michel88 a écrit :Anne a écrit :La tolérance n'empêche cependant pas d'encourager les gens à s'améliorer...
Uniquement si ces gens désirent s'améliorer.
J'ai bien écrit "encourager", pas forcer ! Et puis la personne est libre de choisir de suivre les conseils ou d'envoyer paître !
Bonjour,
Je tiens d'abord à vous féliciter pour votre courage. Il y a beaucoup de parents catholiques qui rejettent l'homosexualité de leurs enfants.
Et de parents juifs, et de parents musulmans, et de parents athées, et de parents tout court.
Et du courage de votre fille aussi pour surmonter son homosexualité, à l'heure où de nombreuses personnes se permettent de juger les gens différents.
Quand vous dîtes que "aimer ses enfants ne veut pas dire tout leur permettre" ... Qu'est-ce que vous ne permettez pas ?
Je ne vois pas trop qu'est-ce qui vous permet de questionner les choix parentaux de Katolik et en quoi ça a une incidence dans ce contexte... Pourriez-vous expliquer ?
Je n'ai pas encore d'enfant mais si l'un de mes enfants m'avouait un jour qu'il était homosexuel, je lui conseillerais de vivre sa vie comme il l'entend, de ne pas se préoccuper de ce que pense les autres et d'être tout simplement "lui-même". Même si ce ne sont peut-être pas les conseils qu'un parent catholique donnerait en premier, je ne supporterais pas de le voir surmonter un combat si difficile, de le voir se rejeter, vivre dans le mensonge contre lui-même et peut-être même un jour se suicider car il ne sera pas parvenu à changer.
Ce qui est votre droit. Mais ce ne sera pas un choix catholique en tant que tel. De plus, je pense bien que les parents cathos dans cette situation vivraient probablement les mêmes douleurs. À cette différence qu'ils pourront peut-être se tourner vers leur foi pour les soutenir tout en essayant, du mieux qu'ils peuvent soutenir leur enfant.
Il y a aussi le fait que même si les parents agissent comme vous entendriez agir, l'enfant connaîtra un combat difficile quand même. La société a évolué dans sa vision de l'homosexualité, mais il reste encore des intolérants et ils se dresseront encore sur le chemin de cet enfant...
C'était une question toute simple (sans arrière-pensée, sans jugement). Au sein de la religion chrétienne, il y a des gens qui condamne fermement l'homosexualité et d'autres qui ne savent pas quoi penser ou qui ne condamne pas vraiment l'homosexualité. Croire en Dieu ne veut pas forcément dire, croire en tout. Il y a certains aspects de la religion que je n'approuve pas, ça ne veut pas dire que je ne suis pas un (ou un bon) chrétien.
Croire en Dieu, c'est faire de son mieux en gardant à l'esprit qu'il faut tendre à être parfait comme le Père Céleste est parfait. Gros contrat, on s'entend, mais le Père est prêt à faire des concessions, si je puis dire, s'Il voit que nous faisons de notre mieux.
La nuance consiste cependant à aligner notre pensée sur la sienne. Vous pouvez décider que le Père, en fait, n'a rien contre l'homosexualité et que vous pouvez encourager quelqu'un dans cette voie. Si c'est effectivement le cas, et que les religions se trompent, no problémo. Mais si ça ne l'est pas ? Oups.
Au mieux, on pourrait présumer que Dieu prendra en considération que l'enfant avait des parents qui n'ont pas fait correctement leur travail. Il jugera ensuite les parents selon ses critères, qui sait... ? On a cependant peut-être indice des conséquences dans cette parole de Jésus :
Mt 18, 5-6 a écrit :Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être englouti en pleine mer.
Malheur au monde à cause des scandales ! Il est fatal, certes, qu'il arrive des scandales, mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive !
D'autres traductions y vont de : "celui qui fait tomber dans le péché l'un de ces petits" ou encore : "celui qui entraînera la chute"...
Par rapport à vos 3 conseils, personne n'est parfait.. Je ne connais pas énormément de personnes qui les respectent à la lettre. C'est la raison pour la laquelle il ne faut pas juger les gens car on ne vaut pas mieux qu'eux.
Personne ne juge les gens. Ce sont les actes qui sont jugés à la lumière du catholicisme. D'après ma compréhension de ce qu'ont apporté les intervenants dans ce fil, le jugement est laissé à Dieu lui-même.