Salut
J'ai l'impression que vous faite du jeûne beaucoup plus un exercice de performance d'ascèse et de curiosité spirituelle qu'un acte d'amour. Fondamentalement jeûner c'est se priver par AMOUR pour sentir sa faiblesse et se tourner vers Dieu comme seul solution à notre faiblesse. L'Amour doit être le motif et l'objectif de notre jeûne. Or l'amour est qualitatif et non quantitatif, ce n'est en faisant 40 jours de jeûnes que tu auras fait plus de progrès spirituel qu'en jeûnant seulement 1 jour. Tout dépend de l'amour qui te motive à faire se jeûne.
Le Jeûne
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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Re: Jeûner
Bonjour,
je suis tout à fait d'accord avec cela, et j'ai précisé que je ne me fixais aucun objectif, ni aucune limite. Le but étant de mettre la prière au centre de tout et de se priver de tout le reste au point de le reléguer au niveau du superflu (nourriture, confort...).
Simplement, je pense que l'on ne peut pas jeûner sans se préparer et surtout sans connaître son corps (j'ai lu par exemple que se remettre à manger après une période de jeûne peut être très dangereux -lésions à l'estomac-).
Je demandais donc des conseils "pratiques" et des témoignages quant aux différentes épreuves et satisfactions rencontrées pendant le jeûne.
Je répète que j'ai de petits soucis rénaux et que ça me conforte dans ma démarche de collecte d'informations et de conseils.
Merci pour votre réponse.
je suis tout à fait d'accord avec cela, et j'ai précisé que je ne me fixais aucun objectif, ni aucune limite. Le but étant de mettre la prière au centre de tout et de se priver de tout le reste au point de le reléguer au niveau du superflu (nourriture, confort...).
Simplement, je pense que l'on ne peut pas jeûner sans se préparer et surtout sans connaître son corps (j'ai lu par exemple que se remettre à manger après une période de jeûne peut être très dangereux -lésions à l'estomac-).
Je demandais donc des conseils "pratiques" et des témoignages quant aux différentes épreuves et satisfactions rencontrées pendant le jeûne.
Je répète que j'ai de petits soucis rénaux et que ça me conforte dans ma démarche de collecte d'informations et de conseils.
Merci pour votre réponse.
Re: Jeûner
Malgré une petite tentative, je n'ai pas réussi a jeûner (alimentairement) pendant le Carême : je ne suis pas arrivé à me convaincre au fond de moi-même que c'était un chemin vers Dieu.
Quand à se dire que le Carême est un moment ou l'on doit redoubler de Charité : je ne le comprends pas vraiment non plus : c'est toute l'année qu'il faut le faire !
Pour le jeûne, je crains qu'il ne faille un environnement propice (retraite en monastère) pour lui donner tout son sens...
Quand à se dire que le Carême est un moment ou l'on doit redoubler de Charité : je ne le comprends pas vraiment non plus : c'est toute l'année qu'il faut le faire !
Pour le jeûne, je crains qu'il ne faille un environnement propice (retraite en monastère) pour lui donner tout son sens...
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
Re: Jeûner
Le Carême rappelle à ceux qui aurait oublié ou négliger, comment il devrait vivre en tant que chrétien. Bref un chrétien "en règle" devrait vivre en carême tout le temps.
Pour moi le jeûne est simple. Si je peux accomplir mes devoirs de charité en mangeant seulement une fois par jour alors je mange une fois , c'est une façon de signifier que quand je mange ce n'est pas pour rechercher un bien être dans la nourriture, mais pour accomplir mes devoirs de charité. Donc j'accueille la faim passagère et supportable que je pourrais éprouver comme un témoignage que je n'attend pas mon bonheur de la nourriture, et j'utilise aussi cette souffrance comme une participation à la rédemption du Christ
Pour moi le jeûne est simple. Si je peux accomplir mes devoirs de charité en mangeant seulement une fois par jour alors je mange une fois , c'est une façon de signifier que quand je mange ce n'est pas pour rechercher un bien être dans la nourriture, mais pour accomplir mes devoirs de charité. Donc j'accueille la faim passagère et supportable que je pourrais éprouver comme un témoignage que je n'attend pas mon bonheur de la nourriture, et j'utilise aussi cette souffrance comme une participation à la rédemption du Christ
Comment jeûner?
Salut à tous
Demain (7/9/13) grand jour de jeûne et de prière. L'Eglise laisse un libre choix sur la façon de jeûner. Chez les musulmans on fixe les heures de jeûne et ce dont on doit s'abstenir pendant ces heures.
J'aimerais savoir ce qui guide votre choix pour choisir une forme de jeûne plutôt qu'une autre. Les objectifs que vous recherchez en jeûnant et ce qui vous fait croire que le jeûne concoure le mieux à atteindre cet objectif.
Lorsqu'on a faim est ce que la faim ne va pas plus nous pousser à penser à nous même plutôt qu'à penser à Dieu et aux prochains? est ce que finalement le temps passé dans la prière quand on a faim ne sera pas plus consacré à lutter pour oublier notre faim, qu'à penser à Dieu? et dans nos relations avec le prochain, lorsqu'on a faim on est souvent plus irritable, est ce que le jeûne ne crée pas finalement des tentations, en rendant ainsi plus difficile notre relation avec Dieu et avec notre prochain?
Demain (7/9/13) grand jour de jeûne et de prière. L'Eglise laisse un libre choix sur la façon de jeûner. Chez les musulmans on fixe les heures de jeûne et ce dont on doit s'abstenir pendant ces heures.
J'aimerais savoir ce qui guide votre choix pour choisir une forme de jeûne plutôt qu'une autre. Les objectifs que vous recherchez en jeûnant et ce qui vous fait croire que le jeûne concoure le mieux à atteindre cet objectif.
Lorsqu'on a faim est ce que la faim ne va pas plus nous pousser à penser à nous même plutôt qu'à penser à Dieu et aux prochains? est ce que finalement le temps passé dans la prière quand on a faim ne sera pas plus consacré à lutter pour oublier notre faim, qu'à penser à Dieu? et dans nos relations avec le prochain, lorsqu'on a faim on est souvent plus irritable, est ce que le jeûne ne crée pas finalement des tentations, en rendant ainsi plus difficile notre relation avec Dieu et avec notre prochain?
Re: Comment jeûner?
Je crois que la façon de jeûner dépend en partie de notre rapport habituel à la nourriture. Cela dépend aussi de notre santé. Un diabétique ou une personne qui souffre de boulimie, par exemple, devrait être très prudente avec le jeûne.
Personnellement, il m’est arrivé de jeûner presque totalement (sauf l’eau) pendant vingt-quatre heures, me contentant de prendre quelques bouchées de pain à un moment où je me suis sentie mal à l’aise.
Il m’est arrivé aussi pendant une longue période de ne prendre qu’un bouillon léger le soir.
J’ai aussi pendant quelque temps fait un jeûne de sucré, de saveur douce.
J'ai vécu tous ces jeûnes dans la paix, avec le sentiment que cela me rapprochait de Dieu.
Mais j’ai aussi fait l’expérience d’un jeûne auquel je me « forçais », un peu comme pour « vaincre la chair », pendant plusieurs semaines. C’était très difficile, un combat terrible à chaque repas que je ne devais pas prendre, de la culpabilité quand je n'y parvenais pas... et quand j’ai finalement arrêté, j’ai été prise d’une vraie frénésie de manger ce que j’avais supprimé pendant ce temps-là.
Le premier enseignement que je tire de ces quelques expériences, c’est que le jeûne doit avoir un sens par rapport à ce que je vis spirituellement, ce doit être comme la traduction concrète de mon état spirituel du moment. Il ne s’agit pas de faire une performance mais de se priver un peu pour être plus libre par rapport aux choses matérielles et aux pulsions et davantage orienté vers Dieu. Ou pour faire pénitence évidemment, mais la finalité ultime est la même.
Le deuxième enseignement, c’est qu’un jeûne qui met mal à l’aise, qui fait souffrir, même, n’est sans doute pas un jeûne « juste ». C’est normal que ce soit un peu difficile : il s’agit bien de « lâcher » quelque chose. Mais pas au point de devenir une obsession.
Et je pense que vous avez raison de parler du rapport aux autres : si le jeûne nous sépare des autres, nous rend désagréable avec notre prochain, il vaut mieux arrêter. Le jeûne est un « instrument », pas une fin en soi. Alors que la relation à l'autre est, par excellence, le "lieu" de notre rencontre avec Dieu.
En revanche, si on passe son temps de prière, non pas à lutter pour oublier sa faim mais à essayer de vivre pleinement sa faim devant Dieu… là, il me semble qu’on se rapproche de ce qu’on cherchait en jeûnant.
En ce qui concerne le jeûne de demain, voici ce que j'ai décidé. En ce moment, je me sens fatiguée et déprimée. Alors, je mangerai à ma faim mais sobrement : je prendrai un yaourt et un fruit le matin et quelques légumes bouillis aux repas principaux, sans aucun assaisonnement. Ce sera plutôt un jeûne du goût.
Personnellement, il m’est arrivé de jeûner presque totalement (sauf l’eau) pendant vingt-quatre heures, me contentant de prendre quelques bouchées de pain à un moment où je me suis sentie mal à l’aise.
Il m’est arrivé aussi pendant une longue période de ne prendre qu’un bouillon léger le soir.
J’ai aussi pendant quelque temps fait un jeûne de sucré, de saveur douce.
J'ai vécu tous ces jeûnes dans la paix, avec le sentiment que cela me rapprochait de Dieu.
Mais j’ai aussi fait l’expérience d’un jeûne auquel je me « forçais », un peu comme pour « vaincre la chair », pendant plusieurs semaines. C’était très difficile, un combat terrible à chaque repas que je ne devais pas prendre, de la culpabilité quand je n'y parvenais pas... et quand j’ai finalement arrêté, j’ai été prise d’une vraie frénésie de manger ce que j’avais supprimé pendant ce temps-là.
Le premier enseignement que je tire de ces quelques expériences, c’est que le jeûne doit avoir un sens par rapport à ce que je vis spirituellement, ce doit être comme la traduction concrète de mon état spirituel du moment. Il ne s’agit pas de faire une performance mais de se priver un peu pour être plus libre par rapport aux choses matérielles et aux pulsions et davantage orienté vers Dieu. Ou pour faire pénitence évidemment, mais la finalité ultime est la même.
Le deuxième enseignement, c’est qu’un jeûne qui met mal à l’aise, qui fait souffrir, même, n’est sans doute pas un jeûne « juste ». C’est normal que ce soit un peu difficile : il s’agit bien de « lâcher » quelque chose. Mais pas au point de devenir une obsession.
Et je pense que vous avez raison de parler du rapport aux autres : si le jeûne nous sépare des autres, nous rend désagréable avec notre prochain, il vaut mieux arrêter. Le jeûne est un « instrument », pas une fin en soi. Alors que la relation à l'autre est, par excellence, le "lieu" de notre rencontre avec Dieu.
En revanche, si on passe son temps de prière, non pas à lutter pour oublier sa faim mais à essayer de vivre pleinement sa faim devant Dieu… là, il me semble qu’on se rapproche de ce qu’on cherchait en jeûnant.
En ce qui concerne le jeûne de demain, voici ce que j'ai décidé. En ce moment, je me sens fatiguée et déprimée. Alors, je mangerai à ma faim mais sobrement : je prendrai un yaourt et un fruit le matin et quelques légumes bouillis aux repas principaux, sans aucun assaisonnement. Ce sera plutôt un jeûne du goût.
Re: Comment jeûner?
Merci nijiad pour votre témoignage
Je suis convaincu que les 3 piliers de la vie chrétienne se tiennent intimement: le jeûne ( ou la mortification), l'aumône ( ou la charité fraternelle) et la prière. Chacun de ces piliers a pour miroir les deux autres.
Par exemple pour savoir si notre prière est fructueuse observons si notre mortification et si notre service fraternelle sont plus "imbibées" d'Amour, de Joie, de paix, d'humilité bref des fruits de l'Esprit saint, en d'autre terme si on ne sent aucune amélioration dans nos mortifications et service fraternelle c'est un appel à changer notre façon de prier, c'est un appel à prier avec plus d'humilité, de confiance, de persévérance et de demander des biens plus convenables pour notre salut.
C'est mon humble avis.
Je suis convaincu que les 3 piliers de la vie chrétienne se tiennent intimement: le jeûne ( ou la mortification), l'aumône ( ou la charité fraternelle) et la prière. Chacun de ces piliers a pour miroir les deux autres.
Par exemple pour savoir si notre prière est fructueuse observons si notre mortification et si notre service fraternelle sont plus "imbibées" d'Amour, de Joie, de paix, d'humilité bref des fruits de l'Esprit saint, en d'autre terme si on ne sent aucune amélioration dans nos mortifications et service fraternelle c'est un appel à changer notre façon de prier, c'est un appel à prier avec plus d'humilité, de confiance, de persévérance et de demander des biens plus convenables pour notre salut.
C'est mon humble avis.
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