Je n’ai jamais sous-entendu que les idées qui se propagèrent dans toute l’Eglise à la suite du concile n’avaient aucune racine antérieure. Il est évidemment que c’est le cas. Néanmoins, c’est bien entre 1965-1975 que la chute de la pratique religieuse est absolument impressionnante dans les régions citées et ailleurs, parce que des idées qui auparavant étaient plutôt interdites dans l’Eglise se sont vues normalisées.Il faut tout même reconnaître avec honnèteté que ce mouvement de déchristianisation s'amorte dès l'après deuxième guerre mondiale.
En France, la révolution de 1789 a déjà mis un coup de boutoir dont nous ne nous sommes jamais vraiment relevé.
Mai 68 a fait beaucoup de dégats dans les esprits, et bien avant cela la guerre d'Algérie et la politisation du clergé qui l'a accompagné (cf Mgr Gaidon)
Par ailleurs, il serait intéressant de se demander si c’est Mai 68 qui est largement à la base de la chute de la foi ou si, au contraire, c’est le relâchement religieux caractéristique de la suite du concile qui a permis Mai 68.
Que voulez-vous dire?La question inverse : qu'est-ce qui fait le succès du catholicisme dans certains pays ?
Il n’était pas question pour moi de tout mettre sur le dos du concile, mais de me demander comment l’on peut affirmer si sûrement que c’est le concile qui a porté de bons fruits en Asie et en Afrique ou s’il n’y a aucun lien évident entre les deux.Personnellement, je n'aime pas la glorification et l'idolâtrie du concile, mais à l'inverse on ne peut pas lui mettre tout sur le dos.
Il y a certainement certains fruits, comme le CEC, mais tous ne sont pas nécessairement dûs au concile.





