des sociétés sédentaires, fondées sur la possession immeuble de terres et d’usines, à un autre type de société, fluide, mobile, à un nouveau nomadisme. L’argent est évidemment l’énergie de ce nouveau nomadisme.
Considérez la société avant le capitalisme financier. Vous voyez une société d’aristocrates et de paysans, d’hommes de l’État et de travailleurs, qui connaissent bien des conflits, mais qui, au-delà des conflits, partagent finalement les mêmes valeurs : l’amour de la terre-mère et nourricière, l’attachement à la patrie et à la nation, la soumission au pouvoir et aux dogmes…[15]
Et voilà que l’argent déstabilise cet ordre des choses. Car là où il apparaît, c’est-à-dire aujourd’hui partout, hormis parmi les plus primitives des peuplades, son énergie renverse les hiérarchies. L’argent bouscule les statuts et les privilèges. Il interdit même de reconstituer un ordre nouveau et figé, tant son énergie révolutionnaire est puissante.
----> on ne peut mieux dire! Mais dans un tout autre sens que ce qui est ici... une réponse décisive se trouve, entre autres, dans les trois LIENS mis dans ce présent message <----
Contrairement à une idée reçue, l’argent n’est pas une idole, il est au contraire le souffle qui renverse les idoles. Mobile et incontrôlable, l’argent est du côté de l’humain parce qu’il se joue de toutes les frontières et menace tous les gouvernements
----> il constitue un gouvernement non dit au dessus des gouvernements.<----
Il est du côté de l’esprit parce qu’il nous arrache à la matière
----> rien n'est moins sûr, c'est même tout à fait faux!.... ces propos confinent au surréalisme le plus exalté <----
D’une certaine façon, le capitalisme financier pointe un ailleurs vers lequel nous devons toujours être en route. Il nous désigne les choses et nous rappelle « Ne t’attache pas, ça peut se vendre ». L’argent est ce qui empêche de dormir repu. Voilà l’appel que nous lance l’économie moderne pour nous enlever à la conservation passive des objets et à la répétition morne des pratiques sociales, et pour nous projeter vers la création continue, c’est-à-dire vers la vie de l’esprit.[16]
----> sûrement pas à une vie de l'esprit, mais bien plutôt à une société de type matérialiste (comme la marxiste) par le marché et l'unification mondiale non plus des prolétaires, mais du capital financier mondialiste, mondialisé et mondialisant. Contrôler la monnaie (monnaie mondiale?) c'est contrôler l'espace où est en usage cette monnaie. C'était les nations, maintenant c'est le monde entier? Faut-il fairre un dessin? <----
4. Le combat pour la vie
Alors on comprend bien pourquoi l’économie suscite tant de résistances aujourd’hui. Tout ce que nos sociétés contemporaines comptent de forces réactionnaires est arc-bouté contre le souffle de vie
----> ??...<----
que l’économie fait passer sur le monde.
L’économie capitaliste est une relation nouvelle d’être au monde, qui n’est plus l’impuissance devant la nature, comme chez les primitifs, ni la soumission à une classe dominante disposant du pouvoir répressif de l’État, comme dans les sociétés politiques. Les valeurs de l’économie libérale s’opposent d’ailleurs terme à terme au fonctionnement des sociétés politiques : le contrat plutôt que le pouvoir, l’échange plutôt que le vol, l’honnêteté plutôt que le lignage,[17] l’initiative individuelle plutôt que l’obéissance, le réseau plutôt que la hiérarchie… La politique
----> et le marché <----
impose(nt) l’uniformisation : si le roi est catholique, tous ses sujets doivent l’être ; si la majorité vote pour le socialisme, la minorité doit le subir aussi… La vision économique du monde encourage au contraire le choix et la diversité
----> actuellement, après plusieurs décennies de politiques "libérales" dans une grande partie du monde, les sociétés paraissent de plus en plus homogènes, ce qui les fait perdre en créativité tout domaine et accentue leur dépendance <----.
Si des gens veulent vivre selon les principes du socialisme ou de l’Islam, ou de n’importe quel autre mode de vie, grand bien leur fasse, les capitalistes
----> et, pourquoi pas, les neo-marxistes <----
qui ont adopté une philosophie différente sont toujours prêts d’échanger leurs biens commerciaux et culturels avec ceux qui vivent autrement si chacun y trouve son compte, ils sont contents de dialoguer avec eux, de comparer les expériences, bref, de faire tout ce qui est le propre du marché. Et si ceux qui ont adopté le style de vie du socialisme, par exemple, s’en trouvent tellement heureux, cet exemple fera que de proche en proche, toute la planète voudra vivre comme eux, et le rêve du socialisme universel sera réalisé sans violence. Si vous doutez que cela arrivera, c’est-à-dire si vous croyez que les gens rechigneront à partager leur revenu, à renoncer à leur héritage, à mettre en commun les moyens de production, et qu’il faudra les y encourager par des initiatives politiques, comme de jeter les réfractaires en prison, alors c’est peut-être que le socialisme
----> et le contrôle de la monnaie par le plus haut niveau <----
ne correspond(ent)pas à la nature des êtres humains, et quel droit avons-nous de nier cette réalité-là ?
Au contraire de la politique, l’économie n’a pas une fonction uniformisante, mais unificatrice
----> l'économie n'est et ne peut pas être - nécessairement - unificatrice vu l'hétérogénéité des sociétés humaines et des lieux géographiques, alors que les forces du marché et de la finance veulent, même à leur insu, unifier les hommes dans une unification qui, seule, convient au pouvoir financier. Après, quand les hommes s'en aperçevront , ce sera trop tard... <----
Au cours de notre exposé, nous avons noté que la richesse économique est désirée par la plupart des gens, et, paradoxalement, la voie légitime qui mène à cette richesse inspire de la haine
----> parce que l'États, comme les sociétés transnationales et les empires financiers pratiquent l'injustice pour obtenir leurs "résultats" et, si certains sont moins belliqueux que d'autres, toutes ces forces: États, sociétés transnationales et empires financiers (bientôt: empire écrit au singulier?) sont tous belligènes. <----
La raison en est que la richesse légitime ne s’acquiert que par le service rendu aux autres, et notre orgueil, hérité de milliers d’années de culture aristocratique,
----> il faut rajouter, surtout, socialiste, communiste et libérale, car l' "aristocratie" ici évoquée perdure toujours dans les autres formes politiques et culturelles, <----
ne supporte pas que notre travail soit jugé par autrui, par des êtres humains quelconques, les anonymes, les étrangers... La logique économique inverse le sens historique de l’échange. Nous ne travaillons pas pour celui qui est au-dessus de nous,
----> bien sûr que si! Même si le maître qui ne dit pas son nom, disons le banquier, n'est pas au dessus de nous, mais tout à côté de nous, même "contre nous". Les banquiers nous disent: "Nous voulons votre bien, et nous l'aurons...". Nous travaillons pour le système d'argent-dette des banquiers, qui alourdissent, en toute stérilité, en moyenne de 40 à 50% les prix que nous payons au quotidien et à longueur de vie, et que les financiers de ce niveau devenus historiquement les plus puissants et "unificateurs" <----
que le roi, les nobles, le clergé, mais nous travaillons pour celui à côté de nous, pour l’étranger, pour l’inconnu
----> oui, peut-être, quand nous aurons réformé notre système financier, en particulier notre mode de création monétaire voleur et ctiminel. <----
Autrefois, les pauvres produisaient pour les riches, aujourd’hui, en économie de marché, le riche reste riche - parce qu’il n’hésite pas à soumettre sa production au jugement de ceux qui sont plus pauvres que lui
----> Certainement pas! (ou j'ai mal compris). Même si maintenant il y a plus de nouveaux riches, malgré tout, l'écart se creuse énormément entre les riches et les pauvres, belle réussite!...<----
Aux valeurs scientistes qui découlent du mythe et de la toute puissance de l’homme sur la nature, l’économie exige une science au service de l’humain - non pas d’une Humanité abstraite, définie par la science elle-même, mais au service de ceux qui espèrent suffisamment un résultat du travail des savants et des experts pour le payer volontairement. Le but de la science n’est pas la découverte pour elle-même. Il n’est pas la recherche de la vérité - c’est la fonction des philosophes et des mystiques. Le but de la science comme de l’économie est l’utilité. La soumission de la science à l’économie bride la toute puissance de la magie noire
----> Cette dernière phrase, comme tant d'autres propos ici, ne voient sans doute rien des mécanismes financiers et bancaires, car, au départ, créer de l'argent ex-nihilo, soit à partir de rien est une pratique purement magique, une magie noire s'il en est! On doit créer de la monnaie quand on a pu produire, c'est un argent qui est alors le reflet exact en pouvoir d'achat de ce qui est produit. Tandis que si on crée, au départ, l'argent par anticipation, - et c'est là tout le crédit "moderne"à la production - c'est la course et la fuite en avant dans les crises, les frustrations et les conflits assurés. Là aussi, faut-il faire un dessin? <----
Le héros des sociétés politiques est le guerrier héritier d’un sang pur et défenseur d’une terre. Le guerrier est celui qui accepte la mort, celle des autres et la sienne, au nom d’un idéal, que ce soit le service de la patrie ou de la foi.
Le guerrier toujours méprise le bourgeois, l’homme de l’économie, parce que le bourgeois a peur de la mort. Le bourgeois est celui qui ne veut pas mourir
----> il préfère faire mourrir les autres? Tous étant revêtus d' "habits" démocratiques, c'est ce que cherchent, d'ailleurs, à faire les États-Unis dans la lignée de la révolution bourgeoise protestante dans le monde en le pillant en col blanc.<----.
La figure du bourgeois capitaliste, qui préférera toujours la vie à la mort, entrepreneur, créateur, consommateur, commerçant apatride et honnête, répond maintenant à la question que nous posions de savoir ce qu’est l’économie. Elle est l’entreprise par laquelle l’être humain vivifie le matériel, le mécanique, les rouages aveugles, la nature indifférente, le pouvoir politique, toutes ces œuvres de mort, en leur communiquant un peu de sa propre vie. L’entrepreneur espère que sa vie passe dans le monde, et ainsi l’économie est le combat de l’être humain contre la mort
----> celui qui devrait être entrepris contre le système financier mensonger, délétère, voleur et meurtrier (avec ou sans "démocratie", c'est à peu près pareil) <----
Finalement, ce dont s’occupe l’économie est tout simplement l’Âme du monde.[18]
----> ce serait plutôt la doctrine catholique qui s'occupe de lÂme du monde lorsque nous l'intériorisons et tout ce qui lui correspond de vrai dans le monde, donc une économie juste. Actuellement l'économie l'est dans un certain nombre de cas, beaucoup d'autres cas, infiniment nombreux, peuvent être corrigés si l'économie est confirmée par une finance juste. Ce qui n'est absolument pas le cas. La crise bancaire actuelle, dont on ne sait pas, à cette heure, si elle va contaminer plus loin encore l'économie normale déjà toute faussée par notre sytème financier et bancaire, démonttre ici son versant interbancaire tout à fait frelaté... Rien d'étonnant! <----
(Une version de ce texte en langue anglaise a été présentée sous forme de conférence
au congrès mondial de l’ISIL, à Costa Rica, le 23 août 1999)
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[1] Fernando Pessoa, poésies d’Alvaro de Campos, Le Gardeur de troupeaux, trad. d’Armand Guibert, NRF/Gallimard, 1968
[2] François Guillaumat a publié sous ce titre un recueil d’articles de Murray Rothbard, Les Belles Lettres, 1991
[3] Franz Oppenheimer, The State, (Sans nom d’éditeur. L’édition originale allemande est de 1908. La traduction anglaise, publiée en 1922, ne comprend pas les révisions apportées par l’auteur à une nouvelle publication en allemand en 1929. Je remercie Tiia Roth-Biester pour ces précisions bibliographiques). Jusqu’à aujourd’hui, toutes les sociétés modernes subissent la violence d’un État. Elle est le corollaire du mode de vie encore dominant sédentaire et agricole. Il est donc difficile pour la grande majorité des gens qui ne réfléchissent pas à cette question (et qui espèrent souvent profiter eux-mêmes de la violence politique) d’imaginer l’extraordinaire jaillissement d’énergie que connaîtraient les sociétés où la violence serait rejetée hors-la-loi. Quelques analogies peuvent seulement le faire entrevoir, par exemple l’enrichissement général consécutif à l’abolition du servage.
[4] Ce que montre la praxéologie comme entendue par Ludwig von Mises, L’Action humaine, trad. de Raoul Audouin, Paris, PUF Libre Echange, 1985 ; Murray Rothbard, Economistes et charlatans, trad. de François Guillaumat, Paris, Les Belles Lettres, 1991 ; et Hans Hermann Hoppe, The Economics and Ethics of Private Property, Boston, Kluwer Academic Publishers, 1993.
[5] Sigmund Freud, Au-delà du principe de plaisir, in Essais de Psychanalyse, Paris, Payot, 1951.
[6] L’étymologie du mot montre assez quelle considération on portait au fait de travailler. Dans le latin du Bas-Empire, tripalium désignait un assemblage de trois pieux sur lequel on immobilisait un animal pour le castrer.
[7] Descartes, Discours de la méthode, 6ème partie, (1ère éd. 1637) Classiques Larousse, 1934.
[8] Lors de l’achat d’un service ou d’un produit, notre paiement correspond à la valeur de cette prestation pour nous, et pas du tout aux qualités humaines que nous pouvons reconnaître par ailleurs à leur auteur. Le producteur, dans le monde des affaires comme dans celui de l’art, disparaît derrière son œuvre, et il faut qu’il en soit ainsi. Dans la relation économique, nous ne jugeons pas les personnes, mais seulement leur production. Parce que la rémunération du service est indépendante de la personne qui le rend, ce n’est pas non plus le mérite du travailleur qui est récompensé. Il est très méritant de construire un barrage à mains nues, mais ceux en bas qui attendent l’électricité préféreraient qu’on utilise des bulldozers.
[9] On ne peut pas imaginer les héros de Corneille et de Racine, et ceux de Madame de Lafayette, revenir riches. Ils reviennent vainqueurs. Leurs valeurs sont celles de l’aristocratie : sens du sacrifice à la communauté, courage physique… Le soldat Napoléon n’avait que mépris pour la « nation de boutiquiers » qui devait finalement le vaincre. Ces valeurs aristocratiques disparaissent en 1914. A vrai dire, elles sont encore réclamées aujourd’hui, surtout en Europe, par les employés du « service public », mais c’est à la manière dont les valets endossent les habits de leur maître.
[10] Mais il convient d’établir ici une distinction : la gratuité est différente du don. Le don relie des personnes, celle qui donne et celle qui reçoit. Le don est un acte éminemment capitaliste, il est emblématique du droit de propriété, car chacun ne peut donner que ce qui lui appartient et l’acte de donner manifeste le caractère absolu du droit de propriété (le trustee ou le chef de clan qui ne se considère que le gérant de biens qui doivent revenir à d’autres, par exemple, aux générations futures, ne peut pas se permettre de donner ces biens). La gratuité ne s’intéresse pas aux personnes, mais seulement aux choses. C’est toujours une personne qui donne, mais c’est une chose qui est gratuite.
Le don a sa place dans une économie de marché, une place de premier rang. Le mensonge de la gratuité en est exclu. Car, bien sûr, rien n’est gratuit. Quand on prétend que quelque chose est gratuit, on signifie simplement que celui qui consomme n’est pas celui qui paie. La gratuité des soins médicaux au Royaume Uni, celle de l’éducation en France…, permet aux hommes de l’État d’usurper le rôle de généreux donateurs qu’ils s’attribuent avec l’argent qu’ils ont volé.
[11] Père Serge Boulgakov, Filosofia Hozaïstva, Moscou, 1912, trad. française Philosophie de l’économie, Lausanne, Editions de l’Age d’Homme, 1987.
[12] Eric Fromm, To Have or To Be ?, New York, Harper & Row Publishers, 1976, trad. française, Avoir ou être ?, Paris, Robert Laffont, 1978.
[13] Cette infusion de la vie dans l’avoir, qui est l’essence même du capitalisme, est incompréhensible pour ceux qui sont encore prisonniers de la vision du monde féodale. Pour eux, l’être se dégrade nécessairement au contact de l’avoir. Friedrich von Schiller, « Base natures are respected on the basis of what they do, noble natures on the basis of what they are », cité par Alexander Rüstow, Freedom And Domination, Princeton University Press, 1980.
[14] Et encore, le discours écologique n’intègre-t-il que la dimension spatiale. Le discours écologique est encore tout imprégné des valeurs des sociétés sédentaires et agraires qui privilégient la terre et le matériel. Mais il est une autre dégradation que cause la démocratie sociale, qui n’est plus celle de notre relation à l’espace et l’environnement, mais au temps. Une des caractéristiques des sociétés démocrates sociales est la perte de la relation au temps.
Cette perte de la relation au temps se manifeste par la faiblesse de l’épargne dans toutes nos sociétés occidentales et par notre irresponsabilité en face du futur. Il paraît que d’autres s’en soucient pour nous, les hommes de l’État en particulier, et nous sommes supposés leur faire confiance.
Lorsque nous investissons, nous privilégions les projets dont la rentabilité est immédiate, ce qui est raisonnable dans les circonstances actuelles, car les errements des politiques fiscales et monétaires propres aux démocraties sociales, les caprices des majorités, rendent aléatoires tout engagement à long terme. Les hommes de l’État créent les conditions d’insécurité qui rendent impossibles la prévision d’un investissement à long terme, puis accusent les capitalistes de n’investir qu’à court terme.
[15] E. Valdman, Les juifs et l’argent, Biblieurope, 1999
[16] Je voudrais livrer ici quelques réflexions que m’inspire le livre de E. Valdman, Les juifs et l’argent, op. cit., dont j’ai repris ici l’argumentation. Dans l’imaginaire occidental, l’homme de l’argent, du nomadisme et du livre, est le juif.
----> pas seulement "le juif" <----
Pour le chrétien que je suis, les juifs sont, selon le mot d’un Pape, « de grands frères dans la foi ». Les juifs sont historiquement le peuple prophétique. La fonction du prophète est d’injecter dans le monde l’information nécessaire pour que la Création se poursuive. Au moment de la Création, l’information qui conduit l’évolution est inscrite dans la matière, puis elle se réplique dans les gènes des premiers êtres vivants. Avec l’apparition de l’être humain, cependant, l’évolution n’est plus seulement programmée dans l’ADN de nos cellules, elle devient consciente, nous pouvons l’accepter, la refuser, c’est notre liberté. Mais pour accepter ou rejeter le plan de Dieu, encore faut-il le connaître, et c’est la mission très spéciale du peuple juif que d’injecter dans le monde l’information toujours renouvelée que Dieu propose à l’humanité pour avancer dans l’évolution.
----> les Écritures disent: "Le salut vient des Juifs" c'est le peuple à travers lequel la révélation a atteint les hommes par Abraham, les prophètes, puis Jésus-Christ. <----
si Auschwitz est un mystère (comme les catholiques parlent du mystère du Péché Originel et de la Rédemption), Auschwitz n’est pas dénué de sens. Auschwitz représente l’aboutissement logique, inéluctable, de tous les projets politiques structurant les sociétés humaines par l’appartenance à une terre et à une nation, appartenances qui rendent nécessaires l’institution d’un État. Chaque nation doit avoir sa terre, et chaque nation doit être régulièrement purifiée
----> on peut le dire aussi du monde entier <----
Les démocraties n’échappent pas à cette logique. Les démocraties sont nationalistes puisqu'il faut bien dire qui aura le droit d'élire les chefs, et ce droit d’élire les chefs n'est pas donné en considération de la vertu, de la fortune ou du quotient intellectuel, mais en fonction de l'appartenance à la nation, qui s’acquiert lorsqu’on vit sur sa terre. Une terre, un peuple, un chef… ce que les nationaux-socialistes traduisaient par le slogan Ein Reich, ein Volk, ein Führer.
----> attention la formation des nations ne débouche pas nécessairement, Dieu merci! sur le national-socialisme, consorts, et Auschwitz <----
Si certaines sociétés politiques, comme la suisse et l'anglaise, semblent ne jamais pouvoir connaître un Auschwitz
---> L'Angleterre s'est "payée la démocratie" grâce aux ressources qu'elle tirait à l'époque de son immense empire colonial en y faisant suer le burnous. Son empire colonial fut le plus grand empire colonial du monde et de l'histoire, 33 millions de kms2 et des centaines de millions d'habitants, (celui de la France faisait "seulement 11 millions de kms2), l'Angleterre a "sous-traité" tant de choses!...<----
ce n'est pas la démocratie qui les en protège, mais bien qu'elles ont adopté quelques éléments de la philosophie libérale (des « concepts volés » comme dirait Ayn Rand), qui brident, de plus en plus difficilement d’ailleurs, la tendance naturelle de la démocratie au nationalisme et au socialisme.
----> ce serait bien plutôt le cas de l'axe Londres - Washington et New-York (dans cet axe, on ne sait pas vraiment si Tel-Aviv, voire Jérusalem, est une succursale ou la maison mère?...). Que voit-on depuis la chute du communisme (ou plutôt de ce type historique de communisme) des agressions gravissimes caractérisées par les donneurs anglo-saxons de leçons de démocratie qui se traduit par: "Notre business sera votre développement...", tout leurs prétextes sont fallacieux, la démocratie?!... Comprenez le règne, par les armes s'il le faut, de la "liberté" pour l'approvisionnement énergétique des USA (et de l'Europe hypocrite qui ne le dit pas comme ça) et la continuation, quoiqu'il arrive, d'une parfaite économie de gaspillages "indispensables" pour la croissance (?!) des deux plus gros clients (USA et Europe) de l'Arabie Saoudite, un régime à bases moyenâgeuses s'il en est! Et je passe sur tant et tant d'autres exemples! L'un des plus grands mensonges universels imaginables fut ce déclenchement de la guerre contre l'Iraq dont nous ne savons pas encore sur quoi elle va déboucher, directement ou indirectement, au Moyen-Orient élargi et dans le monde... L'on sait par ailleurs, que la formation d'Israël s'est effectuée en 1948 (juste après le vote majoritaire de l'ONU) par des expulsions massives (500 000 à 700 000) de Palestiniens, et ce, avec des "méthodes" du genre "Gestapo"... La crise et les guerres ne sont pas, et de loin, achevées à ce jour. <----
Le juif n’est pas citoyen (je me souviens de ma surprise, lors de ma première visite en Israël, de voir placardées de grandes affiches dénonçant l’État d’Israël sur les murs du quartier de Mea Shearim où résident les communautés les plus traditionalistes ; pour ces juifs orthodoxes, l’État d’Israël est hérétique, puisque seul le Messie pourrait l’établir). Le juif est l’homme de l’argent et du livre qui ne connaissent ni l’un ni l’autre de frontières. La haine de Hitler pour les juifs, mais aussi pour les tziganes, pour les communistes et les bourgeois capitalistes, vient de ce qu’ils sont tous apatrides. Ils se passent fort bien les uns et les autres d’un État.
----> alors pourquoi l'État d'Israël?? Étant bien compris que la réaction mondiale à l'horreur des camps d'extermination nazis favorisa la naissance de l'État d'Israël en 1948, mais, ce serait ici la démonstration de l'inutilité des États. Par ailleurs, il faut aussi préciser que celui qui inaugura les camps de concentrations est Lénine (en 1922 je crois), À noter que le génocide du Cambodge par les Kmhères rouges (1975-1979) vient réfuter complètement la thèse du livre: les Juifs et l'argent. Ce sont les théories marxistes qui n'ont jamais caché leur vocation, leur dimension mondiale et leur prototype de mondialisation (qu'inaugura la Révolution bolchévique de 1917 formant l'Urss d'alors) et qui inspira les régimes communistes, peu après, rivalisant de criminalité avec les nazis et consorts mais durant bien plus longtemps que le régime nazi liquidé en 12 ans. Ainsi, parmis les consorts communistes, il y a le génocide des Khmères rouges (environ 1,5 millions de personnes uniquement au Cambodge) où, en plus, aux pires tortures physiques s'ajoutèrent les pires tortures morales.<----
Auschwitz a marqué la fin d’une ère dans l’évolution de l’humanité
----> non, c'est faux! Il y eut le génocide du Cambodge 30 ans après 1945, <---- celles des sociétés sédentaires et politiques, fondées par le trinôme d’une terre, d’un peuple et d’un État
----> les mondialistes, dont le projet a été et est de transformer les nations en propriétés privées d'empires financiers transnationaux, considèrent la planète Terre comme un "tout". Parmis ces mondialistes vous avez peut-être entendu parler du groupe de Bilderberg (sorte d'État-major strictement informel mais seul décideur de la "stratégie mondiale" à suivre dans l'année qui suit), de la commission Trilatérale, du Council of Foreign Relation ou C.F.R., et, sauf erreur, il n'y a pas (que je sache) une plus grande proportion de Juifs dans les instances mondialistes que celle qu'il y a dans la population mondiale <----
De même que les grands séismes tectoniques sont suivis de répliques de moindre amplitude
----> non, proportionnellement à la population du Cambodge d'alors, le génocide y fut pire qu'en Pologne durant la 2ème guerre mondiale, et de toutes façons, on ne va pas "soupeser" des crimes génocidaires pour dire que ces crimes-ci sont plus "criminels" que ces crimes-là,<----
nous sommes témoins, après la défaite du national-socialisme, des derniers soubresauts des sociétés politiques, en Yougoslavie, dans le Caucase et ailleurs,
----> l'Urss et tout le glacis communiste dura encore 45 ans après 1945, c'est long dans une vie d'homme, les victimes auront "apprécié". <----
L’obsolescence des sociétés politiques laisse la place
----> d'abord laisse place à la garantie d'un système financier libéral de telle sorte que les pays et les peuples n'aient plus de pouvoir monétaire (l' "Europe" est un cas d'école), et de ce fait, n'aient plus de souveraineté réelle quelle que soit leur constitution, car celle-ci aura été mise à la sauce libérale et il n'est plus question d'y revenir... Malgré le non français et hollandais à l' "Europe" proposée, les gouvernements veulent faire passer en force cette constitution à peine revue. Ainsi ceux, même majoritaire, qui auraient des idées originales et fécondes, sont priés de la boucler. Circulez il n'y a rien à voir... Le major Douglas, inventeur du Crédit Social, fut le témoin de ce très triste épisode et la victime indirecte, en effet, les associations bancaires britanniques payèrent quelques 5 millions de livres-sterling à la presse pour qu'elle taise toutes les informations et les développements du Crédit-Social. Si le Crédit-Social était une gentille chimère, il y a longtemps que es banquiers n'y auraient plus prêté attention... <----
à la constitution de communautés reliant les gens qui souhaitent partager la même expression de leur culture et le même projet commun, quel que soit le lieu où ils vivent, comme les juifs l’ont fait du Maroc aux shetels de Pologne, de Bagdad en Lituanie, pendant deux mille ans. La mondialisation scelle la défaite définitive des frères jumeaux, nationalisme et socialisme
----> voilà qui est aléatoire, et ce quçi est dit ici semblerait imposer, sans le dire, un carcan aux moins riches pour ne pas parler des plus pauvres. <----
Nous sommes tous devenus des Juifs.
----> il y aurait plusieurs universalismes alors? Allons! Encore une fois, que signifie la formation (1948) de l'État d'Israël? Et je rappellerai surtout que cette assertion est tout à fait gratuite, car si les Juifs sont nos aînés dans la foi chrétienne, Jésus-Christ est venu parmi nous tous pour nous informer que ce que nous cherchions, nous l'avons par Lui. Et que l'attente du Messie, certes gardant historiquement toute sa portée, devient alors obsolète dans le présent, partant, dans le futur, car il est bien précisé dans le christianisme que le Nouveau Testament est l'accomplissement de l'Ancien Testament. Les deux Testaments se tiennent et leurs sens respectifs apparaissent ainsi dans toute leur richesse spirituelle et leur beauté. C'est ce qui a fait la richesse spirituelle de la Chrétienté en donnant une suite magistrale à l'Ancien Testament. Et l'on constate que des forces et des puissantes de ce monde, ne veulent absolument pas que la Chrétienté perdure. L'exemple de l'Europe et de la France en particulier sont élucidants à cet égard. Une société comme la société française qui a rejetté, pour l'essentiel, le catholocisme qui fut sa fondation propre, est ainsi devenue une société traumatisée de l'intérieur, qui s'est reniée elle-même, influencée par des philosophies plaçant l'homme comme cause de lui-même, et procédant lui-même et "librement" à son propre examen, il s'agit-là d'une protestantisation des esprits. Protestantisation non dite mais réelle (j'appelle ça: faire soi-même les questions et les réponses...), or la pensée protestante est un premier retour en direction du Judaïsme. Le Judaïsme qui est, certes, un chemin autentique qui aboutit à Jésus-Christ, mais qui, s'il est reprit par ceux-là mêmes qui suivirent Jésus, ne pourra que les en éloigner avec des conséquences théologiques inéluctables. C'est le but poursuivi par un assez grand nombre de forces à travers le monde et les dangers et les confusions extrêmes entretenus, et mêmes cultivés, que cela représente <----
---->ce renvoi N° 16 élucide certaines choses, et des moindres, sur la démarche des tenants du libéralisme. Car une fraction du libéralisme n'est pas compatible avec le christianisme, essentiellement le catholicisme. La doctrine sociale de l'Église le montre, en particulier au sujet du traitement de l'argent et de l'usure. L'usure qui ne dit pas son nom, et ne s'annonce jamais, elle refait surface en permanence, les conséquences en sont incalculables! Et il n'est pas étonnant que le libéralisme veuille saper d'une manière ou d'une autre le christianisme, et tout particulièrement le catholicisme. Ça me fait penser un peu à autrefois, la "main tendue" aux catholiques par les communistes, tout comme la gauche en général par la suite, et plus largement la République. On veut bien qu'il y ait une Église catholique, on s'en réclame même et on la cite parfois, etc, mais qu'elle devienne et soit seulement un emballage vide. Un "bon catholicisme" serait un catholicisme libéral, socialiste, voire communiste, à la rigueur protestant, et autres. C'est à dire un catholicisme qui ne soit pas universel comme la racine de son nom, pourtant, l'indique.<----
[17] Un grand seigneur, contrairement à un boutiquier, ne règle que ses dettes de jeu. On raconte que le Comte Robert de Montesquiou (qui était un des modèles de Proust pour le personnage du Baron de Charlus) marchandait comme un fripier de casbah avec tous ses fournisseurs. Un de ses amis s’en étonnait : « Pourquoi tant d’acharnement à leur faire baisser leurs prix, puisque de toutes façons tu ne vas pas les payer ? ». « C’est par bonté pour eux, répondit le généreux seigneur, ils perdront moins ».
[18] C’est aussi la conclusion de S. Boulgakov, op.cit.
Enfin, joyeuse période de NOEL et de bonnes fêtes de fin d'année à tous
Renaud