Perversion : homosexualité & hétérosexualité

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Kolia Karamazov
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Kolia Karamazov »

Christophe67 a écrit : J'ai le sentiment en lisant ce qui précédait d'entendre Vincent Mc doom dire : "je ne suis pas hétérosexuel, ni homosexuel, juste sexuel"
De mon point de vue, Vincent Mc Doom n’est ni homosexuel, ni hétérosexuel. Il est sexuel, comme tout être humain. Cependant, il est probable qu’il ne sache pas ce qu’il dit quand il affirme « je suis sexuel ». Il n’emploi certainement pas le mot « sexuel » dans le même sens que moi.

Nous sommes tous fondamentalement sexuels (nous appartenons à un sexe, masculin ou féminin, et nous sommes fait pour aller vers l’autre sexe et procréer avec lui). Cette orientation fondamentale, que nous partageons tous, peut être sublimée dans la vie religieuse, ou être perturbée par diverses perversions plus ou moins aiguës. Mais ce n’est pas parce que l’on est tenté, à un moment donné, de se livrer à l’homosexualité, que l’on est par nature un homosexuel. Et même si l’on a passé sa vie à avoir des rapports homosexuels, on n’en n’est pas pour autant un homosexuel. Affirmer le contraire serait terrible, ça reviendrait à dire que Dieu fait naître des hommes fondamentalement orientés vers le péché et ne pouvant pas vraiment se libérer de cet état. Ils seraient condamnés à une lutte sans fin, presque vaine, contre une tentation extrêmement intense les poussant à pécher gravement.

Est-ce qu’il nous viendrait à l’esprit de dire d’une femme qui se ferait régulièrement sodomiser par des hommes, qu’elle est dans son essence même une sodomite, qu’elle est définie par cela, que c’est inscrit dans ses gênes et dans son destin ? Non bien entendu. Alors comment se fait-il que lorsqu’il s’agit d’un homme qui se fait sodomiser par d’autres hommes, nous concluons que l’homosexualité fait partie de sa nature profonde.

Le problème c’est qu’on dit « il est homosexuel » comme on dit « il est Japonais » ou « il est noir », alors qu’il faudrait le dire comme on dit « il est chasseur » ou il est « pompier volontaire ». Etre noir ou Japonais, c’est une nature profonde à laquelle on ne peut pas échapper (et à laquelle il est absurde de vouloir échapper car Dieu a voulu qu’il y ait des noirs et des Japonais). Etre chasseur ou pompier volontaire n’est pas du tout du même ordre, on se situe beaucoup plus en superficie, dans le domaine du « faire » et non dans celui de « l’être ». Un noir n’a pas besoin de faire quoi que ce soit pour être noir et quoi qu’il fasse il restera noir. En revanche un chasseur, n’est chasseur que parce qu’il chasse. S’il arrête de chasser il n’est plus chasseur.

On pourrait, à la rigueur, définir l’homosexuel comme une personne qui se livre à des actes homosexuels. Cette définition est défendable. Le problème c’est qu’à l’heure actuelle le statut d’homosexuel est perçu comme relevant de « l’être » et non pas comme découlant d’un « faire ». On considère qu’un homme pratique l’homosexualité parce qu’il est homosexuel et non pas qu’il est homosexuel parce qu’il pratique l’homosexualité.

Ce n’est pas un cadeau fait aux personnes qui font l’expérience de tentations homosexuelles que de considérer l’homosexualité comme une nature profonde. Mettons-nous à la place d’un adolescent de quinze ans qui ressent une attirance physique pour les hommes. Dans le contexte actuel, il va rapidement conclure qu’il est homosexuel, que c’est sa nature et qu’il n’a pas d’autre choix que d’agir en homosexuel. Il se retrouve enfermé dans un être, simplement parce qu’il a la tentation de faire quelque chose.
C’est un peu comme si un jeune homme se voyant tenté par les jeux d’argent se définissait comme « joueur ». Il exclurait ainsi la possibilité de contrôler sa passion pour le jeu, sous prétexte qu’il serait programmé à un niveau fondamental pour jouer. C’est comme si une jeune femme très tentée par la nourriture grasse et sucrée se définissait comme « goinfre », se condamnant de la sorte à s’empiffrer toute sa vie.

Commettre une erreur sur la nature de l’homosexualité et de l’hétérosexualité n’est pas sans conséquence. A force de considérer ce qui relève du « faire » comme relevant de « l’être », il était logique que certains fassent le cheminement inverse. Cela nous conduit directement à ces théories selon lesquelles on n’est pas un homme ou une femme, mais on fait l’homme, ou on fait la femme.

Pour combattre ces théories, il faut réaffirmer aussi souvent que nécessaire que l’on est un homme ou une femme, que l’on est sexuel, mais que l’on fait l’hétérostérile ou l’homostérile.
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Christophe67
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

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Bonjour Kolia,


Ok, cette fois je vous suis dans votre raisonnement.

Le problème c'est qu'en revenant à l'origine de "sexualité", ce terme évoquant communément une généralité : dans le sens pratiquer une activité sexuelle, ne craignez vous pas qu'il soit plus difficile de rééduquer toute une population que de devoir aller dans la précision ?
Même si j'en vois les limites également, en utilisant par exemple "sexualité ordonnée" ou même "homo/hétérosexualité ordonnée" ? Du moins pour les gens qui donnent un sens à ces mots, en tout cas je me doute que dans le votre, "sexualité ordonnée" aurait aussi valeur de pléonasme.
Les limites dont je parlais sont qu'à chaque nouvelle précision, qui cloisonnerait un type de "sexuels", naîtrait parmi eux d'autres acceptions qui, à la fin, nous obligerait à utiliser plusieurs qualificatifs pour désigner le "sexuel" dont on parle.

Cependant je vais stopper ici mon raisonnement, pour ne pas m'éparpiller plus que je l'ai fais précédemment, en attendant une précision : qui doit revoir, selon vous, le sens du mot sexualité ? Les chrétiens ou l'ensemble de la population française, voir mondiale ?



Cordialement.
Dernière modification par Christophe67 le lun. 01 juin 2015, 17:37, modifié 1 fois.
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Christophe67
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Christophe67 »

Kolia Karamazov a écrit :Nous sommes tous fondamentalement sexuels (nous appartenons à un sexe, masculin ou féminin, et nous sommes fait pour aller vers l’autre sexe et procréer avec lui). Cette orientation fondamentale, que nous partageons tous, peut être sublimée dans la vie religieuse, ou être perturbée par diverses perversions plus ou moins aiguës. Mais ce n’est pas parce que l’on est tenté, à un moment donné, de se livrer à l’homosexualité, que l’on est par nature un homosexuel. Et même si l’on a passé sa vie à avoir des rapports homosexuels, on n’en n’est pas pour autant un homosexuel. Affirmer le contraire serait terrible, ça reviendrait à dire que Dieu fait naître des hommes fondamentalement orientés vers le péché et ne pouvant pas vraiment se libérer de cet état. Ils seraient condamnés à une lutte sans fin, presque vaine, contre une tentation extrêmement intense les poussant à pécher gravement.
Tout à fait, le cas de Michael Glatze, ancien activiste influant des États-Unis, qui s'est converti au christianisme, a épousé une femme et est devenu pasteur, en est l'exemple même. Ses propos contre l'homosexualité, l'a d'ailleurs fait passer du statut d'ancienne icône gay, à celui de personne protégée ... contre ses anciens amis.
Il me semble qu'un film sur son histoire était prévu à l'horizon 2015-2017.

Les coupures de presse sur cette histoire sont d'ailleurs très intéressantes pour comprendre qui, entre les chrétiens et les gays, sont les moins tolérants.
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Synge
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

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Mouais. Je me méfie de l'avant-gardisme mais ce débat me parait furieusement arrière-gardiste. Parler "d'hétérostérilité" c'est user d'un néologisme lourd de sous-entendus désapprobateurs. D'autre part vous réduisez la sexualité à la procréation ... comme chez les animaux en fait. Et ce jusque dans le mariage ! N'est-ce pas un tantinet exagéré ? Car s'il faut considérer comme fornicateurs tous ceux qui ont eu des relations sexuelles non exclusivement tournées vers la procréation, ça va faire du monde, y compris votre serviteur. Puisse le Seigneur Jésus être plus conciliant que vous.

[edit]

Par contre la distinction "faire" et "être" appliquée à l'homosexualité me parait plus fructueuse.
Quem quaeritis
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Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Quem quaeritis »

Pour rappel, l'interdiction biblique de l'homosexualité :

Genèse 19, 7 ; Lévitique 18, 22 et 20, 13 ; Romains 1, 18-32 ; 1 Corinthiens 6, 9-10, 1 Timothée 1, 8-11 et Jude 7
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Kolia Karamazov
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Kolia Karamazov »

Bonjour Christophe67,
Christophe67 a écrit :ne craignez vous pas qu'il soit plus difficile de rééduquer toute une population que de devoir aller dans la précision ?
Même si j'en vois les limites également, en utilisant par exemple "sexualité ordonnée" ou même "homo/hétérosexualité ordonnée" ?
Je pense que les mots, anciens et nouveaux, que nous utilisons pour parler des questions de sexualité doivent être courts et percutants. « Sexualité ordonnée » c’est déjà trop long.
En outre, pas mal de gens seront fiers de revendiquer une « sexualité désordonnée », ou alors ils relativiseront votre concept de « sexualité ordonnée », en disant qu’un ordre c’est relatif. Ils proposeront un ordre alternatif au vôtre et la « sexualité ordonnée » que vous défendez restera une proposition marginale parmi d’autres propositions sexuelles perçues comme également légitimes.
C’est pourquoi je pense qu’il faut franchement disqualifier nos ennemis en n’admettant pas leurs pratiques dans le champ de la sexualité. Elles appartiennent à la stérilité, non à la sexualité.

Les néologismes « homostérilité » et « hétérostérilité » ont le mérite d’être concis, factuels et de ressembler par leur structure aux futurs archéologismes que sont « homosexualité » et « hétérosexualité ».
qui doit revoir, selon vous, le sens du mot sexualité ? Les chrétiens ou l'ensemble de la population française, voir mondiale ?
La question ne se pose pas exactement en ces termes là. La définition du langage est le résultat d’un rapport de force intellectuel et, pour le sujet qui nous occupe, spirituel. Il appartient à chacun d’entre nous de faire vivre les mots qui nous semblent servir la Vérité. A nous de les employer, à l’écrit comme à l’oral. Et surtout, n’oublions pas d’incarner ces mots que nous voulons défendre.

Bien entendu, j’espère que cette redéfinition des termes de la sexualité sera mondiale. Comme l’attestent les articles que j’ai mentionnés dans mon premier message, les choses bougent aussi sur ce terrain là aux Etats-Unis.
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Kolia Karamazov
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Kolia Karamazov »

Bonjour Synge,
Synge a écrit :Parler "d'hétérostérilité" c'est user d'un néologisme lourd de sous-entendus désapprobateurs.
Ce néologisme me paraît direct et factuel. Je ne trouve pas qu’il fasse dans le sous-entendu. Pour ce qui est de l’aspect "désapprobateur", je dirais que cela dépend du regard que l’on porte sur la stérilité. Après tout on peut l’approuver comme on peut la désapprouver.
D'autre part vous réduisez la sexualité à la procréation ... comme chez les animaux en fait.
Quand on désapprouve la sexualité de certains hommes, on dit parfois qu’ils se comportent comme des animaux. J’ai toujours trouvé cette accusation très déplacée et très injuste pour les animaux. La sexualité (ou plutôt la stérilité) humaine a un potentiel de laideur bien supérieur à celle des animaux. La stérilité humaine implique en général une dose de narcissisme, une dose de haine, une bonne dose d’orgueil, etc. Rien de tel dans la sexualité animale.

Je ne défends pas pour autant l’idée que l’homme devrait imiter l’animal dans sa sexualité. En fait, je pense que les comparaisons entre l’homme et l’animal en matière de sexualité ne sont pas pertinentes.

Les animaux ne connaissent pas la stérilité, ils ne connaissent que la sexualité. Si l’homme se détourne de la stérilité pour ne plus se consacrer qu’à la sexualité, devient-il un animal pour autant ? Non, car l’homme choisit de procréer ou non et il a conscience de procréer, tandis que l’animal obéit à un instinct.

Affirmer que je réduis la sexualité à la procréation revient à dire que je réduis la sexualité à l’infini, car la procréation est une porte sur l’infini. Elle nous met en relation avec Dieu, avec notre propre origine, avec nos ancêtres et nos descendants, avec la mort et avec la vie, avec l’éternité.
Puisse le Seigneur Jésus être plus conciliant que vous.
Je ne sais pas jusqu’à quel point Jésus est conciliant, mais il me semble que c’est lui qui a parlé de "porte étroite", du "trou d’une aiguille", du fait que la multitude est appelée mais que les élus sont rares, etc.
Et ce jusque dans le mariage ! N'est-ce pas un tantinet exagéré ?
Si j’ai bien compris, vous estimez que les relations physiques fermées à la vie sont légitimes dans le mariage, mais qu’elles ne le seraient pas en dehors. C’est là que vous placez votre curseur entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Le problème c’est que rien n’est plus simple que de déplacer un curseur et chacun le place où bon lui semble. Que diriez-vous à un homme qui estimerait que les relations physiques stériles sont licites hors du mariage, du moment qu’elles ont lieu dans le cadre d’une relation "durable et responsable" ? L’étape suivante consiste à réduire la durée de ce que l’on appelle "durable" et les exigences associées au caractère "responsable". De fil en aiguille, le "coup d’un soir" finit par entrer dans les mœurs. Par ailleurs, légitimer la stérilisation des rapports sexuels a pour conséquence inévitable un glissement progressif vers des pratiques contre-nature. Un vagin stérilisé n’est plus qu’un orifice tiède quelconque. Il n’est pas étonnant qu’au bout d’un certain temps, l’adepte des rapports stériles veuille essayer d’autres orifices tièdes, susceptibles de lui offrir de nouvelles possibilités masturbatoires.

Je songe à cet homme à cette femme, nés dans les années quarante, mariés à l’église et qui se sont laissés tenter par l’usage des contraceptifs. Il n’avaient sans doute pas conscience qu’en empruntant ce chemin ils se précipitaient, eux et leurs descendants, dans une pente trop raide pour pouvoir maîtriser leur chute. Pourtant, si aujourd’hui leur petite-fille se fait sodomiser par un mec avec qui elle sort depuis trois semaines, c’est bien parce qu’il y a quarante-cinq ans ils se sont détournés de la sexualité et ont fait le choix de la stérilité.
S’ils avaient su, sans doute y auraient-ils réfléchi à deux fois. Mais malheureusement, ils ont préféré se moquer de ceux qui avaient prévu cette évolution en les traitant de catastrophistes et de réactionnaires.

D'un côté la sexualité, de l'autre son antithèse, la stérilité. Dès lors que l'on se détourne de la première, on se condamne, nous et nos enfants, à passer par tous les stades de la seconde, du plus "acceptable" au plus pervers.
Dernière modification par Kolia Karamazov le mar. 02 juin 2015, 20:27, modifié 1 fois.
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Synge
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Synge »

"Etape suivante", "de fil en aiguille", "glissement progressif" et l'emploi de tous ces termes ignominieux ...

Je ne suis pas assez expert en rhétorique pour identifier avec certitude le procédé que vous utilisez mais il est énorme et me laisse froid. L'âge sans doute. D'autre part je ne goûte que modérément vos propos perfides.
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Kolia Karamazov
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Kolia Karamazov »

Synge,

Je regrette que vous résumiez la réponse de 600 mots que je vous ai faite à de l’habileté rhétorique et à de la perfidie.

J’ai été adolescent dans les années 2000 et, en matière de sexualité, je me suis pris dans la figure une réalité vraiment laide. Je me suis efforcé de comprendre cette réalité, de disséquer ses mécanismes, d’identifier ses causes. J’ai fait cet effort parce que j’ai eu la chance de trouver un îlot de beauté au milieu de l’océan de laideur sur lequel je naviguais. J’ai réalisé que si rien n'était fait il serait submergé à son tour.

J’ai vite compris que l’on ne peut lutter contre un ennemi qu’en découvrant d’où il tire ses ressources et d’où lui vient sa force. Il faut remonter de l’extrémité des branches jusqu’au racines et agir à cet endroit. C’est cela que je tâche de faire.

J’ai malheureusement l’habitude que l’on me traite de salaud, parce que je décris froidement une situation que certains préféreraient ignorer. J’ai l’habitude que l’on m’accuse d’écrire des ignominies, lorsque je ne fais que rendre compte de l’ignominie de certains aspects de la réalité.
J’ai malheureusement moins l’habitude que l’on me réponde calmement, en me montrant en quoi mes constats sont erronés, ou en quoi les liens de cause à effet que j’établis sont injustifiés.

Je sais bien qu’en décryptant les processus qui régissent l’évolution des comportements sexuels, je mets en cause les choix et les habitudes d’énormément de gens (y compris de très nombreux catholiques). Mais entre prendre le risque de blesser l’orgueil des adultes et celui de laisser se poursuivre un processus qui fauche les âmes par millions et qui fauchera encore plus sûrement les prochaines générations, mon choix est fait.
Celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses oeuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu.
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axou
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par axou »

Synge a écrit :"Etape suivante", "de fil en aiguille", "glissement progressif" et l'emploi de tous ces termes ignominieux ...
je suis d'accord avec Synge. Et quelle complaisance dans la profusion de détails scabreux, Kolia !
Toute cette théorie inepte et fumeuse sur le vocabulaire (bonne chance pour votre solitaire révolution mondiale...) traduit, j'en bien peur, une homophobie rampante.

Nos frères homosexuels présents sur le forum aprécieront.

Axou
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Milla
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

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Bonjour Kolia,
Les débats relatifs à l'homosexualité sont piégés au niveau du vocabulaire. Les mots "homosexuel" et "hétérosexuel" ainsi que leurs dérivés sont très récents. Ils ont été introduits dans le dictionnaire en 1891.
La sexualité n'est pas un mot très ancien non plus. Je ne sais pas si vous connaissez Fabrice Hadjadj. Je venais juste de relire son livre La profondeur des sexes quand vous avez ouvert votre sujet. Il y écrit :

L'explosion du sexe équivaut à sa disparition. […] Et voici le plus étonnant : ce qui l'a fait disparaître, c'est la 'sexualité'. La sexualité remonte au XIXe siècle. Le dictionnaire le prouve : avant, le mot n'existait pas. C'est par contamination de cette 'sexualité' revêtant une notion très vague que le sexe, désormais identifié à elle, est devenu lui-même indéfini. (éd. du Seuil, p. 26)

Le CNRTL donne, parmi d'autres, cette définition de 1884 : la sexualité est définie comme l'« ensemble des comportements relatifs à l'instinct sexuel, vie sexuelle ». Vous ne rendez pas au mot sexualité son sens originel, vous décidez arbitrairement qu'il ne peut s'employer que pour décrire « l'union féconde (ou au moins ouverte à la vie) d'un homme et d'une femme ». C'est votre choix (il y a plein de mots dont le sens a évolué !), mais c'est un choix tout à fait subjectif. Si le seul véritable argument pour, c'est que vous avez décidé que cela doit signifier ceci, c'est un peu court. Petit aparté, j'ai souri en voyant que vous ajoutiez « ouverte à la vie » entre parenthèses : effectivement, vous vous êtes sans doute rendu compte que sans cette précision les relations sexuelles entre une femme ménopausée et son époux entrent dans votre catégorie des "frottements stériles". Encore que, j'ai un doute sur votre avis là-dessus.

L'un de vos arguments est qu'on ne peut pas employer le même mot « pour désigner, d'une part, les relations maritales fécondes qu'un homme catholique entretien avec sa femme et, d'autre part, les coups d'un soir d'un étudiant rendus stériles par le préservatif, la pilule et l'avortement ». Vous écrivez aussi que quand une personne dit qu'elle a eu un rapport hétérosexuel, cela recouvre tout un spectre de comportements. Je ne vois pas ce qui vous dérange tant... C'est le cas de tout un tas de choses ! Le mot mariage, pour ne prendre que cet exemple, recouvre des réalités bien différentes. Quand bien même vous le réserveriez aux catholiques ayant reçu le sacrement du mariage, il continuerait de désigner aussi bien des unions heureuses que des no man's land où les protagonistes se déchirent...

Vous opposez « union féconde » et « frottement stérile », un peu plus loin vous dites qu'un « vagin stérilisé n’est plus qu’un orifice tiède quelconque », vous parlez de « nouvelles possibilités masturbatoires ». Si je comprends bien, des relations sexuelles non ouvertes à la vie ne sont pour vous que des frottements et des substituts à la masturbation. Il me paraît étrange et là encore totalement subjectif que votre seul critère pour distinguer ce qui est une union et ce qui n'en est pas une soit cette question de fécondité/stérilité... De mon point de vue, Synge n'a pas tort quand il vous accuse de réduire la sexualité à la procréation.

Bonne journée !
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Christophe67
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Christophe67 »

Bonjour à tous,


Je comprends les critiques, néanmoins je trouve le propos intéressant même s'il a fallu une certaine gymnastique pour cela. Mais je n'adhère pas pour autant à son application.

Pour que tout cela se tienne, il faudrait que tout le monde ait connaissance et, plus encore, accepte cette définition de "sexualité".
Ce sera difficilement possible, et le problème, que je cerne, est que si je parle de sexualité (au sens de Kolia), et que mon interlocuteur le reçoive dans le sens général, j'ai peur que nous nous trouvions dans un quiproquo. Pouvant amener à croire qu'un catholique approuve la théorie du genre. Cela risquerait de brouiller encore plus le débat.

Je suis aussi d'accord avec Synge, j'avais d'ailleurs appuyé mes propos en parlant de "sentiment et acte".
Pour citer un exemple : un couple dont la stérilité est médicalement prouvée devrait-il pour autant arrêter toute sexualité ? Celle-ci étant forcément fermée à la vie (à moins d'une grâce), faut-il en exclure pour autant son rôle unificateur, de renfort dans le couple ? Ce qui différencie "coït" de "faire l'amour" ?

Le propos sur le règne animal n'est pas forcément juste également, prenons l'exemple des bonobos. Ces derniers pratiquent l'acte sexuel comme élément social. Même s'il n'est pas fermé à la vie dans le sens où nous l'entendons, sa pratique n'a pourtant pas le but de la survie de l'espèce. Il existe également des actes d' "homostérilité" chez d'autres espèces, notamment chez les primates.

L'analogie sur l'ennemi n'est pas fausse mais c'est aussi méconnaître l'art de la guerre de Sun Tzu, qui fait toujours référence de nos jours. De mémoire, il y a un passage qui dit qu'il faut toujours laisser une possibilité de fuite à son ennemi, car un ennemi acculé qui se bat avec l'énergie du désespoir peut changer le cours d'une bataille.
Aussi c'est en utilisant sa définition qu'il faut le combattre, et non en imposant/proposant celle de Kolia qui au final pourrait apporter l'instabilité dans nos propres rangs, au sens de la cohésion des troupes cela ne me parait pas prudent.

Alors je préfère remercier le Seigneur de m'avoir donné également cet îlot de beauté, que de prendre le risque de déclencher un tsunami. Faute de continents pour le stopper, il se pourrait qu'il finisse par revenir submerger mon îlot, tout en ayant au préalable recouvert celui des autres. Je finis avec cette métaphore.


Cordialement.
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Kolia Karamazov
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Kolia Karamazov »

Bonjour axou,
axou a écrit :Toute cette théorie inepte et fumeuse sur le vocabulaire […] traduit, j'en bien peur, une homophobie rampante.

Nos frères homosexuels présents sur le forum aprécieront.
Trois phrases, pas d'argument, une accusation d’homophobie.

Elle s’ajoute à l’accusation d’antisémitisme et à celle de racisme que vous avez formulé, au même moment contre moi, dans le fil sur la pornographie.

Vous savez pertinemment que les accusations que vous portez contre moi sont, à l’heure actuelle, parmi les plus graves que l’on puisse porter contre un homme. Ça ne vous a pas empêché de les formuler en toute décontraction.

Je me demande si vous me considérez aussi comme votre frère vue la façon dont vous me traitez.

Bonne fin de journée quand même.
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Kolia Karamazov
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par Kolia Karamazov »

Bonjour Milla,
Milla a écrit :La sexualité n'est pas un mot très ancien non plus.
C’est exact, j’ai vérifié dans mon dictionnaire, le mot « sexualité » y a été introduit en 1838. Merci de me l’avoir fait remarquer.

Il faut peut-être employer un autre mot. Accouplement, par exemple. Dans son sens courant d’union sexuelle, il remonte au XVIe siècle.
Vous écrivez aussi que quand une personne dit qu'elle a eu un rapport hétérosexuel, cela recouvre tout un spectre de comportements. Je ne vois pas ce qui vous dérange tant... C'est le cas de tout un tas de choses !
Il est bien évident que les mots d’une langue englobent toujours plusieurs nuances d’une même réalité. S’il fallait un mot par nuance, une infinité de mots serait nécessaire et cela marquerait la fin du langage.

Toutefois, il y a un problème lorsqu’un mot unique désigne simultanément des réalités FONDAMENTALEMENT différentes.

Que le mot « canard » désigne à la fois le colvert et le fuligule à collier ne pose pas de problème. Mais si le mot « canard » était également appliqué au lynx boréal, il serait légitime de dénoncer cette confusion grotesque.

Si vous prenez le temps d’y réfléchir vous allez réaliser que tous les mariages devant Dieu, qu’ils soient heureux ou malheureux, partagent des caractéristiques fondamentales (c’est le mot clé) qui justifient qu’on les appelle mariage.

Au contraire, ce n’est pas difficile de réaliser qu’entre un accouplement fécond et une relation physique fermée à la vie il y a une différence fondamentale. Ce n’est qu’en superficie que ces deux réalités se ressemblent.

En revanche, entre toutes les nuances de relations physiques stériles il n’y a pas de différence fondamentale. C’est pourquoi on ne peut pas les accepter dans leur version « respectable » sans accepter aussi leurs versions les plus sordides.
Il me paraît étrange et là encore totalement subjectif que votre seul critère pour distinguer ce qui est une union et ce qui n'en est pas une soit cette question de fécondité/stérilité...
Et vous, quel et votre critère ? Selon vous, quelles conditions doivent être réunies pour qu’une union physique soit bonne (aux yeux de Dieu) ?

Bonne fin de journée.
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michel88
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Re: Perversion : homosexualité & hétérosexualité

Message non lu par michel88 »

Votre combat n'a aucun sens...
A l'heure où certains luttent ardemment contre l'homophobie ou autres formes de discriminations qui font souffrir des personnes, vous, vous vous préoccupez du sens de mots dont tout le monde connaît la signification...
Une personne est homosexuelle quand elle est attirée par les hommes, si c'est un homme ou par les femmes si c'est une femme.
Une personne est hétérosexuelle quand elle est attirée par les femmes, si c'est un homme ou par les hommes, si c'est une femme.

Et dans l'histoire, ce que je trouve le plus pervers, c'est les pensées qui consistent à dire qu'une sexualité est perverse quand une autre ne l'est pas. Seul Dieu, peut juger.
Soyez fier de ce que vous êtes !
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