- Puis merci pour cette référence, Peccator.
Reprendre ici :
Votre propos me semble un peu embrouillé en terme de contenu (je parle pas de la forme), gérardh, parce que vous soulevez une histoire de double nature en premier (une première nature hostile, une nouvelle nature héritée grâce à la foi) mais pour verser immédiatement, bien plutôt, dans une affaire de «personnalité». Néanmoins, l'on devrait finir par comprendre que tout le mal doit bien provenir de l'ancienne nature humaine pécheresse, le bien de ce que le Saint Esprit réalise en contrepartie.La Bible nous enseigne clairement que l'homme naturel possède une première nature qui est inimitié contre Dieu : "il est mort dans ses fautes et dans ses péchés". Le chrétien acquiert, par la grâce et par la foi une nouvelle nature, qui elle ne pèche pas. Cependant, pendant sa vie terrestre il garde également son ancienne nature. Si bien qu'il y a en lui une dualité de personnalité. De telle manière que l'on peut effectivement dire que ce qu'il fait de mal vient de son ancienne nature pécheresse, tandis que ce qui est bien en lui vient de l'opération du Saint-Esprit qui a fait son habitation en lui.
Écoutez ...
Si le bien provient que du Saint Esprit alors voulez-vous bien me dire quelle serait cette nécéssité, pour vous, de vous embarrasser d'une soi-disante nouvelle nature acquise par l'homme ? et au surplus qu'il m'en paraîtrait «assez notoire» qu'il ne prend pas un être doté de natures multiples pour manifester lui-même diverses personnalités. Les troubles de la personnalité sont bien connus en psychanalyse. Il y a des gens schizoïdes, mais des gens normaux aussi (tout le monde en fait, comme les malades) dont le psychisme est peuplé de diverses sous-personnalités.
Quand même que vous aurez la foi, gérardh, votre nature sera toujours celle d'être un homme. Vous ne posséderez pas, désormais, comme à la fois la nature d'un ange et celle d'un homme. Vous-même, vous n'aurez pas à la fois la nature de Dieu et la nature de l'homme.
A part ça ...
Je ne crois pas que «la Bible» enseigne cette histoire d'une nature humaine résolument hostile contre Dieu, purement et simplement adverse et rien d'autre. Si votre truc d'adversité naturelle, univoque, inévitable et imparable serait vrai, encore faudrait-il oublier les Abel, Noé, Job, Abraham, Moïse et cie. Vous savez bien qu'aucun de ceux-là n'avaient le «Saint Esprit venu faire son habitation de façon permanente en eux.»
L'Évangile parle de Joseph (le père de Jésus) comme d'un juste pour commencer, et ensuite Jésus lui-même évoquera les justes dans une longue tirade expédiée aux pharisiens, et où il les accusait d'être des sépulcres blanchis, ajoutant que leurs pères n'avaient pratiquement jamais fait rien d'autre que de massacrer les justes.


