Je l'ai considéré, c'est pourquoi j'ai accepté à la rigueur le terme de déviance, pourvu qu'on se tienne sur un terrain non moral, et qu'on n'en fasse pas un motif d'accusation. Car, tout simplement, la nature s'accommode parfaitement de ce type de déviances. L'équilibre naturel n'en souffre pas, les individus concernés non plus. L'uniformité n'est pas requise pour que rien ne "cloche".Raistlin a écrit :considérez encore cette évidence : si toute l’humanité vivait strictement une vie sexuelle exclusivement homosexuelle, elle disparaitrait. C’est un signe fort, d’un strict point de vue naturaliste, que quelque chose cloche avec cette pulsion.
Pas du tout. D'abord, je ne cherche pas à justifier mon opinion, j'essaie de vous expliquer pourquoi la bonne foi interdit de se rendre à votre raisonnement. Mon opinion sur l'homosexualité, vous ne la connaissez pas, et pour cause, je n'en ai pas. N'étant pas concerné, je ne vois pas pourquoi je m'obligerais à croire quelque chose sur le sujet.Raistlin a écrit :Incroyable. Donc pour justifier votre opinion, voilà que vous êtes amené à vous demander très sérieusement si la zoophilie, la nécrophilie ou la pédophilie ne sont pas des attitudes tout à fait saines (même si, quand même, vous seriez enclin à les ranger du côté des déviances… ouf !). A ce jeu-là, on pourrait se demander si l’anorexie n’est finalement pas une façon de prendre soin de son corps.spk a écrit :Vous faites les questions et les réponses. A vrai dire, je n'en sais rien, n'ayant pas assez d'expérience de ces choses, pas même par des amis qui auraient essayé, mais je suis plutôt porté à penser que c'est à bon droit que l'on nomme ces pratiques des perversions.
Ensuite, je ne me demande rien sur la zoophilie, etc... c'est vous qui me demandez. Et vous prétendez vous placer du point de vue de la nature. Pas du point de vue de mes désirs ou de mes répulsions, encore moins de mes projets de vie, mais de la nature. Je ne sais pas quelles sont exactement les répercussions sur la nature des pratiques sexuelles que vous nommez. Ma première pensée est de les juger non pas seulement déviantes, mais perverses. Parce que, du point de vue de la réalité des rapports humains, elles me semblent nuisibles pour certaines, et je vais jusqu'à affirmer qu'elles sont nuisibles pour d'autres. Mais ce n'est pas le sujet, croyez bien que je le regrette puisque je continue à m'évertuer à vous expliquer que la nature n'a rien à nous commander en ces matières, et donc que ce n'est pas le bon point de vue. Mais vous ne voulez pas l'entendre.
Pour rappel, j'ai émis l'idée qu'il n'y avait pas de sexualité non troublée. Mais je suppose que vous voulez dire pathologique.Raistlin a écrit :Mais en quoi le fait que la pratique homosexuelle se passe entre adultes consentants signifierait nécessairement qu’il ne s’agit pas d’une sexualité troublée ? Là c’est vous qui posez des postulats non démontrés, pas moi.
Je vous rappelle quand même qu’en Allemagne, il y a relativement peu de temps, un homme a publié une annonce pour trouver un individu qui accepterait de manger certaines parties de son corps et qu’il a trouvé quelqu’un ayant accepté : les deux étaient consentants. Et je pourrai reparler des relations sadomasochistes voire des pratiques scatophiles. Le fait de consentir à une pratique n’est en rien un critère pertinent pour conclure que celle-ci est saine.
Et lorsque vous parlez d’épanouissement personnel, vous vous placez encore sur le terrain moral alors que je n’arrête pas de vous dire que là n’est pas mon propos. Arrêtez de vouloir faire glisser le débat sur le plan moral.
Je ne veux rien prouver, mais vous semblez ignorer la différence entre l'homosexualité et la nécrophilie ou la zoophilie, alors j'essaie de vous la rappeler, c'est tout.
L'exemple que vous citez ne prouve rien, sinon que le consentement n'est pas une raison suffisante pour justifier n'importe quoi. Je n'ai pas dit le contraire. Pour autant, il ne faudrait pas en déduire que le consentement est indifférent.
Quant à l'épanouissement personnel, cela n'a rien à voir avec la morale proprement dite, c'est même un point de vue amoral, puisque vous ne voulez pas du point de vue moral, je ne sais pourquoi. C'est la justification des pratiques sexuelles qui se savent stériles. Et dès lors qu'on s'en tient au point de vue de la nature, cette justification est suffisante.
Car cinci a raison, tout est respectable du point de vue de la nature. C'est à ce point de vue que se tenait le marquis de Sade, pour justifier un autre catalogue d'atrocités que celui que vous m'avez servi. Donc, vous avez raison sur un point, je regrette que notre discussion ne se porte pas sur le seul terrain où elle peut être intéressante, qui est effectivement le terrain moral.





