Cela bouge pour l'Evangélisation

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françois67
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par françois67 »

le gyrovague a écrit :Votre question, François, est intéressante et c'est une bonne chose que vous nous la posiez. :oui:

Votre exemple du Timor-Oriental me semble être un bon exemple, en effet, cet ancien territoire de l'Indonésie a obtenu son indépendance du fait de la résistance de la majorité catholique des habitants de ce territoire face aux fortes persécutions subies de la part de la majorité musulmane du pays.

On note aussi que des pays, comme la Pologne ou la Lituanie, où la foi catholique est encore vive sont des pays qui se sont récemment libérés d'un système totalitaire persécuteur de la foi.

Le développement du christianisme n'est-il pas le fait des persécutions qu'il a subi ?

Le constat que je fais est que le degré de foi d'un peuple semble lié à son degré de liberté religieuse. Plus le degré de liberté religieuse est élevé plus la foi s'affadit alors que moins le degré de liberté est élevé plus la foi est vive.

La réévangélisation de l'Europe se fera mais il faudra attendre une période clairement identifiée et visible de persécution anti-chrétienne qui, pourtant, montre déjà quelques signes.
Cela est tantot vrai, tantot faux je crois. Par exemple, n'est-ce pas pendant la Révolution que la France a connu sa première vague de déchristianisation, alors que l'on brisait les églises et pérsécutait les prêtres réfractaires?
Ou bien n'est-ce pas pendant la période suivant la loi Ferry que le christianisme très implanté dans les milieux ruraux, comme le montraient les éléctions jusqu'alors, a définitivement perdu sa place?

Sinon, comment que voulez-vous dire par période d'anti-christianisme ouvert? Pensez-vous à des pérsécutions ou à un climat ambiant?
Merci en tous cas pour votre réponse, avec laquelle je m'accorde tout de même car c'est bel et bien dans les années 90 que la Slovaquie a connu une explosion de vocations.
Bien à vous.
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.
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Petit Matthieu
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par Petit Matthieu »

Il faudrait peut-être que nous nous convertissions toujours plus.
Que nous nous démarquions avec plus de radicalité du matérialisme qui nous touche, nous aussi.
Je crois que nous n'avons pas d'autre choix que d'aller vers la sainteté pour amener les égarés à croire, à vouloir croire, à vouloir être comme nous : comblés, heureux. Comme nous, ou comme nous devrions être.

Les grands discours théologiques, aussi vrais qu'ils soient, ni changeront rien. De mémoire, je crois que saint Vincent de Paul (grand missionnaire) disait que le diable était très savant, et que pourtant nous ne croyons pas en lui (dans le sens d'en vouloir pour maître). Il faut aimer pour croire, et nous ne serons crûs que si nous sommes aimés, attirants et donc vertueux et pleinement heureux.

C'est une leçon qu'il faut bien s'imposer : notre plus grand pouvoir sur cette terre, c'est notre vie. Alors, avant de changer les autres, alors que nous avons un faible pouvoir d'influence, concentrons nous sur une vraie conversion personnelle. Les premiers chrétiens ne faisaient pas de grands discours, ils se cachaient plutôt. Mais leur vie était si radicalement changée par le Christ que tous le remarquaient et disaient : "regardez ceux-ci comme ils sont heureux ! "
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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françois67
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par françois67 »

Saint Paul ne faisait pas de grands discours?!
Mais si!
J'aime bien la devise des jésuites: "Pour une plus grande gloire de Dieu". Ca passe par amener les masses à croire et à se convertir.
Bien à vous.
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.
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Petit Matthieu
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par Petit Matthieu »

Saint-Paul c'est un personnage qui a eu un rôle particulier dans l'Eglise naissante.
Mais les premiers chrétiens se faisaient remarquer d'abord par leur charité mutuelle, bien avant qu'on s'intéresse à ce qu'ils croient. Voilà la grande différence. Aujourd'hui, on se différencie plutôt sur nos croyances. J'aimerais plutôt que nous nous fassions remarquer par notre amour de Dieu et du prochain.
Ca changerait peut-être les choses. Je ne veux surtout pas opposer le crédo et la charité, les deux sont indissociables, bien-sûr. Mais, nous avons peut-être tendance à sous-estimer l'impact de la charité et à surestimer l'impact du discours.

Je me trompe peut-être, ceci étant dit.
Dernière modification par Petit Matthieu le dim. 14 oct. 2012, 15:08, modifié 1 fois.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
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Laurent L.
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par Laurent L. »

françois67 a écrit :Ça passe par amener les masses à croire et à se convertir.
Les masses !
Commençons déjà à travailler à notre sanctification et à rayonner sur notre entourage avant d'envisager la conversion des masses...
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Bien d'accord avec Petit Matthieu.
Une nuance toutefois : l'annonce explicite de la bonne nouvelle n'est pas nécessairement "un grand discours théologique".
On peut aussi dire à quelqu'un qui nous fait part de ses malheurs que l'on prie pour lui.
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par jean_droit »

Les prières que nous propose, aujourd'hui, l'Eglise nous poussent à témoigner et évangéliser :
Dieu qui as répandu ton Esprit Saint sur les Apôtres, envoie-nous ce même Esprit d'amour pour que nous témoignions de toi devant les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Dieu qui as révélé à l’Apôtre Pierre ta volonté de sauver tous les hommes, accorde-nous de déployer toutes nos énergies au service de ce dessein de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Dieu qui as envoyé ton ange au centurion Corneille pour lui montrer le bon chemin, donne-nous de travailler au salut du monde : qu'avec l'humanité tout entière, en communion à ton Eglise, nous parvenions jusqu'à toi
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Re: Réévangéliser: oui; mais comment?

Message non lu par jean_droit »

Voilà une bonne introduction à l'Evangélisation :

De l'agence Fides :
VATICAN - Réaffirmer, dans le coeur de tous, le besoin et l'urgence de l'évangélisation ad Gentes :

Exhortation du Secrétaire général de l'OEuvre pontificale de la Propagation de la Foi

Cité du Vatican (Agence Fides) - Cette année, la célébration de la Journée missionnaire mondiale revêt une signification toute particulière en ce qu'elle coïncide avec le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II, avec son décret Ad Gentes, mais aussi avec l'ouverture de l'Année de la Foi et avec le Synode des Evêques dédié au thème de la Nouvelle Evangélisation, qui contribuent à réaffirmer le désir constant de l'Eglise de s'engager avec un plus grand courage et un plus grand zèle, afin que l'Evangile atteigne les extrémités de la terre.

Le Concile oecuménique Vatican II a été une expérience de pentecôte avec la participation d'Evêques provenant de tous les coins du monde, signe lumineux de l'universalité de l'Eglise. Les Evêques missionnaires, avec les Pasteurs des communautés éparses parmi les populations non chrétiennes, ont porté au Concile l'image d'une Eglise toujours présente sur tous les continents.

Près de 600 Evêques provenaient des territoires de mission, animés par la passion pour la diffusion du Royaume de Dieu. Aujourd'hui, existent environ 1.100 Diocèses missionnaires et ceci démontre combien l'Eglise a grandi au cours de ces cinquante dernières années.

L'OEuvre pontificale de la Propagation de la Foi, au travers de sa collecte à l'occasion de la Journée missionnaire, a contribué de manière significative à la création de ces Diocèses et à réaffirmer, dans le coeur de tous, le besoin et l'urgence de l'évangélisation ad Gentes.

La mission n'est pas facultative. Aujourd'hui, cette vision missionnaire est encore plus valide. Elle se présente même avec une urgence renouvelée dans le cadre de cette Année de la Foi et le Saint-Père a convoqué un Synode spécial sur la priorité de l'Evangélisation.

Dans son Message pour la Journée missionnaire de cette année, le Saint-Père affirme que la préoccupation d'annoncer l'Evangile partout ans le monde appartient avant tout aux Evêques.

Ils sont directement responsables de l'évangélisation dans le monde tant comme membres du Collège épiscopal que comme Pasteurs des Eglises particulières. Le mandat de prêcher l'Evangile ne se limite pas pour un Pasteur à son attention envers le Peuple de Dieu qui est confié à ses soins pastoraux mais doit impliquer toutes les activités de l'Eglise particulière, tous ses secteurs, en bref, tout son être. Le Message cette année est très spécifique et dit que la mission « n'est pas pour l'Eglise une contribution facultative ».

La mission ad Gentes doit être l'horizon constant et le paradigme de tout effort ecclésial. La préoccupation d'évangéliser ne doit pas demeurer aux marges de l'activité ecclésiale ou de la vie personnelle de tout baptisé. Nous sommes envoyés en étant conscients d'être destinataires et dans le même temps missionnaires de l'Evangile.

Cela demande d'adapter constamment styles de vie, plans pastoraux et organisation diocésaine à cette dimension fondamentale de l'Eglise, en particulier au sein de notre monde en continuel changement, notamment parce que « aujourd'hui encore, la mission ad gentes doit être l'horizon constant et le paradigme de toute activité ecclésiale parce que l'identité même de l'Eglise est constituée par la foi dans le Mystère de Dieu qui est révélé par le Christ pour nous porter le Salut et par la mission de Lui rendre témoignage et de L'annoncer au monde jusqu'à Son retour » (Message 2012).

Année de la Foi - « Nous avons donc besoin de reprendre le même élan apostolique des premières communautés chrétiennes qui, petites et sans défense, furent capables, par l'annonce et le témoignage, de diffuser l'Evangile dans l'ensemble du monde alors connu » (Message 2012).

La célébration de l'Année de la Foi et du Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation se proposent de relancer la coopération et l'action missionnaires dans les différents contextes actuels.

L'humanité a besoin de missionnaires catholiques et nous ne pouvons pas permettre qu'une crise de foi devienne un obstacle à l'évangélisation, car ceci « est un don qui nous est donné pour être partagé ; elle est un talent reçu afin qu'il porte du fruit ; elle est une lumière qui ne doit pas demeurer cachée mais illuminer toute la maison » (Message 2012).

Engagement personnel et rencontre avec le Christ ressuscité - Le Saint-Père insiste sur la rencontre personnelle et la Journée missionnaire nous offre la possibilité de mettre en discussion notre foi, de discerner la force de la foi de notre communauté afin de proclamer la Bonne Nouvelle pour l'humanité afin que « la rencontre avec le Christ en tant que
Personne vivante qui étanche la soif du coeur ne peut que conduire au désir de partager avec d'autres la joie de cette présence et de Le faire connaître afin que tous puissent en faire l'expérience » (Message 2012).

Le Saint-Père remercie personnellement ceux qui offrent généreusement leur contribution : « je fais mémoire et remercie les OEuvres pontificales missionnaires, instrument de la coopération à la mission universelle de l'Eglise dans le monde. Au travers de leur action, l'annonce de l'Evangile se fait également intervention d'aide au prochain, justice envers les plus pauvres, possibilité d'instruction jusque dans les villages les plus perdus, assistance médicale dans des lieux reculés, émancipation de la misère, réhabilitation de ceux qui sont marginalisés, soutien au développement des peuples, dépassement des divisions ethniques, respect de la vie en chacune de ses phases » (Message 2012).

La célébration de la Journée missionnaire mondiale en cette Année de la Foi est un nouveau signe de la grâce du Seigneur.
P. Timothy Lehane Barrett, SVD, Secrétaire général de l'OEuvre pontificale de la Propagation de la Foi. (Agence Fides 16/10/2012)
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Premières propositions du Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Voilà quelques propositions qui semblent réunir un certain consensus.

Deux me semblent importantes :

L'accent mis sur la confession "la grande oubliée".

La création d'un vrai ministère de catéchiste. Pour autant qu'ils soient vraiment formés en conséquence. Au moins une année d'étude, par exemple.

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=648105
Au Synode, les "contours des propositions finales se dessinent". Elles me semblent très interessantes .

On notera d'abord que des points font consensus pour réveiller la Foi. Je cite :


Douze rapporteurs ont pris la parole, chacun disposant de dix minutes précises, pour dresser un premier bilan de leurs échanges par groupes linguistiques.
A l’image des interventions qui ont rythmé ces deux semaines de travaux, les rapports des cercles mineurs reflètent la diversité des problématiques rencontrées d’un continent à l’autre (on découvrira ici les idées de Mgr Rey). Plusieurs points font toutefois consensus.

Tout d'abord, le Synode rapelle l'importance de "l'appel à la sainteté" comme appel à une conversion personnelle dans une rencontre avec la Personne Vivante de Jésus-Christ. On pourrait essayer de dévellopper cette notion "d'appel à la sainteté". Le Synode fait un lien très fort avec le sacrement de pénitence :

... d’où cette invitation à accorder une place particulière au sacrement de réconciliation : lieu de guérison et de reconstruction sociale

On peut remarquer que le souhait du Synode de retourner au sacrement de réconciliation induit forcément une pratique plus courante de ce sacrement... qui lui-même impliquera un désir profond de l'eucharistie... que l'on souhaitera alors recevoir dans une célébration liturgiquement bien faite

1) Ainsi, le désir du Saint-Père et des évêques pour re-susciter la Foi... serait dans un premier temps, le retour à la pratique religieuse (dans le cadre de belles liturgies) par le retour au sacrement de pénitence


Le Synode souligne en deuxième point le dialogue œcuménique et interreligieux, parties constitutives de la nouvelle Evangélisation. Il faut écouter Mgr Rey dans le lien posté ci-dessus. Il en parle correctement en soulevant les problèmes particuliers de l'europe. Le dialogue interreligieux aborde la question des relations avec l'Islam. Il dit :

"Il y a des conditions pour que le dialogue soit un vrai dialogue. Celà passe par l'écoute, le respect de la conscience, la liberté religieuse. Ce dialogue peut prendre différents formes : c'est un dialogue de vie, un dialogue de charité, de partage spirituel, de réflexion théologique.. Mais en tout cas il me parait tout à fait indispensable dans ce qu'est l'essence même de notre Foi en Jésus-Christ qui nous révèle le dialogue Trinitaire, l'Amour Trinitaire, de nous inscrire dans cette logique de dialogue par rapport à des tentations qui seraient des tentations de "croisade" et.. je dirai de ... répondre à la violence par la violence. Ce n'est en tout cas pas ainsi que le Christ nous a montré comment aimer ... même ceux qui se présentent à nous comme un ennemi."


2) La Foi catholique est donc l'appel à adorer et à reconnaître un Dieu Trinité. La conséquence d'un dialogue inter-religieux "vrai" doit permettre de re-susciter notre Foi en redécouvrant QUI est Dieu. C'est-à-dire : la Trinité. C'est la seule et vrai condition si l'on veut aller vers l'autre pour "dialoguer"...


En troisième lieu, l'accent a été mis sur la place des laïcs et des familles à défendre et à soutenir. C'est un thème qui devient récurrent mais les Pères du Synode n'ont pas manqué de le rappeler quand même... Une place particulière a été donnée aux catéchistes :

La plupart ont d’ailleurs proposé qu’un ministère stable pour les catéchistes soit établi

C'est un laïc d'ailleurs qui a invité les clercs (prêtres et évêques) à "changer". Il leur demande d'avoir la Foi.. Ou plutôt de savoir l'exprimer plus vivement, "d'avoir plus d'épaisseur" !

3) La défense de la famille et l'appel des laïcs à relever conjoncturellement la foi défaillante ou hésitante des clercs dans le but de relever l'Eglise(en mettant l'accent sur la catéchèse).. est donc le dernier point commun soulevé par la La XIII° Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques consacrée à "la Nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne"
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françois67
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Re: Premières propositions du Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par françois67 »

Bonsoir,
ce sont donc cela, les conclusions d'un synode qui se devait d'être historique?!!
Quid de toutes les incroyables interventions qui ont eut lieu sur des sujets vraiment pertinents et concrets.
Ici la seule vraiment bonne idée novatrice est l'idée de confession. Moi par exemple j'ai commencé à vraiment pratiquer le christianisme après une confession incroyable. La confession est vraiment la meilleure psychothérapie, duquel ce dingue (vous m'excuserez du terme) de Freud a fait une stupide copie athée: la psychanalyse.
Les prêtres devraient, comme c'était je crois le cas chez les jésuites si je me souviens bien, recevoir une grande formation à la confession, limite devenir psychothérapeute pour la gloire de Dieu.
En somme, pour que la personne après être sortie de la confession, soit une personne changée et bouleversée, touchée au plus profond de son être par la Grâce de Dieu.
Qu'elle ait grâce à la confession l'impression d'être vraiment une personne nouvelle.
Combien de gens sont revenus à l'Eglise après une confession (Charles de Foucauld, etc.)
Le confesseur devrait être formé pour pouvoir comprendre ce que la personne cherche vraiment, ce qu'elle souhaite et espére au plus profond de soi, afin de pouvoir adapter ce que ledit confesseur lui répondra pour la toucher, la réconforter, et la zéler.


Sinon, les catéchistes devraient aussi recevoir une formation théologique, pédagogique et psychologique afin d'adapter leurs cours au public et à surtout les rendre intéressants, passionnants, dignes d'intérêt.

Cependant, je doute que ces idées soient mises en oeuvre largement et avec zéle.

Mais à part cela, c'est bien ce que je redoutais: que du symbolique; de "l'aller vers l'autre, du dialogue, de l'inter-religieux et le blablabla réchauffé qu'on ressert depuis 50 ans.

Comme si toutes les interventions et toutes les idées exprimées jusqu'alors ne se résumaient qu'à cela...
c'est pathétique.

Pourquoi si peu de volonté?

Comme toujours, le pessimiste obtient une victoire sur l'optimiste.
Bien à vous.
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Re: Premières propositions du Synode sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Bonsoir,
ce sont donc cela, les conclusions d'un synode qui se devait d'être historique?!!
Malheureusement c'est comme cela.

Et cela fait des dizaines d'années que c'est comme cela et, sans doute, encore plus.

Que d'espoirs nous avons eu au moment du Concile ! Que d'espoirs nous avons eu à la suite de tant de synodes, d'années commémoratives, de rassemblemnts de ceci ou de cela !

Personnellement j'attends toujours de voir les fruits. La pluspart sont, pour l'instant, très amers.

Le Saint Siège s'ingénie à nous proposer des évènements qui devraient mobiliser durablement les fidèles.

Mais s'ils ne se mobilisent pas ?

Car c'est là le noeud du problème.

Le Saint Père nous propose, nous offre j'allais dire, des évènements exceptionnels en cette année 2013-2013. Année de la Foi, Synode sur l'Evangélisation, commémoration de Vatican II, JMJ de Rio de Janeiro.

Le Saint Père, aussi, vient d'écrire son troisième volume sur Jésus et prépare une encyclique sur la Foi.

Je dois en oublier de l'activité débordante de ce pape.

Et comment tout cela est relayé par nos évêques et nos prêtres et par chacun de nous ?
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Evangélisation et Nouvelle Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Voilà un excellent texte du père de Tanoüarn ( IBP ) sur l'Evangélisation et la Nouvelle Evangélisation.

L'exemple qu'il donne sur l'Eglise orthodoxe est assez intéressant. Pourquoi y a-t-il 1.000 séminaristes dans le diocèse de Moscou et dix fois moins à Paris ?

Le père de Tanouarn esquisse une explication sur la difficulté d'évangéliser en France.

http://ab2t.blogspot.fr/2012/10/nouvell ... (MetaBlog)

Texte intégral.
Nouvelle évangélisation et examen de conscience

par l'abbé Guillaume de Tanoüarn

Il y a en Russie en ce moment un vent de véritable nouvelle évangélisation. Un chiffre résume tout. Dans le seul diocèse de Moscou, on compte mille séminaristes. Autre exemple : François Lespès m'offrait ce matin une cassette qu'il a tournée pour KTO au monastère de Valaam. Valaam ? "Archipel d'une cinquantaine d'îles, figées six mois par an dans les glaces de l'immense Lac Lagoda". "En 1989, six moines accostent à Valaam, pour restaurer une vie monastique dont le fil avait été brisé. 23 ans plus tard, ils sont près de 150 et la plupart des églises dévastées ont été rebâties".

La nouvelle évangélisation a plus de mal à se faire en Occident où l'on ne voit rien de tel... Pourquoi ?

J'ai coutume d'écrire ici que l'homme religieux (homo religiosus) est mort en Occident. Le laïcisme - idéologie française - a tué l'élan spontané, l'hommage immédiat que chaque homme dans le secret de son coeur, mais aussi dans le concret de la vie sociale ordinaire, rendait à la Puissance supérieure.

Il est clair que la demande de religieux est faible en Occident. Faible mais pas éteinte, comme le prêtre que je suis peut en témoigner. La grâce de Dieu ne cesse jamais d'appeler. Comment ?

Nous savons tous, même si nous sommes isolés, que nous ne sommes pas seuls. Mais nous ne savons pas quoi faire de cette évidence secrète. Nous ne savons pas quoi dire de cette Présence silencieuse.

Comme l'avoue le malade de la Piscine de Bethesda, qui ne parvient pas à se guérir lui-même de cette maladie non identifiée dont il souffre : "Je n'ai pas un homme qui puisse me pousser dans la piscine" (Jo 5), pas un homme pour profiter du moment où l'eau, lorsqu'elle bouillonne, a des vertus curatives. Vous connaissez la suite : Jésus est obligé de faire le bouleau lui-même, puisque aucun homme ne se présente pour rendre ce service.

Il guérit donc lui-même le paralytique, par un miracle un peu exceptionnel. Eh bien ! Je crois qu'il en est ainsi, en ce moment. Pour beaucoup qui sont paralysés par le péché ou par les préjugés, "il n'y a pas un homme" pour les pousser au bon moment. Oh ! Ce n'est pas que les chrétiens soient moins serviables, moins empressés qu'autrefois. Au contraire ! Sans doute surtout ne savent-ils pas s'y prendre. Ceux qui frappent à la porte des églises, souvent c'est Jésus lui-même qui les a pris par les cheveux pour les amener à lui.

Encore faut-il que ceux-là trouvent des hommes qui les accueillent et ne les repoussent pas. Un christianisme qui les nourrissent et qui ne les empoisonne pas. Il me semble que cette évangélisation occidentale qui ose s'intituler nouvelle (comme si l'Esprit saint avait besoin de se renouveler depuis la Pentecôte : il ne cesse de le faire) souffre de deux défauts humains, trop humains.

Premier défaut : les charismatiques étant la seule aile marchante issue du Concile, on tend à proposer une approche de la foi qui est très charismatique, fondée sur l'expérience personnelle sensible que chacun ferait de Dieu. Je ne dis pas que cette expérience-là n'existe pas : joie, joie, pleurs de joie. Mais je dis que la ferveur ne se décrète pas, que l'expérience de Dieu ne se commande pas, qu'elle n'est pas universelle, qu'elle est particulièrement difficile dans notre société où le désir est athée. Et puis... la vie surnaturelle est quelque chose de profondément personnel. Chacun grandit dans l'esprit de Dieu selon "la riche diversité" dont parle saint Paul aux Ephésiens, celle qui est propre à l'Eglise justement.

En revanche, il est une expérience que nous avons tous faite, celle du péché, celle de notre faiblesse, de notre insuffisance. Celle de nos blessures et de notre mort annoncée. Au fond, tant que nous n'avons pas fait l'expérience de notre faiblesse, nous ne pouvons pas accéder aux consolations de Dieu. Faut-il parler d'avantage du péché ? Sans doute. Précisons cependant : sans aucune moraline. Il faut surtout aider les hommes à se connaître eux-mêmes. "Que je me connaisse et que je vous connaisse !" dit saint Augustin. Il faut cesser de regarder la condition humaine avec des lunettes roses et revenir à la prédication du péché originel. Peut-on être vraiment chrétien sans cela ?

Deuxième défaut, que j'ai constaté récemment chez tel prêtre au cours d'un débat : l'idéologie, la tendance à "sécuriser" la foi, à la "mettre sous contrôle" dans un discours parfaitement rodé, qui a hélas un premier défaut rédhibitoire ; ce discours ne mord pas sur le réel. Il pêche le plus souvent par un optimisme résolu, professé en dépit de tout. Nous sommes tout près de l'idéologie.

Il enferme dans une surréalité rhétorique en produisant d'ailleurs sur demande toutes les excuses du monde aux ouvriers de la moisson qui n'ont pas de succès dans leur ministère parce qu'ils n'ont pas accès aux âmes ; accessoirement cette idéologie chrétienne fournira toutes les "raisons" du monde aux autorités trop faibles et donc injustes, que Cajétan n'a pas hésité à nommer "despotiques" (dans son Commentaire sur le schisme). Comme disait mons. Ducaud-Bourget de manière un peu brutal à propos de cette culture de l'excuse : "Il y a toujours un motif "surnaturel" pour faire une saloperie".

Ne croyez pas que ce discours soit amère... Mais tant que la lucidité n'est pas interdite, autant s'y essayer.
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Re: Evangélisation et Nouvelle Evangélisation

Message non lu par Romanus »

Il serait dangereux de concevoir et de vouloir une Russie monoreligieuse, monoconfessionelle, toute orthodoxe. Si la Russie a été telle dans les débuts de son histoire, après son fameux baptême à Kiev, elle ne l’est plus depuis les XVème et XVIème siècle, en raison des rassemblements de territoires d’Asie centrale et d’Extrême-Orient. Or dans l’Eglise comme dans le monde politique, certains voudraient aujourd’hui adosser notre pays à une réalité religieuse homogène qui en serait le fondement et le principe d’identité Si l’on se souvient que le communisme avait réprimé toute réalité religieuse, il y a vraiment de quoi s’étonner ou rester stupéfait. Mais c’est justement cette expérience d’unification idéologique, visant à obtenir, fût-ce par la force, le consentement de toute une population, qui explique la tentative contemporaine de retrouver un identifiant commun, culturel, idéologique, et - pourquoi pas ? - religieux. Il convient donc d’être particulièrement vigilant.
Anatole Krassikov, « La menace d’une idéologie », Revue Études, octobre 2005

http://www.revue-etudes.com/Societe/La_ ... e_/45/1307
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Raistlin
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Re: Evangélisation et Nouvelle Evangélisation

Message non lu par Raistlin »

Et le rapport est... ? L’article essayait de trouver des réponses pour l’évangélisation en Europe, il ne prétendait pas dresser un tableau des sociétés ex-soviétiques.

Romanus, permettez-moi d’être franc (et pardonnez-moi si je me trompe) : j’ai du mal à trouver des messages de votre part qui essaient un minimum de porter un regard d’espérance sur les choses. Toujours la critique, toujours la défiance, toujours le désespoir. Vraiment, est-ce tout ce que vous avez à donner ?
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jean_droit
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Nouvelle Evangélisation et sainteté

Message non lu par jean_droit »

De ZENIT.org :

http://www.zenit.org/article-32428?l=french
LES SAINTS, « MODÈLES EFFICACES » POUR LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

La Toussaint et le synode

Anita Bourdin
ROME, mercredi 31 octobre 2012 (ZENIT.org) – Les saints sont des « modèles efficaces » pour la Nouvelle évangélisation : c’est le synode des évêques qui vient de l’affirmer dans la « proposition 23 » remise à Benoît XVI.

« La sainteté, écrivent-ils, est une part importante de tout engagement évangélisateur pour celui qui évangélise et pour le bien de ceux qui sont évangélisés » : c’est un message en accord avec la fête de la Toussaint, le 1ernovembre.

Les pères du synode consacrent toute la proposition 23 à la sainteté des nouveaux évangélisateurs.

« L'appel universel à la sainteté est constitutive de la nouvelle évangélisation, qui voit dans les saints des modèles efficaces de la variété des formes dans lesquelles cette vocation peut être réalisée », disent les pères synodaux.

« Ce qui est commun dans les histoires variées de la sainteté est la suite du Christ ; cela s'exprime dans une vie de foi active dans la charité qui est une proclamation privilégiée de l'Evangile », ajoutent les pères.

Ils indiquent le modèle de tous les saints dans la Vierge Marie : « Nous reconnaissons en Marie un modèle de sainteté qui se manifeste dans des actes d'amour allant jusqu’au don suprême de soi ».

La proposition 22 évoque la « conversion » et le « renouveau dans la sainteté » nécessaire aux nouveaux évangélisateurs : « Le drame de toujours et l'intensité du choc entre le bien et le mal, entre la foi et la peur, devraient être présentés comme le fondement essentiel, un élément constitutif de l'appel à la conversion au Christ. Cette lutte se poursuit à un niveau naturel et surnaturel. « Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et il en est peu qui le trouvent » (Mt 7, 14).

De nombreux évêques ont parlé du besoin de renouvellement dans la sainteté de leur propre vie, s’ils veulent être des agents vraiment efficaces de la nouvelle évangélisation ».

Les pères synodaux insistent sur la nécessité de cette « conversion personnelle et communautaire », et même d’une conversion « pastorale ».
jean_droit
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Nouvelle Evangélisation et enfouissement

Message non lu par jean_droit »

Voilà un commentaire un peu désabusé sur le Synode sur l'Evangélisation.

Quand on me parle enfouissement je vois rouge.

D'ailleurs nos évêques sur le mariage homosexuel n'utilisent pas l'enfouissement. Ils proclament haut et fort la Foi de l'Eglise catholique. Bravo !

Il est bien difficile de juger de ce synode. On peut étudier les diverses contributions.
On peut attendre les décisions du Saint Père.

Mais la seule chose qui est importante, vraiment la seule chose, ce sont les fruits que produiront ce synode.

En France c'est tout simple. Les statistiques donnent un bon indicateur hors de tout barratin.

Par exemple, si le nombre de catéchumènes baptisés chaque année sort du médiocre 3.000 pour aller vers les 5.000 puis 10.000, l'application du Synode aura donné ses fruits.

Sinon ce ne sera qu'une suite de discours sympathiques.

De belgicatho :
03/11/2012
Synode sur la nouvelle évangélisation : le grand retour de l' « enfouissement » !

Un synode style “rétro” des années soixante (ci-contre) pour les cinquante ans de Vatican II ? C’est, du moins, ce qui ressort de l’article laudateur publié hier sur le site de “La Vie” par Laurent Grzybowsky (extraits):

http://www.lavie.fr/sso/blogs/post.php? ... _post=2134

Le Synode des évêques qui s'est tenu à Rome du 7 au 28 octobre 2012, sur le thème "La Nouvelle Evangélisation pour la transmission de la foi chrétienne", a voulu mettre en avant la figure évangélique de la Samaritaine. Une figure choisie par Benoît XVI, dans la droite ligne du concile Vatican II, comme symbole du « devoir de s’asseoir aux côtés des hommes et des femmes de notre temps » .

Ces dernières années, certains milieux d'Eglise avaient cherché à nous convaincre que l'« enfouissement » des chrétiens au cœur de la société, c'était fini, terminé, has been...

Il ne fallait plus avoir « honte » de sa foi et perdre son temps à converser ou à cheminer avec nos contemporains. L'heure était venue de sortir de la clandestinité et d'agiter les drapeaux. Notre monde, un monde sécularisé (mon Dieu, quelle horreur !), un monde sans foi ni loi, au bord du désastre, ne comprenait plus rien au sens de la vie. Il fallait donc lui apporter la vérité, quitte à entrer dans un choc frontal.

Une pensée bien éloignée de celle des évêques réunis à Rome (…):

Nous ne nous sentons pas intimidés par les conditions des temps que nous vivons. C'est un monde plein de contradictions et de défis, mais il reste création de Dieu, blessé certes par le mal, mais toujours aimé de Dieu, dans lequel peut germer à nouveau la semence de la Parole afin qu’elle donne un fruit neuf. » Germination, semence, enfouissement... Voila des mots que nous avions un peu oubliés.

A plusieurs reprises, dans ses paraboles, Jésus utilise l'expression de la semence « enfouie » dans la bonne terre. Etre enfoui, c'est agir à l'intérieur de la société, pour la transformer en profondeur. Le monde n'est pas notre ennemi, il est cette Galilée où le Christ toujours nous précède. Je comparerais volontiers l'enfouissement évangélique à un virus ou à une bactérie très active.(…) Et bien, quand je lis la déclaration finale du Synode sur la nouvelle évangélisation, je retrouve beaucoup de passages qui nous invitent à cette même attitude. Deo Gratias !

L'idée que certains se font de la nouvelle évangélisation est ainsi battue en brèche par les évêques eux-mêmes : « Il ne s’agit pas d’inventer on ne sait quelles stratégies, comme si l’Évangile était un produit à placer sur le marché des religions(…),»

Autre passage, mais il y en a tellement que je ne peux pas les mettre tous : « Témoigner de l’Évangile n'est le privilège de personne. Ainsi reconnaissons-nous avec joie la présence de tant d'hommes et de femmes qui par leur vie se font signes de l’Évangile au milieu du monde. »

Pour les évêques, l'évangélisation ne doit pas devenir une opération marketing, (…) cela veut dire que la nouvelle évangélisation veille avec un soin particulier au dialogue avec les cultures, dans la ferme confiance qu’elle trouvera en chacune d'elles les « semences du Verbe » dont parlaient les Pères.(…)

Malheureusement, beaucoup de catholiques aujourd'hui, ne sachant pas de quoi ils parlent, considèrent que l'enfouissement est un abandon, voire une trahison. Cette représentation est souvent le fruit d'une méconnaissance. Je connais tant de saints et de héros (hérauts aussi) de la foi qui vivent aujourd'hui encore cette attitude spirituelle, que cette accusation a quelque chose d'insupportable tant elle paraît injuste. Il est grand temps de quitter nos caricatures.(…) Et remercions les évêques (et l'Esprit-Saint qui les a inspirés!) de nous montrer la voie."


Bien: les semeurs ont enfoui la semence de Vatican II, voici cinquante ans, mais dans quelle terre et qu’est-ce qui a germé ? Les beaux rêves ont aussi une fin.
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