@ Anna :
Je compte effectivement prendre du temps pour réfléchir à tout ça, et relire les Evangiles.
C'est cool.
Le temps est fondamental dans notre vie spirituelle, pour grandir et s'affermir. Il n'y a pas de voie sans issue avec Jésus, même si nous sommes inconstants, perdus ou franchement remontés contre Lui, contre l'Eglise, contre nos frères. Il est là, Il répare, Il guérit et surtout Il s'adapte à nous. De ce que je vis avec lui depuis 7 ans je retiens notamment ceci. Parfois je nage tellement que je ne le réalise pas, ou peu. C'est après coup qu'auprès de Lui je peux relire ce que j'ai vécu. Prenez du temps avec Lui, et Lui se charge de vous.
Votre réflexion sur la vision idéaliste du catholique m'a beaucoup intéressée. C'est vrai que c'est une démarche qui s'inscrit dans la durée et que tout le monde ne devient pas le catholique parfait en un clin d'oeil.
Clairement. Les "crises" ou remises en cause sont parfois des étapes décisives et nous ne pouvons pas nous juger nous même. Il ne faut pas s'enfermer dans un schéma préconçu ou se calquer soi même une étiquette fixe. Nous sommes parfois nos propres bourreaux.
Ces questions me conduisent irrémédiablement à un éloignement puisque je refuse de considérer mon orientation sexuelle comme un péché qu'il faudrait essayer de soigner ou d'enterrer.
Dieu respecte trop la liberté qu'il nous donne pour nous contraindre. Il faut une adhésion de notre volonté. Franchement il n'y a rien de choquant dans ce que vous dites. Il y a un million de choses que je ne considérais pas comme des péchés il y a de ça 5 ans, 2 ans, 1 an et je n'étais pas Catholique mais proche des Evangéliques.
La conversion est une réalité qui s'opère dans la durée, avec des crispations et des attaches de tout ordres à aplanir. Le cycle Liturgique nous rappelle chaque année le besoin de maturation. Pas d'affolement, ni de votre coté, ni du coté de l'Eglise.
Et finalement, ce qui m'ennuie le plus (pour être polie), c'est que vous me considériez comme un pauvre agneau perdu qui n'a pas le courage de faire passer sa foi avant sa vie sentimentale. Je parle bien de sentiments, de tomber amoureuse, et pas de simples pulsions sexuelles.
Mdr,

. Non, c'est Jésus qui vous considère ainsi et ordonne à Pierre, chef de l'Eglise, de prendre soin de ses Fidèles, de paître ses agneaux, de nous, de vous. C'est à lui que vous devez exprimer votre agacement.
Evangile selon Saint Jean, chap 21 ; verset 15 - 17
Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. »
Il lui dit une seconde fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre lui répondit : « Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime. » Jésus lui dit : « Pais mes agneaux. »
Il lui dit pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? » et il lui répondit : « Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime. » Jésus lui dit : « Pais mes brebis. »