Christian a écrit :Un gouvernement libéral instaure des mesures, telles le fichage, qui violent clairement les libertés individuelles.
Christian a écrit :Je n’ai personnellement aucun problème avec le fichage par une entreprise privée, SI ce fichage est de sa propre initiative et ne répond pas à une obligation légale.
Vous n'avez donc personnellement aucun problème avec les violations des libertés individuelles si elles sont le fait d'entreprises privées.
Vous êtes dans une telle attitude de ressentiment vis-à-vis de l'Etat et de la loi, que vous vous êtes prêt à vous livrer à un système tout aussi pervers que les régimes totalitaires du XX° siècle. Votre obsession de la loi et de l'Etat vous conduit à une servitude aussi extrême que les perversions de l'Etat et de la loi produites par ces idéologies.
Votre culte de la libre entreprise vous pousse à cette proposition incroyable que : "
je n’ai personnellement aucun problème avec le fichage ("le fichage, qui violent clairement les libertés individuelles") par une entreprise privée, SI ce fichage est de sa propre initiative".
Voilà, je crois que l'aveu vous a échappé, mais le totalitarisme de votre idéologie libérale est maintenant clairement établi. Et pour en arriver à un tel paradoxe qu'au nom de la libre entreprise vous admettiez parfaitement la violation des libertés individuelles, c'est que le libéralisme est intrinsèquement pervers. Les communistes n'avaient aucun problème à massacrer le peuple si c'était par le peuple et au nom du peuple. Vous n'avez aucun problème à violer les libertés individuelles si c'est au nom de la liberté d'entreprendre et par une décision délibérée de l'entreprise. Merci pour la clarification sur l'idéologie libérale que vos messages nous ont permis de faire.
Communistes et nazis avaient des idéologies sociales menant à la perversion et à la destruction de la société, vous avez une idéologie libérale menant à la perversion et à la destruction de la liberté.
En fait les idéologies politiques sacrifient et la liberté et la société au nom de leur réduction à l'une ou l'autre. Ce n'est pas seulement la liberté que l'idéologie sociale détruit, c'est aussi la société. Et ce n'est pas seulement la société que l'idéologie libérale détruit, c'est aussi la liberté. La réduction politique socialiste ou libérale détruit le tout.
Je définissais le totalitarisme comme le système qui résorbe la partie dans le tout, mais maintenant je préfère le définir comme le système qui détruit le composé de la partie et du tout, de l'individu et du social, en réduisant ce composé à l'un ou à l'autre de ses éléments. Avec des effets identiques de destruction de l'individu et du social. Ni l'individu, ni la société ne supportent de jouer un rôle que seul le composé des deux peut jouer. L'un comme l'autre sont broyés par ce rôle trop grand pour eux. Exclure l'individu détruit le social, exclure le social broie l'individu.
Et l'on arrive, pour ce qui est de l'idéologie libérale à ce totalitarisme : "je n’ai personnellement aucun problème avec le fichage ("le fichage, qui violent clairement les libertés individuelles") par une entreprise privée, SI ce fichage est de sa propre initiative", que Christian nous a si gentiment exposé. Et le tract de la Rose Blanche, "chaque homme a le droit de vivre dans une société juste, qui assure la liberté des individus comme le bien de la communauté", nous pouvons donc le revendiquer contre l'idéologie libérale toute prête à violer les libertés individuelles, elle aussi. Et l'on comprend que les interdictions de manifester ou de l'objection de conscience, la carcéralisation de l'espace public et privé, le fichage biométrique, le traçage des objets, des animaux et des hommes n'apparaissent pas par génération spontanée mais sont l'effet propre du libéralisme.
Il me semble que j'avais écrit quelque part sur le forum qu'on en avait pas encore fait l'expérience de l'idéologie libérale dans sa dimension totalitaire. Malheureusement, il semble que ce moment s'approche à grands pas. Il faudra que l'on en souffre, qu'on la boive jusqu'à la lie, pour prendre conscience de la perversion de cette idéologie. D'ici là, on s'amuse, on ricane en reconnaissant qu'on n'a aucun problème à ce que certains violent les libertés individuelles s'ils les violent librement...