Castration chimique ou chirurgicale

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PaxetBonum
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Castration chimique ou chirurgicale

Message non lu par PaxetBonum »

Dans la tête influencée par les hormones. Tout notre psychisme est le fait de transmissions de neuromédiateurs synaptiques qui interagissent entre-eux et subissent des contrôles hormonaux.

Coupez les hormones, vous aurez supprimé un facteur d'influence du status cerebral
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Pneumatis
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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par Pneumatis »

philémon.siclone a écrit :ça confirme donc bien ce que je disais : c'est dans la tête que ça se passe.
Oui et vous disiez aussi que ça n'avait rien à voir avec les hormones... sur quoi croyez-vous qu'agisse le système endocrinien (sécrétion d'hormone) dont je parle dans mon précédent message ?

Regardez par exemple le rôle de la testostérone dans la régulation de la libido, par retrocontrôle des gonades qui la produise, mais via une fonction inhibitrice du système hypothalamo-hypophysaire. Pour petit rappel physiologique et anatomique, la testostérone est une hormone, les gonades sont sous la ceinture, et l'hypothalamus et l'hypophyse sont dans la tête. :)
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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par Fée Violine »

Il me semble que tout le monde a un peu raison. Il y a un aspect hormonal, mais aussi beaucoup de mental.
Je pense à une personne de ma famille, qui a eu une liaison avec un garçon qui semblait sympathique (elle pensait même l'épouser), mais qui s'est vite révélé mythomane, infantile et très bizarre. Elle a fini heureusement par le quitter, après avoir hésité. Mais quand elle m'a dit, après, certains propos qu'il lui avait tenus, je lui ai dit qu'il n'y avait pas à hésiter. En effet il lui avait dit un jour : "Quand j'aurai une fille, je la violerai". Je ne sais pas ce que ce dangereux individu a pu devenir ensuite, mais ça m'a permis de comprendre que ces prédateurs sont mus plutôt par le mental que par le physique. En effet il ne pouvait désirer une fille qui n'existait pas encore! J'espère qu'il a suivi un traitement psychiatrique.
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Théophane
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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par Théophane »

Je suis moi aussi plutôt enclin à considérer que la criminalité a une origine psychologique. Toutefois, je ne crois pas qu'il faille totalement écarter l'hypothèse de facteurs biologiques venant jouer un rôle dans le comportement criminel.

Il serait sans doute extrême de croire en l'existence d'un déterminisme ou d'une fatalité en vertu desquels on naîtrait criminel. Malgré tout, des études sérieuses ont été menées sur ce sujet. Je pense par exemple au célèbre criminologue italien Cesare Lombroso (1835-1909) qui avait mis en évidence l'existence de caractères dégénératifs constatés chez certains criminels. Selon ses travaux, les meurtriers réunissent en moyenne 36 % des caractères dégénératifs, les voleurs 25 %, les criminels d'occasion 17 %, les escros 5 à 6 %, etc.

De même, les médecins constatent eux-mêmes que les tailles disproportionnées sont plus fréquentes chez les débiles et les dégénérés que dans les personnes dont ils n'ont pas à connaître. Par exemple, l'envergure du criminel (c'est-à-dire la taille de ses bras lorsqu'il les met en croix) est anormalement grande, en effet 25 % d'entre eux présentent des écarts significatifs allant jusqu'à 10 centimètres par rapport à la population normale.

Il faut aussi citer les recherches de Patricia Jacobs au Royaume-Uni, qui avait examiné un échantillon de criminels dangereux et découvert que 2,8 % d'entre eux présentaient des tares génétiques, tandis que le pourcentage n'est que de 2, 8 ‰ dans la population normale.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet et de nombreux criminologues et scientifiques ont dégagé l'éventualité de facteurs biologiques jouant un rôle dans la criminalité, comme Kretshmer, Pende, Sheldon... Mais il ne faut pas oublier, avec Etienne De Greef, que dans le domaine de la criminologie, "on doit se garder de négliger aucun détail comme se garder de penser qu’un détail explique tout".
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Castration chimique?

Message non lu par Fée Violine »

Je me méfie beaucoup de l'expression "caractère dégénératif" qui me semble plus idéologique que scientifique. Différer de la moyenne n'est pas forcément une dégénérescence. Mais il est certain qu'un déséquilibre physiologique peut influer sur le psychisme et sur le comportement.
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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par Anonymus »

Surtout que la source commence à fortement dater (mort en 1909...).
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Castration chimique ou chirurgicale

Message non lu par Théophane »

Fée Violine a écrit :Je me méfie beaucoup de l'expression "caractère dégénératif" qui me semble plus idéologique que scientifique.
Il s'agit surtout d'une question de terminologie. On pourrait sans doute trouver un terme plus approprié à notre époque. Ce que Lombroso appelait les caractères dégénératifs étaient des anomalies physiques. Par exemple la taille et le volume du crâne, des sinus frontaux proéminents, des lèvres minces, des oreilles à anses, une pilosité déficiente, un front bas et fuyant... Cet auteur a été influencé par ses conceptions personnelles, mais sa théorie n'est peut-être pas totalement fausse.
Différer de la moyenne n'est pas forcément une dégénérescence. Mais il est certain qu'un déséquilibre physiologique peut influer sur le psychisme et sur le comportement.
Des perturbations accompagnent toujours les événements physiologiques de la personne humaines, comme le passage à l'âge adulte ou la grossesse. La différence est que les individus dont la base mentale est déficiente ne disposent pas des outils nécessaires pour y faire face, comme n'importe quel être humain, d'où une certaine relation de cause à effet avec la criminalité.
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Castration chimique ou chirurgicale

Message non lu par Eriluc »

Théophane a écrit :Ce que Lombroso appelait les caractères dégénératifs étaient des anomalies physiques. Par exemple la taille et le volume du crâne, des sinus frontaux proéminents, des lèvres minces, des oreilles à anses, une pilosité déficiente, un front bas et fuyant... Cet auteur a été influencé par ses conceptions personnelles, mais sa théorie n'est peut-être pas totalement fausse.
Je ne sais pas si cette théorie est totalement fausse mais elle "sens un peu le gaz" permettez moi cette allusion de mauvais goût. Sans crainte de tomber dans le darwinisme, des théories scientifiques plus récentes ont réfuté assez largement ces approches descriptives simplistes (ex "La mal mesure de l'homme" Stephen Jay Gould). Une conception plus complète/large de la personne humaine (corps/esprit, hérédité/histoire, inné/acquis, conscient/inconscient, blessure/guérison... ) dans la connaissance de son psychisme permettrait de relativiser la nature pathologique du passage à l'acte de tel criminel. De là à leur en attribuer la pleine responsabilité je crains que nous soyons encore très loin de résoudre cette complexe énigme humaine. Notre méconnaissance de la vérité ne peut que me conforter dans le rejet de la peine capitale au bénéfice du doute.

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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par philémon.siclone »

Je trouve aussi que ces vieilles doctrines sont un peu sulfureuses, à notre époque. Et ça rappelle vaguement quelque chose de pas très recommandable, si vous voyez de quoi je veux parler...
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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par Théophane »

philémon.siclone a écrit :Je trouve aussi que ces vieilles doctrines sont un peu sulfureuses, à notre époque. Et ça rappelle vaguement quelque chose de pas très recommandable, si vous voyez de quoi je veux parler...
Cela pourrait faire penser au nazisme, mais Lombroso était de gauche.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Re: L'Eglise et la peine de mort

Message non lu par Fée Violine »

Ce n'est pas une preuve d'objectivité!
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Castration chimique ou chirurgicale

Message non lu par Théophane »

Fée Violine a écrit :Ce n'est pas une preuve d'objectivité!
C'est vrai, mais je voulais dire simplement qu'on ne peut pas suspecter Lombroso de sympathie pour les théories racistes.
Ça ne me rajeunit pas tout ça !
Et si vous vous replongiez dans le droit ? La vie me serait fastidieuse sans cela ! :)
Pour en revenir au sujet, il est vrai que ces théories ont vieilli, eu égard notamment aux découvertes plus récentes.

En master 1, j'avais choisi plusieurs matières pénales : droit pénal spécial, procédure pénale, droit pénal international... J'avais également assisté à un cours de criminologie très intéressant. Il était divisé en trois parties :
- la biocriminologie qui cherche à expliquer la criminalité avec des arguments de type biologique et génétique
- la sociocriminologie qui se fonde sur l'environnement social du sujet
- la psychocriminologie qui se penche plutôt sur le psychisme du sujet

Cette troisième partie me semblait bien plus convaincante que les deux autres. Cette disparité dans les différentes approches s'explique par le fait que chacun étudie le crime avec ses propres outils, qui sont donc la biologie, la sociologie ou la psychologie, et s'efforce de comprendre le phénomène criminel à la lumière de ses propres concepts.
La biocriminologie n'est peut-être pas à rejeter en bloc mais elle a le défaut de faire l'économie d'une approche humaine. Elle oublie que les actes de l'être humain ne sont pas déterminés uniquement par sa constitution physique mais également par les événements de sa vie et son psychisme qui peut être déficient.

Moi non plus cela ne me rajeunit guère. En ce moment où je travaille beaucoup sur le droit international privé, mes souvenirs criminologiques semblent remonter à une éternité ! Le renvoi au premier degré, le renvoi au second degré, le renvoi règlement subsidiaire, le double renvoi, la foreign court theory, le forum non conveniens et le forum shopping sont loins d'être aussi intriguants que les criminels dégénérés de Lombroso !
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sortilege19
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Re: Castrer les criminels sexuels? Psychisme et hormones

Message non lu par sortilege19 »

Bonjour.

J'étais un exhibitionniste hétéro récidiviste. Cette addiction me faisait craindre que la "justice " m'attire des ennuis. Après avoir pris divers traitements qui finissaient par être mis de côté, je me suis enfin décidé a me faire enlever une bonne fois pour toute les testicules. Les débuts du sevrage de mes pulsions sexuelles produisit une forte dépression et une prise de poids conséquente. La castration m'a libérée de mes tourments sexuels condamnables . Je n'ai plus jamais eu d'envie exhibitionniste.
Si la castration était néfaste à la santé, il y a longtemps que ça se saurait.
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Re: Castration chimique ou chirurgicale

Message non lu par Marc Oh »

Merci d’ainsi témoigner, c'est courageux de votre part. Votre point de vue me semble a priori assez rare. Vous l'avez fait vis à vis des autres, les futures victimes et/ou pour vous empêcher d'avoir des problèmes avec la société. Je suppose que le médecin s'est bardé de précautions pour une telle intervention? Vous avez bénéficié d'un conseil psychologique? Moral?

A bientôt
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Re: Castration chimique ou chirurgicale

Message non lu par hussard »

Bonjour,

je souhaiterais apporter quelques éléments à la réflexion en cours.

1. éléments bibliques relatifs à la castration volontaire
St. Matthieu XIX:10-12 a écrit :« Ses disciples lui dirent : "Si telle est la condition de l’homme avec sa femme, mieux vaut ne pas se marier."
Mais il leur dit : "Tous ne comprennent pas cette parole, mais ceux à qui cela a été donné.
Car il y a des eunuques qui sont venus tels du sein de leur mère ; il y a aussi des eunuques qui le sont devenus par le fait des hommes ; et il y a des eunuques qui se sont faits eunuques eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne !" »
Saint Jean Chrysostome :
  • (hom. 62.) Il prouve ensuite la possibilité de cette vertu, en ajoutant: « Il y a des eunuques, » etc., paroles dont voici le sens: Pensez à ce que vous feriez si vous étiez devenu eunuque par la main des hommes. Vous seriez privé et de la volupté, et de la récompense de la chasteté.
  • (sur S. Matth.) De même que l’action séparée de la volupté ne peut constituer le péché, ainsi l’acte, sans la volonté, ne peut être imputé à justice. La chasteté, vraiment méritoire et glorieuse, n’est donc pas celle qui vient de l’impuissance d’un corps incapable d’enfreindre cette vertu, mais celle qui résulte de la résolution libre et sainte de garder la continence.
Saint Jérôme :
  • Il établit donc trois genres d’eunuques, deux dans le sens matériel, et le troisième dans le sens spirituel: les uns sont nés ainsi dès le sein de leur mère; les autres sont ceux que la captivité a rendu tels, ou qui ont été mutilés pour le plaisir des personnes de qualité; les troisièmes sont ceux qui se sont faits eunuques eux-mêmes pour le royaume des cieux, et qui, pouvant être des hommes jouissant de la virilité, se sont faits eunuques par amour pour Jésus-Christ; c’est à ces derniers qu’il promet la récompense; mais les autres, pour qui la chasteté est une nécessité et non pas un sacrifice volontaire, n’ont rien à espérer.
Ceci va dans le sens de la déclaration du précédent intervenant, c'est bien évidemment, à mettre en regard avec cet autre passage de St. Matthieu :
St. Matthieu XVIII:8-9 a écrit :Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.
Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.
C'est directement un commandement de Notre Seigneur.

2. sur l'efficacité de la castration
Le débat évoqué au début du sujet sur l'efficacité de la castration m'a laissé abasourdi. Qui nie ici que les hormones sexuelles sont nécessaires à la sexualité ? Or ces hormones sont produites par les gonades, donc une suppression de ces organes induit forcément une suppression de toute sexualité sur le sujet impliqué... Il n'y a aucun débat scientifique sur cette question.

3. sur la notion de droit à la sexualité
Ensuite, je voudrais rappeler qu'on ne peut pas décemment invoquer la notion de "droit à la sexualité" pour réfuter la moralité d'une castration ordonnée sur décision judiciaire.

Ceci pour plusieurs raisons :
  1. tout d'abord un droit implique forcément des devoirs, et ici les devoirs correspondants à la sexualité sont : l'ouverture à la vie et l'entretien et l'éducation des enfants. Il en résulte qu'en cas de manquement à un de ces deux devoirs, le droit à la sexualité peut tout à fait légitimement être dénié à un individu. Si le manquement au premier serait excessif (puisqu'il s'agirait d'une faute privée), un manquement au deuxième impliquerait un grave préjudice pour les enfants. On en conclut donc aisément qu'il est tout à fait justifié d'avoir recours à une castration pour les personnes dont le comportement aboutit à un manquement au deuxième point (cas sociaux avec 12 enfants à la DASS par exemple, handicapés mentaux graves, etc.)
  2. ensuite face à d'autres comportements problématiques immoraux (viol, pédophilie, etc.) impliquant une tierce personne (il me semble difficile de justifier une condamnation judiciaire publique pour des péchés privés consentis), il convient de prendre en compte plusieurs paramètres : l'intéressé (exemple : violeur multirécidiviste) préférait-il être emprisonné à vie ou bien castré puis libéré après une plus courte peine ? si la réponse est la première option, l'Etat a-t-il les moyens d'appliquer strictement cette peine ? Si non, la seule option rationnelle devient la deuxième.
4. sur l'argument de l'irréversibilité
L'argument de l'irréversibilité d'une castration (chirurgicale) n'a bien évidemment aucune recevabilité puisque l'irréversibilité d'une peine n'est pas un argument pour l'annuler : même une peine de prison de 20 ans est irréversible : rendra-t-on sa jeunesse à un homme condamné par erreur ? Bien évidemment, non.

Merci de répondre avec des arguments rationnels et / ou théologiques strictement. Les anecdotes ou indignations sans fondements... :non:
« Sufficit Tibi Gratia Mea » St Paul (2 Co XII:9)
« Il faut tout calculer, mais ne pas tout craindre. » Cardinal de Bernis
« Quand il n’est pas nécessaire de changer, il est nécessaire de ne pas changer. » Georges Bidault
« Il faut être avare de son mépris, vu le grand nombre de nécessiteux. » Chateaubriand
« La meule des dieux moud lentement, mais elle n'en moud que plus fin. » Proverbe pythagoricien
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