Si on a confiance dans les livres d'histoire, les deux mille ans qui ont précédé Jésus Christ n'ont vu que l’émergence de peuples qui, globalement, se sont massacrés les uns les autres. Ces massacres d'ailleurs continuent encore aujourd'hui.Milla a écrit :Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous affirmez que c'est une époque où il ne régnait que violence, ni quand vous dites que le peuple élu est le plus évolué de l'époque en terme de conscience (mais je serais curieuse de voir ce qui vous fait dire cela).
Quant à dire que le peuple d’Israël était le plus évolué en terme de conscience, je fais juste confiance à Dieu qui a vu dans ce peuple le bon terreau. Il n'a pas choisi les sumériens, ni les égyptiens, etc ... Mais bon, ok, admettons que cela soit pur hasard et que Dieu ait choisi ce peuple tout à fait arbitrairement ... ce qui rend cependant ce peuple plus "conscient" que les autres, c'est son expérience due aux péripéties de son histoire. Ce peuple a tout connu : l'esclavage, la domination, l'obéissance, le rejet de Dieu; il a même réussi à traverser l'histoire, il y a surement une raison.
Là je crois que vous colorez (légitimement) les textes avec la vision de quelqu'un qui vit au 20eme siècle. Relisez le Deutéronome ou Josué et vous verrez que les Israélites sont des sauvages, qu'ils trucident à tour de bras, et qu'ils trucident des ennemis qui sont capables de faire de même et qui le font parfois et que si Dieu ne leur avait par ordonné de parfois "prendre les devants", Jésus Christ n'aurait jamais vu le jour.Milla a écrit :Même en admettant ces hypothèses, en quoi ordonner à son peuple de mettre à mort un homme qui a violé le Sabbat permet à Dieu de faire évoluer son peuple vers quelque chose de meilleur ? Le texte nous dit que les hommes hésitent, ils ne savent pas quoi faire : ils ne sont pas présentés, justement, comme des sauvages prêt à verser le sang pour n'importe quoi. C'est finalement Dieu qui se montre le moins clément, c'est Lui qui, dans ce contexte précis, alimente la violence. Même si la finalité est "bonne" (faire comprendre que le Sabbat c'est important), cela n'excuse pas les moyens employés, à moins justement que la fin justifie les moyens
Alors bien sûr, mettre à mort un homme qui a violé le sabbat ... je comprends que cela choque, mais je vais pousser le bouchon ... imaginez que Jésus Christ ait dit à un homme des cavernes : "aimez-vous les uns les autres ... si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche ...", il se serait pris un bon coup de massue sur la tête ...
A chaque époque son enseignement adapté. Ce n'est pas facile de faire l'école à des enfants, il faut de la douceur et de la fermeté aussi. Alors je pense qu'enseigner à des hommes qu'on peut comparer à des "sauvages", il faut aussi de la fermeté.
Jésus Christ n'était pas encore arrivé ... forcément, les juifs n'était pas prêts pour cela. D'ailleurs isl ne l'ont pas tous été vraiment lors de sa venue, et merci, car nous nous sommes, grâce à cela (mais bon, "tout était prévu"), intégrés au peuple de Dieu.Milla a écrit : (ce qui ne me semble pas être une doctrine catholique).
Quand Dieu détruira le monde parce que les hommes sont coupables de l'oublier et de préférer suivre Satan, sera-t-il violent ?Milla a écrit :Je comprends bien que pour vous la vie terrestre n'est qu'un avant-gout. Je ne suis pas le raisonnement par lequel vous trouvez que cela justifie la violence de Dieu.
A chaque époque, un enseignement adapté. Depuis 2000 ans, cet enseignement a bien évolué. Le Nouveau Testament n'est qu'Amour et Douceur de Dieu.Milla a écrit :Dans le catéchisme, la violence est présentée comme quelque chose de négatif, qui fait du tort à l'homme et à son prochain. Pourquoi serait-ce différent pour Dieu ?
J'essaye de répondre à vos questions, en ne prétendant pas détenir une quelconque vérité. Vos questions, je me les suis posées et me les pose encore parfois. Ma conscience évolue en permanence et ces réponses que je vous donne sont les seules que j'aie pu trouver pour l'instant.
En Christ. Serge.




