(outre le lapsus sur le nom de Veil ou Weil
Sur le point 1, j'aurais effectivement dû préciser ma pensée : l'abrogation à court terme de la loi n'est ni réaliste, ni souhaitable ; dans le contexte indéniable de culture de mort, la clandestinité qu'elle entraînerait immanquablement serait une dérive aussi grave que les dérives actuelles.
Sur le point 2, les catholiques allemands se sont engagés dans les structures d'accueil des femmes en détresse jusqu'à ce que leur hiérarchie le leur interdise, laissant ainsi le champ libre à une parole univoque, mortifère et sans alternative.
Sur ce point toutefois, je crains qu'il y ait un malentendu entre nous. Quand je parle d'accueil et d'accompagnement, je ne parle pas de vouloir à tout prix convaincre, convertir, faire changer l'autre d'avis. Je parle d'écoute et de respect, de compassion et de gratuité, un avis éclairé par le respect de la vie, certes, mais d'abord de la charité et un amour inconditionnel pour celui ou celle qui est là, quels que soient ses actes passés ou à venir, quels que soient ses choix.
Oui comme dans une guerre où la paix ne s'impose pas en un jour, un jour viendra où la culture de vie l'emportera sur la culture de mort. Peut-être ne le verrons nous pas ; l'un sème, l'autre moissonne... Face à la personne en détresse, amour et compassion, inconditionnels, sont les seules armes dignes de l'amour divin.
Enfin, je regrette que vous n'ayez pas relevé dans mon propos ce que je disais de l'urgence de l'éducation affective des enfants, des ados et des adultes. Voilà à mon sens un vrai champ constructif.
Fraternellement à tou(te)s.




