Moi aussi je me suis rendu compte douloureusement que je me cachais de la lumière du Seigneur. On se construit si vite des amours éphémères, bâtis sur le sable pour ne pas se sentir seul, être diverti et éviter ainsi l'ennui. Pire encore, on court après des amours dont on espère ce que seul l'amour du Christ est capable d'offrir.NinaC a écrit : Pas facile non plus de les lâcher ou de faire autrement quand on s'est construit sur ça.
Je ne comprends pas pourquoi je ne Lui laisse pas toute la place, pourquoi j'ai peur de ce trop-plein d'amour moi qui aies connu le pire. C'est une nouvelle vie qui s'offre à moi et le Seigneur me demande de renoncer à tout ce qui obscurcit tout mon être, le dépouillement est douloureux... pas autant que Lui a souffert c'est certain, mais avec la même force qui a pu me blesser.
On veut tout, sans donner rien.
Ce que nous bâtissons par égoïsme finit un jour ou l'autre par exploser dans les mains de son auteur, ou par lui échapper pour un autre égoïsme.
On se rend compte alors de la solitude terrible, insupportable qui nous saisit à ce moment. Conscient alors d'avoir fait une fois de plus un mauvais engagement, on pleure d'avoir encore trahi l'amour absolu, car on n'y croyait pas. Le froid, la peur, l'angoisse, la pression du monde nous rendent parfois irrésistibles les éphémères sécurités qui s'offrent à nous. On se drogue alors à ces plaisirs, sans penser à rien d'autre qu'à ce soulagement de ne plus angoisser. Le retour à la raison est par conséquent d'une grande douleur. On en veut à la terre entière, et surtout à son vice.
Alors je me joins à vous, NinaC, très humblement.
Quelle joie, mais quelle joie doivent connaître ceux qui ont donné leur âme et ont cessé de l'avoir voulu sauvée par eux-mêmes ! Qu'ils m'éclairent !


