Joyeuse veille d'Ascension.
Je suis dans un chemin vers l'oblature bénédictine, et donc je lis les Psaumes deux fois par jour (pour l'instant).
Traversant actuellement une petite période financière délicate qui dure un peu, j'ai réalisé que lire des Psaumes qui louent le Seigneur d'avoir exaucé magnifiquement telle prière ou d'être intervenu merveilleusement devient pénible quand sa propre prière, que l'on croit juste, n'est pas entendue (visiblement).
J'ai relu le livre de Job. Dieu a loué son serviteur qui ne s'est pas découragé dans sa confiance en Lui, et Il lui a rendu le double de ce qu'il avait perdu.
Cà, c'était du temps de l'Ancien Testament.
Aujourd'hui, depuis la venue de Jésus, que nous enseigne-T-il de Lui demander ?
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre nous du mal.
Nulle part il n'est maintenant question de nous sauver de nos ennemis afin qu'ils deviennent l'escabeau de nos pieds et autres prières semblables dans les Psaumes.
En ce qui concerne le pain, deux interprétations sont communément admises, le pain nourriture du corps et le pain nourriture de l'âme. Autant la sainte Communion est accessible à tous (si l'on a les conditions requises) autant le pain n'est pas accessible à celui qui n'a plus de revenus.
Alors, les prières d'autrefois ne seraient-elles plus exaucées à "ceux qui aiment Dieu" sous prétexte que, depuis la venue du Sauveur, nous avons tout reçu ?
C'est possible (et un peu regrettable dans mon cas, mais bon...)
Ce qui m'ennuie, pour conclure, c'est cette parole de Jésus : "Cherchez le royaume de Dieu et sa justice, le reste vous sera donné par surcroît". Malheureusement, "ça ne marche pas"
Alors ?


