Cher Christophe,
Il serait, techniquement, tout à fait possible d'affecter les aides directement là où elles sont nécessaires (cf. ce qui a été fait dans les Territoires occupés palestiniens après la victoire électorale du Hamas). Mais c'est la volonté politique qui manque...
C’est la volonté politique des pays receveurs, jaloux de leur « souveraineté », et qui piailleraient : « néo-colonialisme » si nous attachions des conditions à nos prêts (écoutez-les, et écoutez Charles, critiquer le FMI et la Banque Mondiale).
Techniquement, il serait possible, bien sûr, de forcer un pays banqueroutier à placer toutes ses écoles d’Etat dans une agence ou une régie. La gestion financière et celle du personnel seraient sous le contrôle des bailleurs de fonds, les programmes resteraient fixés par l’Etat. Idem pour les autres services publics, santé, transports, eau, électricité, voirie… On éviterait ainsi en grande partie la gabegie et la corruption.
C’était très précisément le projet derrière la demande de privatisations posée par les grands organismes prêteurs.
Quel tollé, mon cher Christophe.
Christian
Il appartient aux Français qui connaissent des candidats à l’immigration de les faire venir. Peu importe que ce soit pour un emploi ou le plaisir de se retrouver ensemble. Lorsque les gens se tendent la main, quelle peut-être la morale qui leur interdit de se retrouver ?
ChristopheDans l'état actuel des choses, je ne suis pas sûr (c'est une figure de style) que les candidats à l'immigration aient été personnellement "invités à venir" par des ressortissants français. Et le touriste japonais, devra-t-il se faire un copain en France pour avoir le droit de dépenser ses devises chez nous ?
Non, les immigrés n’ont pas été « invités » à venir. C’est bien le problème. Leur présence nous est imposée par les hommes de l’Etat, qui ont délivré des visas à des gens que personne individuellement ne souhaitait voir débarquer.
Le touriste japonais, lui, est bienvenu, attendu bras ouverts par des hôteliers, restaurateurs, conservateurs de musées, chauffeurs de taxis et tenanciers de boîtes de nuit. Il lui suffit d’un courriel à une agence de voyages pour avoir toutes les invitations possibles.
il est légitime que les français choisissent ("parrainent" ou "cooptent", en quelque sorte) leurs futurs concitoyens.
Tout à fait d’accord. L’immigré d’aujourd’hui est le revendicateur de demain. Citoyen ou pas, il pèsera sur la politique intérieure et extérieure du pays par diverses manifestations, allant de la grosse gueulante au dépôt de plastic dans un bus.
Comme les Français. (Par exemple, ceux qui sont de Corse ou d’Euzkadi).
Mais précisément, comme nous avons déjà assez de Français pétulants, le « parrainage » ou la « cooptation » sont de rigueur avant la naturalisation. Ils doivent conditionner l’arrivée en France. Les gouvernements, heureusement, ont ouvert les frontières et ne choisissent plus à notre place les biens et services que nous pouvons faire venir de l’étranger. Mais ils choisissent les personnes. Voilà bien une absurdité. Car nos ronds-de-cuir de consulat délivrent souverainement des visas à des malheureux qu’ils ont à peine rencontrés, ils ignorent la souffrance qu’ils vont causer en le refusant, et le risque et les coûts qu’ils nous font courir en l’accordant. Dans les deux cas, ils sont irresponsables. On n’ira pas les chercher. Or celui qui impose à ses voisins un risque et des coûts doit en accepter la responsabilité. Si je fais venir du Bongo-bongo une employée de maison qui se fera refaire toutes les dents aux frais de la princesse, puis mitraillera une synagogue (pour prendre des exemples hollywoodiens), n’est-il pas logique que je sois appelé à rendre des comptes (comme si j’avais importé des conserves chinoises qui s’avèreraient botuliques) ?
Voilà une responsabilisation qui devrait freiner l’immigration. Ces risques peuvent être assurés. Je ne souscrirai pas à une assurance pour une personne que je connais bien, mais si j’étais employeur, je réfléchirais à deux fois ; en tout cas, je ferais venir mes futurs salariés des régions paisibles de notre planète.
Le problème de l'immigration, Christian, c'est que - légale ou clandestine - elle donne droit à des prestations sociales dont le coût est supporté par l'ensemble des contribuables français.
Personnellement, je suis tout à fait d’accord pour refuser les prestations sociales aux immigrés. Ce serait la meilleure leçon à donner aux bons et vrais Français.

En effet, les immigrés recevraient leur plein salaire, sans déduction de charges, patronales et salariales. Ils cotiseraient alors à des assurances privées, bien moins chères que notre Sécu.
Eh, eh, qui c’est-y qui fera la gueule, alors ?
J’imagine volontiers un monde sans guerre et sans haine.
Et j’imagine que nous envahirons facilement ce monde,
parce que ses habitants n’y seront pas préparés.
Jack Handy