pour moi il me semble évident que la "droite" (principalement monarchiste à l'époque) ait pu incarner la défense de l'Eglise. Ceci favorise la droite auprès des catholiques
... bien que que les premiers députés qui formeront l'
aile droite des premières assemblées (... tous ceux ressortant des fameux États généraux de 1789, ensuite l'Assemblée constituante ... etc.) seront
tous des libéraux, tous en faveur de la
Constitution civile du clergé. Ces députés auraient difficilement pu passer pour des grands défenseurs de l'Église catholique romaine de l'ancien régime. Pas sûr que l'abbé Grégoire aurait pu être perçu, par exemple, comme un "défenseur" de l'Église par ses compères dans le ministère, c'est à dire par ceux qui refuseront toujours, eux, de prêter serment.
Mais ...
C'est vrai que les catholiques vont toujours avoir cette tendance, par la suite, à faire alliance avec les libéraux de droite (les possédants, les riches) et comme par une nécessité, probablement celle de devoir s'opposer à des révolutionnaires de gauche et perçus comme des gens encore plus dangereux. C'est le jeu qui aura cours pendant tout le XIXe siècle et jusqu'à cette figure symbolique du maurrassisme.
On a "une droite qui pense pouvoir utiliser l'Église catholique, comme un facteur d'ordre, pour contrer la gauche", cependant que l'Église pense aussi pouvoir obtenir une meilleure position, pour son apostolat, avec les faveurs qu'une droite voudra bien lui concéder
a contrario de ces exaltés et idéalistes antichrétiens de la gauche.
Le saint pape Pie X aimait bien Charles Maurras, mais parce que Charles Maurras lui semblait aussi un bon allié dans son combat contre le modernisme. "Mieux valait un Maurras qu'un Clémenceau!" Les soeurs du Carmel auraient pu nourrir, de leur côté, de meilleurs espoirs de conversion avec le premier que le deuxième,
