Une vie dissolue ?
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Confiez ici à nos lecteurs vos intentions de prières.
NB : Toutes les intentions déposées dans cette section seront apportées à la messe quotidienne d'un prêtre du forum.
NB2 : les questions relatives à la pratique de la prière chrétienne doivent être publiées dans le forum Spiritualité.
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- Kerniou
- Mater civitatis

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- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Une vie dissolue ?
Très heureuse pour vous, Téano, bonne continuation sur le chemin.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
Re: Une vie dissolue ?
Isabelle47 a écrit :En effet, votre récit est plein de générosité![]()
Ce qui me surprend (avec bonheur) c'est la rapidité avec laquelle s'est opérée la transformation.
J'en suis heureuse pour vous et pour nous tous, "pauvres pécheurs"; c'est un beau message d'espoir.
Cela n'a pas été si rapide que cela en réalité, il y a eu tout un cheminement dans ma conscience pour prendre la mesure de la situation, pour entendre l'appel du Christ. En 9 ans, j'ai eu des périodes variées : tantôt j'étais heureuse de mener cette vie dépravée et tantôt, je me rendais compte que j'étais bien loin de Dieu et en grand danger.
La confession a été une libération et un aboutissement : il n'y avait plus d'obstacle entre moi et Dieu et c'est tout naturellement que je suis revenue à la douceur d'une vie chrétienne. Je ne me reconnaîs qu'un seul mérite : j'ai accepté le pardon de Dieu, tel qu'il s'est offert à moi. Mais il m'arrive aussi d'être tout étonnée de ce retournement, de cette conversion ! Dieu me surprendra toujours !
Je suis très aidée aussi : par vous, par le Père Patrice qui me conseille régulièrement et qui m'a encore confessée récemment.
On dit que les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs. C'est vrai. Je recherche plutôt la compagnie de chrétiens. Cela aide beaucoup pour se tenir loin du péché, plutôt que de fréquenter des personnes dont le mode de vie et les conversations sont contraires à la sainteté que Dieu veut pour moi.
En fait, j'essaie de m'entourer de bonté et de beauté : de bonnes lectures, l'exemple de bons maîtres dans la foi, de bonnes pratiques comme le chapelet.
J'aime beaucoup ma nouvelle vie, scandée par la messe, la Bible et le chapelet. Je suis heureuse de faire l'effort de me lever un peu plus tôt le matin pour aller à la messe.
J'ai le sentiment d'être passée d'une foi d'enfant à une foi d'adulte.
Comme le disaient l'ami Etienne et Pacem, l'important est devant !
Que Dieu vous bénisse et prenne soin de chacun de vous ! Je vous garde dans mes prières
Claire
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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- Kerniou
- Mater civitatis

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- Inscription : mer. 21 oct. 2009, 11:14
- Localisation : Bretagne
Re: Une vie dissolue ?
Beau témoignage et comme le dit Isabelle, beau message d'espoir. Merci à vous.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
-
Cinci
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: Une vie dissolue ?
Bonjour,
Teano, pourriez-vous détailler un peu ce à quoi vous songiez en évoquant une foi d'enfant. Je ne vois pas trop bien ce que vous vouliez dire. Merci.J'ai le sentiment d'être passée d'une foi d'enfant à une foi d'adulte.
Re: Une vie dissolue ?
Avec plaisir cher Cinci, et déjà, je corrige ce que j'ai écrit : d'une foi enfant à une foi adulte. On peut avoir une foi adulte dans un corps d'enfant et inversement.
Je manquais de maturité dans tous les sens du terme : dans ma foi et dans ma personnalité. J'avais 18 ans quand j'ai découvert la foi au Christ. J'étais persuadée d'avoir tout compris et d'en savoir plus long que mes frères, laïcs, prêtres et pourquoi pas le Saint-Père lui-même ! Je ne me mettais guère à genoux.
J'étais volontiers orgueilleuse et capricieuse, persuadée de n'avoir besoin de personne en matière de foi (mais pas seulement). Et prompte au jugement aussi. Je n'aimais pas tellement qu'on me donne des conseils. La grâce et la bénédiction de Dieu m'étaient dues et j'aimais bien que Dieu rentre dans MES projets plutôt que moi, dans les Siens.
Aujourd'hui, bien qu'encore certainement pétrie d'orgueil, je "la ramène moins" devant le Seigneur. Moi qui aie jugé, comme j'ai apprécié qu'on ne me juge pas avec la sévérité dont je faisais preuve à l'égard d'autrui ! Et comme il a fallu que je me fasse petite devant le Seigneur !
Acte de décès de mon orgueil : j'ai demandé de l'aide à des frères et soeurs, j'ai imploré le secours de la Vierge et de Sainte Rita pour avoir la force de me confesser et j'ai raconté les détails d'une vie de luxure à un prêtre en lui demandant de m'accorder, au nom du Christ, le pardon. Je me suis mise à genoux devant le Christ en reconnaissant que j'avais gravement offensé le Père.
Si la Claire de 18 ans rencontrait la Claire de 37 ans, elle tomberait dans les pommes d'horreur ! En revanche, la Claire de 37 ans a envie de dire à la Claire de 18 ans : "petite fille, la vie va se charger de mettre en miettes tout ce que tu crois savoir de toi-même" (je précise que je ne suis pas schizophrène
).
Notez, cher Cinci, qu'il m'arrivait de penser régulièrement à la jeune femme "bien" que j'étais et de pleurer en voyant le paillasson à bouteille et à bonhomme que j'étais devenue.
Aujourd'hui, avant de juger les autres, je réfléchis...je me hâte avec lenteur...et je me tais
, je m'agenouille volontiers à la messe et je suis beaucoup plus attentive au témoignage et aux conseils de tous mes frères, vivants et défunts, saints ou non. J'ai ENFIN compris que je ne suis pas la seule ni à avoir raison, ni à avoir une foi authentique. je reconnais que j'ai des vides immenses à combler : j'ai besoin des autres, des sacrements, du Magistère, de la Vierge, de l'intercession des saints, d'approfondir mon attachement à la Tradition...
Je me présente au Seigneur telle que je suis et non pas telle que je crois être. Je ne demande rien pour moi car Dieu m'a déjà beaucoup donné.
En un sens, je me mets à nu devant le Seigneur et je lui offre un corps couturé de mes cicatrices spirituelles.
Je manquais de maturité dans tous les sens du terme : dans ma foi et dans ma personnalité. J'avais 18 ans quand j'ai découvert la foi au Christ. J'étais persuadée d'avoir tout compris et d'en savoir plus long que mes frères, laïcs, prêtres et pourquoi pas le Saint-Père lui-même ! Je ne me mettais guère à genoux.
J'étais volontiers orgueilleuse et capricieuse, persuadée de n'avoir besoin de personne en matière de foi (mais pas seulement). Et prompte au jugement aussi. Je n'aimais pas tellement qu'on me donne des conseils. La grâce et la bénédiction de Dieu m'étaient dues et j'aimais bien que Dieu rentre dans MES projets plutôt que moi, dans les Siens.
Aujourd'hui, bien qu'encore certainement pétrie d'orgueil, je "la ramène moins" devant le Seigneur. Moi qui aie jugé, comme j'ai apprécié qu'on ne me juge pas avec la sévérité dont je faisais preuve à l'égard d'autrui ! Et comme il a fallu que je me fasse petite devant le Seigneur !
Acte de décès de mon orgueil : j'ai demandé de l'aide à des frères et soeurs, j'ai imploré le secours de la Vierge et de Sainte Rita pour avoir la force de me confesser et j'ai raconté les détails d'une vie de luxure à un prêtre en lui demandant de m'accorder, au nom du Christ, le pardon. Je me suis mise à genoux devant le Christ en reconnaissant que j'avais gravement offensé le Père.
Si la Claire de 18 ans rencontrait la Claire de 37 ans, elle tomberait dans les pommes d'horreur ! En revanche, la Claire de 37 ans a envie de dire à la Claire de 18 ans : "petite fille, la vie va se charger de mettre en miettes tout ce que tu crois savoir de toi-même" (je précise que je ne suis pas schizophrène
Notez, cher Cinci, qu'il m'arrivait de penser régulièrement à la jeune femme "bien" que j'étais et de pleurer en voyant le paillasson à bouteille et à bonhomme que j'étais devenue.
Aujourd'hui, avant de juger les autres, je réfléchis...je me hâte avec lenteur...et je me tais
Je me présente au Seigneur telle que je suis et non pas telle que je crois être. Je ne demande rien pour moi car Dieu m'a déjà beaucoup donné.
En un sens, je me mets à nu devant le Seigneur et je lui offre un corps couturé de mes cicatrices spirituelles.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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- Géraldine
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 21 nov. 2011, 15:08
- Localisation : Province du Hainaut Occidental Belgique.
Re: Une vie dissolue ?
Beaucoup de courage pour avoir écrit votre témoignage, j' admire votre franchise.
In Xto
In Xto
Dirigátur, Domine, orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo.
Re: Une vie dissolue ?
Rendez grâces au Seigneur !Géraldine a écrit :Beaucoup de courage pour avoir écrit votre témoignage, j' admire votre franchise.
In Xto
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Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Une vie dissolue ?
Chère Teano,
Pourquoi ne pas songer à écrire votre parcours, si riche et beau malgré ses hauts et ses bas (ou à cause d'eux)?
Ecrire, c'est à dire aussi publier et permettre ainsi à d'autres personnes de lire et parager votre conversion, même si vous l'avez livrée avec beaucoup de générosité sur ce forum, cela élargirait votre lectorat; je suis sûre que votre histoire serait un enrichissement bienvenu pour beaucoup!
Pourquoi ne pas songer à écrire votre parcours, si riche et beau malgré ses hauts et ses bas (ou à cause d'eux)?
Ecrire, c'est à dire aussi publier et permettre ainsi à d'autres personnes de lire et parager votre conversion, même si vous l'avez livrée avec beaucoup de générosité sur ce forum, cela élargirait votre lectorat; je suis sûre que votre histoire serait un enrichissement bienvenu pour beaucoup!
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Une vie dissolue ?
Chère Isabelle,
L'ami étienne m'a fait la même suggestion. Me voilà prise en tenaille !
Il va falloir que j'y songe, avec l'aide de l'Esprit !
Ce genre de récit ne serait pas facile à mettre par écrit, il y aurait beaucoup de choses à dire et beaucoup d'écueils à éviter.
Sur ce fil, afin de ne pas choquer ni d'être grossière, j'ai passé sous silence les détails les plus intimes de certaines situations, leur caractère sordide. Celles et ceux qui m'ont lue ont compris sans qu'il soit besoin de décrire plus avant. C'était bien suffisant pour me soutenir par vos prières et conseils avisés. Seul le prêtre a eu connaissance des prostitutions physiques ou spirituelles auxquelles je me suis abandonnée, dans toute leur obscénité.
Dans le cadre d'un récit tel que vous me le suggérer, il faudra décrire au moins quelques-unes de ces situations et employer ces mots que j'ai eu tant de mal à dire. Il me faudra alors à nouveau regarder cette période de ma vie. Notez que cela ne me gêne pas : je suis pardonnée !
Je ne voudrais pas non plus que ce témoignage devienne une suite de récriminations contre Dieu, contre les hommes, contre la vie. Je ne voudrais pas, par maladresse, laisser entendre que Dieu "a voulu" que je tombe. Je reconnais que je ne pourrais pas l'écrire seule, ce livre ! Il me faudrait différentes plumes secourables : celle de l'Esprit, en particulier ! Mais aussi (et Etienne a raison) une personne qui soit familiarisée avec ces situations dans son ministère pastoral, qui puisse expliquer le sens de la souffrance, du libre arbitre, la nature véritable de la sexualité et de ses désordres (au passage, ce serait une bonne chose d'entrer en contact avec une telle personne, elle m'éclairerait sûrement et ça c'est mon intention de prières !).
Voulez-vous prier dans ce sens, avec moi pour que je sois éclairée et aidée ?
In Christo
Teano-Claire
L'ami étienne m'a fait la même suggestion. Me voilà prise en tenaille !
Il va falloir que j'y songe, avec l'aide de l'Esprit !
Sur ce fil, afin de ne pas choquer ni d'être grossière, j'ai passé sous silence les détails les plus intimes de certaines situations, leur caractère sordide. Celles et ceux qui m'ont lue ont compris sans qu'il soit besoin de décrire plus avant. C'était bien suffisant pour me soutenir par vos prières et conseils avisés. Seul le prêtre a eu connaissance des prostitutions physiques ou spirituelles auxquelles je me suis abandonnée, dans toute leur obscénité.
Dans le cadre d'un récit tel que vous me le suggérer, il faudra décrire au moins quelques-unes de ces situations et employer ces mots que j'ai eu tant de mal à dire. Il me faudra alors à nouveau regarder cette période de ma vie. Notez que cela ne me gêne pas : je suis pardonnée !
Je ne voudrais pas non plus que ce témoignage devienne une suite de récriminations contre Dieu, contre les hommes, contre la vie. Je ne voudrais pas, par maladresse, laisser entendre que Dieu "a voulu" que je tombe. Je reconnais que je ne pourrais pas l'écrire seule, ce livre ! Il me faudrait différentes plumes secourables : celle de l'Esprit, en particulier ! Mais aussi (et Etienne a raison) une personne qui soit familiarisée avec ces situations dans son ministère pastoral, qui puisse expliquer le sens de la souffrance, du libre arbitre, la nature véritable de la sexualité et de ses désordres (au passage, ce serait une bonne chose d'entrer en contact avec une telle personne, elle m'éclairerait sûrement et ça c'est mon intention de prières !).
Voulez-vous prier dans ce sens, avec moi pour que je sois éclairée et aidée ?
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Teano-Claire
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- Jean-Mic
- Pater civitatis

- Messages : 4176
- Inscription : mar. 07 févr. 2012, 20:17
- Localisation : Nevers
Re: Une vie dissolue ?
Chiche !?Teano a écrit :L'ami étienne m'a fait la même suggestion. Me voilà prise en tenaille !
D'autres n'ont pas hésité ; je pense à Cyril Collard et à ses Nuits fauves, que certains présentaient comme maître à penser pour toute une génération (sic), ou à Catherine Miller et à la vie sexuelle de Catherine M., dont certains ont encensé la liberté de parole. Ne nous y trompons pas : eux n'avaient d'autre projet que de faire l'exhibition de leur pulsions en vue de s'autojustifier par l'étalage et de s'absoudre par la lecture des autres : si quelqu'un me lit, c'est qu'il me comprend et que j'ai raison, si beaucoup me lisent, ce que j'ai écrit devient un bien, si tout le monde en parle, c'est que je détiens la vérité, ... et du coup ceux qui n'aiment pas ne dont que des c..., des coincés et des obscurantistes.Teano a écrit :Sur ce fil, afin de ne pas choquer ni d'être grossière, j'ai passé sous silence les détails les plus intimes de certaines situations, leur caractère sordide. Celles et ceux qui m'ont lue ont compris sans qu'il soit besoin de décrire plus avant. C'était bien suffisant pour me soutenir par vos prières et conseils avisés. Seul le prêtre a eu connaissance des prostitutions physiques ou spirituelles auxquelles je me suis abandonnée, dans toute leur obscénité.
Je ne suis pas certain qu'entrer dans certains détails soit réellement utile au lecteur. Vous vous êtes déjà largement livrée sur ce fil et vous en voyez en quelque sorte le succès. Peut-être avez-vous besoin, vous, d'en dire plus en tête-à-tête ... ? Je dirai volontiers (je sais que vous ne le prendrez pas mal) que c'est à vous d'en juger. En revanche, plusieurs sur ce forum seront sans doute d'accord avec moi pour dire que vous avez su tenir la bonne distance, en évitant justement le sordide. Il n'y a pas encore de quoi en faire un livre, mais ce n'est pas en entrant outre mesure dans les détails scabreux que vous le ferez avancer.
Et alors ? Si vous l'avez cru, ou pensé, dites-le ! Il n'est pas interdit de crier après Dieu : "Je ne te comprends pas !" Dites-le, dites si c'est le cas : "dans ces moments-là, Dieu m'em...ait !". Et dites-nous aussi comment vous avez dépassé cela ... C'est là où ça devient intéressant !Teano a écrit :Je ne voudrais pas non plus que ce témoignage devienne une suite de récriminations contre Dieu, contre les hommes, contre la vie. Je ne voudrais pas, par maladresse, laisser entendre que Dieu "a voulu" que je tombe.
Chiche ? Je cherche quelqu'un. D'autres auront peut-être aussi des idées.Teano a écrit :Je reconnais que je ne pourrais pas l'écrire seule, ce livre ! Il me faudrait différentes plumes secourables : celle de l'Esprit, en particulier ! Mais aussi (et Etienne a raison) une personne qui soit familiarisée avec ces situations dans son ministère pastoral, qui puisse expliquer le sens de la souffrance, du libre arbitre, la nature véritable de la sexualité et de ses désordres (au passage, ce serait une bonne chose d'entrer en contact avec une telle personne, elle m'éclairerait sûrement et ça c'est mon intention de prières !).
Ben tiens ! Quelle question ! Evidemment que ouiTeano a écrit :Voulez-vous prier dans ce sens, avec moi pour que je sois éclairée et aidée ?
En toute fraternité
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
- Géraldine
- Tribunus plebis

- Messages : 2103
- Inscription : lun. 21 nov. 2011, 15:08
- Localisation : Province du Hainaut Occidental Belgique.
Re: Une vie dissolue ?
Teano, écrire un livre, ça va être dur pour vous.
L'idée n'est pas neuve, d' autres l'ont fait.
Est-ce vraiment ce que vous voulez?
L'idée n'est pas neuve, d' autres l'ont fait.
Est-ce vraiment ce que vous voulez?
Dirigátur, Domine, orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo.
- Jean-Mic
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 07 févr. 2012, 20:17
- Localisation : Nevers
Re: Une vie dissolue ?
Excusez-moi, j'ai réalisé après coup que j'avais été très maladroit.Jean-Mic a écrit :Il n'y a pas encore de quoi en faire un livre.
Je voulais dire : pas encore en terme de volume (= les quelques pages de ce fil). Mais il y a largement de quoi en terme de vie et de sens donné à la vie. Très sérieusement, je pense que ce serait une très, très bonne idée. C'est pourquoi, au risque de me répéter, je vous demande : "Chiche ? ou pas chiche ?".
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
-
Isabelle47
- Tribunus plebis

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- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Une vie dissolue ?
@jean Mic
Vous faites une bonne analyse de Catherine Millet et Cyril Collard, c'est de l'exhibitionnisme, de l'obscénité au sens premier du terme.
Bien entendu, ce n'est pas à ce genre de procédé racoleur que je songeais!
@Teano
Votre récit mériterait d'être raconté le plus simplement possible, avec sobriété, sans analyse ni prise de distance "intellectualisante" (je veux dire: sans vous regarder écrire, sans commenter ce que vous racontez, sans digression, sans volonté de convaincre quiconque, il se suffit à lui-même) il y gagnerait en force et en sincérité.
Bien sûr, cela exigerait un retour en vous en profondeur mais, comme vous le dites vous-même, vous êtes pardonnée
Vous faites une bonne analyse de Catherine Millet et Cyril Collard, c'est de l'exhibitionnisme, de l'obscénité au sens premier du terme.
Bien entendu, ce n'est pas à ce genre de procédé racoleur que je songeais!
@Teano
Votre récit mériterait d'être raconté le plus simplement possible, avec sobriété, sans analyse ni prise de distance "intellectualisante" (je veux dire: sans vous regarder écrire, sans commenter ce que vous racontez, sans digression, sans volonté de convaincre quiconque, il se suffit à lui-même) il y gagnerait en force et en sincérité.
Bien sûr, cela exigerait un retour en vous en profondeur mais, comme vous le dites vous-même, vous êtes pardonnée
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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- Géraldine
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 21 nov. 2011, 15:08
- Localisation : Province du Hainaut Occidental Belgique.
Re: Une vie dissolue ?
Auriez vous le courage de faire un livre comme vous le suggérez à Teano!
L'idée vient de vous.....c'est un sujet difficile, songez- y....
Je ne voudrais aucunement influencer Teano, mais sa vie lui appartient et son passé aussi.
Elle est déjà bien courageuse d' avoir su dire tout ceci ici.
Qu'en pensent d' autres?
Teano, bon courage si vous avez ce cran.Je prie pour vous.
L'idée vient de vous.....c'est un sujet difficile, songez- y....
Je ne voudrais aucunement influencer Teano, mais sa vie lui appartient et son passé aussi.
Elle est déjà bien courageuse d' avoir su dire tout ceci ici.
Qu'en pensent d' autres?
Teano, bon courage si vous avez ce cran.Je prie pour vous.
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Re: Une vie dissolue ?
Pour répondre aux uns et aux autres : merci de vos conseils avisés et fraternels !
Bon, le mal est fait
ce matin, j'ai commencé à écrire.
Premières impressions :
Mes doigts ont couru sur le clavier, le récit a pris forme naturellement.
J'ai un regard maintenant distancié sur cette période ma vie : la grâce de Dieu n'est pas un vain mot. J'ai vécu tout cela, c'est un fait mais le pardon que j'ai reçu est définitif. Quelques larmes me sont parfois montées aux yeux mais très brièvement (et plutôt à l'évocation de l'amour que j'éprouvais pour un certain amant). Je pense avoir la force d'aller au bout du récit, comme le disent Isabelle et Jean-Mic (éternellement maladroit
), avec simplicité et sincérité. Je ne souffre pas d'écrire. Cela a même été l'occasion d'un dialogue avec le Seigneur.
Quant au vocabulaire : à un moment, il faut appeler un chat, un chat. Je parle d'adultère, de rencontres furtives, de pratiques sexuelles désordonnées. Techniquement, je vais parler luxure et fornication. Il y a des choses que j'ai subies, d'autres que j'ai acceptées et d'autres encore que j'ai ardemment désirées. La langue française a des mots convenables ou grossiers pour ces réalités qui elles sont souvent, sordides. Alors j'hésite : sincérité, précision, exactitude me paraissent indispensables. Je ne vais certainement pas raconter par le menu mes ébats avec tous les hommes qui me sont passés dessus. Mais certaines rencontres ont été déterminantes, certaines situations, dans leur crudité et à proprement parler, leur nudité, aussi.
Je m'interroge sur ce qui est le plus difficile à dire et à lire : Que le Seigneur me vienne en aide, si ce projet d'écriture sert à édifier sur l'immensité de sa Miséricorde !
Je prends connaissance du message de Géraldine :
une chose après l'autre, écrire ce livre ne me paraît pas indispensable mais peut m'être utile dans mon édification. L'idée a fait son chemin.Il se peut que parvenue, au terme du récit et si Dieu veut, je décide de ne le diffuser qu'à quelques personnes (par exemple, les membres du forum) ou pas du tout. Je me poserai la question le moment venu, avec l'aide de l'Esprit Saint.
Bon, le mal est fait
Premières impressions :
Mes doigts ont couru sur le clavier, le récit a pris forme naturellement.
J'ai un regard maintenant distancié sur cette période ma vie : la grâce de Dieu n'est pas un vain mot. J'ai vécu tout cela, c'est un fait mais le pardon que j'ai reçu est définitif. Quelques larmes me sont parfois montées aux yeux mais très brièvement (et plutôt à l'évocation de l'amour que j'éprouvais pour un certain amant). Je pense avoir la force d'aller au bout du récit, comme le disent Isabelle et Jean-Mic (éternellement maladroit
Quant au vocabulaire : à un moment, il faut appeler un chat, un chat. Je parle d'adultère, de rencontres furtives, de pratiques sexuelles désordonnées. Techniquement, je vais parler luxure et fornication. Il y a des choses que j'ai subies, d'autres que j'ai acceptées et d'autres encore que j'ai ardemment désirées. La langue française a des mots convenables ou grossiers pour ces réalités qui elles sont souvent, sordides. Alors j'hésite : sincérité, précision, exactitude me paraissent indispensables. Je ne vais certainement pas raconter par le menu mes ébats avec tous les hommes qui me sont passés dessus. Mais certaines rencontres ont été déterminantes, certaines situations, dans leur crudité et à proprement parler, leur nudité, aussi.
Je m'interroge sur ce qui est le plus difficile à dire et à lire : Que le Seigneur me vienne en aide, si ce projet d'écriture sert à édifier sur l'immensité de sa Miséricorde !
Je prends connaissance du message de Géraldine :
une chose après l'autre, écrire ce livre ne me paraît pas indispensable mais peut m'être utile dans mon édification. L'idée a fait son chemin.Il se peut que parvenue, au terme du récit et si Dieu veut, je décide de ne le diffuser qu'à quelques personnes (par exemple, les membres du forum) ou pas du tout. Je me poserai la question le moment venu, avec l'aide de l'Esprit Saint.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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