Bonsoir à tous,
Je vous écris à propos de la souffrance d'une amie à laquelle je ne sais plus apporter de réconfort en dehors de la prière.
Il faut savoir qu'à l'âge de 23 ans, un homme lui a fait voir monts et merveilles... avant de s'enfuir quand la question des fiançailles commença à poindre.
Aujourd'hui, c'est une ravissante jeune femme de 27 ans, qui vit très mal son célibat ; ses ami(e)s se marient les uns après les autres, ce qui ne fait qu'accroître l'image négative qu'elle a d'elle-même... lors de mes fiançailles en décembre dernier, elle s'était éclipsée car ne pouvait réprimer ses larmes. Cet été, sa jeune cœur de 22 ans dira "oui" pour toujours à son tour... je devine que cette comparaison doit beaucoup la travailler.
Plus le temps passe, plus je me sens impuissant vis-à-vis de sa peine, qu'elle cache avec grande habilité, étant très secrète pour ne pas dire farouche, mais que je perçois bien (nous nous connaissons depuis 6 ans)... Si j'ai une grande sensibilité et une capacité à faire parler et à écouter, il faut admettre que cela ne suffit pas toujours pour apaiser les plaies de ceux qu'on aime : en effet, les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens.
Je lui rappelle régulièrement l'étendue de des qualités (profondément pieuse, généreuse, altruiste, fidèle...), la rassure vis-à-vis de sa beauté (c'est objectivement une belle femme), et lui rappelle que plus que tout, ce qui compte, c'est l'ouverture du cœur. Ouverture à Dieu, et à nos frères...
Si elle aborde de moins en moins ce sujet, il est évident qu'elle est de plus en plus obsédée par le fait de trouver un époux. (je parle bien d'"obsession")
Certes, nous avons tous souffert, et en particulier les jeunes damoiselles -éduquées au romantisme Disnéen avant d'être confrontées à une réalité moins rose- mais nous devons croire en l'amour, en ce que tout ce qui nous arrive, le Seigneur le fait pour notre plus grand bien...
Cependant, j'ai l'impression que plus le temps passe, plus mes paroles ricochent sur cette carapace qu'elle s'est créée... aussi, je viens vous demander bien humblement vos sages conseils...
In Corde Jesu, semper,
Malice
Amie souffrant de son célibat
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Amie souffrant de son célibat
"Qu’est-ce que c’est, la beauté ? Ce qui dépasse tout, la perfection, Dieu." (L. Tolstoï)
Re: Amie souffrant de son célibat
je pense qu'il faut beaucoup prier pour elle, car j'ai l'impression qu'elle c'est déjà braqué en se disant que le mariage ou rien.
pourquoi les gens sont si aveuglées? on trouve dans la vie des célibataires ( de choix ou subis) heureux et des personnes mariées malheureuses ainsi que l'inverse. Comment des gens peuvent décider que c'est le mariage qui les rendra heureuses et en faire une obsession?
Je pense que la meilleur façon de l'aider c'est d'abord l'aider à se sentir heureuse dans son célibat ( prier pour qu'elle se sente heureuse dans son célibat)
Ces types de souffrances sont des appels à la conversion pour la personne qui souffre
pourquoi les gens sont si aveuglées? on trouve dans la vie des célibataires ( de choix ou subis) heureux et des personnes mariées malheureuses ainsi que l'inverse. Comment des gens peuvent décider que c'est le mariage qui les rendra heureuses et en faire une obsession?
Je pense que la meilleur façon de l'aider c'est d'abord l'aider à se sentir heureuse dans son célibat ( prier pour qu'elle se sente heureuse dans son célibat)
Ces types de souffrances sont des appels à la conversion pour la personne qui souffre
- Kerniou
- Mater civitatis

- Messages : 5192
- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Amie souffrant de son célibat
La rencontre de l'homme ou la femme de sa vie peut se produire sans qu'on y pense ou ne pas se faire. Le plus souvent, la rencontre ne se produit pas dans les circonstances que l'on avait imaginées. Parfois, il arrive aussi, que des filles très bien paraissent trop bien au regard des autres et fassent peur aux garçons ...
Je ne sais si c'est le cas de votre amie; mais vous avez raison quand vous dîtes que les mots sont difficiles à trouver dans ces cas-là. dans la mesure où nous ne connaissons pas l'avenir, le champ du réconfort n'est pas aisé à trouver.
Quant aux conseils ? A part s'engager dans des mouvements mais, sans doute le fait-elle déjà, les sites catholiques de rencontres; il en existe de très sérieux.
J'ai bien conscience que ma réponse reste évasive, j'en suis confuse.
Bon courage à vous.
Je ne sais si c'est le cas de votre amie; mais vous avez raison quand vous dîtes que les mots sont difficiles à trouver dans ces cas-là. dans la mesure où nous ne connaissons pas l'avenir, le champ du réconfort n'est pas aisé à trouver.
Quant aux conseils ? A part s'engager dans des mouvements mais, sans doute le fait-elle déjà, les sites catholiques de rencontres; il en existe de très sérieux.
J'ai bien conscience que ma réponse reste évasive, j'en suis confuse.
Bon courage à vous.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
-
Toto
- Barbarus

Re: Amie souffrant de son célibat
Tout cela est effectivement bien triste, d'autant plus que, peut-être, à côté, moisissent des célibataires sérieux et responsables qui seraient fort heureux de convoler en justes noces!
Selon moi, il n y a que trois états où nous pouvons être appelés :
-la vie religieuse
-le mariage
-le célibat consacré
Le célibat tout cours n'étant qu'une absence de choix et d'engagement, un état transitoire.
Votre amie a-t-elle bien réfléchi au fait qu'elle était vraiment destinée à se marier? Il serait opportun de creuser la question.
Si la réponse oui, en général, deux cas peuvent se produire :
1) ou on a déjà rencontré notre futur époux, on le connaît déjà un peu
2) ou on ne l'a pas encore rencontré
Dans le premier cas, plusieurs situations peuvent se produire :
-les deux s'aiment mutuellement (c'est le cas le plus simple et le plus souhaitable)
-l'un aime l 'autre mais n'est point aimé en retour
-ni l'un ni l'autre n'éprouvent un quelconque intérêt pour l'autre
Il convient donc que votre amie se demande parmi ses relations s'il y en a un qui l'aime, mais ne l'a point trop montré, par discrétion, maladresse, sentiment que "elle doit déjà avoir quelqu'un dans sa vie /elle est trop bien pour moi / etc." Si elle est dotée de tant de qualité, il serait bien fâcheux que personne n'y ait porté d'attention!
Et ensuite, qu'elle fasse le tour de ses relations, en se demandant : y en a t-il un avec qui j'ai envie de me marier?
Mon conseil, venant de la part qui plus est d'un célibataire, peut paraître puéril, mais au point où elle en est, il n'y a de toute manière plus rien à perdre. Et puis après, creuser un peu, passer du temps avec l'autre, et on voit bien ce qui se passe.
J'ai l'impression que dans le mariage, il y a deux côtés :
-le côté "rationnel", i.e. les deux époux viennent du même milieu, ont la même religion, des centres d'intérêt pas complètement opposés, chacun vérifie que l'autre est à peu près sérieux, gentil, etc.
-et le côté "passionnel" au moment où se produit l'étincelle qui fait que c'est avec cette personne, et aucune autre au monde, j'ai envie de vivre. Malheureusement, ce n'est pas provoquable.
Si c'est le deuxième cas, il n'y a plus qu'à multiplier sorties et activités diverses pour rencontrer des gens (et puis cela évite de déprimer qui plus est).
Bon, maintenant, 27 ans, ce n'est pas non plus si vieux ; c'est par exemple l'âge de mariage de Zélie Martin (dont le mari fut quasiment imposé par Dieu).
Et puis il reste la prière (je repense à ce beau livre du de Tobie, par exemple, où l'archange Raphaël porta les prières de demande d'un mariage et où Dieu les exauça).
Selon moi, il n y a que trois états où nous pouvons être appelés :
-la vie religieuse
-le mariage
-le célibat consacré
Le célibat tout cours n'étant qu'une absence de choix et d'engagement, un état transitoire.
Votre amie a-t-elle bien réfléchi au fait qu'elle était vraiment destinée à se marier? Il serait opportun de creuser la question.
Si la réponse oui, en général, deux cas peuvent se produire :
1) ou on a déjà rencontré notre futur époux, on le connaît déjà un peu
2) ou on ne l'a pas encore rencontré
Dans le premier cas, plusieurs situations peuvent se produire :
-les deux s'aiment mutuellement (c'est le cas le plus simple et le plus souhaitable)
-l'un aime l 'autre mais n'est point aimé en retour
-ni l'un ni l'autre n'éprouvent un quelconque intérêt pour l'autre
Il convient donc que votre amie se demande parmi ses relations s'il y en a un qui l'aime, mais ne l'a point trop montré, par discrétion, maladresse, sentiment que "elle doit déjà avoir quelqu'un dans sa vie /elle est trop bien pour moi / etc." Si elle est dotée de tant de qualité, il serait bien fâcheux que personne n'y ait porté d'attention!
Et ensuite, qu'elle fasse le tour de ses relations, en se demandant : y en a t-il un avec qui j'ai envie de me marier?
Mon conseil, venant de la part qui plus est d'un célibataire, peut paraître puéril, mais au point où elle en est, il n'y a de toute manière plus rien à perdre. Et puis après, creuser un peu, passer du temps avec l'autre, et on voit bien ce qui se passe.
J'ai l'impression que dans le mariage, il y a deux côtés :
-le côté "rationnel", i.e. les deux époux viennent du même milieu, ont la même religion, des centres d'intérêt pas complètement opposés, chacun vérifie que l'autre est à peu près sérieux, gentil, etc.
-et le côté "passionnel" au moment où se produit l'étincelle qui fait que c'est avec cette personne, et aucune autre au monde, j'ai envie de vivre. Malheureusement, ce n'est pas provoquable.
Si c'est le deuxième cas, il n'y a plus qu'à multiplier sorties et activités diverses pour rencontrer des gens (et puis cela évite de déprimer qui plus est).
Bon, maintenant, 27 ans, ce n'est pas non plus si vieux ; c'est par exemple l'âge de mariage de Zélie Martin (dont le mari fut quasiment imposé par Dieu).
Et puis il reste la prière (je repense à ce beau livre du de Tobie, par exemple, où l'archange Raphaël porta les prières de demande d'un mariage et où Dieu les exauça).
Re: Amie souffrant de son célibat
Bonsoir Malice, il serait bon de savoir déjà si cette personne est avec Dieu ou non. Si ce n'est pas le cas, prêcher et lui annoncer l’Évangile tel qu'il est, et après que la puissance de Dieu puisse agir en elle afin qu'elle trouve la plénitude et la sérénité en Jésus. Car dans ce cas-là, elle n'aurait pas de souci à se faire, car elle saura que Dieu est avec elle.
Nous pouvons en tout cas prier pour cette amie aussi.
Bien à vous
Nous pouvons en tout cas prier pour cette amie aussi.
Bien à vous
- MariaMagdala
- Rector provinciæ

- Messages : 485
- Inscription : jeu. 22 sept. 2011, 20:10
Re: Amie souffrant de son célibat
La réponse de kisito en particulier est tres interessante. Je me retrouve totalement la dedans.
C'est ce que j'ai vécu. J'ai finis par trouver le veritable amour a 27 ans, une fois que j'ai reussi a etre bien avec moi meme, dans plusieurs point de ma vie.
J'ai pris plus soin de mon corps, j'ai renoué avec Dieu, j'ai clairement défini mes objectifs professionnels et j'ai diversifié mon métro-boulot-dodo avec du travail associatif. Et surtout, j'ai commencé a me pardonner de ne pas etre la personne la plus populaire, la plus rigolote, la plus parfaite : a etre moi, tout simplement.
Et
amour
est venu a moi... Et on va se marier, si Dieu le veut.
C'est un tout, je pense.
Je crois que les hommes sentent le coté obsessionnel de l'engagement a tout prix et peut leur faire peur.
Bon courage a votre amie
C'est ce que j'ai vécu. J'ai finis par trouver le veritable amour a 27 ans, une fois que j'ai reussi a etre bien avec moi meme, dans plusieurs point de ma vie.
J'ai pris plus soin de mon corps, j'ai renoué avec Dieu, j'ai clairement défini mes objectifs professionnels et j'ai diversifié mon métro-boulot-dodo avec du travail associatif. Et surtout, j'ai commencé a me pardonner de ne pas etre la personne la plus populaire, la plus rigolote, la plus parfaite : a etre moi, tout simplement.
Et
C'est un tout, je pense.
Je crois que les hommes sentent le coté obsessionnel de l'engagement a tout prix et peut leur faire peur.
Bon courage a votre amie
" A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré" (Mc 4,25)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: Amie souffrant de son célibat
Toto :
Malice :
Mélange d'aléatoire, de situation non-choisie, parfois de conséquences aussi de notre propre façon d'être, et façon d'être qui n'est pas elle-même la résultante d'un vrai choix, bien plutôt la direction donnée de façon inconsciente par de vieilles blessures, du mal passé, ayant été bien plus imposé qu'autre chose. Le mal originel ... On ne choisi pas ses croix ...
Mais vous n'avez pas dit si cette jeune femme était croyante, catholique ou pas, indifférente ou fortement influencée par les pensées du monde.
Parfois, ce qui aggrave le mal relatif, la dramaturgie interne : la sorte de représentation mentale que l'on peut se faire de Dieu. Faudrait peut-être voir quelle sorte d'image du divin se cache peut-être derrière ces pleurs. Est-ce une sorte de Père Noël qui distribue les cadeaux, et qui - comble de malchance - aurait décidé de refuser sa grâce et ses faveurs à cette jeune femme ? Le drame étant ici que le Père Noël aurait pu arbitrairement l'exclure de sa liste de privilégiés ? Peut-être dialoguer pour essayer de trouver la source réelle de cette souffrance relative.
Le mariage aussi n'est qu'un état transitoire, semble-t-il.... un état transitoire.
Malice :
La vie est faite comme ça. Je sais. Je peux compatir aisément étant moi-même une sorte de défavorisé dans le genre.Aujourd'hui, c'est une ravissante jeune femme de 27 ans, qui vit très mal son célibat ; ses ami(e)s se marient les uns après les autres, ce qui ne fait qu'accroître l'image négative qu'elle a d'elle-même... lors de mes fiançailles en décembre dernier, elle s'était éclipsée car ne pouvait réprimer ses larmes. Cet été, sa jeune cœur de 22 ans dira "oui" pour toujours à son tour... je devine que cette comparaison doit beaucoup la travailler.
Mélange d'aléatoire, de situation non-choisie, parfois de conséquences aussi de notre propre façon d'être, et façon d'être qui n'est pas elle-même la résultante d'un vrai choix, bien plutôt la direction donnée de façon inconsciente par de vieilles blessures, du mal passé, ayant été bien plus imposé qu'autre chose. Le mal originel ... On ne choisi pas ses croix ...
Mais vous n'avez pas dit si cette jeune femme était croyante, catholique ou pas, indifférente ou fortement influencée par les pensées du monde.
Parfois, ce qui aggrave le mal relatif, la dramaturgie interne : la sorte de représentation mentale que l'on peut se faire de Dieu. Faudrait peut-être voir quelle sorte d'image du divin se cache peut-être derrière ces pleurs. Est-ce une sorte de Père Noël qui distribue les cadeaux, et qui - comble de malchance - aurait décidé de refuser sa grâce et ses faveurs à cette jeune femme ? Le drame étant ici que le Père Noël aurait pu arbitrairement l'exclure de sa liste de privilégiés ? Peut-être dialoguer pour essayer de trouver la source réelle de cette souffrance relative.
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