là je suis d'accord avec vousLibremax a écrit :Je me permets d'exprimer d'ailleurs mon profond désaccord avec votre interprétation de la parabole des ouvriers de la onzième heure.
1) C'est une pure réinterprétation personnelle qui vous fait dire que les deux paraboles parlent du même maître. Il est donné des détails sur chaque maître qui l'identifient différemment. Le sujet de la parabole est donc différent. Il ne parle pas de la même oeuvre de Dieu, ou en tous cas, pas sous le même aspect.
Le maître demande des comptes sur la gestion de ses talents! et en récompense de la bonne gestion que font certain il donne plus de bien. La récompense pour un travail c'est ce que le maître de la parabole de l'ouvrier de la dernière heure fait aussi.2) Dans la parabole des talents, le maître ne donne pas un salaire, il exprime sa reconnaissance à ses serviteurs, ce n'est pas un salaire, ce n'est pas quantifiable : ce n'est pas la même chose que dans l'autre parabole où précisément, il est question d'une récompense quantifiée, un salaire.
Effectivement la parabole de l'ouvrier de la dernière heure ne dit pas les exigences que la maitre attend de ces ouvrier, mais cela ne signifie pas qu'il n'exige pas des fruits précis à chaque ouvrier. Cette parabole dit seulement qu'il promet un même salaire à chacun, mais fait abstraction de l'exigence précise qu'il fait à chacun, des moyens précis qu'il donne à chacun! mais cela ne signifie pas qu'il n' a pas des exigences bien précise pour chacun! donc une mauvais interprétation de cette parabole serait de dire que Dieu n'a pas des exigences bien précise envers ses ouvriers, et la parabole des talents montrent très bien qu'il récompense en fonction des fruits jusqu'à preuve du contraire. Cette parabole montre juste l'aspect selon lequel Dieu donne à chacun pêcheur ou juste des grâces suffisantes pour produire des fruits qu'il exige.3) Si la parabole des ouvriers de la onzième heure ne dit pas sur les fruits de chacun, c'est que justement, ce n'est pas son objet. La seule justification que le maître donne au salaire des derniers ouvriers est "Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien?" C'est donc uniquement sur son bon vouloir que la paie est fixée, et c'est ce que confirme la conclusion de la parabole : "Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers." Dieu est donc souverain dans la dispensation de Sa grâce ; la même liberté est exprimée par le Christ sur la Croix au "Bon Larron".
Alors à partir du moment où la parabole fait abstraction du fruit du travail vous ne pouvez donc pas déduire qu'il n'a pas tenu compte des fruits de chacun, sinon sur quoi vous vous basez pour le dire?
Mais la grâce c'est pour faire des œuvres ce n'est pas pour "garder la lampe sous le boisseau!" Dieu donne des grâces gratuitement, mais est en retour exigeant sur la façon dont on a utilisé ces grâces, c'est cette exigence en retour qui met beaucoup de gens mal à l'aise!4) Dans la première parabole, le maître donne le même salaire pour une durée de travail différente et il n'est pas question de rendement. La grâce est donc sans proportion avec les œuvres.
En conclusion Dieu exige des œuvres, des fruits par rapport aux grâces et aux dons qu'il nous fait. Quand on demande miséricorde c'est pour que Dieu retarde l'heure de sa justice d'une part, et d'autre part pour qu'il nous donne d'avantage de grâce pour que nous fassions enfin fructifier ses dons. Fructifier nos dons est notre devoir envers Dieu, si on ne le fait pas on n'ira pas au Ciel. Notre espérance est qu'on a la certitude que ses grâces finiront par avoir le dessus sur nos faiblesses afin que nous portions des fruits, et ce sont ces fruits qui vont nous donner droit à mériter le Ciel

