Du vin ordinaire ? du vin rouge ? blanc, rosé ?
Après faut faire gaffe au gendarme qu'il vous fassent pas souffler dans le ballon.



Je ne connais pas de miracles eucharistiques Luthériens. Avez-vous des sources s'il vous plait? Merci.Theodore a écrit :ce qui est intenable au vu des nombreuses expériences mystiques vécues par des luthériens à la Sainte Cène


Ah d'accord je pensais que vous parliez de miracles eucharistiques auquel cas j'aurais été intéressé.Théodore a écrit :Je parle bien d'expérience mystique, pas de miracle eucharistique - dont je n'ai pas trace moi non plus.
Je n'ai pas de lien ni de grande étude ou recension d'expériences mystiques luthériennes. J'avoue ne pas avoir eu le temps de bien creuser. Cela dit, j'ai un témoignage très proche de moi.
Mais c'est étonnant que cette personne ait pu communier sans être baptisé. Un intervenant protestant m'avait dit que cela n'était pas possible.Un de mes amis, auparavant agnostique, s'est converti dans une eucharistie luthérienne, en Suède, célébrée par une femme. Il a pris le pain, l'a mangé ; le Saint-Esprit lui est descendu dessus en trombe, il a ressenti comme une "explosion" en lui, et a reçu immédiatement la conviction qu'il s'agissait du Corps du Sauveur. Il a ensuite "débordé d'amour pour monde entier durant 3 jours". Ce même ami m'assure qu'il n'est pas le seul à avoir vécu ce genre de choses dans une Cène luthérienne, et j'ai tendance à le croire

Il était baptiséMac a écrit :Mais c'est étonnant que cette personne ait pu communier sans être baptisé. Un intervenant protestant m'avait dit que cela n'était pas possible.Un de mes amis, auparavant agnostique, s'est converti dans une eucharistie luthérienne, en Suède, célébrée par une femme. Il a pris le pain, l'a mangé ; le Saint-Esprit lui est descendu dessus en trombe, il a ressenti comme une "explosion" en lui, et a reçu immédiatement la conviction qu'il s'agissait du Corps du Sauveur. Il a ensuite "débordé d'amour pour monde entier durant 3 jours". Ce même ami m'assure qu'il n'est pas le seul à avoir vécu ce genre de choses dans une Cène luthérienne, et j'ai tendance à le croire

Je serais extrêmement intéressé de connaître vos sources concernant ce point. Je croyais logiquement que comme les protestants ne sont pas dans la succession apostolique (y compris les Anglicans, dont l'invalidité des ordinations a été reconnue par Léon XIII), ils n'ont pas d'ordination valide, et sans ordination valide, je ne vois pas comment on peut faire apparaître le Christ autrement qu'avec une probabilité nulle.Théodore a écrit :Plusieurs remarques complétementaires :
- Premièrement, Fureteur, vous avez parfaitement le droit de croire que le Christ est présent dans les eucharisties protestantes. L'Église n'a jamais affirmé catégoriquement que le Christ n'est pas présent dans les eucharisties des frères séparés(ce qui est intenable au vu des nombreuses expériences mystiques vécues par des luthériens à la Sainte Cène, mais a en revanche proclamé qu'on ne peut en être certain.
Je ne suis pas sûr que votre pasteur soit la personne la plus objectivement placée pour parler de Luther. De remise à plat, il a été surtout désigné comme auteur d'hérésies par Léon X et dont les écrits ont été condamnés.Il serait profitable que l'on cesse de voir Luther comme un démolisseur volontaire de la chrétienté, et comme quelqu'un qui tenait absolument à rejeter des dogmes et des pratiques. En fait, si j'en crois mon pasteur, Luther fonctionnait ainsi : dès qu'il voyait un abus, il en cherchait l'origine théologique, et il "remettait à plat" la théologie liée - si j'ose dire.
Si le concile de Trente a pris soin d'expliquer en détail pourquoi la théorie de la consubstantiation n'allait pas en détaillant la transsubstantiation, c'est que la question n'est pas si anodine ni négligeable. Sembler regretter que les catholiques n'aient pas proclamé la transsubstantiation pour faire plaisir à Luther et ses affidés me paraît constituer une pente des plus douteuses.Donc, la conssubstantiation, non seulement est compatible avec l'adoration hors-sacrement, mais ne peut également trouver son origine dans la volonté de rejeter l'Église. Est-il d'ailleurs nécessaire de rappeler que Luther s'est toujours considéré comme catholique ?[...].

La seule source tangible que j'ai a été donnée plus haut, j'en apporterai d'autres dès que je le pourrai. Le Christ n'est pas tant lié à ses sacrements qu'il ne puisse agir en-dehors de l'Église romaineToto a écrit :Je serais extrêmement intéressé de connaître vos sources concernant ce point. Je croyais logiquement que comme les protestants ne sont pas dans la succession apostolique (y compris les Anglicans, dont l'invalidité des ordinations a été reconnue par Léon XIII), ils n'ont pas d'ordination valide, et sans ordination valide, je ne vois pas comment on peut faire apparaître le Christ autrement qu'avec une probabilité nulle.Théodore a écrit :Plusieurs remarques complétementaires :
- Premièrement, Fureteur, vous avez parfaitement le droit de croire que le Christ est présent dans les eucharisties protestantes. L'Église n'a jamais affirmé catégoriquement que le Christ n'est pas présent dans les eucharisties des frères séparés(ce qui est intenable au vu des nombreuses expériences mystiques vécues par des luthériens à la Sainte Cène, mais a en revanche proclamé qu'on ne peut en être certain.
Oeucuménque et "haute-église" comme il est, et connaisseur de Luther de surcroît, je suis certain qu'il est plus objectif que vousJe ne suis pas sûr que votre pasteur soit la personne la plus objectivement placée pour parler de Luther. De remise à plat, il a été surtout désigné comme auteur d'hérésies par Léon X et dont les écrits ont été condamnés.Il serait profitable que l'on cesse de voir Luther comme un démolisseur volontaire de la chrétienté, et comme quelqu'un qui tenait absolument à rejeter des dogmes et des pratiques. En fait, si j'en crois mon pasteur, Luther fonctionnait ainsi : dès qu'il voyait un abus, il en cherchait l'origine théologique, et il "remettait à plat" la théologie liée - si j'ose dire.
"Ses affidés" vous rétorquent que les orthodoxes ont exactement le même point de vue ; vous, catholiques, avez définis ce qui aurait dû rester un mystère. Et je martèle que la nuance est absolument négligeable, puisqu'il y a Présence Réelle et substantielle dans les deux cas.Si le concile de Trente a pris soin d'expliquer en détail pourquoi la théorie de la consubstantiation n'allait pas en détaillant la transsubstantiation, c'est que la question n'est pas si anodine ni négligeable. Sembler regretter que les catholiques n'aient pas proclamé la transsubstantiation pour faire plaisir à Luther et ses affidés me paraît constituer une pente des plus douteuses.Donc, la conssubstantiation, non seulement est compatible avec l'adoration hors-sacrement, mais ne peut également trouver son origine dans la volonté de rejeter l'Église. Est-il d'ailleurs nécessaire de rappeler que Luther s'est toujours considéré comme catholique ?[...].

Si, Jésus agit dans les sacrements de l’Église c'est certain.Théodore a écrit :Le Christ n'est pas tant lié à ses sacrements qu'il ne puisse agir en-dehors de l'Église romaine

AMEN !Mac a écrit :Si, Jésus agit dans les sacrements de l’Église c'est certain.Théodore a écrit :Le Christ n'est pas tant lié à ses sacrements qu'il ne puisse agir en-dehors de l'Église romaine



Par grâce il m’a été donné de me débarrasser de mes présupposés, ayant quitté le catholicisme (période antérieure que je ne regrette nullement car elle fut pour moi une préparation utile). Je dois toutefois avouer que la doctrine de la « présence réelle » a été l’un de mes présupposés que j’ai eu le plus de mal à abandonner.N'espérez pas vous débarrasser de vos présupposés ! C'est mission impossible.

gerardh a écrit :______
Hello Théodore, vous écrivez :
Par grâce il m’a été donné de me débarrasser de mes présupposés, ayant quitté le catholicisme (période antérieure que je ne regrette nullement car elle fut pour moi une préparation utile). Je dois toutefois avouer que la doctrine de la « présence réelle » a été l’un de mes présupposés que j’ai eu le plus de mal à abandonner.N'espérez pas vous débarrasser de vos présupposés ! C'est mission impossible.
Vous convoquez l’opinion de Zwingli et vous présupposez que c’est sur sa base que des chrétiens s’appuient maintenant sur cette opinion pour fonder la leur. Vous vous trompez, du moins pour la plupart d’entre eux parmi lesquels je compte. Je reconnais certes cet homme comme un réformateur, mais sa doctrine n'est pas normative a priori pour moi.
Vous indiquez qu’il n’y a aucune trace historique préalable à la Réformation d’une croyance contraire à la présence réelle. Je pense au contraire que la Bible elle-même en est la première trace historique. Ensuite je signale que la doctrine de la transsubstantiation n’est apparue qu’au début du Moyen-âge, après avoir été vigoureusement combattue par l’Eglise catholique.
Vous invoquez ensuite la jurisprudence des Pères. Pour moi ce n’est pas normatif, car s’ils ont pu dire de très bonnes choses, ils ont pu aussi se tromper sur bien des points, et ce très tôt dans l’histoire de l’Eglise. Ces errements étaient d’ailleurs annoncés dans les Actes et les épîtres.
Vous demandez quelle tradition est la bonne
Je vous répondrai : aucune. Seule la Bible est normative. Certes il y a toujours eu des dons de docteurs donnés par le Saint Esprit, mais cet enseignement ne peut et ne doit être qu’une explicitation fidèle de la Parole.
Je poserais une question : qu’apporte la transsubstantiation au salut par l’œuvre de Christ à la croix du calvaire, dont on bénéficie par la grâce et par le moyen de la foi ?
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