jeanbaptiste,
Depuis quand le service est-il honteux ?
Je faisais une observation à l'effet d'une limitation ou d'un cantonnement traditionnel du rôle que la femme pourrait jouer dans l'Église. Je le dis par rapport à cette soif de certain/certaine. Sur les 500 dernières années, il est clair que les femmes auront servi d'auxiliaires de service, de sorte qu'elles n'auront pas détenu des postes risquant jamais d'affecter la direction politique de l'Église. On peut simplement observer la chose, l'avouer, la confesser. Je ne parle pas de honte.
Depuis quand l'état le plus élevé de sainteté réside-t-il dans l'accès au pouvoir politique ?
Idem. Je n'ai rien dit qui soit orienté de la sorte.
Non, tant il est évident pour moi que le pouvoir n'a rien à voir avec l'état de sainteté. Tout le monde se souvient du frére André de Montréal, honoré récemment et qui était pourtant celui occupant la plus basse position hiérarchique dans son ordre.
Et depuis quand l'incarnation est un vice dans l'Église ?
Non pas, mais
le poids réel de l'incarnation de l'Église sur terre implique justement...
implique justement un poids. Parlez de lenteur, d'épaisseur, de densité, de souvenirs encore vivant du passé noués dans une chaîne, petites habitudes coutumières, acquis culturels, etc.
L'entretien du Vatican représentera, par exemple,
un certain poids. Le Vatican (i.e. la colline archéologique, les plafonds à repeindre, les tableaux de maîtres à surveiller, etc) n'est pas une nécéssité théologique ou dogmatique, rien d'essentiel ecclésiastiquement parlant dans l'absolu, et alors que l'Église pourrait très bien survivre aussi en déménageant le Saint-Siège à New-York. Seulement, il reste un certain poids... un héritage du passé à assumer, une certaine façon d'être reconnaissable... L'Église traînera aussi dans ses bagages de petites habitudes patriarcales héritées de nos amis les sémites en premier lieu.
parce que la glaise ça ne concerne que les femmes dans la Bible ?
Il en concerne à peu près tout et jusqu'à la forme des églises. Il va donc en concerner aussi jusqu'à certaines habitudes de vieux messieurs maniant la sainte ampoule et préférant, tout compte fait, avoir des femmes dans le service auprès des malades plutôt qu'à la chancellerie, là où tantôt devoir négocier le concordat avec Bénito tantôt pour régler une tractation diplomatique avec un Idi Amin Dada quelconque, ou encore pour décider si oui ou non l'excommunion s'imposerait dans le cas de Rosine la voyante d'ex-Yougoslavie.
Dieu fera bien avec une certaine pâte mais la pâte c'est la pâte. Et la pâte que le chef emploi ne se confond pas avec le Saint Esprit. Les amants/amantes de l'Église sont bien coincé(es) à devoir prendre la pâte comme elle est.