Le problème des banlieues, qui émerge ici ou là dans les forums, mériterait à lui seul un fil, qui aurait l'avantage de poser différents points de vue beaucoup plus lisiblement qu'à l'heure actuelle.marie du hellfest a écrit : Les banlieues dont vous parliez un peu plus haut ne sont pas forcément un exemple représentatif : certes sur le moment, user de violence pour contenir les émeutes était la meilleure solution. Mais on peut se demander pourquoi avoir arrêté une forme de présence policière relativement pacifiste qui donnait de bons résultats (la police de proximité) pour la remplacer par une police plus musclée et virile justement, mais dont l'efficacité était moindre ...
Les banlieues sont un noeud gordien qu'on ne peut restreindre à une seule de leurs facettes, très disparates, pour les comprendre et tenter quelque chose de vraiment efficace pour les sortir de leur ghettoïsation revendiquée à grand renfort de communautarismes divers.
Pour l'immédiat, on constate que ni la force ni le dialogue ne font bouger les choses; je pense pour ma part que c'est un problème qui ne réussira à construire solutions après solutions que dans un très long terme. En attendant nous en sommes à vivre avec, à faire avec.
Même les fers de lance républicains, comme l'école et le service public, y sont en difficulté.
Ce sont des lieux où même la "petite école", lieu d'ouverture et de plaisir pour l'enfant, et d'espoir -normalement- pour les familles n'a qu'un bilan en demi-teinte; ici on trouve des chemins détournés et on arrive à quelque résultat, là les mêmes recettes échouent lamentablement. Les attentes de l'école vis-à-vis des familles sont complètement bousculées par des familles en rejet total de l'école, les attentes des familles vis-à-vis de l'école semblent une impasse infranchissable.
Pour faire court, on n'en fera pas le tour dans un fil consacré au basculement des index sexués normatifs au profit d'index asexués non-normatifs. Mais le débat pourrait être tout aussi intéressant!



