Il n'y a aucune certitude en ce qui concerne la similitude des expériences. Je vous renvoie à la philosophie du langage chère à Wittgenstein.
Ou comment faire des acrobaties pour échapper à la réalité, ici des expériences (malgré leurs nombres, leur précision, qu'elles soient faites par des équipes différentes, avec des instruments différents...). Non, nier les résultats des expériences ne peut se défendre rationnellement.
En réalité, je tenais surtout, au départ, à rappeler qu'il est inutile d'invoquer la science pour valider ou invalider des propositions visant l'absolu. Faire appel à la théorie de la relativité pour justifier l'existence de Dieu est un non-sens. Les sciences ne sont pas là pour décrire le monde absolu, elles sont là pour naviguer dans un monde d'expériences dont rien ne peut me garantir la moindre pérennité
Certainement. Ravi de vous l'entendre dire. Et de même elles ne peuvent prouver que Dieu n'existe pas.
Par contre la science a tout de même un rôle de garde-fou : une métaphysique qui contredirait radicalement les connaissances scientifiques perdrait toute valeur.
Je n'ai pas lu tout le fil, mais je présume que l'auteur citant la relativité générale disait qu'elle était cohérente avec sa croyance en Dieu. A l'inverse, toute assertion soutenant que la relativité implique nécessairement l'existence de Dieu serait fausse. A contrario, un univers démontré comme éternellement stationnaire aurait été moins en faveur d'une création, tout en ne l'invalidant pas.
Je suis croyant catholique, et je n'ai rien vu dans la science qui contredirait cette croyance.
J'en profite pour corriger un argument lu en essayant de remonter le fil : l'univers n'est pas infini pour preuve qu' il est en constante expansion. On peut reprendre l'exemple classique du gâteau saupoudré de pépites de chocolats. Mettez le au four, il a pris du volume, et les pépites se sont toutes éloignées les unes des autres. Pour autant il ne contient pas plus de matière ou d'énergie qu'avant. L'univers conteneur se dilate, tous ses points s'éloignent les uns des autres.
D'ailleurs la notion de taille en dehors de l'univers n'a pas de sens. Donc s'il est infini (on pencherait pour), il a été infini dès son début.
Ensuite l'univers au big-bang n'était pas ponctuel au sens spatial (mais très petit effectivement) ; en rebroussant à l'envers selon la RG jusqu'à un temps très faible, le fameux temps de Planck, sa densité d'énergie devient infinie. Cela devient une singularité. Aucune théorie corroborée ne permet aujourd'hui de remonter plus avant ce temps de Planck.